Réflexions amères sur l’armée française, l’Indochine et l’Algérie

Publié le 13 novembre 2018 - par - 50 commentaires - 966 vues
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En commentaire de l’article de M. Guillemain sur l’hommage à M. Hô Chi Minh

https://ripostelaique.com/edouard-philippe-comment-avez-vous-ose-rendre-hommage-a-ho-chi-minh.html

Je ne porte pas non plus dans mon cœur les interventions hypocrites et policées de notre Premier ministre et je doute de la sincérité de ses propos lors de sa visite au Vietnam. Mais il s’agit là d’un formalisme diplomatique auquel tous sont habitués.

En revanche, je suis assez ébahi de la conventionnalité momifiée de votre adresse à Édouard Philippe, qui renvoie à un autre temps, celui d’errements inimaginables, à une idéologie mortifère et manipulatrice et qui, pour tout dire, est articulée autour de jugements primaires, largement infondés, et totalement aporétiques.

Car, à quoi peut donc servir de se lancer une fois de plus, au sujet de la guerre d’Indochine, dans une avalanche de chiffres de l’horreur dont vous êtes parfaitement placé pour savoir qu’ils sont partiaux, à sens unique, et peuvent être débattus et échangés à l’infini. En tant que militaire, vous devriez être accoutumé à la destruction aveugle et savoir parfaitement qu’elle est inhérente à la guerre de porter en elle de tels désastres que vous camouflez derrière les hauts faits d’armes. Vous savez mieux que quiconque que, même derrière le geste héroïque de Pierre Clostermann rampent les fantômes de Dresde, de Hambourg, de Tokyo et de tant d’autres… Je ne commettrai pas la même erreur que vous en listant les chiffres qui nous sont imputables en Indochine, en l’occurrence, mais j’ajouterai que, venant de la « patrie des droits de l’Homme », ils étaient porteurs d’une infamie hypocrite plus grande encore. Et si leur litanie est parfois plus brève que celles d’autres nations, cela n’est souvent dû qu’à l’incapacité technique de « nos forces ». Il est clair cependant, je vous en donne acte, que l’odyssée des prisonniers français de Dien Bien Phu n’est pas l’acte le plus glorieux de l’armée du Vietminh. Mais pour mieux en comprendre le contexte, peut-être faut-il lire le récit du Général Giap[1].

S’agissant des faits coloniaux, de « l’Indochine » à l’Algérie en passant par Madagascar, il est à craindre que, si l’on mettait tout à plat (ce qui est fait dans nombre de documents), il apparaîtrait que nos faits de guerre ne démontrent pas une grande humanité. Mais il est vrai que, dans nombre de cas, les victimes n’étaient pas de courageux soldats mais des populations peu aptes à se défendre, ce qui rend sans doute leur disparition plus supportable… voire justifiée, comme le stipulait le règlement de l’armée allemande. Au reste, le Général Giap qui défit « nos armées » était mû, on le sait, par la rancœur de la disparition de sa femme et de sa belle-sœur, l’une dans les geôle françaises, l’autre sous la guillotine… certaines inhumanités se payent.

De même, il est assez stupéfiant de vous voir ressasser encore cette platitude des apports de la France à ses colonies. Argument indéfiniment discutable et dépendant du point de vue adopté.
On peut d’abord remarquer la fausseté du récit sur une « empreinte française toujours bien présente » dans « l’ex-Indochine française ».

Lors d’un récent voyage à travers le Vietnam, je notai en effet dans mon carnet de route :

« Or de traces, il n’y a guère, pour ne pas dire plus du tout.
Bien sûr quelques villas bâties par des Français aisés subsistent dans les beaux quartiers. Mais leurs habitants les ont converties pour les rendre utiles à leurs activités, ouvertes sur la rue, surélevées de plusieurs étages pour y loger leur famille…

La langue française fut pendant quelques décennies la langue des puissants, des autorités, des institutions, la langue des maîtres au fond. Mais cette langue n’a pas durablement influencé le pays, et l’on chercherait vainement des jeunes gens en connaissant quelques bribes. Les musées mêmes ont omis de traduire leur descriptions dans notre langue, et s’ils les ont traduites, c’est en anglais… et la culture de notre pays ne transparaît que dans les fameuses « french fries ». Quelques rares grands hommes de France ont l’honneur d’une rue : Louis Pasteur, Alexandre Yersin, Alexandre de Rhodes… Ce ne sont ni des colons, ni des administrateurs, ni bien sûr des chefs de guerre. Le « pont Doumer » lui-même n’a pas conservé ce nom, préférant se passer de sponsors pour sa rénovation.
Les routes actuelles, diront certains, empruntent les parcours tracés par la France… Certes, mais ceux-ci reprenaient eux-mêmes les sentiers séculaires des dynasties Ly, Le ou Tran…

Le souvenir de la présence française, de la « guerre d’Indochine » même, dilué par l’Histoire, par l’obstination et la force destructrice mobilisées par les USA  s’est étiolé. Cet épisode quasi anecdotique représente moins de 100 ans dans une histoire millénaire où l’adversaire perpétuel, ainsi que le fondement culturel essentiel, fut la Chine et non l’Occident.

Dien Bien Phu, que j’ai tenu à voir et qui fit l’actualité majeure des années 50 et 60, ne retient rien de la France. Plaques commémoratives, musées et sites ne rédigent pas même leurs explications en français. Et ils ont bien raison, car les Français eux-mêmes, pressés d’oublier l’épisode, ne détournent pas leur chemin pour y venir et le lieu semble n’intéresser que des Chinois.
La colline Béatrice, haut-lieu de la « résistance héroïque de la Légion » autant que du « courage légendaire des bodois », ne mérite pas une pancarte ; il faut un GPS pour la trouver, et le chauffeur de taxi à qui nous demandons de nous y mener la confond avec le « Touristic resort » de Him Lam. »

Le paradoxe est donc que le legs essentiel de la France semble résider dans les idées des philosophes des Lumières et dans la geste de la Révolution française ; ces idées mêmes qui ont nourri les indépendantistes vietnamiens, de Nguyen An Ninh à Hô Chi Minh en passant par Vo Nguyen Giap. Nous aurions dû nous en enorgueillir, c’était un honorable présent…

On peut ensuite poser la question de la manière suivante : si la démarche de la France était une mission civilisatrice des peuples « indigènes », son but aurait alors été d’« élever » ces populations et son effet devrait aujourd’hui se mesurer en termes d’émancipation desdits peuples, en termes d’autonomie culturelle, scientifique, technique, politique, sociale. Or, le moins qu’on puisse dire est que la marche de cette émancipation ne plaide guère en faveur de notre action[2], vers quelque ancienne colonie que l’on porte le regard, et singulièrement l’Algérie, ci-devant « département français ». Il est singulièrement aveugle, lorsqu’on mentionne les apports de la « colonisation », d’oublier qu’après plus d’un siècle d’« Algérie française », le taux d’alphabétisation de ce département atteignait en 1962 le chiffre peu glorieux de 15 % et que l’Algérie indépendante, pour créer son propre système d’éducation, dut encadrer ses classes presque exclusivement à l’aide d’enseignants coopérants[3].

On peut bien sûr comprendre la douleur, les souffrances, l’humiliation, voire le sentiment de trahison des militaires embarqués dans les aventures coloniales. On peut aussi connaître leur courage, leur héroïsme, leur ténacité et la fraternité qui les liait. Mais rien de cela ne leur économise de se demander pour quel combat ils se sont sacrifiés, quel rôle ils y ont joué et quel est le sens de l’Histoire. Or, vous n’avez pas brillé par ces qualités intellectuelles et morales et vous vous êtes fourvoyés avec une pathétique obstination. Celui que vous traitez d’assassin, combattant de près d’un demi-siècle pour l’indépendance de son pays, est révéré car il était le sens de l’Histoire. Et comme le déclara le général Giap, Dien Bien Phu, c’était Valmy ; et VOUS auriez dû le comprendre.

La défaite d’Indochine, pas davantage que celle de l’Algérie, n’est pas, comme vous le répétez pour vous rassurer, due aux gauchistes, aux cryptomarxistes, aux politiques ou aux traîtres à la patrie. Elle est due à l’incompétence de vos chefs révérés[4], incapables d’analyser la situation, aveuglés par leur superbe et leur condescendance à l’égard de leur ennemi. Par bonheur, l’honneur de l’armée et de ses chefs fut sauvé par la résistance désespérée de la garnison… L’issue découla de votre incompréhension de l’Histoire et, peut-on dire, de l’aveuglement stratégique[5].

Plus tard, auriez-vous gardé à la France l’Algérie française, que feriez-vous aujourd’hui des 40 millions d’êtres qui l’habitent, alors même que ceux qui sont aujourd’hui en France vous paraissent déjà bien trop nombreux et inassimilables ?

Puis, voici l’inévitable paragraphe sur les paroles qui « salissent notre armée », paragraphe qui fleure bon son affaire Dreyfus et rappelle que, pour vous, la question n’est pas de savoir quelle est la vérité, mais de savoir si elle honore ou non votre institution. Mais il eût fallu y penser avant et c’est son honneur, précisément, qui eût dû vous guider. Les horreurs imputables au FLN, au Vietminh ou à n’importe quel adversaire n’effaceront jamais les taches que vous avez laissé souiller vos uniformes ; vous n’êtes plus dans une cour de récréation et c’est l’Histoire qui vous juge.

Puis, voici enfin le rappel de la grandeur de la guerre de 14-18, censée vous laver de tous les lamentables échecs guerriers qui ont parsemé votre Histoire récente, notre Histoire récente, et où vous avez entraîné ou laissé entraîner notre pays. Jurant en 1870 qu’il ne manquait pas un bouton de guêtre, en 14 que les mitrailleuses allemandes tiraient trop haut, en 1940 que la ligne Maginot… et à Dien Bien Phu que le Vietminh était incapable d’utiliser des canons et d’entretenir une armée.

La Grande Guerre est en effet votre principal alibi, votre grand titre de gloire. Alors que, là aussi, vous frôlâtes la catastrophe et ne l’évitâtes qu’au prix du sang de tant de soldats, obérant lourdement l’avenir du pays privé de tous ces jeunes hommes. Car, comme le dit Jules Roy, « à la guerre, les erreurs des chefs se payent du sang des soldats ».

Alors, là encore, pour sauver l’honneur d’une armée dont les chefs ont administré et géré la tuerie de plus d’un million de jeunes hommes et ont, de concert avec leurs homologues, accepté de conduire le suicide de l’Europe entière, il ne vous reste qu’à vous arc-bouter sur vos récits odieux qui, 100 ans plus tard, nous parlent encore des héroïques soldats qui ont donné leur sang pour la patrie et des grands maréchaux « artisans de la victoire ».

Les soldats, pour nombre d’entre eux, n’ont pas « donné » leur sang. On le leur a pris. Les « artisans », eux, sont morts dans leur lit.

Se souciaient-ils de la patrie, de l’Alsace-Lorraine, ceux des villages reculés des Alpes, de la Lozère, du Maroc ou du Sénégal ? Avant toute chose, ils n’avaient pas le choix.
Étaient-ils à leur place, les « maréchaux » arrachant la « victoire » à ce prix, après n’avoir rien anticipé, rien compris à ce qui attendait leurs armées, bien trop soucieux de leur propre gloire ? Étaient-ils à leur place et glorieux, ces chefs qui ne prirent en compte l’hécatombe qu’ils dirigeaient que lorsqu’ils réalisèrent que le « réservoir d’hommes » dont ils disposaient serait bientôt épuisé ?…

Il est d’ailleurs confondant de voir dans quel pétrin vous vous trouvez, en glorifiant les maréchaux, lorsque paraît le nom de Philippe Pétain, le plus glorieux, le plus populaire d’entre eux, le « vainqueur de Verdun » (y en eut-il un ?). Où donc ranger cet homme-là, ici artisan de la victoire, là traître à la patrie, condamné à mort mais non exécuté, sauvé par une justice ayant plus de mansuétude pour un chef responsable des pires heures de la nation et de sa faillite morale[6] que pour le malheureux poilu assoupi pendant son tour de garde. Ennuyeux, n’est-ce pas ?[7]

Alors, vous pouvez bien agonir le Premier ministre salissant votre armée, mais reconnaissez au moins à ce gouvernement d’avoir devancé vos vœux en interdisant à nouveau, sinistre ridicule, la chanson de Craonne. Celle qui dit la parole des soldats et leur désespoir, mais qui a le grand tort de le dire car c’est vous qui entendez encore, 100 ans plus tard, parler à leur place dans une tentative odieuse de perpétuer vos mythes.

Alors que reste-t-il aujourd’hui comme mission à cette grande Armée ? Vous avez la pathétique candeur de reconnaître que c’est dans le maintien de l’ordre qu’elle trouvera son rôle. Cela signifie-t-il que c’est dans les banlieues où, pensez-vous, résident les séditieux qui menacent l’ordre de vos maîtres, que vous saurez retrouver les réflexes acquis jadis dans le département d’Algérie ?

Quoi qu’il en soit, votre incise redonne vie au célèbre et malencontreux discours de madame Alliot-Marie, avouant elle aussi qu’au fond, les « forces de l’ordre »[8] sont avant tout destinées à perpétuer le pouvoir des classes dirigeantes. Et votre formule est d’ailleurs surprenante, qui accepte d’emblée ce rôle supplétif et oublie la collusion éternelle de vos chefs avec ledit pouvoir…

Jacques Colé

[1]Comme le déclara plus tard un chef  FLN : « Donnez-nous vos avions de guerre, nous vous laisserons nos couffins piégés. »

[2]Exception faite précisément du Vietnam, qui s’est élevé du rang d’un « peuple de coolies » à celui d’une nation dynamique dans le cadre même que vous vous obstinez à criminaliser.

[3]Pour le taux d’alphabétisation de l’Algérie en 1962, voir https://www.persee.fr/doc/camed_0395-9317_1972_num_4_1_1678, page 64. Voir aussi : http://www.blida-aps.dz/spip.php?page=imprimer&id_article=3219

[4]D’ailleurs conduits devant une commission d’enquête qui chargea le second responsable, sans conséquence…

[5]Le chef du corps expéditionnaire, semble-t-il, mit longtemps à comprendre, ou à admettre, que la perte de Dien-Bien Phu signait, aux yeux de tous les peuples et gouvernements de la planète, la défaite de l’armée française en Indochine… Il est vrai que le général Westmoreland commit, quelques années plus tard, la même erreur d’analyse.

[6]Je ne parle pas ici de l’armistice. Mais de l’ignominie d’avoir accepté de livrer à l’ennemi, qui venait d’envahir notre pays, des citoyens français, pour cause de race, d’opinions politiques ou, ironie cruelle, de faits de résistance…

[7]Et là encore, vous pouvez reconnaître à M. Emmanuel Macron d’avoir tenté de remonter l’homme sur son piédestal.

[8]Auxquelles l’on vous joint volontiers dans les cas graves.

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50 réponses à “Réflexions amères sur l’armée française, l’Indochine et l’Algérie”

  1. Kader Oussel dit :

    « c’est l’Histoire qui vous juge » Encore un qui se prend pour l’Histoire ! Ça va les chevilles ? C’est l’air de la montagne qui travaille à ce point la personnalité, ou bien c’est juste le marxisme-léninisme qui transpire une dernière fois avant la tombe ?

  2. DUFAITREZ dit :

    Je suis le premier à dire que la Parole est libre…
    Mais d’où sot-il ce type ???
    Un « Copié/..Colé » d’Audin/Boudarel ?

  3. meulien dit :

    ce monsieur fait l’eloge du nationalism,c’est bien,mais il affirme quelques contre verities, Lors de dien bien phu,toutes nos ex possessions d’asie etaient independantantes ,notre armee etait « pretee », Pour l’algerie ,il semble oublier ,que cette region etait un veritable gouffre financier,et que les humanists de l’epoque,ne voulaient pas garder dans la republique,8 millions de francais musulmans.

  4. barbot dit :

    Reconnaissons que tout ce qui est dit dans cet aricle est profondément vrai.
    Les Allemands se sont battus héroïquement à Stalingrad.Mais ils n’avaient pas de raison.
    d’envahir la Russsie
    Même chose pour nous:nous sommes battus bravement pour une mauvaise cause.les Vienamiens avaient autant le droit que nous de vivre libres et indépendants.

    • duglimbule dit :

      nos soldats
      en indo ne se sont pas battus pour une cause, quelle qu’elle soit mais sur ordre de la république envoyés la bas pour y maintenir l’ordre alors que les japonais avaient laissé un bordel innommable, ils ont fait ce qu’ils ont pus pour préserver les intérêts et les valeurs de la France .ce sont les politiques qui auraient du régler plus vite la chose.
      votre commentaire est une insultes a tous ces hommes mort la bas !
      vous n’avez certainement jamais porté » l’uniforme ! alors éviter d’émettre de telle opinions !

      • Spipou dit :

        Le bordel innommable dont vous parlez était dû principalement à de Gaulle.

        Decoux avait réussi à maintenir une Indochine en bon état de marche, à qui l’indépendance aurait pu être rendue, puisque c’était prévu, sans le coup de force meurtrier des japonais, sans effusion de sang et sans la dictature communiste. C’est pour ça que nos soldats sont morts, et pas pour garder la colonie.

        Encore une fois, merci de Gaulle, et merci pour les démonstrations de gloriole.

  5. Marnie dit :

    Mickael Votre réquisitoire contre la France et votre Cordialement sont une honte. J’espère que vous n’habitez pas dans notre pays car vous n’êtes pas digne d’y vivre. De plus vous étalez au grand jour votre parti pris, votre ignorance de ce qui s’est réellement passé à cette époque-là et votre inculture que vous étalez comme si c’était une qualité. Pauvre type, à l’égal de ce Jacques Colé. Votre haine vous perdra.

  6. katastrov dit :

    Les arabes, décents ? Vraiment ? Jamais vu un seul.

  7. Allonzimollo dit :

    Mon épouse, née à Saïgon en 1960, a choisi la France, déteste les communistes et l’oncle Ho, et parle un excellent français. Eh oui, ça existe encore !

  8. Allobroge dit :

    « …si la démarche de la France était une mission civilisatrice des peuples « indigènes », son but aurait alors été d’« élever » ces populations et son effet devrait aujourd’hui se mesurer en termes d’émancipation desdits peuples, en termes d’autonomie culturelle, scientifique, technique, politique, sociale. ». Oui mais les dits peuples faisaient une fixation contre le colonisateur et me^me contre ce qu’il faisait de bien.On se demande d’ailleurs pourquoi ils viennent chez lui si tout avait été mieux avec eux ?

  9. Jill.re dit :

    Les arabes du 7* s étaient lettrés… grand dieu !
    Les kabyles en veulent encore à ces  » lettrés »
    de cette abominable colonisation ;nombre d’entre
    eux par contre regrettent les Français.

    • Jill.re dit :

      Ils ont toujours haï les arabes ;ils se rendent
      compte maintenant qu’à l’époque des Français
      c’était pas si mal. Souvenons des paroles de
      Ait-Ahmed;il regrettait non pas le départ de la
      France, mais celui des Français.

      • Grapin dit :

        J’etais en60 62 en kabilie ayant fait une operation contreAit-Ahmedit qui est mort dpuis nous avez bien dit quand meme que dans les 50 ans ils foutrons le bordel enfrance et c’est bien ce qui se passe actellement alors je ne pense pas qu’il regretait le depart des fracais ?

  10. Jill.re dit :

    DBP a éte une page de gloire de l’armée et devrait être célèbree comme telle, au même titre que
    Camerone. Que dire d’ailleurs d’un  » vainqueur »
    qui laisse sur le terrain trois fois plus de morts et
    de blessés que le  » vaincu ».
    Nos soldats eurent une conduite héroïque ;ils se
    battirent jusqu’à la limite de leur force et de
    leur logistique. Ils furent abandonnés par les
    politicards, toujours aussi infâmes.
    DBP est à la gloire de nos soldats et à la honte
    des politiques.

    • duglimbule dit :

      tout a fait d’accord a DBP la quasi totalité des régiments parachutistes et légionnaires ont été décimés mais giap a laissé un paquet de ses communistes au tapis (certains parlent de 12000 )il a même été obligé de faire venir dare- dare des renforts pour terminer sa besogne, et après il a laissé crever de faim et de soin plus de 6000 soldats dans ses camps de rééducation communiste!

    • Colé dit :

      Mmmm. Belle découverte de l’humanisme. Unilatéral.
      Lorsque le Haut commandement français fait tuer 30 000 hommes au Chemin des Dames et en fait blesser 100 000 en 10 jours du 16 au 25 avril, ces morts sont autant de preuves du courage, du patriotisme, de l’abnégation de nos soldats. Et dans le meilleur des cas les chefs sont écartés pour un temps. Tout ça pour le lamentable échec d’une offensive imbécile et mal préparée.
      Mis s’il s’agit de vietnamiens, les morts ne sont que la preuve de leur obéissance aveugle, de leur arriération, de la cruauté de leurs chefs… Même s’ils remportent la victoire.
      Expliquez moi ce tour de magie ?

  11. Job dit :

    Jacques Colé n’est qu’un pseudo , en fait , c’est le fils à Boudarel !

  12. Paskal dit :

    Les 200 000 esclaves berbères déportés vers le Moyen Orient, c’est un « détail » ? Seule une élite était lettrée ou alors ils ont vite régressé.
    Vous êtres sûr que les dhimmis avaient les mêmes droits et devoirs que les musulmans ?

  13. Giroud dit :

    Réflexions amères? Titre tout à fait approprié à votre article, dans lequel transpire toute votre haine de la France et de son histoire. Briançonnais de coeur vous vous déclarez? Alors vous insultez cette belle ville qui a accueilli jusqu’en 2004 le 159eme RIA dit aussi « régiment de la neige » dans lequel mon grand-père paternel a servi comme appelé de 1911 à 1914 (service militaire porté à 3 ans) puis de 1914 à février 1919. Vous citez les coopérants français après l’indépendance de 1962, communément appelés les pieds rouges? Demandez à Mr Chevenement ce qu’il en pense de cette période pendant laquelle il en faisait parti. J’arrete là, il n’y aurait pas assez de place dans ce commentaire pour vous rappeler certaines vérités qui manifestement ne sont pas de vos lectures.

    • Colé dit :

      Quel rapport avec les réflexions que je propose ?
      Si haine il y a, c’est celle des chefs militaires, pas de la France.
      Cette belle ville a accueilli le 159° et votre grand-père ?
      Le mien aussi, classe 92, service militaire de 11 à 14, au front de 14 à 19, blessé à Verdun, précipité au fond du ravin dans l’accident de train de Modane.en 17. Ma grand-mère a « donné à la France », comme vous le diriez sans doute, son fiancé, puis son jeune frère tué à Rosières près d’Amiens, puis son beau-frère, blessé au crâne comme Apollinaire, et si bien protégé par le calot que l’armée lui avait aimablement fourni.
      Mon grand-oncle était lieutenant colonel au 15-9. Mon oncle a « fait » 30 mois d’Algérie. Mon père le maquis du Vercors. Et alors ? En quoi est-ce que ça efface les inepties du commandement ?

      • Spipou dit :

        Ah, votre grand-père est mort dans l’accident de Modane ?

        Justement, je m’étais toujours demandé pourquoi on avait donné le bâton de maréchal à Fayolle. Suite à la récente polémique sur Pétain, j’ai été voir sur Wikipédia, et j’ai été édifié ! Ce type aurait dû passer en cour martiale après avoir forcé le mécanicien à démarrer le train sous la menace de son pistolet. Il semble qu’il ait reçu le bâton juste avant d’aller en représentation au Canada, la France ne pouvant envoyer moins qu’un maréchal. J’ai montré l’article à ma mère, qui pourtant est une patriote « vieille France », et elle était d’accord avec moi !

        Le pire est qu’en 2018, il faut aller sur Wikipédia en anglais ou en italien pour trouver la mention de ce « détail ».

    • Kader Oussel dit :

      Il faudrait aussi lui changer ses lunettes !

  14. Frederic REYNIER dit :

    l’armée française gagne les batailles et les politiques s’empressent de perdre les guerres

  15. Adrien dit :

    Incompréhensible… Vous parlez de la colonisation arabe du Maghreb? Qui était lettré, les coptes d’Egypte par exemple? Certainement pas les envahisseurs, les récits de la colonisation du Maghreb au 7ème siècle ne sont pas très fiables, mais on peut plutôt imaginer qu’ils n’avaient pas de temps à perdre en tergiversations, que c’était l’islam ou la tête. Les termes de « lettré » et droits » ne sont pas adaptés pour cette période de l’histoire, la réalité étant plus proche de la barbarie, sauf pour la propagande officielle.
    Quant aux excuses de la France. faites les vous même. Même si tout n’était pas parfait, la France a beaucoup apporté, même s’il est de bon ton de le nier de nos jours…

    • Mickael dit :

      Les archives françaises et ottomanes « officielles » parlent de tribus berbères perpétuellement en guerre mais arabophones et allant dans des madrasas. La France aurait peu en faire autant que ce système « barbare » ..

  16. BrunoT dit :

    Article à vomir

  17. Mickael dit :

    Les indigènes musulmans enrôlés de force au profit de la metropole bénéficiaient d’un traitement de faveur dans les frontstalags de la zone occupé en 1941 et soupaient avec l’occupant.

    Les soldats allemands, constatant avec stupeur qu’ils faisaient mine de comprendre tout en tournoyant les pages à toute vitesse, furent choqués de les voir quémander des livres en français à chaque passage de la Croix-Rouge. C’était leur dernière marque de fierté. Un témoignage de mon grand-père défunt.

    Il n’y a pas eu d’apport civilisationnel pour ces gens-là, seulement de la contrainte et du profit pour l’industrie. Les infrastructures nouvellement construites ne leur étaient même pas réservées.

    • Jill.re dit :

      En un siècle, la France ne pouvait combler des
      siècles de déshérence intellectuelle, à fortiori avec
      cet instrument d’abrutissement qu’est l’islam.
      Elle construisit l’Algérie, c’est déjà pas mal.

    • Frederic REYNIER dit :

      « enrôlés de force » ou engagés volontaires avec solde au bénéfice de leur Cadi ?

      • Jill.re dit :

        Exact, avec prime d’engagement, solde et
        perspectives de butin. Les italiennes ont
        payé un lourd tribut au butin de ces barbares.

    • Frederic REYNIER dit :

      « enrôlés de force » ou « engagés volontaires » avec solde au bénéfice de leur Cadi ?, les seuls qui combattaient pour la gloire étaient ces cons de français blancs et chrétiens

  18. monrose dit :

    Facile ! Mais 42 généraux sont morts pour la France en 14-18 et 13 en mai et Juin 1940.

    • clercophage dit :

      à Monrose. : Ah les pauvres…42 généraux morts en 1566 jours !
      0,027 général par jour …
      En ce qui concerne les 1 400 000 poilus français, cela en fait 894 par jour.
      Huit cent quatre vingt quatorze.

      • monrose dit :

        Castelnau a perdu ses 3 fils, Franchet d’Esperey son fils unique…Pour ce rappel de la mémoire, le frère de mon pére et celui de ma mère sont aussi MPF.

        • clercophage dit :

          à monrose
          Sincèrement désolé…. On parlait des généraux.
          Vos deux oncles n’étaient pas généraux (?) , pas plus que les fils de ceux que vous citez.
          Mon grand père a fait la guerre de 14 et il a été gazé mais il en a réchappé .

          • monrose dit :

            Mon grand père avec 4 enfants, 2ème classe, est parti dans les zouaves à 32 ans, 2 fois blessé, les seules fois où ma grand mère l’a vu en 4 ans ! Son fils, mon oncle, lieutenant tué par les Japonais à coups de baïonnettes , le 9 mars 1945, à Hué. Mon autre oncle est tombé à 20 ans en Macédoine, face aux Bulgares en décembre 1915 après les Dardanelles, erreur de Churchill, où Gouraud est grièvement blessé, un géant comme Gallieni. Et Jouinot-Gambetta qui enleva Uskub par une charge de cavalerie, la dernière de notre Histoire ?

  19. Dupond dit :

    Clemenceau etait anti colonialiste …..apres mure refléxion je me demande s’il n’avait pas raison lorsque l’on constate ce qu’elles ont couté a la France et ce qu’elles sont devenues lorsque l’administration française en est partit

  20. laetitia dit :

    Immense matière à réflexion!