Ramadan 2012 : Mamadou Daffé, l’imam-docteur du CNRS, défend les prières de rue à Toulouse

Publié le 23 juillet 2012 - par - 6 186 vues
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Dans le petit monde de la recherche et de l’enseignement, il y a vraiment des gens extraordinaires. On peut être microbiologiste au CNRS, imam charismatique dans le sud ouest de la France et prieur de rue solidaire des copains musulmans qui, comme chacun sait, n’ont pas de place pour prier.

Un microbiologiste spécialiste de la tuberculose, assez effacé sur ce point

Pour ceux qui aiment l’étude des maladies infectieuses, on se reportera simplement à cette capture d’écran d’une page de recherche du CNRS retraçant les états de service, du reste assez maigres, de l’éminent directeur de recherche, apparemment spécialiste de la tuberculose. On trouve également une publication dans le lien ci-dessous ou l’imam apparaît parmi les auteurs.

http://www.cnrs.fr/insb/recherche/parutions/articles07/a.quemard.htm

Un imam toulousain charismatique estimant que l’affaire Mohamed Merah est un « stress » (sic) pour les musulmans

En ce qui concerne les états de services islamiques de l’imam, les recherches effectuées sur la toile donnent des résultats nettement plus abondants. On appréciera notamment ce chef d’œuvre de langue de bois (taqîya en arabe, تقيّة ) publié par le journal La Dépêche où le charismatique imam arrondit les angles avec une dextérité qu’il faut saluer pour la performance.

L’endoctrinement extrême de jeunes musulmans toulousains, Mamadou Daffé n’y a jamais été confronté. « Si ça existe, c’est une extrême minorité. Maintenant, dans une mosquée où 2000 personnes viennent prier le vendredi on ne peut pas affirmer qu’il n’y en a pas. Je ne sais pas. »

L’imam est inquiet des dérives qui peuvent désormais survenir. « En cette période, on n’est pas à l’abri de personnes qui surfent sur cette vague. »Un autre musulman toulousain estime : « L’amalgame ne date pas d’aujourd’hui. Il est même banalisé. Mais il est vrai que ce qu’a fait ce monstre peu amplifier encore ce phénomène. »

Mohammed Merah a grandi dans la cité toulousaine des Izards. Certains observateurs craignent que les musulmans des quartiers soient donc montrés du doigt : « Les habitants des cités se sont bien intégrés. Mais ils vivent dans les conditions qu’on leur a imposées, dans le communautarisme qu’on leur a imposé en les regroupant dans les cités. C’est un paramètre indépendant de leur volonté qui les conduit à être stigmatisés et confondus avec des personnes comme Mohammed Merah, un enfant de la cité lui aussi. »

Mamadou Daffé observe : « Il y a parfois, chez certains un sentiment d’injustice par rapport à l’actualité internationale. Mais, de là à franchir le pas… »

Un croyant insiste : « Il ne faut pas se focaliser sur ce fondamentalisme. Un jeune de 23 ans n’a pas la capacité d’analyser les événements entre Israël et Palestine. Il y a parfois des phénomènes de groupe mais c’est une idée floue plutôt qu’une pensée. »

http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/24/1314271-la-communaute-musulmane-craint-l-amalgame.html

Le journal Le Matin, lui, se contente d’un long article, très descriptif et généraliste.

http://www.lematin.ch/monde/L-itineraire-fatal-de-Mohamed-Merah-23ans-apprenti-djihadiste/story/18037618

Selon Le Nouvel Obs aussi, l’imam n’avait jamais entendu parler de Merah.

http://tempsreel.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20120403.OBS5317/mohamed-merah-vie-et-mort-d-un-fanatique.html

Pourtant, un autre site Internet, PasSiDupes, se demande s’il n’y aurait pas un lien entre la ligne «orthodoxe» de l’imam et la ligne «radicale» de Merah, délinquant déjà très connu avant les tueries, ligne «radicale» dont l’article signale aussi qu’elle est très bien implantée sur le secteur de Toulouse via une association caritative islamique pudiquement dénommée « Foi et Pratique ». Il est vrai qu’en islam, l’orthodoxie a souvent tendance à soutenir la radicalité à l’insu de son plein gré, mais arrêtons là les subtilités théologiques.

http://pasidupes.blogspot.fr/2012/03/limam-ignorait-il-que-le-delinquant.html

Mais le site Islam en Europe va encore plus loin. L’imam y est épinglé pour un prêche haineux (1) comportant un retentissant « Que Dieu maudisse les juifs et les chrétiens ».

http://islamineurope.unblog.fr/2012/04/06/preche-de-mamadou-daffe-imam-de-la-future-grande-mosquee-du-mirail-a-toulouse-que-dieu-maudisse-les-juifs-et-les-chretiens/

Sans compter bien sûr l’occupation totalement illégale d’un parking proche de la mosquée par les prières en plein air qui n’ont pas l’air de choquer cet imam « modéré ».

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=YLlop57YSfs[/youtube]

Quelle contraste avec cette phrase célèbre de l’imam modéré qui nous dit qu’il n’y a rien à craindre de l’islam, et surtout pas l’agression.

Un musulman, c’est celui dont les gens n’ont à craindre ni des agressions physiques ni des méfaits de sa langue. Telle est la définition qu’en a donnée le meilleur des hommes, le prophète Muhammad (que Dieu le bénisse).

http://oumma.com/Entretien-avec-Mamadou-Daffe-La

On appréciera aussi la citation-titre retenue par Oumma.com : « La science est un moyen et non une finalité. » Car la finalité, c’est l’islam lui-même, en bonne orthodoxie.

Sinon, prier dans la rue, ça l’embête, mais comment faire autrement ?

Les prières en plein air ne datent pas d’hier à Toulouse. Mais le ramadan 2012 ne les a pas fait faiblir… le Nouvel Obs du 20 juillet 2012 donne la parole à l’imam dont les prêche sont très écoutés.

« On nous reproche de prier dans la rue, mais on n’est pas contents de prier dans la rue », martèle Mamadou Daffé, par ailleurs chercheur au CNRS, qui plaide pour les prêches en français, partant du principe que seulement 20% des croyants comprennent l’arabe.

On notera que le prêche en français n’est ici qu’une trouvaille militante de plus pour étendre l’islam. Mais ça peut rassurer les pouvoirs publics à peu de frais. Pour le reste, le discours de l’imam sur la prière en plein air est d’une effroyable banalité : en gros, les mosquée existantes sont indignes et il n’y a pas assez de mosquées en France, du grand classique. Mais l’imam-docteur ne désespère pas d’en faire construire une toute belle prochainement.

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120720.AFP3461/a-toulouse-la-priere-du-ramadan-sur-un-parking-l-algeco-affichant-complet.html

En résumé : Mamadou Daffé, chercheur éminent au CNRS, imam modéré qui n’a jamais entendu parler de Mohamed Merah et, actuellement, soutien des prieurs de rue à Toulouse…

Jacques Philarcheïn

(1) On appréciera d’ailleurs l’impunité dont bénéficie l’imam, en comparaison de celle dont Pierre Cassen, Pascal Hilout, Renaud Camus et moi-même ne bénéficions pas, nous qui sommes traduits en justice pour provocation à la haine, à la violence ou à la discrimination…

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