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Réflexions après une conférence parisienne, à l’invitation de Serge Federbusch

Ce jour j’étais invité par Serge Federbusch candidat soutenu par le RN et DLF à Paris, aux prochaines municipales, pour apporter mon témoignage, en ma qualité (est ce réellement une qualité en tous cas je m’en serais bien passé) de père de victime du massacre du Bataclan. Evidemment, la grande majorité des personnes présentes étaient toutes acquises à ma cause. Comment pourrait il d’ailleurs en être autrement ?

Mais j’ai bien vu que lorsque j’ai abordé certains sujets, les gens paraissaient surpris et étonnés, ce qui prouve que malgré le temps que j’y passe, et les mises en garde contre l’islamisme, même dans nos rangs, certains paraissent encore sceptiques. Je ne leur en veux pas. Ils n’ont pas été, comme moi, au premier rang de la lutte contre ces islamistes depuis ce sinistre 13/11/2015. J’ai peut-être ma part de responsabilité. Je ne dois pas être assez persuasif, j’en veux pour preuve, à la fin de cette conférence, ce Monsieur qui m’a gentiment mis en garde en me disant : faites attention, Monsieur Jardin ne soyez pas trop virulent, attendez les élections, car c’est avec nos votes qu’il faut lutter.

Sauf que depuis 1973 nos votes (pas les miens mais ceux des Français) vont dans le sens de la bien-pensance, et que si nous attendons qu’un jour le vote des Français change, les islamistes eux, pendant ce temps, vont prospérer et gagner du terrain. Il y aura encore beaucoup des notres qui tomberont lors d’attentats. Il suffit de voire à quel point notre pays a changé, depuis 20 ans, alors que notre paysage politique lui ne change pas. Nous avons toujours à sa tête les mêmes pourris, inféodés à l’islamisme ! Alors, NON Monsieur, désolé nous ne pouvons plus attendre. Il y a urgence et même grande urgence. Nous ne pouvons plus tout laisser aller à vau l’eau. Nous ne pouvons plus accepter que nos concitoyens tombent chaque jour, au cours d’attentats terroristes et lâches. Nous ne pouvons plus accepter que certains de nos concitoyens vivent dans la peur quotidienne dans des banlieues ou de petites saloperies de dealers font régner la terreur. Nous ne pouvons plus accepter les provocations que sont le port du voile, la suppression du porc dans les cantines,(d’ailleurs si vos enfants ne peuvent pas manger de porc et bien ces jours là qu’ils mangent une portion de légumes supplémentaire et basta). Nous ne pouvons plus supporter que nos médecins ne puissent soigner vos femmes sous prétexte d’une croyance moyen-âgeuse. Nous ne voulons plus que vous bloquiez des rues complètes, pour faire vos prières le cul en l’air. Nous ne pouvons plus accepter que nos policiers se fassent caillasser ou incendier. Nous ne pouvons plus accepter que nos pompiers dévoués, qui sont là pour sauver des vies, travaillent dans des conditions épouvantables, craignant à chaque intervention pour leur vie, etc. etc. Donc oui, moi j’aimerais que nos politiques fassent respecter les lois françaises, car en cela notre code pénal est bien fait et suffisamment répressif. Encore faut-il que notre justice ait bien entendu le courage de le faire appliquer, et que, s’il le faut, pour le faire appliquer, qu’on emploie la force, la police et pourquoi pas l’armée car ON EN A MARRE !

Une autre chose m’a interpellé : j’ai été questionné sur le fait de savoir pourquoi si peu de victimes des attentats réagissent comme moi, et pourquoi étions nous si peu nombreux ? Comment pouvais-je répondre à cette question, que je me pose moi même ? A ma connaissance je ne connais que deux parents qui luttent contre cet islamisme votre serviteur et là il m’est facile de répondre : j’ai été touché dans ma chair avec le décès de Nathalie, et étant un revanchard, un hargneux et un buté, il ne m’était pas possible de réagir autrement. Quand on touche un fauve, il faut s’attendre à ce qu’il contre-attaque. Je dois avoir un côté un peu “fauve”, comme mon ami Albert Chenouf, qui a perdu son fils, lâchement abattu par Mohamed Merah.

Alors pourquoi sommes nous que deux ? D’abord il faut savoir que dès que vous prenez position contre l’islamisme, vous avez une étiquette comme une étoile jaune de raciste, fasciste, xénophobe ou extrême droite. Des mots dont la presse islamo-gaucho se délectent. Tout le monde n’a pas forcément envie de se faire insulter de la sorte. Certains ont un métier, et ont peur que leur positionnement anti-islamistes ne les gênent, à la fois dans leur carrière, dans leurs rapports avec leur famille, leurs amis, ou leurs voisins. Et puis tout le monde n’a pas un moral de guerrier et de vainqueur. Certains sont nés perdants et mourront perdants. Et puis quand je déclare que lors des scènes de guerre civils qu’ont développées les musulmans lors de la CAN en Juillet 2019, LA POLICE AURAIT DU TIRER A BALLES REELLES COMME LE FONT LES POLICIERS ALGERIENS (repris depuis par une femme EXCEPTIONNELLE, Zineb El Rhazoui), j’ai été menacé par des journaux algériens et ça il faut savoir l’assumer !

Et une autre personne s’étonnant que nous ne soyons que si peu j’ai pu lui répondre que peu importe le nombre l’important étant la qualité et qu’en 1940 au début de la guerre seul 2% des Français était résistants. Et on a vu à quel point la résistance a été importante lors de la dernière guerre. Alors espérons que comme à la dernière guerre, nous soyons peu actuellement, mais beaucoup à la fin pour chasser hors de notre magnifique pays ces islamistes radicaux!

Patrick Jardin