Rebsamem favorable à des statistiques ethniques secrètes…

Publié le 13 mai 2015 - par - 924 vues
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invasion-africaineIl y a peu, j’étais attiré par la revendication à plus de mixité des parents d’élèves de la « diversitude » du quartier Petit-Bard. Je ne renouvellerai pas ma perplexité devant ce cynisme.

http://ripostelaique.com/montpellier-les-meres-de-la-diversitude-donnent-raison-a-menard.html

Mais quelle ne fut pas ma surprise de revoir Montpellier cette fois-ci objet de « statistiques » menées sur le vote musulman suite aux élections municipales de 2014.

http://www.jean-jaures.org/Publications/Essais/Perpignan-une-ville-avant-le-Front-national

Certes je ne suis pas le premier à m’étonner que les pourvoyeurs de leçons sont en l’occurrence ceux qui se dispensent de les suivre…
Bien sûr, quand ils sont les auteurs des turpitudes qu’ils reprochent aux autres, eux c’est pour le bien commun, pour la bonne cause, eux peuvent s’exonérer de toutes réticences à flirter avec la ligne jaune !

Mais il est intéressant de lire le résumé des principales conclusions de l’étude (rien de nauséabond dans cela, ces gens-là eux ne se mouchent pas dans de simples mouchoirs papier !) :

« Nous pouvons tirer quelques conclusions de cette étude :

Le vote FN est un phénomène interclassiste qui ne se résume ni à une opposition de classes, ni à une opposition entre une France des « insiders » et des « outsiders » de la mondialisation. Les géographies urbaines et ethnoculturelles sont des produits économico-politiques qui induisent une réaction culturelle et politique, mais l’analyse n’est pas réductible à la seule géographie urbaine ;

L’électorat d’origine arabo-musulmane s’est largement opposé à la candidature de Louis Aliot lors du vote, alors que ce dernier a réalisé ses meilleurs scores dans les zones plutôt bourgeoises, où Nicolas Sarkozy avait lui-même obtenu de très bons résultats en 2012 ;

Le second tour a fait apparaître plus clairement l’influence du clivage ethnique sur la structuration du vote par une mobilisation plus forte qu’au premier tour de l’électorat d’origine arabo-musulmane pour faire barrage au FN. » Nous apprécions particulièrement le langage abscons du premier paragraphe !

Par contre les deux autres sont très clairs !

Pour les courageux la lecture du résumé, avant même de s’appliquer un pensum supplémentaire à la lecture de la synthèse, voire de l’essai, montre que la fondation ne lésinait pas sur l’usage des sciences sociologiques pour l’étude d’un vote éthno-religieux (à flatter) !

Par curiosité je suis allé voir le conseil d’administration de cette « honorable » fondation.

Que du beau monde !

http://www.jean-jaures.org/La-fondation/Le-conseil-d-administration

Mais un nom vu par ailleurs cité dans une discussion sur les statistiques éthiques, celui de François Rebsamen. En effet dans un article du Monde de 2010, M. Rebsamen répondait à la question d’un certain XXX.

« XXX : Le refus des statistiques ethniques n’est-il pas de nature à nourrir les fantasmes ? N’aurait-on pas au contraire grand intérêt à disposer de chiffres clairs et précis… ?

Je ne sais pas comment répondre à cette question sans faire le lit du Front national. C’est un vrai sujet. Ces statistiques existent, en réalité, mais ne font pas l’objet de communications officielles. Elles existent y compris dans les commissions d’attribution de logements.
Faudrait-il les rendre publiques ? J’en doute. » http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/10/05/securite-le-ps-n-aura-pas-de-mal-a-etre-plus-efficace-que-la-droite_1420737_823448.html

Peut-on penser que la « Fondation Jean-Jaurès » a le droit de s’arroger à pratiquer des statistiques « officielles » puisqu’il ne peut y avoir de communications ?

Peut-être que M. Rebsamen pourrait nous répondre ?

Jean-Paul Saint-Marc

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