Rassemblement de Toulon : j’ai lancé des slogans qui ont fait causer…

Publié le 10 janvier 2015 - par - 1 607 vues
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Je suis allé au rassemblement sur la place de la Liberté à Toulon ce 8 janvier, avec Pierre un autre militant RR.

Appelé par les partis de gauche, il y avait plusieurs centaines de participants –  var-Matin a parlé de plusieurs milliers.

Silence dans pénombre, avec quelques « liberté d’expression » ou « Charlie » criés ici et là par  des lycéens, des affichettes « Charlie ».

Arrivé au centre de la foule, j’ai crié, hurlé nos slogans :

« Djihadistes, islamistes, fascistes, assassins »

« Djihadistes, islamistes, fascistes, hors de France »

5 fois

Les gens m’ont jeté des regards du genre: «qui c’est cet extra-terrestre» avec une pointe de réprobation.

10 fois

Là, quelques personnes sont venues vers moi avec la volonté de me faire stopper.

Pain béni, qui m’a permis de continuer :

« Quoi ! Nous sommes ici parce que 12 ont été assassinés pour leur liberté d’expression, nous sommes ici rassemblés pour défendre notamment la liberté d’expression et vous voudriez me faire taire !

Glup ! Terminé. Retraite.

X fois

« hors de France» pose problème à une dame.

« Quoi ! Vous préférez qu’ils soient ici , libres d’assassiner vos enfants, vos voisins ou vous-même » « non bien sûr »

Terminé.

Un participant: « Nous sommes venus pour nous recueillir »

«Nous devons laisser s’ exprimer notre indignation devant le massacre à Charlie Hebdo, notre colère, notre dégoût des djihadistes, des Islamistes, des fascistes»

Un groupe de lycéennes vient à côté de moi et pour faire diversion crie «Liberté d’expression», ce que je reprends avec grand plaisir avec elles. Et quand elles s’arrêtent, je continue:

«Liberté d’expression, mais pas pour les djihadistes, les islamistes, les assassins de la liberté d’expression»

Mais aussi, à l’attention de ceux qui me manifestaient leur accord :

«La liberté d’expression ne peut exister que si on la fait vivre, que si l’on dit ce que l’on pense, que si l’on cesse de s’autocensurer: djihadistes…»

Celui-là me dit «  je suis d’accord avec vous, mais ce n’est pas le lieu ni le moment de le dire» et celui-ci de lui répondre, avec pertinence, « c’est où et quand alors!»

Terminé.

Par la suite, nous aurons des discussions à un niveau sonore beaucoup plus faible, plus en harmonie avec mes cordes vocales.

Les participants étaient convaincus qu’il fallait que ces assassinats, cette insécurité s’arrête- difficile de ne pas l’être- mais sans oser formuler quelque idée de comment y arriver. Ils relevaient par ailleurs l’absence de tout musulman visible.

Et puis j’ai pu mesurer le formatage des lycéens présents vis à vis notamment de l’Islam. Pour eux, morceaux choisis,

« -l’islam à la base c’est la paix, c’est dans le Coran.

« -tu l’as lu?

« -non»

« -Il y a des extrêmistes musulmans, mais il y a aussi des extrêmistes chétiens et juifs, c’est pareil.

« -peux-tu me donner un exemple d’assassinat commis au nom de la religion chrétienne ou au nom de la religion juive dans une période relativement récente?

« -Non»

L’endoctrinement qu’ils subissent tout au long de leur scolarité est sacrément efficace.

On n’est pas sorti de l’auberge.

Mais nos slogans et nos arguments sont imparables.

Jean Théron

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