Racisme : pour Plenel, le métis est un être supérieur

Publié le 24 novembre 2017 - par - 21 commentaires - 1 904 vues
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Quand Charlie Hebdo reproche à Edwy Plenel sa complaisance envers Tariq Ramadan, accusé aujourd’hui de viols par plusieurs femmes, il le fait avec un dessin satirique. Pour se défendre, Plenel compare ce dessin à la fameuse Affiche rouge, qui montrait les membres du réseau Manouchian, fusillés plus tard au Mont-Valérien. Les journalistes de Charlie Hebdo sont donc des nazis et Plenel lui-même un combattant des FTP-MOI.

L’obscénité chez Plenel est si naturelle, si structurelle, qu’elle lui fait oublier l’imposteur qu’il a toujours été. Comme il serait fastidieux de dresser ici une liste, même incomplète, des manquements plenelliens à la vérité, depuis certain « Scandale à Panama » (où il publiait, dans Le Monde, durant l’été 1991, des lettres, fausses, et plutôt grossièrement, supposées prouver que la campagne présidentielle de François Mitterrand avait été financée par le régime du général Noriega) jusqu’à la pétition demandant la reconnaissance officielle du massacre du 17 octobre 1961 (« qui a fait près de 300 morts », écrivait-il, quand tous les historiens s’accordent sans ambiguïté sur un chiffre dix fois moins élevé : voir note), comme il serait fastidieux, disions-nous, de relever tous les mensonges qui égarent et dégradent sa profession, nous avons préféré nous attarder sur un personnage qui surnage de ses obsessions, en constitue l’ossature et les structure durablement : le métis.

Le lundi, c’est Christophe Colomb, dont il trouve qu’il « est vraiment métissé » ; le mardi, c’est l’Espagne, dont il regrette qu’elle ne soit plus « métissée » ; le mercredi, c’est Alexandre Dumas, qui fait entrer « le métissage au Panthéon » ; le jeudi, il détecte « l’émergence d’un nouveau racisme, aussi banalisé que théorisé, qui voit dans le brassage, le mélange et le métissage, le symbole même de la perdition et de la dégradation d’identités fantasmées » ; le vendredi, enfin, il affirme qu’un de ses livres sert d’un côté « à combattre l’obsession des origines, le refoulé colonial, la peur de l’autre », et de l’autre « à suivre la trace métisse où s’invente un nouvel humanisme cosmopolite » (l’ensemble de l’opération est réalisé en deux cent dix-huit pages, dans le style ravissant que l’on vient de voir, qui est fait de tous les truismes amphigouriques qui viennent naturellement sous les doigts de ceux qui écrivent avec les pieds).

Le métissage, il en a plein la bouche, plein le clavier, plein le métier à métisser. Le métis est un être supérieur : il est riche d’origines multiples, de cultures et d’identités diverses ; alors que le Souchien est de France, ce couillon, et il écoute Michel Sardou au Café des Sports en buvant du Pernod. Le métis est beau, mince, il a la peau mate, les dents blanches et un délicieux accent exotique ; alors que le Souchien est fade et blafard, il a une tête à avoir les pieds plats et ressemble à Gérard Jugnot.
Si le métis est un être supérieur, c’est qu’il n’est pas enfermé dans son identité nationale, il ne souffre pas de cette impureté originelle, de cette saleté essentielle : il a pulvérisé son origine dans l’atmosphère assainie des cultures bariolées. Ainsi le métis est-il de partout et de nulle part, il ne se nomme plus, il ne se hiérarchise pas : dire qui il est, donner son identité, conduirait à dire qui il n’est pas, donc à le rejeter, à ne pas le comprendre, un jour à le détester, et le lendemain à mettre un béret basque pour aller peindre des svastikas sur sa porte.

Le Souchien n’est pas un métis. Il a une origine. Il est sale – et de cette marque, de cette vilaine trace que les doigts de ses ancêtres ont laissée sur lui, rien ne pourra le décrasser ; il est sale de toute éternité. Ainsi, les choses se sont-elles retournées : le Souchien est devenu l’apatride d’autrefois, le nouveau paria officiel de nos sociétés officiellement sans parias. En somme, Plenel est aussi obnubilé par le désir que la société se métisse qu’un raciste l’est par la volonté que la société ne se métisse pas. Les deux sont également obsédés par la pureté et la saleté. Ils sont les figures inversées des mêmes fantasmes. La gracieuse pureté métissée a rattrapé l’inquiétante pureté raciste.

Plenel nous invite à nous éloigner de notre origine bêtement singulière qui nous étrique le raisonnement et nous fait le pied plat, avec le teint pâle et les dents jaunes ; il nous invite à ouvrir en grand les volets identitaires pour y respirer l’air pur et multiple des origines indifférenciées ; il nous pousse à courir vers l’avenir radieux des nouveaux hommes métissés, au milieu des près où pâtureront des vaches très peu transgéniques. « Né à Paris, d’un père uzétien et d’une mère normande, où voulez-vous, Monsieur Barrès, que je m’enracine ? J’ai donc pris le parti de voyager. » Aujourd’hui, Gide devrait adapter sa fameuse réponse à l’auteur des Déracinés : « Où voulez-vous, Monsieur Plenel, que je ne m’enracine pas ? J’ai donc pris le parti de ne pas faire de tourisme. » En effet, dans la crypto-philosophie « New Age », c’est bien à la touristisation du monde que l’on nous convie, et non, contrairement au titre d’un livre pour Club Med de Plenel, à sa découverte (La Découverte du monde, Paris, Stock, 2002).
Le métissage, Plenel en a plein la bouche, et plein le clavier, disions-nous. Il est sincère, évidemment : très peu d’idéologues ne le sont pas. Ce qu’il ne soupçonne pas, visiblement, c’est que le métissage, c’est le racisme continué par d’autres moyens.

Bruno Lafourcade
https://brunolafourcade.wordpress.com/

(Extrait des Nouveaux Vertueux, Bruno Lafourcade, pamphlet à paraître.)

Note. Voir, par exemple, Dieudonné Mandelkern, André Wiehn, Mireille Jean, Rapport sur les archives de la Préfecture de police relatives à la manifestation organisée par le FLN le 17 octobre 1961 (Paris, Ministère de l’Intérieur, janvier 1998). Ces historiens concluent leur travail en disant que la manifestation a subi « une répression très dure », et que le nombre de morts ne peut « être donné avec assurance » ; cependant, il s’approcherait, « à supposer même que l’on ajoute au bilan officiel de sept morts la totalité des vingt-cinq cas » trouvés dans les archives, de « dizaines, ce qui est considérable, mais très inférieur aux quelques centaines de victimes dont il a parfois été question. » Voir aussi Police contre FLN. Le drame d’octobre 1961 (Flammarion, 1999) ou Charonne. Lumières sur une tragédie (Flammarion, 2003), de Jean-Paul Brunet, qui arrive aux mêmes conclusions que les trois historiens précités.

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21 réponses à “Racisme : pour Plenel, le métis est un être supérieur”

  1. franjeu dit :

    L’idée fixe de Plenel de vouloir s’accomplir le métissage des Blancs découle du même souci de cette engeance d’accélérer la disparition de l’identité française, avec bien entendu en complément, l’encouragement à une immigration extra-européenne débridée.
    Ce type s’est félicité ouvertement que la France devienne un jour une république musulmane.

  2. Roban dit :

    le métis est un être supérieur, par rapport à Plénel sans aucun doute !

  3. ddaflon dit :

    Un metis, c’est un bâtard Bien sur il n’est pas responsable de son statut. Il en est plutôt la victime.

  4. Carole dit :

    Apparemment ce Plenel est obsédé par le racisme, son sujet de prédilection. Mais, au fait, comment se définit-il lui même ? A priori, ni métis ni même souchien. Qui est cet homme ? Son physique n’est pas une réussite. Ses yeux noirs et minuscules laissent envisager un adn en provenance du monde animal, il a le regard peu expressif d’un crabe.

    • JILL dit :

      Il a des airs de Staline,vous trouvez pas ?

      • Carole dit :

        Sûr qu’il est plus proche physiquement d’un Staline que d’un Hollande, son style de coiffure et sa moustache (horreur !) y sont peut-être pour quelque chose. La moustache portée seule donne généralement à son possesseur un air ringard, beauf, quand elle ne rappelle pas celle de quelques individus de triste mémoire.

        • Titus dit :

          @Carole
          Les muzz portent la barbe et se rasent la moustache, vous aimez ?
          Je porte la moustache. Mes deux grands-pères et leurs frères l’ont portée avant moi… ils ont tous fait Verdun…
          Vous considérez que je serais beauf, ringard et nazi… Eh bien, compte-tenu des critères actuels de notre société en matière d’apparence, de façon de penser et d’être, vous avez entièrement raison. Et j’en rajouterai même en vous disant que je suis raciste, de pure race paysanne certifiée d’origine franque,
          catholique tradi, modestement instruit, hétéro, d’une hygiène irréprochable, mais moustachu… vous voyez, absolument rien pour plaire dans notre société de bobos & bonobos…

          • Carole dit :

            Nous sommes un peu hors sujet avec ces questions de système pileux et je suis désolée d’avoir offensé un gentil moustachu de RL (vous aurez remarqué je l’espère le mot « généralement » que j’ai employé dans mon commentaire, il signifie que je fais des exceptions). Mais c’est vrai que « généralement » je n’aime pas la moustache ni la barbe portées seules, d’autant plus que la barbe des muz ressemble à de la broussaille !. Ce soit être un ensemble sinon ce n’est pas « magnifaïque » ! Mais je veux bien faire des exceptions pour des personnes que j’aime bien, comme Brassens, par exemple !
            Pas pour Plenel !!!

  5. dufaitrez dit :

    Quand le Guignol Plenel se transforme en Gnafron…
    Il faisait sourire par ses outrances, il fait frémir par ses affronts !
    Tel le Pape de l’info, il a la Vérité révélée ! JAMAIS poursuivi ! Alors que d’autres…
    « Etonnant, non ? »

  6. patphil dit :

    juger un être humain sur sa peau n’est ce pas un peu raciste monsieur plénel?

  7. Chris44 dit :

    C’est comique encore une fois. On nous dit sans cesse que le FDS n’existe pas. Ca voudrait donc dire que nous sommes tous le fruit de mélanges. Et donc des métisses d’une certaine façon. Mais en même temps, ça veut du métissage à tout va. Et bien qu’ils le fassent, qu’ils montrent l’exemple. Et qu’ils nous foutent la paix. Ou alors qu’ils demandent ça à TOUS. Or, les visés, c’est nous, les blancs. C’est du racisme. Qui plus est, prôner le métissage revient à reconnaître l’existence des races. Ils commencent sérieusement à s’emmêler les pinceaux. Tant mieux. C’est excellent pour nous.

  8. montecristo dit :

    J’ai arrêté net ma lecture à l’annonce de 300 morts du 17 octobre qui étaient 10 fois moins nombreux ! Vous auriez pu écrire 100 fois moins au minimum car selon Bernard Lugan il n’y en eu que 3 … qui n’avaient rien à voir avec la manif !
    Décidément ce mensonge a la vie dure !

    • JILL dit :

      Oui,trois que l’on peut mettre sur le compte des brutalités policières …Autrement rien de spécial à signaler dans les services d’urgence,les hôpitaux,les morgues …300 morts sans compter les blessés ;ça en fait des pin pon .

    • Jeff dit :

      Bien vu, j’ai eu le même étonnement en lisant cela. Une fois de plus, je parle maintenant du parasite Plenel, je constate que ceux qui sont censés nous informer, ne font qu’une manipulation idéologique avec de l’argent public, et c’est ce qui est le plus scandaleux. Il est grand temps de supprimer toute subvention de journaux.

      • Titus dit :

        Parasite !!!!!
        attention, Achtung ! ne dites pas du mal des Français d’origine non contrôlée, c’est qu’il y en a beaucoup à Paris depuis les années 30 et avant, dans « le Ventre de Paris »… dans le Marais… autour de la mairie… des pouvoirs… des journaux… de l’ORTF… des Académies… des fromages…
        Mais enfin, si on lit sa notice Wikipédia… celle de sa femme Nicole Lapierre (née Nicole Lipszejn), il est difficile de ne pas être tenté de penser que ces personnages sont d’habiles parasites. Et leur fille Eve, rémunérée pour un poste bidon à la mairie de Paris alors qu’elle vit à Berlin…
        Je me tais, je n’ai pas envie qu’une bande de « rats vociféroces » me tombe dessus…

  9. Simone GUTIERREZ dit :

    Plenel est un pur produit , un pur prolongement de l’ idéologie soixante-huitarde , laquelle n’ a pas hésité à saper les fondements d’ un état multiséculaire , la France , qui , sans être parfait , avait réussi à fédérer ses citoyens autour d’ un idéal commun .
    Avant 68 le  » vivre ensemble  » constituait une REALITE et non pas le mot creux qu’ il est devenu aujourd’ hui .
    Les drame des irresponsables de mai 68 , c ‘ est qu’ ils ont détruit la Nation , mais n’ ont rien trouvé de sérieux pour la compenser .
    Sinon , bravo pour votre article M. Lafourcade .

  10. Apolitique dit :

    J’ai toujours pensé que ce pleniel était un être inférieur .

  11. mac gyver dit :

    Quel con ! ce mec n’est pas fini !! ce type n’a rien à faire dans un pays comme la France ,qu’il hait et hait les habitants. Fout le camps dans ton ile Plnel , au milieu des tiens.

  12. Dupont dit :

    lui-même est métisse ou quarteron de je ne sais quoi ….à vérifier tout de même …en Martinique ou Gouadeloupe …à regarder son arbre ….généalogique …

    • Titus dit :

      @Dupont
      je vous en prie, faites un effort, informez vous !
      Monsieur Plenel est né à Nantes, et il a beaucoup voyagé… vécu aux caraïbes, en Algérie… Il est Trotskiste… Allez, je vais être sympa avec vous, je vous donne un indice supplémentaire : c’est un petit cousin de Weinstein et de Finkelkraut, sa femme est née Lipstein. Un dernier indice : il est, il est, il est ?????? breton, exactement comme Hollande est corrézien, Sarkozy hongrois… et Dupont de La Rivière Kwaï !

  13. butterworth dit :

    article webCORPS RACISE CORPS ESTHETISE SCIELO metis blanc c est riche metis noir pauv et mode blanchiment et decrepage afrique