RATP : Libération a juste oublié de contacter les machinistes qui s’expriment dans la vidéo « sulfureuse »

Publié le 29 mai 2013 - par - 1 645 vues
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Je viens de lire l’article d’Alice GERAUD du journal Libération, je suis consternée par la désinformation qu’il en ressort.

Alice Geraud nous dit que les femmes qui témoignent dans la vidéo de Guy Sauvage ne veulent plus témoigner parce qu’elles ont été menacées. Oui, j’ai été menacée et insultée, j’ai reçu des pressions de toutes parts, syndicale et judiciaire mais j’ai largement fait savoir qu’aucune intimidation ne parviendrait à me faire taire. J’ai même répondu présente à des journalistes pour d’autres articles. Alors je me demande d’où elle tient ces informations ? Par mes directions, locale ou générale, qui se soucient depuis peu de la situation des femmes dans l’entreprise ? Par mon ancien syndicat, la CGT, que j’ai quitté récemment pour non-assistance à « dignité et laïcité en danger » ou le syndicat communautaire SUD qui soutient un collègue musulman qui m’attaque pour diffamation ?

Et moi, qui écris des articles depuis des mois pour dénoncer les dérives communautaro-religieuse et en mon nom en plus : GHISLAINE DUMESNIL, a-t-elle cherché à me joindre ? Que nenni. Il ne m’en faudrait pas plus pour en déduire que cette journaliste n’a JAMAIS été sur le site Riposte Laïque (sinon elle aurait su où me trouver), qu’elle ose, malgré tout, accuser de « sulfureux » ou alors qu’elle m’a tout bonnement censuré !

Le site Riposte laïque n’est pas sulfureux. c’est la réalité violente et impitoyable qui est « sulfureuse ». C’est un site qui, lui,  ne fait pas dans la censure mais qui s’inscrit plutôt dans la libre pensée et la libre expression. C’est un site qui ne fait pas dans le politiquement correct ni dans la langue de bois. C’est un site qui informe sur ce qui se passe en France et à l’étranger de façon lucide, ce que nombre de journalistes traditionnels ne font plus depuis belle lurette !

Elle va nous chercher le témoignage d’une « ancienne » présumée collègue qui dit…ça : «Il y a des radicaux qui sont en nombre et pensent pouvoir faire leur loi» et … (attention déclaration tonitruante) : elle a été rabroué publiquement pour avoir «osé fumer». Je pense qu’en cherchant un peu elle aurait pu trouver d’autres commentaires autrement plus significatifs de ce que vivent les femmes dans certains dépôts…

Et que dire de cet autre témoignage de Laurent GARDONI, secrétaire général de la CFDT-RATP, qui, dans son analyse, se dit pris au piège par l’instrumentalisation supposée de Riposte Laïque dans « cette affaire », ce qui l’empêcherait d’agir. Une question me brûle les lèvres : qu’est-ce qui vous empêchait d’agir avant l’intervention de Riposte Laïque, si ce n’est votre mollesse et votre lâcheté ? (cette question vaut pour tous les syndicats de la RATP et de leurs dirigeants). Vous en aviez tout le temps et tous les moyens puisque cela fait dix ans que les femmes sont victimes de la montée en puissance des intégristes musulmans, hein! QU-EST-CE QUI VOUS EMPECHAIT D’AGIR ?

la désinformation atteint son summum lorsque la « journaliste » affirme que le refus de serrer la main aux femmes par les intégristes musulmans est réglé puisque, d’aprés elle, le guide pratique sur la laïcité l’interdit. C’est FAUX ! Aux dernières nouvelles, la direction de la RATP se désinterresse totalement de cette question et, à défaut de prendre des mesures fermes, laisse la loi islamique (la charia) se charger de codifier les marques de salut entre les hommes et les femmes avec toutes les dérives de mépris et de discriminations que cela entraine.

Pour finir et pour la gouverne de Madame Alice Geraud, journaliste au quotidien Libération, le sigle RATP signifie Régie Autonome des Transports Parisiens et non plus Syndicats des Transports en Commun Parisien et ce, depuis sa fusion avec la Compagnie du Chemin de Fer Métropolitain de Paris en 1949 qui précisement a donné naissance à la RATP.

Ghislaine Dumesnil

 

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