Quoi qu'il arrive, nous serons présents sur les Champs-Elysées samedi à 15 heures, avec vous !


Certes, la météo est incertaine et des averses possibles mais rien ne nous arrêtera, qu’on se le dise ! Nous avons pris des dispositions pour que chanteur et matériel de sonorisation soient abrités sur le podium en cas de pluie. Quant à nous, nous apporterons nos parapluies ou nos imperméables et nous chanterons avec cœur, tous ensemble, qu’il vente ou qu’il fasse soleil !
Apportez donc vos parapluies bleu blanc rouge, imprimez l’affiche ci-dessus en quelques exemplaires à glisser dans les boîtes aux lettres des voisins ou amis, parlez-en autour de vous… il serait dommage que des amoureux de la France qui seraient disponibles ne puissent se joindre à nous par manque d’information, tout simplement !
Rappel : rendez-vous en haut de l’avenue des Champs-Elysées, près de la place de l’Etoile, devant la plaque du 11 novembre 1940.
Bien entendu, nous ne pouvons compter que sur nos réseaux et Internet pour informer puisque la presse, fidèle à elle-même, nous boude ostensiblement, craignant sans doute que nous faire de la publicité n’aide certains de nos concitoyens à ouvrir les yeux sur la réalité de la France aujourd’hui. Seul le magazine Valeurs actuelles(1) a évoqué notre rassemblement de samedi, nous le remercions pour ce souci d’informer, tout simplement, qui devrait être le souci premier de tous les journalistes, qui, confondant trop souvent parti-pris sectaire et information nous inondent de… désinformation !
Mais il y a beau temps que nous ne comptons que sur nous et sur vous pour faire circuler l’information et nous ne doutons pas que nous serons nombreux samedi pour montrer que la France éternelle n’est pas morte et que nous serons nombreux à la défendre, en dignes héritiers des Résistants qui se sont rassemblés autour du Général de Gaulle à partir du 18 juin 40.
No pasaran !
Christine Tasin
http://www.resistancerepublicaine.eu/
(1) http://www.valeursactuelles.com/actualit%C3%A9s/soci%C3%A9t%C3%A9/risposte-la%C3%AFque-crois%C3%A9s-de-laicit%C3%A920110616.html
Rappel : nous vous avons révélé une première moitié du répertoire qui sera chanté le 18 juin, afin que vous le révisiez ou en imprimiez les paroles (en annexe ci-dessous) et que vous puissiez le chanter avec le chanteur-guitariste  mais nous avons envie de vous faire la surprise d’autres chansons que vous connaissez tous plus ou moins, forcément, et dont vous pourrez au moins reprendre le refrain.
Voici donc une partie des chansons que nous vous proposerons le 18 juin :
Le Chant des Partisans
La Marseillaise
Ma France,  Jean Ferrat
Douce France,  Charles Trenet
A Paris,  Montand
Chevaliers de la Table ronde
La Carmagnole
Le Temps des Cerises
Ma Liberté,  Reggiani
Sous le ciel de Paris,  Piaf
Les bourgeois, Brel
Les copains d’abord, Brassens
Ne m’appelez plus jamais France, Michel Sardou
Interventions après les chansons
Oskar Freysinger
Tom Trento
Pierre Cassen
Christine Tasin…
et quelques autres intervenants dont nous donnerons le nom la semaine prochaine
ANNEXE : Paroles de quelques chansons….
Le Chant des Partisans
Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux
Sur nos plaines?
Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays
Qu’on enchaîne?
Ohé! partisans,
Ouvriers et paysans,
C’est l’alarme!
Ce soir l’ennemi
Connaîtra le prix du sang
Et des larmes!
Montez de la mine,
Descendez des collines,
Camarades!
Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades…
Ohé! les tueurs,
A la balle et au couteau,
Tuez vite!
Ohé! saboteur,
Attention à ton fardeau:
Dynamite!
C’est nous qui brisons
Les barreaux des prisons
Pour nos frères,
La haine à nos trousses
Et la faim qui nous pousse,
La misère…
Il y a des pays
Ou les gens au creux de lits
Font des rêves;
Ici, nous, vois-tu,
Nous on marche et nous on tue,
Nous on crève.
Ici chacun sait
Ce qu’il veut, ce qu’il fait
Quand il passe…
Ami, si tu tombes
Un ami sort de l’ombre
A ta place.
Demain du sang noir
Séchera au grand soleil
Sur les routes.
Sifflez, compagnons,
Dans la nuit la Liberté
Nous écoute…
La Marseillaise
Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L’étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes!
Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons
Que veut cette horde d’esclaves
De traîtres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés?
Français, pour nous, ah! quel outrage
Quels transports il doit exciter?
C’est nous qu’on ose méditer
De rendre à l’antique esclavage!
Quoi ces cohortes étrangères!
Feraient la loi dans nos foyers!
Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fils guerriers!
Grand Dieu! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres des destinées.
Tremblez, tyrans et vous perfides
L’opprobre de tous les partis
Tremblez! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix!
Tout est soldat pour vous combattre
S’ils tombent, nos jeunes héros
La France en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre.
Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups!
Épargnez ces tristes victimes
À regret s’armant contre nous
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère!
Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre!
Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs!
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire!
Ma France, Jean Ferrat
De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine
Je n’en finirais pas d’écrire ta chanson
Ma France
Au grand soleil d’été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche
Quelque chose dans l’air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France
Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France
Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille
Ma France
Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes
Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu’il est temps que le malheur succombe
Ma France
Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l’histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France
Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche
A l’affiche qu’on colle au mur du lendemain
Ma France
Qu’elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l’avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France
Douce France, Charles Trenet
Il revient à ma mémoire
Des souvenirs familiers
Je revois ma blouse noire
Lorsque j’étais écolier
Sur le chemin de l’école
Je chantais à pleine voix
Des romances sans paroles
Vieilles chansons d’autrefois
{Refrain:}
Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t’ai gardée dans mon coeur
Mon village au clocher aux maisons sages
Où les enfants de mon âge
Ont partagé mon bonheur
Oui je t’aime
Et je te donne ce poème
Oui je t’aime
Dans la joie ou la douleur
Douce France
Cher pays de mon enfance
Bercée de tendre insouciance
Je t’ai gardée dans mon coeur
2. J’ai connu des paysages
Et des soleils merveilleux
Au cours de lointains voyages
Tout là-bas sous d’autres cieux
Mais combien je leur préfère
Mon ciel bleu mon horizon
Ma grande route et ma rivière
Ma prairie et ma maison.
{au Refrain}
A Paris, Montand
A Paris
Quand un amour fleurit
Ça fait pendant des semaines
Deux cœurs qui se sourient
Tout ça parce qu’ils s’aiment
a paris
Au printemps
Sur les toits les girouettes
Tournent et font les coquettes
Avec le premier vent
Qui passe indifférent
Nonchalant
Car le vent
Quand il vient à Paris
N’a plus qu’un seul souci
C’est d’aller musarder
Dans tous les beaux quartiers
De Paris
Le soleil
Qui est son vieux copain
Est aussi de la fête
Et comme deux collégiens
Ils s’en vont en goguette
Dans Paris
Et la main dans la main
Ils vont sans se frapper
Regardant en chemin
Si Paris a changé
Y a toujours
Des taxis en maraude
Qui vous chargent en fraude
Avant le stationnement
Où y a encore l’agent
Des taxis
Au café
On voit n’importe qui
Qui boit n’importe quoi
Qui parle avec ses mains
Qu’est là depuis le matin
Au café
Y a la Seine
A n’importe quelle heure
Elle a ses visiteurs
Qui la regardent dans les yeux
Ce sont ses amoureux
A la Seine
Et y a ceux
Ceux qui ont fait leur nid
Près du lit de la Seine
Et qui se lavent à midi
Tous les jours de la semaine
Dans la Seine
Et les autres
Ceux qui en ont assez
Parce qu’ils en ont vu de trop
Et qui veulent oublier
Alors y se jettent à l’eau
Mais la Seine
Elle préfère
Voir les jolis bateaux
Se promener sur elle
Et au fil de son eau
Jouer aux caravelles
Sur la Seine
Les ennuis
Y’en a pas qu’à Paris
Y’en a dans le monde entier
Oui mais dans le monde entier
Y a pas partout Paris
V’là l’ennui
a paris
Au quatorze juillet
A la lueur des lampions
On danse sans arrêt
Au son de l’accordéon
Dans les rues
Depuis qu’à Paris
On a pris la Bastille
Dans tous les faubourgs
Et à chaque carrefour
Il y a des gars
Et il y a des filles
Qui sur les pavés
Sans arrêt nuit et jour
Font des tours et des tours
a paris
Chevaliers de la Table ronde
Chevaliers de la Table Ronde
Goûtons voir si le vin est bon
Chevaliers de la Table Ronde
Goûtons voir si le vin est bon
Goûtons voir, oui, oui, oui
Goûtons voir, non, non, non
Goûtons voir si le vin est bon.
Goûtons voir, oui, oui, oui
Goûtons voir, non, non, non
Goûtons voir si le vin est bon.
S’il est bon, s’il est agréable
J’en boirai jusqu’à mon plaisir
J’en boirai cinq a six bouteilles
Et encore ce n’est pas beaucoup
Si je meurs, je veux qu’on m’enterre
Dans une cave où il y a du bon vin
Les deux pieds contre la muraille
Et la tête sous le robinet
Et les quatre plus grands ivrognes
Porteront les quat’ coins du drap
Pour donner le discours d’usage
On prendra le bistrot du coin
Et si le tonneau se débouche
J’en boirai jusqu’à mon plaisir
Et s’il en reste quelques gouttes
Ce sera pour nous rafraîchir
Sur ma tombe je veux qu’on inscrive
Ici gît le Roi des buveurs
La Carmagnole
Madam’ Veto avait promis (bis) / De faire égorger tout Paris (Bis)
Mais son coup a manqué / Grâce à nos canonniers
Dansons la carmagnole / Vive le son, vive le son
Dansons la carmagnole / Vive le son du canon!
Monsieur Veto avais promis / D’être fidèle à son pays
Mais il y a manqué / Ne faisons plus quartier
Amis restons toujours unis / Ne craignons pas nos ennemis
S’ils viennent nous attaquer / Nous les ferons sauter.
Antoinette avait résolu / De nous faire tomber sur le cul
Mais son coup a manqué / Elle a le nez cassé
Son mari se croyant vainqueur / Connaissait peu notre valeur
Va, Louis, gros paour / Du temple dans la tour
Les Suisses avaient promis / Qu’ils feraient feu sur nos amis
Mais comme ils ont sauté / Comme ils ont tous dansé !
Quand Antoinette vit la tour / Elle voulut faire demi-tour
Elle avait mal au coeur / De se voir sans honneur.
Lorsque Louis vit fossoyer / A ceux qu’il voyait travailler
Il disait que pour peu / Il était dans ce lieu.
Le patriote a pour amis / Tout les bonnes gens du pays
Mais ils se soutiendront / Tous au son du canon.
L’aristocrate a pour amis / Tous les royalistes de Paris
Ils vous le soutiendront / Tout comme de vrais poltrons!
La gendarmerie avait promis / Qu’elle soutiendrait la patrie.
Mais ils n’ont pas manqué / Au son du canonnier
Oui je suis sans-culotte, moi / En dépit des amis du roi
Vivent les Marseillois / Les bretons et nos lois!
Oui nous nous souviendrons toujours / Des sans-culottes des faubourgs A leur santé buvons / Vive ces francs lurons!
Le Temps des Cerises
Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur
Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant
Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d’amour
J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur
Ma Liberté, Reggiani
Ma Liberté
longtemps je t’ai gardée
comme une perle rare.
Ma Liberté,
c’est toi qui m’as aidé
à larguer les amarres,
on allait n’importe où
on allait jusqu’au bout
des chemins de fortune,
on cueillait en rêvant
une rose des vents
sur un rayon de lune!
Ma Liberté
devant tes volontés
ma vie était soumise
Ma Liberté,
je t’avais tout prêté
ma dernière chemise
Et combien j’ai souffert
pour pouvoir satisfaire
toutes tes exigences!
J’ai changé de pays,
j’ai perdu mes amis
pour gagner ta confiance!
Ma Liberté,
tu as su désarmer
mes moindres habitudes
Ma Liberté,
toi qui m’as fait aimer
même la solitude.
Toi qui m’as fait sourire
quand je voyais finir une belle aventure,
toi qui m’as protégé
quand j’allais me cacher
pour soigner mes blessures!
Ma Liberté,
pourtant je t’ai quittée
une nuit de décembre.
J’ai déserté
les chemins écartés
que nous suivions ensemble,
lorsque, sans me méfier,
les pieds et poings liés
je me suis laissé faire,
et je t’ai trahi
pour une prison d’amour
et sa belle geôlière!
et je t’ai trahi
pour une prison d’amour
et sa belle geôlière!
Sous le ciel de Paris, Piaf
Sous le ciel de Paris
S’envole une chanson
Hum Hum
Elle est née d’aujourd’hui
Dans le cœur d’un garçon
Sous le ciel de Paris
Marchent des amoureux
Hum Hum
Leur bonheur se construit
Sur un air fait pour eux
Sous le pont de Bercy
Un philosophe assis
Deux musiciens quelques badauds
Puis les gens par milliers
Sous le ciel de Paris
Jusqu’au soir vont chanter
Hum Hum
L’hymne d’un peuple épris
De sa vieille cité
Près de Notre Dame
Parfois couve un drame
Oui mais à Paname
Tout peut s’arranger
Quelques rayons
Du ciel d’été
L’accordéon
D’un marinier
L’espoir fleurit
Au ciel de Paris
Sous le ciel de Paris
Coule un fleuve joyeux
Hum Hum
Il endort dans la nuit
Les clochards et les gueux
Sous le ciel de Paris
Les oiseaux du Bon Dieu
Hum Hum
Viennent du monde entier
Pour bavarder entre eux
Et le ciel de Paris
A son secret pour lui
Depuis vingt siècles il est épris
De notre Ile Saint Louis
Quand elle lui sourit
Il met son habit bleu
Hum Hum
Quand il pleut sur Paris
C’est qu’il est malheureux
Quand il est trop jaloux
De ses millions d’amants
Hum Hum
Il fait gronder sur eux
Son tonnerr’ éclatant
Mais le ciel de Paris
N’est pas longtemps cruel
Hum Hum
Pour se fair’ pardonner
Il offre un arc-en-ciel
Les bourgeois, Brel
Le coeur bien au chaud
Les yeux dans la bière
Chez la grosse Adrienne de Montalant
Avec l’ami Jojo
Et avec l’ami Pierre
On allait boire nos vingt ans
Jojo se prenait pour Voltaire
Et Pierre pour Casanova
Et moi moi qui étais le plus fier
Moi moi je me prenais pour moi
Et quand vers minuit passaient les notaires
Qui sortaient de l’hôtel des « Trois Faisans »
On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
En leur chantant
Les bourgeois c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient…
Le coeur bien au chaud
Les yeux dans la bière
Chez la grosse Adrienne de Montalant
Avec l’ami Jojo
Et avec l’ami Pierre
On allait brûler nos vingt ans
Voltaire dansait comme un vicaire
Et Casanova n’osait pas
Et moi moi qui restait le plus fier
Moi j’étais presque aussi saoul que moi
Et quand vers minuit passaient les notaires
Qui sortaient de l’hôtel des « Trois Faisans »
On leur montrait notre cul et nos bonnes manières
En leur chantant
Les bourgeois c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient bête
Les bourgeois c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux plus ça devient…
Le coeur au repos
Les yeux bien sur terre
Au bar de l’hôtel des « Trois Faisans »
Avec maître Jojo
Et avec maître Pierre
Entre notaires on passe le temps
Jojo parle de Voltaire
Et Pierre de Casanova
Et moi moi qui suis resté le plus fier
Moi moi je parle encore de moi
Et c’est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes « peigne-culs » nous montrent leur derrière
En nous chantant
Les bourgeois c’est comme les cochons
Plus ça devient vieux et plus ça devient bête
Disent-ils Monsieur le commissaire
Les bourgeois
Plus ça devient vieux et plus ça devient…
Les copains d’abord, Brassens
Non ce n’était pas le radeau
De la méduse ce bateau
Qu’on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en père peinard
Sur la grande mare des canards
Et s’appelait « Les copains d’abord »
Les copains d’abord, Georges Brassens
Ses fluctuat nec mergitur
C’était pas de la littérature,
N’en déplaise aux jeteurs de sort,
Aux jeteurs de sort,
Son capitaine et ses matelots
N’étaient pas des enfants de salauds,
Mais des amis franco de port,
Des copains d’abord.
C’étaient pas des amis de luxe,
Des petits Castor et Pollux,
Des gens de Sodome et Gomorrhe,
Sodome et Gomorrhe,
C’étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boetie,
Sur le ventre ils se tapaient fort,
Les copains d’abord.
C’étaient pas des anges non plus,
L’Evangile, ils l’avaient pas lu,
Mais ils s’aimaient toutes voiles dehors,
Toutes voiles dehors,
Jean, Pierre, Paul et compagnie,
C’était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confitéor,
Aux copains d’abord.
Au moindre coup de Trafalgar,
C’est l’amitié qui prenait le quart,
C’est elle qui leur montrait le nord,
Leur montrait le nord.
Et quand ils étaient en détresse,
Que leur bras lançaient des S.O.S.,
On aurait dit les sémaphores,
Les copains d’abord.
Au rendez-vous des bons copains,
Y’avait pas souvent de lapins,
Quand l’un d’entre eux manquait a bord,
C’est qu’il était mort.
Oui, mais jamais, au grand jamais,
Son trou dans l’eau ne se refermait,
Cent ans après, coquin de sort!
Il manquait encore.
Des bateaux j’en ai pris beaucoup,
Mais le seul qui ait tenu le coup,
Qui n’ai jamais viré de bord,
Mais viré de bord,
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards,
Et s’appelait les Copains d’abord
Les Copains d’abord.
Des bateaux j’en ai pris beaucoup,
Mais le seul qui ait tenu le coup,
Qui n’ai jamais viré de bord,
Mais viré de bord,
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards,
Et s’appelait les Copains d’abord
Les Copains d’abord.
Ne m’appelez plus jamais France, Michel Sardou
Quand je pense à la vieille anglaise
Qu’on appelait le « Queen Mary »,
Echouée si loin de ses falaises
Sur un quai de Californie,
Quand je pense à la vieille anglaise,
J’envie les épaves englouties,
Longs courriers qui cherchaient un rêve
Et n’ont pas revu leur pays.
Ne m’appelez plus jamais « France ».
La France elle m’a laissé tomber.
Ne m’appelez plus jamais « France ».
C’est ma dernière volonté.
J’étais un bateau gigantesque
Capable de croiser mille ans.
J’étais un géant, j’étais presque
Presqu’aussi fort que l’océan.
J’étais un bateau gigantesque.
J’emportais des milliers d’amants.
J’étais la France. Qu’est-ce qu’il en reste ?
Un corps-mort pour des cormorans.
Ne m’appelez plus jamais « France « .
La France elle m’a laissé tomber.
Ne m’appelez plus jamais « France ».
C’est ma dernière volonté.
Quand je pense à la vieille anglaise
Qu’on appelait le « Queen Mary »,
Je ne voudrais pas finir comme elle
Sur un quai de Californie.
Que le plus grand navire de guerre
Ait le courage de me couler,
Le cul tourné à Saint-Nazaire,
Pays breton où je suis né.
Ne m’appelez plus jamais « France ».
La France elle m’a laissé tomber.
Ne m’appelez plus jamais « France ».
C’est ma dernière volonté.

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