Racisme : calamité, banalité ou fatalité ?       

Publié le 14 septembre 2017 - par - 11 commentaires - 757 vues
Share

Comme chacun sait, les journalistes « mainstream » font, parmi bien d’autres, profession d’antiracisme. Ainsi, dans ma ration quotidienne d’articles vertueux, ai-je lu dernièrement un éditorial que son auteur avait intitulé : «  Le racisme, c’est le mal ». « LE » mal, pas simplement « un » mal. Comme s’il était « unique », reléguant loin derrière lui la souffrance, le chagrin, la misère, l’humiliation, le crétinisme.

Et pourtant, ne peut-on se demander si ce qui est très répandu ne peut être assimilé à une norme, toute considération éthique mise à part ? Et de même si ce qui est justifié, ou du moins compréhensible, n’est pas de ce fait, d’une certaine manière, normal ?

Répandu ? Force est de constater que le racisme est extrêmement répandu sur cette planète. Des exemples ? Les Japonais méprisent les Coréens, pourtant peu différents d’eux (la conscience de leur valeur guerrière doit y être pour quelque chose). Idem des Chinois du Nord, qui, étant plus grands que ceux du Sud, les toisent de leur haut, générant une inimitié réciproque. Les multiples ethnies africaines se détestent et se massacrent continuellement entre elles, de même que les Musulmans entre Sunnites et Chiites, et les Chiites d’une obédience à l’autre. Et même les Juifs, si prompts à dénoncer « la bête immonde » et « les heures les plus sombres de notre histoire », ne s’aiment guère entre Séfarades et Ashkénazes (Les Ashkénazes étaient consternés quand, démographie aidant, les Séfarades ont emporté le Grand Rabbinat. Heureusement que, de façon concomitante, ils ont eu une sympathique compensation en gagnant l’Archevêché de Paris, avec Mgr Lustiger !). Un Italien du Nord ne veut surtout pas être confondu avec ses compatriotes du Mezzogiorno. Les Polonais ne peuvent pas sentir les Russes, non sans raisons historiques d‘ailleurs. On pourrait dérouler ainsi la liste à l‘infini. Alors, le nombre fait-il la norme ? C’est une question, même si ce n’est pas « the question ».

Justifié ou compréhensible ? Alors là, je dois tourner ma plume sept fois dans l’encrier. Sinon, c’est direct la Correctionnelle. Mais si je lis les écrits de certaines plumes illustres, telle celle de l’immense Alexis de Tocqueville, référence incontestée de tous les étudiants en science politique ? Dans son fameux De la démocratie en Amérique, il a commis un chapitre sur « Les trois races » ( celles qui vivaient alors aux États-Unis, à savoir les Blancs, les Indiens et les Noirs ), qui lui vaudrait aujourd’hui une condamnation retentissante et des dommages-intérêts spectaculaires à toutes les associations collabos. N’osait il pas écrire textuellement : « Parmi ces hommes si divers, le premier qui attire les regards, le premier en lumière, en puissance, en bonheur, c‘est l‘homme blanc, l‘Européen, l‘homme par excellence ; au-dessous de lui paraissent le nègre et l‘Indien » et plus loin : « Le nègre voudrait se confondre avec l’Européen, et il ne le peut. L’Indien pourrait jusqu’à un certain point y réussir, mais il dédaigne de le tenter. » Et encore aujourd’hui, les Américains très légèrement métissés le cachent comme une tare s’ils ont du sang noir et en sont un peu fiérots si c’est un zeste de sang indien, donc d’homme libre et valeureux au combat. Ces écrits n’ont pas empêché ensuite Tocqueville, parlementaire en mission en Algérie, de s’insurger contre la façon dont les Arabes y étaient traités, ce qui me laisse penser qu’il était anticolonialiste, cas fréquent dans la vraie droite… alors que c’est souvent la gauche qui a mené les conquêtes coloniales « pour le progrès des races inférieures », disait-elle !

Quant à l‘islam, voici ce que Tocqueville en disait : « J’ai beaucoup étudié le Coran. Je vous avoue que je suis sorti de cette étude avec la conviction qu’il y avait eu, dans le monde, à tout prendre, peu de religions aussi funestes aux hommes que celle de Mahomet. Elle est, à mon sens, la principale cause de la décadence, aujourd‘hui si visible, du monde musulman. » Et des décennies après Tocqueville, le vertueux Abraham Lincoln, qui avait fait la guerre à ses compatriotes du Sud pour libérer leurs esclaves, recevait une délégation de Noirs affranchis à la Maison Blanche pour leur tenir à peu près ce discours : « Nous sommes trop différents pour vivre ensemble. Il faut que vous repartiez d’où vous venez, en Afrique. » Son assassinat, cinq jours après la fin de la Guerre de Sécession, ne lui a pas permis de mener à bien ce grand projet, qui aurait pourtant évité bien des problèmes à l’Amérique contemporaine, et peut-être à nous aussi, Européens, qui n’avons pourtant fait venir personne contre son gré chez nous. Autre temps, autres mœurs dira-t-on, mais l’inégalité des civilisations est objectivement incontestable ( la sagaie ne vaut pas le missile balistique, le boulier ne vaut pas l’ordinateur, etc.). Alors, la question de l’inégalité des groupes humains qui les ont fondées peut légitimement se poser et non se proscrire comme si c’était le fait du Diable. Le lecteur remarquera que je parle de groupes humains. En effet, un décret du 5 août 2017 vient d’interdire d’utiliser le mot races pour l’espèce humaine, sauf à y accoler l’adjectif « prétendues » car il stipule qu’il n’y a qu’une race humaine. Alors, je parle de groupes, de communautés, de variétés, d’ethnies, etc. Quand le ridicule ne tue plus, on s’adapte !

De nos jours, deux de ces groupes humains exogènes suscitent un rejet particulièrement fort dans les pays où ils se sont introduits. Ce sont les Musulmans et les Roms.

J’ai vécu plusieurs années à Bruxelles dans la période récente. Cette ville était avilie par des hordes de Roms, étalés tous les cent mètres sur les trottoirs, mendiants geignards d’une laideur et d’une saleté repoussantes. J’en ai même vu un déféquer en plein jour devant tout le monde dans une artère très fréquentée. Même les Belges, pourtant réputés pour tout supporter avec leur humour fataliste et cette gentillesse qui passe facilement pour de la niaiserie, en étaient écœurés. Comment, dans ces conditions, ne pas comprendre le rejet de ces intrus, et le ressentiment à l’égard des pays d’où ils proviennent, et qui les déportent en Europe de l’Ouest après s’être refusés depuis huit siècles à intégrer ces populations d’origine lointaine ? Racisme bien sûr, mais compréhensible et fatal, d‘autant que, dans leur cas, personne ne peut citer de ces exceptions au nom desquelles les « grandes consciences » essaient toujours de nier une moyenne pitoyable.

Quand aux Musulmans, ce n’est plus de saleté, mais de risque mortel qu’il s’agit. Pour nos vies, notre civilisation et notre style de vie. Et nous avons le droit de les défendre ! Nos gouvernants parlent de guerre à mener contre le terrorisme, mais au regard de leur action, ce n’est qu’un ridicule abus de langage. Que font-ils dans les faits, sinon de la gesticulation verbale ? Pas même expulser les individus reconnus dangereux, après déchéance de la nationalité française quand ils l’ont. Pas même interdire de retour les djihadistes partis en Syrie ou en Irak. On se gargarise de mots et on bricole : stages ridicules de déradicalisation, sentencieux appels à mieux coordonner l’action des divers services de renseignement et à la coopération internationale.

Comme si les professionnels avaient attendu les politiciens pour ces mesures de bon sens ! En réalité, on attend le prochain attentat, que, dans la plupart des cas, on ne peut pas déjouer car il peut venir de n’importe quel musulman, même dépourvu d’armes et d’explosifs, comme on le voit aux quatre coins de l’Europe avec les voitures-bélier. Et en attendant le prochain attentat, on bêle, comme ce lamentable Archevêque de Rouen, Monseigneur Lebrun, qui, dans son homélie pour la messe anniversaire de l’assassinat du père Hamel, saluait les représentants de la communauté musulmane présents dans l’église et chantait le surcroît d’amour intercommunautaire que devait susciter cette barbarie. Ou comme Ouest-France qui, dans sa Une du même jour, titrait en gros caractères : « Ni haine, ni colère ». Et on écoute avec componction les parents des assassins, qui nous expliquent que leur fils était un très gentil garçon, très serviable, qui n’allait même pas à la mosquée. « Un musulman normal », a dit la mère d’un des tueurs de Barcelone, sans se rendre compte de la justesse involontaire de sa remarque, car c’était en effet un musulman normal…. qui appliquait scrupuleusement les prescriptions infidélicides et liberticides du Coran. Et nos gouvernants, encore plus morts de trouille à l’idée d’une révolte de leurs peuples qu’à l’idée des prochains attentats, nous expliquent qu’il faut rester unis, entre communautés toutes également françaises bien sûr, et se refusent à reconnaître que la communauté musulmane est le vivier du terrorisme islamique. Si c’est avec ce discours qu’on fait la guerre, bénis soient les moutons ! Et quand on voit les foules musulmanes exulter après le 11 septembre et les « jeunes » de nos cités reconnaître en grande majorité qu’en cas de guerre, ils ne porteraient pas les armes contre leurs frères musulmans, on peut penser que cette « immense majorité » des musulmans que l’on dit si tranquilles est une majorité qui, au fond de son cœur, ne désavoue pas les attentats mais estime simplement que c’est une stratégie très dangereuse car elle attise la colère des autochtones et risque de porter au pouvoir des gens qui font passer le salut de leur civilisation avant l’idéologie droit-de-l’hommiste, ce qui pourrait les conduire à des mesures radicales, telles qu’un « grand rembarquement ». Alors, pour conclure sur l’Islam, dans ce que vit l’Europe depuis la tuerie de Charlie Hebdo, le rejet de l’islamisme est, au minimum, compréhensible. Qu’il me soit permis de souhaiter qu‘il concoure à sauver notre civilisation face à l’obscurantisme et la barbarie.

Mais si la prévention à l’égard de l’islam est actuellement la plus aiguë et la plus compréhensible, elle n’est pas la seule. Or, ces préventions souffrent d’un défaut rédhibitoire : elles généralisent ! Et elles font fi des exceptions de qualité. Alors, les belles âmes s’engouffrent dans la brèche : interdit de ne pas porter aux nues ces exceptions, interdit de ne pas aimer des gens pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’ils font. Amen ! Quant aux « victimes » de cette prévention, elles adorent en faire état pour s’absoudre de tout péché, sans jamais se demander pourquoi elles suscitent un jugement défavorable. Racisme anti-corse, racisme anti-gens du voyage, racisme anti-immigrés, racisme anti-X, Y ou Z, on agite le drapeau de l’antiracisme et les méchants racistes sont aussitôt disqualifiés. C’est commode, mais, s’il faut tenir compte des exceptions, il faut peut-être aussi tenir compte des moyennes. Il est admis, fût-ce de mauvais gré, que les hommes sont individuellement inégaux. Alors, les moyennes, entre groupes humains différents ? Je m’arrête là. Car nous vivons dans une société où il faut avoir un bœuf sur la langue à propos de cette question, où on peut parler sans problème de variétés de roses ou de pommes, de races de chevaux ou de chiens, mais surtout pas de races humaines. Il est donc interdit d’ouvrir les yeux et de voir qu’il existe plusieurs variétés humaines, de faire observer que les Hollandais sont, en moyenne, plus grands que les Pygmées, etc. Le déni de réalité a force de loi. Mais si le racisme ne s’explique que par une prévention à l’égard de la différence, je me demande pourquoi on n’entend jamais parler de racisme anti-normand de la part des Picards, anti-boudhiste de la part des chrétiens, anti-jardiniers de la part des garagistes, etc.  En tant que Normand, je m’en réjouis, mais je cherche toujours une explication !

Alors, le racisme : calamité, banalité, fatalité ? Un peu de tout ça à la fois sans doute. Mais, comme il est difficile d’innover avec des trouvailles intelligentes et originales, on doit souvent se contenter de choisir entre banalités et âneries. Et dans ce cas, je préfère les banalités. C’est ce que je viens d’essayer de faire.

Eric Burnouf 

Print Friendly, PDF & Email
Share

11 réponses à “Racisme : calamité, banalité ou fatalité ?       ”

  1. CARLIN dit :

    Les marocains sont racistes avec les noirs (passé esclavagiste)

  2. Clamp dit :

    1)Il faut arrêter de prêter le flanc aux insultes en laissant complètement dévoyer le sens du mot racisme qui désigne une idéologie née au 19 ème établissant des hiérarchies entre les races humaines ou légitimant la suprématie des unes sur les autres. Tout ce qui est décrit dans la 1ère partie évoque la xénophobie, la haine de l’autre, pour motif contentieux. En acceptant la substitution du mot xénophobie par le mot racisme, on se fait voler la sous-jacence du principe de contentieux et tout le combat rhétorique est perdu là.
    2)Nul ne peut interdire l’utilisation du mot race car il désigne un sous-groupe d’un groupe se distinguant des autres par des caractères dissemblables. Les races humaines existent de façon ontologique.
    3)Détruire la biodiversité humaine est un crime contre l’humanit

  3. patphil dit :

    lisez et faites lire le coran!

  4. dufaitrez dit :

    En deux mots ?

  5. Georges dit :

    De nombreux prétendus exemples de racisme que vous citez n’ont rien à voir avec le vrai racisme: Japonais-Coréens (essentiellement lié à une rivalité régionale, donc politique), Sunnites-Chiites (religion), Italiens du Nord et du Sud (riches-pauvres), Polonais-Russes (rivalité politique et historique).

  6. François2 dit :

    Tous les peuples, de tous les continents, sont racistes. Mais le peuple français, à l’évidence d’aujourd’hui et d’hier, est un des moins racistes du monde

  7. anonyme dit :

    Non , madame nous les français ne sommes pas racistes , se sont vos protéger qui sont racistes tout comme vous , nous ,nous voulons que notre pays soit respecté , mais vos amis ne connaissent pas le mot respect , aussi avant de recevoir ces gens , vous devriez leurs donner des cours de civismes

  8. le Franc dit :

    racistes, Nous ? -aussi racistes que les algériens vis à vis des marocains où ils disent vouloir ériger un mur entre les deux pays ; Nous sommes traités de racistes par tous ceux , qui en afrique et m-orient, haïssant les frontières laissées par les Blancs d’Occident, et avec pour toute application logique à ce revanchisme, feraient n’importe quoi pour les conserver, « ces frontières », jusqu’à appeler Nos troupes pour défendre leurs intérêts géographiques au tchad, au mali ou ailleurs.

  9. Nemesis dit :

    Si vouloir se protéger, soi-même et son pays, contre l’obscurantisme, la barbarie, la tyrannie, alors vive ce que certains appellent à tort le racisme.

  10. Brouillon dit :

    Il y a tout de même une race des seigneurs ou saigneurs, au choix, celle qui nous gouverne, et une race de bons à rien (pas bons aryens), celle des inutiles (saignés à blanc) qui engraisse malgré elle celle des seigneurs.