USA : radicalisation dans les prisons et failles de l’administration

Publié le 1 janvier 2018 - par - 10 commentaires - 967 vues
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Le terroriste Rahimi et sa cellule, à New York

Sous le titre « Bêtise au Bureau Fédéral des Prisons : permettre à un terroriste de radicaliser d’autres détenus », l’article de Patrick Dunleavy publié par IPT News (Investigative Project on Terrorism) le 29 décembre 2017, montre jusqu’à quel point la bêtise humaine peut aller dans les prisons aux US où on laisse les terroristes radicaliser leurs codétenus musulmans. L’article de Patrick Dunleavy est éloquent. (NDT)

« Tu m’y prends une fois, tu es une fripouille, tu m’y prends deux fois, je suis une andouille ». Ce dicton peut décrire de la meilleure façon les administrateurs du Federal Bureau of Prisons (BOP) aux USA qui dirigent le City’s Metropolitan Correctionnel Center (MCC). A quel niveau de bêtise sont-ils parvenus ? Eh bien, ils ont donné aux détenus les grandes lignes pour confectionner une bombe. Et comme ce n’était pas assez stupide, ils leur ont remis aussi la littérature islamique radicale d’éminents terroristes, Ousama Ben Laden et Anwar al-‘Awlaki. Ces détenus, qui ont reçu tout ce matériel alors qu’ils étaient en détention, n’étaient pas des détenus ordinaires. L’un était un sympathisant de l’Etat Islamique, un autre était membre des Shabab [somaliens] et un troisième avait été condamné pour une attaque contre des personnels militaires américains en Afghanistan.

Comment ce fiasco a-t-il pu survenir, vous demandez-vous, comme si ce scénario ne pouvait pas en engendrer de pires ? Le matériel était distribué par un condamné terroriste, Ahmad Khan Rahimi, mieux connu comme « l’homme à la bombe de Chelsea ». Rahimi était au MCC en attente de sa condamnation, en janvier [2017], après avoir été reconnu coupable d’avoir posé deux dispositifs explosifs improvisés en 2016, l’un à New York, l’autre dans le New Jersey. Un troisième dispositif placé par Rahimi n’avait pas explosé. La bombe qui a explosé dans la banlieue de Chelsea à New York avait blessé plus d’une douzaine de personnes. Par chance, aucune n’avait été tuée.

Cette énorme brèche dans le protocole de sécurité de la prison a été ébauchée, la semaine dernière, dans une lettre du Procureur général suppléant, District sud de New York, Joon H. Kim, adressée au Juge du US District Richard Berman. Parmi les brèches sécuritaires, Kim informe le tribunal du fait que Rahimi « tentait de radicaliser ses collègues détenus ». Les enquêteurs ont trouvé de la littérature radicale dans les appareils électroniques de Rahimi. Il recevait même des réponses au cours du processus de découverte de son action.

Il n’est pas surprenant d’apprendre que des terroristes radicalisent d’autres détenus.

De nombreux rapports durant la dernière décennie identifient des cas de gens radicalisés en prison à la fois aux Etats-Unis et à l’étranger. Plusieurs rapports gouvernementaux ont aussi identifié des facteurs spécifiques qui contribuent à la radicalisation en prison. Parmi ces facteurs, des terroristes condamnés qui ont gagné en notoriété grâce à leurs crimes et ont exercé une influence sur les autres détenus. Un autre facteur dans le processus de radicalisation était l’accès du détenu à la littérature extrémiste produite par des islamistes radicaux. Il y a plusieurs années, « the Investigative Project on Terrorism (IPT) » a découvert que les bandes magnétiques des sermons d’Anwar al-‘Awlaki étaient disponibles à la bibliothèque de la prison. En 2011, j’ai témoigné devant la « House Committee for Homeland Security » sur le sujet de la radicalisation islamique dans le système carcéral US. J’avais dit alors à la Commission que je ne serais pas surpris si on trouvait en prison une copie d’Inspire, le magazine d’al-Qaeda. Selon la lettre de Kim, il y avait plusieurs copies d’Inspire parmi la littérature jihadiste trouvée dans les cellules des détenus du Metropolitan Correctionnal Center.

Alors maintenant, qu’est-ce qui a causé cet échec dans les procédures de sécurité ?

Ce n’est pas comme si le MCC n’avait pas eu à gérer auparavant des terroristes incarcérés. Sur les 25 dernières années, il avait eu en charge de nombreux terroristes en vue dans la profondeur de ses murs, dans le Bas Manhattan, y compris les poseurs de bombes du World Trade Center en 1993. Ce n’est pas non plus la première fois que des terroristes ont été capables d’obtenir là des articles de contrebande. En novembre 2000, des membres d’al’Qaeda, Mamdouh Salim et Khalfân Khamis Mohamed, étaient incarcérés au MCC pour avoir bombardé l’ambassade des US en Tanzanie. Ils ont tenté de s’échapper en poignardant le gardien de prison, Louis Pepe, avec un peigne aiguisé qu’ils avaient caché dans leur cellule. Ils avaient en vue d’entrer en possession du trousseau de clés du gardien et de s’enfuir. Dans la bagarre qui a suivi, Pepe a été poignardé à l’œil et sa carrière brisée par suite de cette invalidité.

Les prisons sont des endroits dangereux et les personnes qui y travaillent courent des risques chaque fois qu’ils vont au travail. Héberger des terroristes dans la même prison que des criminels ordinaires augmente d’une façon exponentielle la menace sécuritaire à l’extérieur et à l’intérieur de la prison. Les autorités ne doivent pas élever le risque en devenant laxistes dans les mesures sécuritaires. Une vigilance constante est une condition sine qua non pour faire fonctionner une prison qui soit sûre.

Au MCC, quelqu’un aurait dû vérifier le matériel avant de le donner au détenu Rahimi. Oui, des détenus ont la permission d’accéder à des documents légaux. Mais ces documents contenant du matériel qui menacerait la sécurité des installations (instructions pour fabriquer une bombe) sont maintenus en lieu sûr hors d’atteinte de l’ensemble de la population.

Dans les affaires de pornographie de mineurs, ceux qui sont inculpés ne peuvent pas introduire de telles images dans les cellules.

Dans les poursuites pour terrorisme comme celle de Rahimi, une faille dans l’inspection de ses affaires lui a permis de distribuer du matériel à d’autres détenus dans la mosquée de la prison au cours de la prière du vendredi. Où était l’imam de cette mosquée quand cela s’est produit, ou bien où était le personnel de sécurité assigné à la surveillance de cette prière ? Introduire un Coran dans la mosquée de la prison est acceptable. Introduire une copie du magazine Inspire ou des écrits d’al-‘Awlaki est inacceptable.

Quelqu’un doit rendre des comptes. Si non, la probabilité d’être à nouveau dupé a déjà augmenté.

Patrick Dunleavy (*)

Traduit de l’américain

par Bernard Dick

La bêtise de l’administration pénitentiaire américaine dénoncée dans l’article de Patrick Dunleavy peut très bien se retrouver chez nous dans nos prisons où la radicalisation existe déjà. A un autre niveau et à titre d’exemple, le Conseil d’Etat lui-même est allé jusqu’à imposer l’ouverture de la mosquée de Fréjus nommée « mosquée al-Fath » c’est-à-dire la « mosquée de la Conquête [musulmane] ». La conquête islamique se matérialise par le terrorisme et le jihad.

L’auteur, tout en dénonçant le laxisme du secteur carcéral, réduit son analyse quand il dit qu’introduire le Coran en prison est « acceptable ». Est-il en effet raisonnable d’autoriser l’introduction, dans l’enceinte de la prison, d’exemplaires du Coran alors que ce livre fait appel au jihad dans plusieurs sourates ? Cette littérature fondamentale est une exhortation au djihad et au terrorisme du plus célèbre des terroristes, Mohammad lui-même. Mohammad était un chef de guerre. Pas besoin des écrits de Ben Laden ni d’al-Awlaki. La racine du jihad est le Coran.

A-t-on donc vraiment besoin aussi d’aumôniers musulmans dans les prisons alors qu’à l’extérieur déjà, bon nombre sont la référence dans l’endoctrinement et la radicalisation des musulmans ?

Pour combattre la radicalisation, il faut combattre les racines elles-mêmes, il faut être radical quand on prend des mesures sécuritaires dans l’univers carcéral et ailleurs. (NDT)

 

(*) Patrick Dunleavy est membre sénior de l’IPT, ancien assistant de l’Inspecteur général du l’Administration pénitentiaire de l’Etat de New York et auteur de The Fertile Soil of Jihad. Il dirige actuellement une formation sur le terrorisme à la « United States Military Special Operations School ».

Au 31/12/2017 : nombre d’attaques terroristes islamiques mortelles :

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Notifiez de
Sitting bull

la même chose se produit en Europe on n en a déjà parlé dans la presse

dufaitrez

En France ? On va leur donner le téléphone ! Tel le Passe Muraille de Qéneau !
Où est la Prison ? Avec TV et Téléphone ?

reuri

Bêtise ou volonté de développer le terrorisme musulman ? Après le 11 sept ce cher deubeuliou était vite allé auprès de ses amis les mahométans pour dire que : « l’islam c’est la paix » . Il aurait du interdire cette secte pédophile, mais non, et aujourd’hui il continue de soutenir le frère musulman hussein obama et la mafia clinton. Ceux qui devraient être en taule ou sur la chaise électrique sont les responsables politiques et les associations anti blanc qui ont tout fait pour que le tiers monde envahissent les USA. Je n’ai pas de compte fesses bouc et pas question… lire la suite

Belenos

Pourquoi se cacher derrrière son petit doigt, il suffit de rétablir la peine de mort et d’exécuter les criminels. Plus de problème.

haddock

100 % d’accord, hélas, ça ne risque plus d’arriver en occident, et Abdel Slam sera relaché avant longtemps, ou … Prison/perpète ? Je le souhaite, mais oui le plus simple, la guillotine

patphil

quant aux français, mme taubira ayant interdit la fouille en prison… on ne peut donc plus parler de bêtise mais d’une volonté

gilbert

d’un autre côté pour éviter la radicalisation en prison, il suffit de mettre une balle dans la tête de ceux qui commettent attentats et prosélytismes pour en empêcher les effets, ce genre d’événements semble courant en France et ne va pas s’améliorer avec les arrivées toujours plus nombreuses de muz.. tout autre choix relève de l’utopie!!!

RODRIGUE

Gilbert, tout à fait d’accord avec vous!

RODRIGUE

‘Et les inhumer dans un peau de porc ou un saucisson dans l’anus, ainsi, ils n’iront pas au paradis d’Allah!

reuri

Bien d’accord.