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Rappels cinglants à Manon Aubry, qui qualifie Giorgia Meloni de « fasciste »

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Stupide Manon Aubry aboyeuse dans les couloirs de la finitude de la France. Prêtresse de l’euthanasie de la France. Incapable d’analyser avec clarté les problèmes politiques et de société qui sont en train de réduire à néant notre pays et l’Europe. Et pourtant, elle est enseignante, à Sciences Po ! Aveuglée par son destin « national », le seul regard qui lui importe est celui qu’elle jette sur le relevé de son compte en banque. Cette femme n’a jamais vraiment travaillé. Elle s’est faufilée dans les organisations internationales, où l’on parle beaucoup et/ou l’on fait des révolutions de pâquerettes. Politiquement, Manon Aubry, ce n’est personne ; un disque rayé qui mouline le même refrain éculé : le fascisme est à nos portes.

Avec l’élection en Italie, elle nous a resservi son refrain préféré : « Terrible ! Le néo-fascisme s’installe à nos portes avec la victoire de Meloni en Italie. La poussée du poison réactionnaire, xénophobe, autoritaire se confirme en Europe. » On a envie de la prendre dans nos bras, de la bercer et de lui dire tendrement à l’oreille : « N’es-tu pas fatiguée de te râper les dents en éructant la même chanson ? »

Comment lui dire que Giorgia Meloni a été élue démocratiquement ? Que l’extrême-droite en Suède n’est pas arrivée par un coup d’État. Comme le dit si justement mon ami et merveilleux pugiliste politique Jérôme Leroy dans la livraison de Causeur du 27 septembre 2022 : « On rappellera que Orban en Hongrie se maintient au pouvoir démocratiquement. On rappellera que les 89 députés du Rassemblement national ont gagné leurs circonscriptions démocratiquement. On constatera que ça gagne partout. » Leroy dit encore : « À chaque fois que l’extrême-droite ou la droite populiste gagne des élections, c’est la grande sortie des Drama Queens de l’antifascisme, qui oublient toujours de se rappeler pourquoi la gauche en est là : à cause d’elles. »

La gauche républicaine a disparu dans les apparats de la bourgeoisie de gauche préoccupée par les sièges à gagner dans les différents rouages du fonctionnement de l’appareil d’État. La gauche, dont nous voyons le ténébreux spectacle, gère en réalité avec malice derrière les paillettes du poing levé son portefeuille d’actions et ses points de retraite. Le peuple a fondu dans ses rêves révolutionnaires de jeunesse, parce que jamais objectivés.

Comment s’y prendre pour dessiller le regard de Manon Aubry ? Faire tinter à son oreille le vacarme de la réalité ? Combien de femmes violées par jour en France ? D’attaques au couteau, d’adolescents molestés par des racailles ? Manon Aubry n’a pas le regard qui chavire en lisant la plaque à la gloire “d’une des femmes” du Prophète dans une rue de Stains, ville de la banlieue parisienne. Relisons ensemble la phrase : “une des femmes du Prophète” : la bigamie ne gêne pas Manon Aubry, la polygamie de nombreux Africains la laisse indifférente. Elle est indifférente au voile qui est de plus en plus présent que ce soit sur les affiches publicitaires ou les annonces légales.

Sauf si j’ai raté un épisode, nous n’avons pas vu Manon Aubry manifester pour la réintégration du personnel soignant des hôpitaux, des sapeurs-pompiers interdits d’exercer parce qu’ils ont tout comme les soignants refusé de se faire vacciner. La France est chaque jour davantage en voie de tiers-mondialisation. Ce n’est pas important pour Manon Aubry. Ce qui la fait sortir du rang et lever un poing rageur est le résultat d’une élection démocratique.

Manon Aubry et les siens, auxquels viennent s’agréger les responsables des formations de droite ; ceux qui font sous eux depuis des années en criant que ce sont les autres qui sont gagnés par l’incontinence.
Manon Aubry donc, les siens et les autres sont ceux-là qui aboient inutilement dans le couloir de la mort.

Raphaël Delpard