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Réchauffement : et si on parlait de la surpopulation…

Le provincial et l’écolo parisien – Pollution, CO2, particules fines et autres inconvénients.

On nous le certifie, le CO2 est le plus gros contributeur au réchauffement climatique.

Pourtant, au plan environnemental, ce n’est pas le seul polluant ni le plus grave directement pour l’homme.

La Chine émet 29,2 % du CO2 total émis sur la planète et la France seulement 1,2 % (source COP21 in Huffpost du 28/11/2015).

Le Monde du 14/11/2018 nous apprend que si le fret cargo maritime émet moins de CO2 que le fret par route, il pollue plus en raison de l’utilisation d’un des carburants les plus sales au monde, le pétrole bunker qui rejette du Nox et du Sox, « importants polluants de l’air, ils accélèrent la formation de particules fines et ultra-fines », générateurs également de pluies acides.

On y apprend aussi qu’un cargo avec un carburant comportant une teneur de 0,1 % en soufre polluerait autant qu’un million de voitures, qu’actuellement la teneur en soufre de ce carburant est, en moyenne, de 3,5 % et qu’il est prévu d’en réduire la teneur à 0,5 % d’ici 2020.

Cela signifie qu’à partir de 2020, un cargo va pouvoir polluer autant que 5 millions de voitures.

Le parc automobile français étant de 32 millions d’unités actuellement, il est facile de calculer qu’en 2020, 7 cargos seulement pollueront autant que le parc automobile français, sauf qu’il ne s’agit pas de CO2 mais de pollution au soufre et de particules fines et ultra-fines.

Je me suis également interrogé sur la production de CO2 par la respiration.

Slate nous répond tranquillement, le 17/8/2009, que la respiration de 7 milliards d’humains n’a, en principe, pas grande incidence puisque la respiration humaine fait partie du cycle fermé du carbone (égalité entre le carbone consommé par les plantes et forêts et le carbone produit par la respiration). C’est la théorie mais, en pratique, il y a quand même un léger déséquilibre car chaque être humain rejette plus de carbone qu’il n’en stocke dans son organisme.

Et l’article de conclure notamment : « Mais il ne faut pas se leurrer : chaque nouvel être humain sur terre contribue à l’augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère car nous brûlons bien plus de carbone que nous n’en stockons dans notre corps ».

Or, il faut bien prendre en compte les trajectoires : en 35 ans, la forêt amazonienne a reculé de 14 %, et sa disparition totale est prévue en 2150 (http://www.zero-deforestation.org/deforestation-amazonie.htm).

Il en va de même dans tous les pays d’Afrique, la déforestation touche tout ce continent pour trouver de nouvelles terres arables ou accéder aux ressources minières, sans compter l’avancée des déserts.

Dans Climat, mensonges et propagande, le géographe Hacène Arezki nous indique que la photosynthèse des plantes piège 120 milliards de tonnes de carbone par an, à comparer aux 6,4 milliards de tonnes de carbone émises par l’homme (chiffres 1990).

Donc, si la population humaine continue d’augmenter exponentiellement et que, dans le même temps, les espaces plantés et verts se réduisent, on va droit dans le mur sans même que l’automobile soit particulièrement en cause.

C’est bien la trajectoire actuelle puisque partout sur la planète on déforeste pendant que la population africaine, pour ne prendre qu’elle, va doubler et passer de 1,25 milliard actuellement à 2,5 milliards d’âmes en 2050 (Les Échos du 6/11/2017).

La population mondiale va, elle, passer de 7 milliards d’habitants à 9,8 milliards d’ici 2050 selon l’Onu.

Cette augmentation mondiale de population ne peut conduire qu’à de nouvelles déforestations pour trouver de nouvelles terres cultivables et habitables.

La mise en culture de nouvelles terres ainsi que les nouvelles productions agricoles vont bien nécessiter un minimum de produits chimiques. Or, l’industrie chimique émet également son petit CO2.

Le trafic aérien est également en cause.

Il est prévu de passer de 4 milliards de passagers en 2018 à plus de 8 milliards en 2037 (Les Échos du 24/10/2018).

La juxtaposition de ces quelques articles et faits reconnus montre bien que tout le monde raisonne dans son flou personnel, ne sachant qui pollue ni avec quoi et quelle est l’incidence de chaque type de pollution sur l’environnement et encore moins de leur potentialisation.

Ainsi, surtaxer le parc automobile français au motif de la transition écologique alors que ce dernier pays ne représente que 1,2 % de la production de CO2 mondiale a-t-il un sens à l’échelle d’un problème planétaire ????

Qui va s’occuper des 98,8 % restants ???? Les écologistes français ????

Ainsi, surtaxer l’émission de CO2 et se dispenser de taxer les autres pollutions a-t-il un sens, alors que l’environnement appelle une réponse globale tant que les incidences de chaque pollution sur l’être humain ou le devenir de la planète restent indéterminés, peut-être même indéterminables ???

D’autant que les conclusions du Giec sont contestées, et d’abord le Giec reconnaît lui-même une marge d’erreur dans ses calculs.

Mais à supposer que ses calculs et prévisions soient justes, ce n’est pas la taxation du seul parc automobile français qui va résoudre ce problème, tant le volume qui se chiffre en milliards de tonnes donne le vertige.

D’autant que passer au tout-électrique va poser d’autres problèmes : quid de la production d’électricité en Europe ? Car si tout le parc auto européen doit passer à l’électrique, les seules énergies renouvelables ne suffiront pas, il faudra nécessairement d’autres centrales nucléaires pour une production régulière et pour faire face aux pics d’utilisation : imaginez le soir 150 millions de machines à laver qui tournent, 300 millions de téléviseurs, de micro-ordinateurs,  les voitures, les bus et les camions qui se rechargent, le tout en même temps… Vous croyez que cinquante milles éoliennes suffiront ??? Et quel citoyen acceptera des milliers d’éoliennes dans son champ de vision et son champ auditif ????

On voit bien que le motif écologique avancé par les gouvernants français pour surtaxer le carburant sur notre petit territoire n’est, en définitive, qu’un habillage gourd et malhabile de manchot pour lever de nouvelles taxes, tant cela ne répond aucunement au défi planétaire environnemental qui est posé.

On voit bien que tout cela a été voté dans la plus grande précipitation par une bande de guignols qui n’ont aucune vision mondiale et séculaire des problèmes.

Et comme d’habitude, les équeutés de la connexion neuronale en marche vers nulle part s’attaquent aux plus faibles : taxer le secteur aérien, le secteur maritime, c’est courir le risque des délocalisations, taxer tous les produits qui viennent de Chine ou d’Afrique, vous n’y pensez pas !

En revanche, taxer le petit provincial ancré dans son terroir avec un boulot à 1 200 ou 1 500 euros par mois, c’est jouer sur du velours : où voulez-vous qu’un citoyen de province se délocalise ??? En Pologne, pour toucher 500 € par mois ???

En Espagne, alors que le taux de chômage y est de 20 % ?

En Allemagne, où le taux de chômage est de 4 % officiellement mais où les femmes sont dissuadées de travailler et où 20 % des emplois sont du travail partiel ou du petit job ??

Et comment un citoyen surtaxé d’une province française, qui n’a plus rien à manger au 15 du mois au risque de laisser mourir de faim ses enfants, peut-il comprendre qu’il doit faire maigre pour la planète alors que dans le même temps, on laisse la population africaine doubler et les industriels multiplier impunément les pollutions de toute nature ???

Que pèsent dans la pollution mondiale 32 millions de véhicules français en regard de 2 milliards de nouveaux consommateurs ?

Personnellement, je déduis de tous ces éléments que la mère de tous les problèmes environnementaux est la surpopulation et la démographie galopante de tous les pays non occidentaux, et notamment musulmans et d’Afrique.

D’ailleurs, pour qui sait lire, le Giec ne dit pas autre chose, c’est dans le rapport : « La science montre à présent avec 95 % de certitude que depuis le milieu du XXe siècle, l’activité humaine est la cause principale du réchauffement observé ».

Si le problème, c’est l’activité humaine, alors diminuer le nombre d’humains est le remède numéro un pour soigner tout le reste.

Pour résoudre sur le long terme tous les problèmes environnementaux, il faut et il suffit, je répète, il faut mais il suffit de diminuer la natalité.

Un véritable écologiste, pas les gandins actuels, pas les décharnés des lobes de la comprenette et du scrupule, un écologiste dans l’âme voterait la seule mesure incitative rationnelle morale viable pour traiter ce problème à la source immédiatement, qui serait de taxer les naissances au lieu de taxer les outils de déplacement au travail, idéalement pour ramener la population sur la Terre-mère à moins de 100 millions d’habitants, ce qui laisserait le temps de trouver les technologies qui permettront d’essaimer vers d’autres galaxies, Gaïa restant le siège social de l’humanité.

Mesure incitative morale, car si j’avais évoqué la stérilisation forcée, je sentirais déjà la volée de bois vert et j’en aurais jusqu’à la fin de mes jours pour ma cheminée.

Notez bien que si je voyais la moitié pleine du verre, je pourrais clamer avoir réussi ma petite transition énergétique personnelle avec tout ce bois gratuit.

Jean d’Acre