Référendum : les Suisses disent oui à 78,4% à un durcissement du droit d’asile

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Ce week-end nous votions dans mon Helvétie natale. En effet, suite à une décision du Conseil Fédéral de mettre sur pied des révisions urgentes sur le droit d’asile, les jeunes socialistes avaient lancé un référendum contre ces modifications (qui en fait ne révolutionnent pas énormément la loi, mais qui amorcent une prise de conscience sur les abus que nous constatons de plus en plus).

Voir ces mesures urgentes : http://www.ejpd.admin.ch/content/ejpd/fr/home/dokumentation/mi/2013/2013-03-25.html

Même si ces nouvelles dispositions ne changent pas fondamentalement le droit d’asile, et ne sont pas un gros durcissement, la votation, (grâce à nos braves gauchistes qui on lancé le référendum), a permis le débat et les résultats montrent un ras-le-bol certain face aux abus que nous constatons depuis un certain temps.

Notre pays enregistre 6 fois plus de demandes d’asile par rapport aux autres pays européens ! Depuis le « printemps arabe » et l’ouverture des frontières (Schengen), nous constatons une augmentation sensible des vols, agressions etc. qui sont souvent le fait soit de requérants soit d’illégaux venant de Tunisie ou d’autres pays outre Méditerranée. Le trafic de drogue explose grâce à certains ressortissants sub-sahariens.  Nos prisons débordent…

Nos gauchistes (oui, nous les avons aussi chez nous), suite à ces nouvelles dispositions, criaient au scandale, à la xénophobie; aujourd’hui que le résultat du référendum est tombé, ils accusent la majorité des Suisses de vouloir s’isoler et de faire de leur pays une île… certains commentaires gauchistes parlent des hlpsdnh !

Il en est même qui parlent de déchristianisation de la Suisse !  Par contre, le fait que la majorité des requérants d’asiles viennent de pays musulmans ne leur pose aucun problème…

Voici les premières réactions de Yves Nydegger (UDC) et de Ueli Leuenberger (Vert verdâtre),  intéressant de voir les 2 réactions : http://www.rts.ch/la-1ere/programmes/le-12h30/4952345-resultats-quasi-definitifs-a-geneve-09-06-2013.html?f=player/popup

Il est quasi certains que ces prochains jours, une majorité de Suisses seront montrés du doigt par toute les gauches.  Peu m’importe. La Suisse et les autres pays européens sont entrain de devenir un grand supermarché à ciel ouvert et nous devons dire stop.

Ne serait-ce que pour rendre hommage à nos ancêtres, qui, souvent, ont connu la pauvreté et qui ont travaillé dur pour nous construire nos pays.

Ne serait-ce que pour remercier nos immigrants, Italiens, Portugais, Espagnols, bref Européens auxquels aucun cadeau n’a été fait. Ils se sont intégrés, ont respecté nos lois et ont travaillé très dur.  Et eux aussi pour la plupart en ont marre des excès.

A VOIR L’EXCELLENTE INTERVIEW D’YVES NYDEGGER (durée env. 2 minutes) :

http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/4971887-votations-federales-le-oui-de-geneve-est-surprenant.html

 

…..et pour le plaisir, l’extrait d’un article tout chaud sorti du four de Pascal Décaillet :

Pascal Décaillet: Savoir perdre — l’honneur de la démocratie

[La Suisse est une démocratie, l’une des plus accomplies du monde. Régulièrement, le corps des citoyens, qu’on appelle « peuple », est consulté, et c’est lui, non qui a raison, mais qui a le dernier mot : le peuple décide, il est le souverain. La moindre des choses, si on se dit démocrate, est d’accepter cette décision. On peut la regretter, bien sûr, enrager, maudire intérieurement l’univers, se jurer qu’on reviendra à la charge d’ici quelques années, chacun gère comme il peut le flux interne de ses humeurs, les torrents de lave qui le traversent. Tout cela, oui. Mais la décision, il faut l’accepter.

Insupportables sont donc les mauvais perdants. Dans une démocratie comme la Suisse, nous votons sur plusieurs objets en même temps, et chacun de nous, chaque citoyen, à moins d’avoir un bol incroyable ou de s’aligner par instinct sur les majorités flairées, se retrouve un peu perdant, un peu gagnant, Jean qui rit, Jean qui pleure. C’est ainsi. Et c’est même sur la distribution de ces mélanges que se construit la richesse de nos équilibres confédéraux. J’étais pour la révision du droit d’asile, et pour l’élection par le peuple : eh bien, me voilà moitié gagnant, moitié perdant. Je n’accuse personne d’avoir mal voté, ni d’avoir mal compris l’enjeu. J’accepte.  [……………………………]

J’invite tous ceux, notamment à gauche, qui proclament cet après-midi leur « honte d’être Suisses » à se montrer un peu meilleurs joueurs, s’interroger sur les raisons du raz-de-marée en faveur de la révision du droit d’asile, cesser de parler de débat tronqué, d’enjeux mal posés, lorsque ce se sont pas des références totalement hors de propos aux années trente ou quarante. Savoir perdre est l’un des actes majeurs de la liturgie démocratique.]

(source : La Liberté)

[Pascal Décaillet]

 

Danielle Borer 

 

 

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