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Rassemblement laïque à Paris, avec la Libre Pensée

Ce rassemblement, impulsé par la Libre Pensée, soutenu notamment par la Ligue de l’Enseignement, le Cnafal et quelques organisations laïques internationales (Québec, Australie, Espagne, Angleterre, etc.), a rempli, ce dimanche, tout le gymnase Japy.
Marc Blondel, président de la Libre Pensée, a remercié les participants d’être venus de toute la France et d’autres régions du monde pour participer à ce rassemblement, qui a eu beaucoup de mal à trouver une salle, la mairie de Paris n’ayant pas montré un enthousiasme débordant vis-à-vis de cette initiative.
Le nouveau président à dénoncé les subventions déguisées qu’a occasionnées cette visite, qui n’aurait dû ne s’adresser qu’aux seuls catholiques. Le président de la Région Midi-Pyréenées, Martin Malvy, qui, comme beaucoup d’élus parisiens et de l’agglomération lourdaise, avait reçu un courrier de la Libre Pensée, a été le seul à répondre qu’aucune dépense du conseil régional qu’il préside ne serait à la charge des contribuables.

Une vingtaine d’orateurs se sont succédé à la tribune, de 13 h 30 à 16 heures. Parmi les interventions les plus marquantes, une responsable laïque quebecoise a dénoncé la pratique de la prière, exercée par les élus municipaux et nationaux, lors de l’accomplissement de leur mandat.
Les intervenants venus de pays étrangers firent savoir que, dans le monde, on enviait la loi de 1905, et son principe de laïcité. La France, pour eux, demeure l’exemple à suivre, et pour eux, la remise en cause de cette loi ne les aide pas, dans leur propre pays, à mener la bataille nécessaire contre l’omniprésence des Eglises.
Henri Pena Ruiz se fit longuement applaudir, grâce à une intervention courte, mais efficace, rappelant, avec des mots simples, les grands principes laïques, et attirant l’attention du public sur la dangerosité du discours sur la laïcité positive du nouveau pape, du président de la République, et du ministre de l’Intérieur, chargé des cultes. Il usa de la formule : pourquoi la laïcité positive, alors qu’on ne parle pas de « droits de l’homme » positifs.
Le secrétaire de la Libre Pensée, Christian Eyschen, ponctuera ce rassemblement par un discours mobilisateur dont il a le secret, et qui se terminera par la formule habituelle : « Ni Dieu ni maître, à bas la calotte, et vive la sociale ».
L’essentiel était dit.
Georges Essubor
Ecrivain laïque, auteur de « Dans le brouillard du passé »
http://www.ripostelaique.com/Le-brouillard-du-passe-de-Georges.html