Réaction à l'article de Robert Redeker, paru dans le N° 158 de Riposte Laïque

La Fin des Temps, la « rédemption » d’Israël et « le Jour d’après »

J’ai fait parti des premiers « réacteurs » à soutenir financièrement et humainement Robert Redeker, suite à la fatwa de menaces de mort émise par une crapule islamiste pour une « lettre » éditée par le Figaro (seul quotidien à avoir « osé » sa publication) où Redeker exposait en parfaite vérité la signification de la religion musulmane, selon le Coran.
Robert Redeker n’écrit jamais dans l’« à-peu-près ». Ses commentaires concernant l’ouvrage du philosophe P.-A. Taquieff exposés sur R. L. (grand merci à la rédaction !), valent donc son « pesant d’or ».
Il y est question, en extrême profondeur, du fondement civilisationnel qui annonce la disparition sous peu de feu notre Occident, et pourquoi. Robert Redeker analyse l’ouvrage de Taquieff. Je ne vais pas à mon tour commenter cette analyse excellemment conduite. Je vais y ajouter quelques réflexions. La première qui s’impose est l’angélisme qui a pollué et corrompu jusqu’à la moelle l’Occident, depuis plus de trente ans, angélisme destructeur, incarné par les élites et médias nationaux des pays européens et d’Amérique du Nord (Barack Obama en étant le charismatique représentant actuel le plus redoutable car tragiquement choyé (y compris, surtout par les Européens).
Les analyses de Redeker m’y conduisent, mais je vais me contenter de rappeler et résumer les annonces « secrètes » de quelques prophéties importantes, dans le langage approprié de l’antiquité. Parmi celles-ci, figure en bonne place, Ezéchiel, l’un des quatre grands prophètes du peuple hébreu. Son livre (l’un des livres de la Bible) est un chef-d’œuvre littéraire. Il s’agit de la Prophétie de la « Fin des Temps ». Il y est question de deux géants bibliques, Gog et Magog, qui mèneront une guerre effrénée visant à détruire israël. Dans l’Apocalypse de Jean (Nouveau Testament) la reprise de cette symbolique est décrite dans son dix-neuvième chant selon ci-dessous (extraits) :
« 1. Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. […] »
« 8. Et il (Satan) sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre ; et leur nombre est comme le sable de la mer ».
« 9. Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel, et les dévora […] ».
Naturellement, nous aurions grand tort de sourire de ces fabliaux « d’un autre âge ». L’essence du Monde, depuis l’apparition de l’homo (dit…) sapiens, est hors du temps. L’homo (sans ) sapiens, a fait de l’Histoire un enfer planétaire. Ce qui explique que l’annonce de naguère arrive à sa fin, aujourd’hui. Gog est nombreux comme les grains de sable de la mer : ce sont les terroristes islamistes et protagonistes du ramadan, du halal, du terrorisme « racaille » qui envahit le camp des saints (notre République) et la ville bien-aimée (nos foyers où chacun de nous essaie de maintenir le feu dans l’âtre de la vie).
D’une manière qui défraie la chronique de l’intelligence simple qui n’a cessé, au gré du temps, d’avoir la sensation et la certitude des « sacres » (et de son éthique associé) de l’existence de toute civilisation humaine, voici nos élites et médias, mus par le ressort bien huilé d’un automatisme effrayant, broyeur de toute velléité de raison, de ce qui pourrait subsister d’évident, d’incontournable dans les leçons que la nature nous a toujours offertes. L’Inconscient collectif, ce destructeur du génie humain, a pris la mesure entropique de ce qu’Ezéchiel appela naguère la « Fin des Temps ». C’est ainsi que ce rebus de la Noblesse défunte, de la condition de l’Homme et de ses Arts, de l’Homme et de sa Poésie, de l’Homme et de sa Musique, de l’Homme et de sa « sophie » de ce qui est beau et généreux, de l’Homme et de sa « ratio » des sciences, a érigé l’impitoyable automatisme du conformisme unique : la négation dévastatrice d’une antithèse à la thèse… l’impossible synthèse de la diversité menant droit au gouffre.
Le bloc internationalisé qui fait front, dans un élan fossoyeur en niant le droit simple à Israël d’exister, ce moloch, aveuglé par la haine, dépotoir de l’irrationnel, de toutes les métastases du déshonneur absolu, a instruit, depuis des décades, maintenant, de se laisser déposséder, futur diaspora dans la gangrène de la charia. Tout néant annoncé doit avoir une cible. Celle où se concentre, depuis l’immémorial, l’ultime déni à la simple humanité. Ainsi, le pays qui naguère, a vu sur son sol, se produire pour la première fois dans l’Histoire, la Promesse possible d’un éclat, d’une lumière inédite, miracle éprouvant de talents qu’il fallait unir dans une improbable réunion de révélations majeures, Israël, syndrome du juif, proclamation de « Jehudi » (Je suis juif), devait donc être voué à la géhenne.
• Antisionisme : refus du droit au peuple juif d’avoir un état ;
• Islamisation de l’antisionisme, par Hamas et Hezbollah interposés, ouvertement, désormais, encouragée, voire assumée par l’Occident.
Une nouvelle ère de pogroms ? La shoah, ultime avatar de l’abomination absolue, non éteinte ? Auschwitz en Héritage ? Le Front National à la rédemption ?
Non, nous ne rêvons pas. J. M. Le Pen continuera à être cloué au pilori « nauséeux » par le mécanisme robotisé du penser correct unique. Mais Hamas et le reste du Monde pourront réinventer le pogrom, sans états d’âme, le « détail » de l’Histoire, forcément non nauséeux, puisque, cette fois-ci, labellisé par le « respect » qu’on doit au forcené de l’imposture, au déni du droit à la culture de l’Homme, à la honte du respect à la barbarie, à tous les fossoyeurs du génie (défunt) français.
Pour revenir à la prophétie d’Ezéchiel (et en occultant les interprétations diverses inévitables), celle-ci révèle trois guerres décisives. Ce qui est historiquement établi c’est que la seconde guerre mondiale a été la plus terrible que l’humanité ait connue : 80 millions de morts. Objectif avoué du nazisme ; rayer le juif et Israël de la carte du monde. Ceci concorde avec la symbolique de Gog à condition que Magog y collabore : la nouvelle guerre mondiale, inaugurée dans l’impact théâtral des deux tours du World Trade Center (New York) le 11 septembre 2001, c’est Magog. Le voyez-vous, ce faux prophète depuis ses grottes de la montagne afghane, qui exalte ses disciples innombrables de la mort ? Si les deux guerres mondiales sont derrière nous, avec tout l’imprécis qui dicte nécessairement les escarpements d’une vieille annonce qui se veut prophétique quant à la troisième d’Ezéchiel… nous y serions.
Selon une tradition remontant au début du XXième siècle, poursuivant une exégèse précise des textes, les trois guerres mentionnées dureraient trois heures (symboliques… évidemment). La troisième heure (dernière guerre), serait rapide, atomique, effrayante. C’est devant nous. Le texte d’Ezéchiel situe assez exactement la troisième guerre en Israël : « Après qu’ils (les enfants d’Israël) s’installeront sur leur terre, alors il fera venir Gog et Magog (Deutéronome 32,43). La lecture de ces écrits anciens, fort inspirés, demande beaucoup de recul. Tout futur est indéterminé, par définition. Mais au-delà des mots, la haute symbolique évoquée est, sans équivoque. A vingt cinq siècles d’écart, Ezéchiel et P.A. Taquieff traduisent une même réalité tragique, mais rédemptrice. L’imposture mondiale unilatérale de l’angélisme alignée en vindicte ciblée sur une toute petite aire de mappemonde quelque part au Moyen Orient, n’est pas anodine : c’est pourquoi l’« annonce » d’Ezéchiel (totalement inconnue de l’immense majorité de ceux qui prétendent nous gouverner) est sérieuse. C’est pourquoi la tragédie nécessaire et annoncée est à la dimension de la rédemption historique et humaine (sans la moindre divinité).
La pénétration du récit biblique en tant que prophétie jusqu’à nous, exige un éclairage nouveau avec les mots de notre époque : nous y sommes, avec l’analyse de Robert Redeker. Si Gog représente les légions ennemies (peuples musulmans) acharnées à la destruction d’Israël, la guerre larvée au Moyen-Orient qui perdure depuis plus d’un demi siècle, avec de soudains soubresauts, est la preuve flagrante de la persistance mémorielle d’événements colossaux aux temps anciens, « au temps d’Abraham », ayant suscité l’intense conflit entre les « fils d’Israël et d’Ismaël », persistance dans l’Inconscient collectif, au point de soulever la lâche colère honteuse actuelle de l’Occident, émule progressif de Magog, dans l’espoir inavouable d’en finir avec la terrible mémoire de la plaie juive en gommant son identité géographique. Dans le Coran (21/96-97), Gog et Magog précèdent de peu la Fin du Monde : « Jusqu’à ce que déferlent Gog et Magog et qu’ils dévalent de chaque colline. La promesse de la fin du monde sera alors proche… ». Il est intéressant de noter que de nombreux peuples (chrétiens et musulmans) ont des traditions semblables, concernant les « événements eschatologiques ».
Il est certain que notre époque sans repères ni mémoire, vouée au divertissement, au pusillanime et à l’accessoire, sourie facilement à de telles évocations où la Symbolique tient le pavé haut. Plus de repères ? Le symbole a disparu. Sans symbole tout peuple détruit son identité. Or le symbole est la seule Réalité ! Déjà, aux temps de Noé, celui-ci dut monter dans l’arche, car le peuple insouciant n’avait rien vu venir. Il en sera de même, en cette Fin de l’Histoire.
Par le fait même de l’intensité exceptionnelle de cette Mémoire jusqu’à nous, fait unique dans l’Histoire de l’humanité, celui-ci ne saurait être qu’eschatologique : d’ici peu de générations après la Sixième grande Extinction planétaire, succédera une non moins grande Lumière : la surrection de l’Homme, débarrassé de ses démons redoutables. Ce sera pour « Le Jour d’après ». Mais, d’ici là.. !
Johann Soulas

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