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Qui nous délivrera de Barbara Pompili et des éoliennes ?

L’écologie, c’est notre danseuse : au début on est secrètement écolo parce qu’on a fait marcher en nous la sentimentale fibre de dame Nature. Puis on se rend compte de la monstrueuse escroquerie.

Stéphane Bern monte au créneau contre l’éolien fou et contre Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique. Cela fait plaisir car il a raison : les éoliennes, en plus d’être chères, peu efficaces, gâchent le patrimoine, et sont anti-écologistes. Elles sont aussi un lobby financier.

« Barbara Pompili ne sera plus qu’un mauvais souvenir dans quarante ans lorsqu’il faudra recycler les éoliennes » dit-il.

Ce diktat éolien brasse du vent et ancre dans nos sols un véritable mensonge, dit Stéphane Bern. Mais les éoliennes ont le vent en poupe et on en installe partout. Le parc éolien devrait, selon nos illuminés, doubler d’ici à 2028. Partout des projets sont à l’étude. Si bien que la France va bientôt se retrouver hérissée d’éoliennes, comme une pelote d’épingles.

Le Conseil d’État, de la part duquel plus rien ne nous étonne, vient d’autoriser la construction de 16 éoliennes en forêt de Lanouée, malgré la présence de 66 espèces protégées.

L’éolien est une escroquerie, car le coût d’installation est faramineux, et la production nulle. Ensuite, désinstaller un tel bloc de béton est quasi impossible. Il faut enlever cette énorme masse. Puis comment et où recycler le béton ? De plus pour la construction on ruine l’Amazonie équatorienne qui assurerait 75 M de la production mondiale de bois utilisé pour les pales.

Les éoliennes fonctionnent… quand il y a du vent. Et quand il n’y en a pas, c’est le charbon qui prend la suite pour la production d’électricité. Et la pollution qui va avec le charbon. Les éoliennes produisent indirectement du gaz à effet de serre. Donc dire que c’est écologique, c’est vraiment nous prendre pour des demeurés.

La facture est énorme, elle atteint des sommets inégalés. Les éoliennes sont subventionnées car elles ne produisent presque pas. « Avec tout cet argent il y aurait de quoi renouveler tout le parc nucléaire français originel ou faire passer l’actuel à la troisième génération » nous dit Julien Aubert, député LR qui a travaillé sur le sujet.

L’éolien est donc désastreux pour les finances de l’État. On prononce des chiffres qui donnent le tournis.

L’impact sur les finances locales l’est aussi. L’immobilier est dévalué à 50 %, les touristes ne viennent plus.

L’impact sur l’homme est important, les voisins de ces géants de béton et d’acier connaissent de plus en plus de problèmes de santé. Le bruit est insupportable. La lumière qui clignote la nuit, désagréable. La déprime s’installe chez tous les riverains. « Vivre avec, ça rend fou. Le corps et l’esprit sont épuisés » dit un voisin.

L’impact sur les animaux est important aussi. Les éoliennes font perdre leur chemin aux oies sauvages en migration. On les voit tourner de manière épuisante pour retrouver leur chemin. Chaque année, 60 000 oiseaux sont tués par les éoliennes. Récemment, un oiseau rare, le gypaète barbu, réintroduit dans la Drôme, est mort tué par une pale d’éolienne.

L’impact sur les paysages et le patrimoine est grave. C’est une vraie pollution.

Que dire de l’admirable paysage de la montagne Sainte-Victoire, peinte par Cézanne, à côté d’Aix-en-Provence, qui se constelle peu à peu d’éoliennes malgré l’opposition de la population ?

La cathédrale de Coutances, dans le Cotentin, est durablement abîmée. En Haut-Anjou, deux Américains qui avaient investi 5 millions de dollars pour restaurer un château, jettent l’éponge depuis que quatre éoliennes de 150 mètres sont prévues dans le proche voisinage alors que les responsables s’étaient engagés à y renoncer.

Les habitants d’Avignonet-Lauragais, en Occitanie, sont-ils naïfs, ou forcés de se taire ?

 L’église Notre-Dame-des-Miracles d’Avignonet-Lauragais, commencée en 1385, possède un clocher octogonal flanqué d’une élégante tourelle d’escaliers.

En passant sur l’autoroute qui longe la ville, on est atterré par le spectacle des éoliennes qui entourent cette église, qui la dominent et la pressent de près. Il paraît que les Avignonnais sont fiers d’avoir pu réparer leur clocher et je ne sais quoi d’autre avec l’argent de ces éoliennes. Vraiment ?

C’est à se taper la tête contre le mur de l’église : ils ont enlaidi, dévasté ce site pour des années. La ville parle de tourisme éolien : quand elle aura fini de faire visiter le site aux écolos ahuris et aux CM2, que lui restera-t-il ? Les touristes qui passent sur l’autoroute appuient sur l’accélérateur pour fuir au plus vite. À moins d’un miracle puisqu’on est à Notre-Dame des Miracles, la solution n’est pas en vue.

Les éoliennes n’arriveront jamais à remplacer la centrale fermée de Fessenheim. Nous nous sommes tiré une balle dans le pied pour faire plaisir aux écolos. Alors que notre nucléaire était, selon les spécialistes, un des plus décarbonés et sécurisés du monde.

Qui nous délivrera des éoliennes ? Qui nous délivrera de Barbara Pompili la brasseuse de vent ?

Sophie Durand