Rassemblement Boubakeur : les médias auraient tant aimé que leur belle histoire soit vraie !

Publié le 29 septembre 2014 - par - 1 741 vues
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J’étais sur place à la manifestation organisée par la Grande mosquée de Paris hier, à grands renforts de publicité médiatique : étaient présents quelques dizaines de journalistes, des politiques, des sortants de prière du vendredi mêlés à environ 200 musulmans et une centaine de non musulmans… bien peu donc, par rapport aux milliers de manifestants mobilisés pour le soutien au Hamas il y a quelques semaines.

Pourquoi les médias se sont donc aussi massivement mobilisés pour cet « événement », autant espéré pour les clichés de la bien-pensance ?

ISLAM RELIGION DE PAIX ET DE DEMOCRATIEL’acte de mort d’un innocent sympathique au NOM de l’ISLAM a engendré un grand malaise dans la population française. Certes, ce n’est pas une première dans l’horreur des meurtres de l’islam, il s’agit même d’un quotidien courant et presque indifférent lorsqu’il reste lointain, dans les frontières illusoires du primitif. Mais aujourd’hui, le danger prend un relief plus cru, direct, rapproché de soi et inquiétant, dans la mesure où on ne peut que difficilement DÉNIER sa réalité.

Cette manifestation allait soulager le malaise grandissant engendré par l’acte abominable. On allait pouvoir CLIVER le « bon » du « mauvais », la bonté intrinsèque de l’islam de ce qui « n’est pas l’islam »…

Cette manifestation si prometteuse allait permettre par les images de DEDOUANER l’islam des horreurs qu’il pousse à commettre.

Qui, dans nos médias ou nos politiques oseront même effleurer l’évidence que ce sont les personnes qui encensent, qui soutiennent, qui admirent la force de l’Etat Islamique sont celles qui ont BIEN LU le coran, qui le connaissent le MIEUX et qui souhaitent l’application littérale de ses lois supposées divines et si médiévales.

Cette manifestation allait enfin restaurer, renforcer la représentation d’un islam souriant et amoureux de l’humanité, condamnant le mal qui lui est si étranger…

C’est manqué : le cœur n’ y était pas dans la petite foule « modérée » et les ratés furent nombreux, même si non relevés par les journalistes présents.

Avant l’intervention du recteur de la mosquée, un homme jeune en costume cravate expliquait à un vieux auditoire intéressé que Dalil Boubakeur ne représentait en rien la « communauté » musulmane, que son discours ne représentait que lui-même, et qu’il ne serait jamais élu s’il y avait de véritables élections…

Un autre participant avançant que les tueurs d’Hervé Gourdel n’étaient pas musulmans, je me permis de m’en étonner auprès de lui. Il réitéra sa dénégation « ils ne sont pas musulmans ». Je lui signifiai, toujours courtoisement, que ces gens se référaient pourtant à leur islam et à leur divinité Allah. Ce monsieur se mit alors en colère et me demanda de quitter les lieux sur le champ, appuyé par plusieurs autres manifestants. Je tentai de lui rappeler l’intérêt du « vivre ensemble » et des avantages du débat démocratique, ce qui ne fit qu’accentuer l’éclat de haine dans son regard et la hauteur du ton de sa voix menaçante.

Heureusement, l’apparition de M. Boubakeur mit un terme à ce fructueux et inquiétant échange.

On assista alors à un discours liquoreux, fait de poncifs sans ressenti émotionnel, centré sur la défense du « vrai islam », qui n’est pas ça, qui est pourvoyeur de paix et de respect de l’autre, etc. Ces belles paroles convenues et la demande d’une minute de silence en mémoire au Français décapité furent ponctuées par des « perturbateurs », manifestant bruyamment leur désaccord. ( les entendre sur la vidéo qui suit)

Suivit la larmoyante intervention de Monseigneur Dubosc, catholique chargé des relations inter religieuses, qui demanda à tous ses frères musulmans de ne pas rentrer « la tête entre les épaules » (l’inconscient parle toujours sans le savoir…) et de garder leur dignité, ce qui est évidemment souhaitable…

Notre maire de Paris et Madame Pécresse développèrent ensuite les idées de paix, de respect, de vivre ensemble, de la belle diversité d’un islam de France ouvert et tolérant (comme s’il existait un islam clos sur lui-même, intolérant et guerrier), avec distinction soigneuse entre islam et barbarie ( étymologie de barbaresque), etc.

« Ce qui s’est passé en Algérie n’a rien à voir avec l’islam », a osé Madame Pécresse. (Je cherche encore un lien avec une autre idéologie)

Enfin, les inévitables discours victimaires des associations diverses, avec leur brin d’histoire revisitée (les 78 000 musulmans tués à Verdun…) sélectionnent les persécutés musulmans de… Centrafrique et de Bosnie et accusent… l’islamophobie.

Est-ce vraiment ce mal affreux (qui ronge 75% de la population française) qui a causé les quelques 24 000 attentats meurtriers commis dans le monde par nos frères islamistes depuis 2001, ou se sont-ils abreuvés à d’autres sources pour motiver avec autant de constance leurs agissements… ?

On peut comprendre que les politiques se sentent dépassés par les dangers qui s’amoncellent sur notre pays et qu’ils imaginent, dans leur méconnaissance psychologique et textuelle, qu’ils ne peuvent pallier les problèmes qu’en les déniant ou en les minimisant.

Et si cette manifestation est exemplaire de l’hypocrisie nécessaire pour maintenir les leurres, l’impression qui s’en dégage, c’est qu’il s’agit de calmer l’opinion publique, qui décille les yeux de jour en jour…

Guy SAUVAGE

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