RATP : il faut interdire la pratique du ramadan aux machinistes musulmans, pour la sécurité de tous

Le ramadan est une pratique religieuse (une de plus) qui est observé scrupuleusement tous les ans par les machinistes (chauffeurs de bus) musulmans de la RATP sans que la direction ni les syndicats ni la Sécurité Routière ne le déplorent ou le désapprouvent.

Le ramadan tombe en été depuis quelques années alors que les conditions de travail pour les machinistes  y sont les plus difficiles. Les services sont plus longs, les temps de repos plus court, les temps de parcours plus serrés et la température à bord des bus peut monter jusqu’à 45° (pendant la canicule de 2003, 50°).

Plusieurs milliers de machinistes vont observer ce jeûne pendant un mois. Ils vont cesser de s’alimenter et de s’hydrater du lever au coucher du soleil (d’environ 6h00 du matin à 22h00 le soir) et ce malgré les risques d’hypovigilance, d’irritabilité, de fatigue accrue et de malaise dû à la déshydratation.

Comment peut-on laisser conduire un poids lourd par un homme, 7 ou 8 heures durant, sous une température à 45°, avec une centaine de voyageurs sous sa responsabilité en sachant qu’il ne s’est pas hydraté ni alimenté depuis le lever du soleil et qu’il est 4 heures de l’après-midi ? Les usagers des transports en commun ne savent évidemment pas que le chauffeur qui les conduit n’est pas en possession de tous ses moyens et de toute façon ont-ils le choix ?

ramadantuerNormalement, quelque soit la saison, un machiniste « professionnel » (pléonasme) doit mettre toutes les chances de son côté pour éviter la mise en danger d’autrui. Par exemple, il doit s’abstenir de consommer de l’alcool ou de la drogue, il doit gérer au mieux son cycle de sommeil et doit s’astreindre à une bonne hygiène de vie; normal, car  les machinistes conduisent des bus de 15 (standard) à 18 mètres (articulé) de long qui peuvent peser jusqu’à 30 tonnes en charge et qu’on ne plaisante pas avec des engins de cette taille pouvant accueillir plus d’une centaine de voyageurs, qui évoluent dans une ville à forte concentration de piétons et d’automobilistes et qui peuvent, en cas de perte de contrôle du véhicule, faire des dégâts considérables pour ne pas dire dramatiques.

Pour les collègues musulmans, impossible d’échapper au ramadan car ils se surveillent entre eux et se rappellent à l’ordre. Les moins assidus (c’est à dire les mauvais musulmans) mangent ou boivent en cachette. Et les non-musulmans qui mangent et qui boivent, eux, sont vus comme des provocateurs à leur abstinence et à leur foi musulmane. Les régulateurs, qui doivent veiller à la bonne marche de chaque ligne de bus, sont souvent sollicités par certains jeûneurs (trop fatigués, affamés et assoiffés) pour leur raccourcir leurs services et dans ce cas ce sont les non-musulmans qui prennent le relais et leurs voyageurs, en bref nous travaillons pour eux !  Voilà comment s’applique la laïcité (pour ceux qui y croient encore) à la RATP.

Ces collègues pratiquants ne voient pas de danger à pratiquer le jeûne en conduisant un poids lourd. Un peu comme le mec qui roule bourré et qui se sent tout à fait capable de prendre le volant; ou comme celui qui est en excès de vitesse, sûr et certain que le danger vient des autres qui ne savent pas conduire et que lui c’est le meilleur pilote du monde; ou celui qui continu sa route, malgré ses yeux qui se ferment,  sûr et certain qu’il saura lutter contre  l’endormissement parce qu’il connait ses limites… NON, messieurs, vous n’êtes pas des surhommes, pas plus que les autres délinquants de la route, et comme tout être humain, vous êtes soumis aux besoins vitaux de votre organisme ainsi qu’aux devoirs de responsabilités liés à votre fonction et dans les deux cas vous y manquez gravement.

Au même titre que le port de la barbe (signe ostentatoire) ou l’application de la charia dans ses locaux  à l’encontre de ses agents féminins, la direction de la RATP  ne mesure pas les possibles conséquences désastreuses de sa légèreté et de sa grande tolérance à l’égard de la pratique du ramadan par ses agents musulmans au détriment de la sécurité du reste de la population française.

Ainsi va la RATP, cette grande entreprise française soi-disant à la pointe, qui prend le risque considérable de se voir complice, au mieux, de la blessure grave, au pire, de la mort d’un de nos concitoyens par l’un de ses agents musulmans irresponsables, au prix de cette formidable politique de recrutement qu’est la « discrimination positive » et de son allégeance faite à la religion musulmane.

Dans une période où la sécurité routière pousse à toujours plus de répression contre les automobilistes, son silence sur ce scandale est pour le moins surprenant.

Maud Orcel

 

 

 

 

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