Rachele Borghi, spécialiste de l’anus, est aussi une adepte du « iel »

Vous savez la différence entre un intellectuel hétérosexuel et un intellectuel homosexuel ? L’intellectuel hétérosexuel vit avec Larousse, l’intellectuel homosexuel vit avec Le Petit Robert. Ceci explique cela.

Donc il n’y a pas de différence entre les deux, les deux intellos vivent avec un dictionnaire. Supprimons carrément il et elle, cela fera plaisir au lobby LGBT, en cette période pré-électorale où chacun cherche un électorat.

C’est parce qu’il n’y a finalement pas de différence que Le Petit Robert avec lequel vit l’intello homosexuel vient de faire entrer dans ses mots (ses maux?) iel.

Oui, iel, pronom neutre pour il ou elle, quand on ne sait pas si on est il ou elle. Pourtant seraient tentés de dire les honteux réactionnaires, le dictionnaire Robert devrait contenir ce qu’il faut pour faire la différence, non ? Autrefois, il y avait dans les dictionnaires des planches d’anatomie. Permettant de dire qu’un père n’est a priori pas une mère et vice versa. Le français, d’habitude, est une langue « genrée » qui annonce clairement la couleur.

Mais « du passé faisons table rase », l’heure n’est plus aux tergiversations et rien n’est trop beau pour suivre notre grande amie Rachele Borghi qui sympathiquement, bien qu’Italienne (avec un fort accent) prend parti dans la langue française. Est-ce que nous, Français, nous nous mêlons de la langue de Dante ?

Professeure de faculté(e?), Borghi est une grande adepte du iel devant l’éternel en même temps que grande penseuse de l’anus. Gardons nous bien de dire ou même de simplement penser qu’anus et iel vont ensemble.

Il convient de satisfaire l’idéologie, même s’il faut triturer la langue française dans tous les sens pour la plier à des idées que notre grammairien Vaugelas (1585-1650), l’un des premiers membres de l’académie française, n’aurait même pas imaginées dans sa grande naïveté.

On n’arrête pas le progrès. C’est une évidence, comme ces jeunes lycéennes se dandinant devant l’incontournable télé, mère de toutes nos pensées. Elles déclaraient que tout le monde au lycée emploie déjà « iel ». Cela s’appelle la modernité et on ne peut pas lutter contre elle. Ce serait comme essayer de remonter le temps.

Entre autres trouvailles majuscules, on rencontre cette question majeure sur internet : comment appeler les non-binaires ? En effet, cette question est primordiale et propre à nous empêcher de dormir. Il faut accéder aux désirs de cette minorité de la minorité de la minorité que sont les non-binaires.

Et donc lit-on, certaines personnes non binaires utilisent d’autres pronoms, il en existe beaucoup : ul , ulle , ol , olle , ael , aelle , ille , im comme sujets, et pour remplacer lui , elle, on a ellui et soi au singulier et elleux et euxes (prononcé « euz ») au pluriel. Et on a surtout iel. Doux comme le miel des philosophes. Au pluriel, iels. On n’a pas encore supprimé le pluriel. Il pourrait offenser une minorité, qui sait.

Bravo, on ne savait pas la langue française si riche en pronoms. Il va nous falloir réapprendre notre langue.

Devant une telle richesse, il n’y a plus qu’à s’incliner et réécrire la grammaire. Alea jacta est. C’est toujours mieux que ces innombrables et honteux renoncements à la langue française pour adopter le sabir d’Outre Manche. Qui n’est pas exempt non plus de ces préoccupations d’une minorité tout à fait périphérique, mais agissante.

Il est donc urgent de ne plus nommer les personnes. On ne va pas citer ici à nouveau Camus « mal nommer les choses… »

Justement l’éducation nationale ne souhaite plus non plus nommer les choses par leur nom. Les suggestions de nos illustres pédagogues hauts fonctionnaires énarques du Conseil Supérieur des programmes en France, spécialement dans la réforme des collèges de 2015, datent de quelques années mais sont toujours d’actualité.

Le crayon, cet instrument qui avait fait ses preuves depuis des lustres, doit désormais être appelé « outil scripteur ».

La gomme, un « bloc mucilagineux à effet soustractif. »

« Ecrire » est un mot bien trop simple pour nos Précieuses Ridicules. Désormais il s’agira de « maîtriser le geste graphomoteur et automatiser progressivement le tracé normal des lettres. »

La dictée est devenue une « vigilance orthographique. »

En français, il faut travailler l’étude d’un « Dispositif de représentation et narration : l’espace en deux et en trois dimensions, espace littéral et suggéré, dispositif séquentiel, dimension temporelle ».

Parions que cela aidera nos enfants à maîtriser la langue de Voltaire. Comme Monsieur Jourdain, ils feront de la prose sans le savoir.

Et comme l’EPS (éducation physique et sportive) a acquis ses lettres de noblesse pour nos forts en thème, et est désormais au même niveau que les mathématiques autrefois, il était important d’adapter son vocabulaire.

« Courir » est devenu « créer de la vitesse », nager en piscine « se déplacer en milieu aquatique profond standardisé et traverser l’eau en équilibre horizontal par une immersion prolongée de la tête. » Le badminton, « une activité duelle médiée par un volant. » Le ballon est devenu un « référentiel bondissant ».

Voilà qui va donner des ailes à celleux et celleuses de nos meilleurs cancres et aider à remonter le niveau PISA.

Tout cela ne peut que remplir d’aise Arnaud Gauthier-Fawas, celui qui dit n’être ni homme ni femme.

On peut se demander à quoi sert la langue, si elle ne doit plus donner une idée claire des personnes et des choses. Mais ceux qui posent cette question ne sont que d’horribles réacs. La langue désormais c’est le vecteur d’une idéologie bienfaisante, dont on se demande comment on a pu vivre sans elle.

La minorité de la minorité de la minorité doit être écoutée, même si cela tue la langue française. Et tue les Français.

Sophie Durand

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16 Commentaires

  1. Ce n’est pas nouveau, ces histoires de castration, puisque les non-genrés sont castrés et infertiles. Lu dans : Les nuits secrètes de Paris, de Guy Breton, au chapitre des Adorateurs de l’oignon : « Pareil à l’oignon, son modèle, l’homme castré consacre son cœur et ses forces à son entourage et, de sept ans en sept ans, se renouvelant dans un corps meilleur, va vers la perfection ». Les cinglés ont toujours existé, ils avaient moins de visibilité et n’avaient pas pignon sur rue, sur tout. On ne les appelait pas non plus des progressistes.

  2. Après avoir édicté les « bienfaits » de la pédocriminalité, la gauche promeut l’exhibitionnisme.
    Le mouvement de ses ostensions vénère un tempérament obsessionnel à la débauche.
    La gauche s’exhibe pareillement dans ses pulsions intellectuelles masturbatoires en sexualisant la grammaire.
    Sus à une constitution irénique dans la folie des lubricités.
    Des garde-fous psychiques devront être posés.

  3. Comment fait-iel pipi l’iel Non-Binaire s’il n’a ni le [I] des petits garçons, ni le )o( des petites filles ???

  4. Elle s’exclame souvent cette proctologue , « iel , mon mari »

  5. quand on pense qu’un prof s’est faite jetée de l’éducation nationale pour avoir défilé avec un carton et que cette être humain porteur d’un utérus (jargon woke pour dire femme) est encensée par toute la bienpensance

  6. Je ne suis pas étonnée que la reine de l’anus(*) soit pour le iel. Anus et iel semblent s’accorder en effet. Tout le monde a un anus, même ceux qui n’ont pas de genre. C’est leur point de repère ! Vive l’anus qui leur sert de boussole !
    Iel, quatre lettres pour symboliser l’égarement du monde occidental où les pseudos intellectuels se disant progressistes sont en plein naufrage mental, perdant peu à peu leurs repères, perdus dans une brume où seul se lève (!) à l’horizon l’ anus, leur soleil noir .
    (*) « Reine de l’anus » : j’emploie ce terme pour sa sonorité amusante car presque semblable à celle de « reines de la nuit » qui n’ont pourtant pas grand-chose à voir.

  7. On dit pas dictionnaire « Le petit Robert » on dit en novlangue « le plus faible des dictionnaires ».

  8. C’est clair, il faut supprimer le Ministère de l’Éducation Nationale!

  9. C’est un des effets secondaires méconnus du vax Pfyzer-Moderna contre le rhume19.ça vous déglingue complètement les neurones,vous délirez grave et vous n’avez plus qu’une envie : rester à poil pour enseigner des conneries.
    C’est beau la raie pue blique et ça vaut bien une troisième dose gratuite et citoyenne.

  10. les juifs sont des révolutionnaires permanents, partout, toujours et à jamais.

    • les juifs ??? mais vous retardez, on doit dire que ce sont des adeptes de l’apartheid, de dangereux islamophobes, des ennemis du monde blanc etc.

      • on peut être révolutionnaire pro-apartheid, islamophobe et ennemi du Monde Blanc, « l’important c’est de ne jamais être content du sort qui m’est dévolu partout où je me trouve c’est pourquoi vous nous trouvez toujours à la tête principale de tous les mouvements révolutionnaires, de contestation, de protestation et de destabilisation en quelque point sis sur le globe. »

  11. Chronique des cinglés ( Tous ces guss devraient être mis à Charenton, séance tenante !

  12. Moi, je connaissais une autre version : quelle est la différence entre un professeur de lettres agrégé et un routier homosexuel ? Réponse : le professeur a le Petit Larousse dans la tête, alors que le routier homo a le Gros Robert dans le cul…

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