Rassemblement de Toulon : j'ai lancé des slogans qui ont fait causer…

Je suis allé au rassemblement sur la place de la Liberté à Toulon ce 8 janvier, avec Pierre un autre militant RR.
Appelé par les partis de gauche, il y avait plusieurs centaines de participants –  var-Matin a parlé de plusieurs milliers.
Silence dans pénombre, avec quelques « liberté d’expression » ou « Charlie » criés ici et là par  des lycéens, des affichettes « Charlie ».
Arrivé au centre de la foule, j’ai crié, hurlé nos slogans :
« Djihadistes, islamistes, fascistes, assassins »
« Djihadistes, islamistes, fascistes, hors de France »
5 fois
Les gens m’ont jeté des regards du genre: «qui c’est cet extra-terrestre» avec une pointe de réprobation.
10 fois
Là, quelques personnes sont venues vers moi avec la volonté de me faire stopper.
Pain béni, qui m’a permis de continuer :
« Quoi ! Nous sommes ici parce que 12 ont été assassinés pour leur liberté d’expression, nous sommes ici rassemblés pour défendre notamment la liberté d’expression et vous voudriez me faire taire !
Glup ! Terminé. Retraite.
X fois
« hors de France» pose problème à une dame.
« Quoi ! Vous préférez qu’ils soient ici , libres d’assassiner vos enfants, vos voisins ou vous-même » « non bien sûr »
Terminé.
Un participant: « Nous sommes venus pour nous recueillir »
«Nous devons laisser s’ exprimer notre indignation devant le massacre à Charlie Hebdo, notre colère, notre dégoût des djihadistes, des Islamistes, des fascistes»
Un groupe de lycéennes vient à côté de moi et pour faire diversion crie «Liberté d’expression», ce que je reprends avec grand plaisir avec elles. Et quand elles s’arrêtent, je continue:
«Liberté d’expression, mais pas pour les djihadistes, les islamistes, les assassins de la liberté d’expression»
Mais aussi, à l’attention de ceux qui me manifestaient leur accord :
«La liberté d’expression ne peut exister que si on la fait vivre, que si l’on dit ce que l’on pense, que si l’on cesse de s’autocensurer: djihadistes…»
Celui-là me dit «  je suis d’accord avec vous, mais ce n’est pas le lieu ni le moment de le dire» et celui-ci de lui répondre, avec pertinence, « c’est où et quand alors!»
Terminé.
Par la suite, nous aurons des discussions à un niveau sonore beaucoup plus faible, plus en harmonie avec mes cordes vocales.
Les participants étaient convaincus qu’il fallait que ces assassinats, cette insécurité s’arrête- difficile de ne pas l’être- mais sans oser formuler quelque idée de comment y arriver. Ils relevaient par ailleurs l’absence de tout musulman visible.
Et puis j’ai pu mesurer le formatage des lycéens présents vis à vis notamment de l’Islam. Pour eux, morceaux choisis,
« -l’islam à la base c’est la paix, c’est dans le Coran.
« -tu l’as lu?
« -non»
« -Il y a des extrêmistes musulmans, mais il y a aussi des extrêmistes chétiens et juifs, c’est pareil.
« -peux-tu me donner un exemple d’assassinat commis au nom de la religion chrétienne ou au nom de la religion juive dans une période relativement récente?
« -Non»
L’endoctrinement qu’ils subissent tout au long de leur scolarité est sacrément efficace.
On n’est pas sorti de l’auberge.
Mais nos slogans et nos arguments sont imparables.
Jean Théron

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