Réflexions autour de la situation tunisienne

La révolution tunisienne, commencée cette semaine qui s’achève, repose le problème de toute révolution. La révolution se caractérise par le fait que le peuple commence à prendre directement son sort en main, sans intermédiaire et s’attaque ainsi à la question de qui doit gouverner. Elle repose la question de toute révolution après la chute de l’ancien pouvoir central : et maintenant, quoi faire, comment faire, pour qui, avec qui, avec quels moyens ?
Le meeting tenu à la bourse du travail de Paris cette semaine a entendu des discours : Ben Ali ceci, Ben Ali cela… Certes, le successeur, un peu putschiste, du vieux leader historique du néo Destour, Habib Bourguiba, a quelque peu, et même beaucoup, à se faire pardonner ou reprocher. Je ne le déclarerai pas innocent, mais le propos de certains procureurs me surprend.
Sans vouloir me faire son avocat, je reste étonné par les discours dénonçant « l’oppresseur corrompu », entendus dans le meeting et ce dimanche sur les écrans des télévisions françaises.
Prenons le véloce facteur de Neuilly sur scène. Il était présent à la bourse du travail où il a eu droit aux caméras des télévisions. Son commentaire ne pouvait qu’être historique, c’est le chef du nouvel anticapitalisme en France, c’est, je résume : « on a laissé faire Ben Ali (« on » c’est le gouvernement français, ses opposants, et les médias), ah, si c’était Cuba qui avait fait le centième des crimes de Ben Ali, là on en aurait entendu… ». Pour parler succinctement, le nouvel anticapitalisme version NPA, c’est rien d’autre que l’école qui a fait faillite en 1991, celle du vieil appareil international du stalinisme, mais avec une « patrie de travailleurs » à la Havane au lieu d’être à Moscou.
Regardons sur ce point les choses telles qu’elles sont : Si l’on devait peser les qualités et les défauts, si l’on devait comparer les fautes et crimes de Ben Ali et celles et ceux du Leader Maximo resté au pouvoir cinquante ans sans laisser à la société de possibilité d’opposition politique et syndicale, avec des prisons qui n’ont rien à envier aux prisons tunisiennes mais qui, à l’inverse peuvent être modèle, en tant que moyen pour briser les opposants, si un tribunal de l’histoire devait juger les deux Bonaparte, je ne suis pas certain qu’il donnerait la peine la plus lourde au dictateur tunisien. Cela n’empêche, Besancenot était de la curée, c’est un irréprochable.
Autre irréprochable, qui s’est invitée à la table du soutien à la révolution tunisienne, la peut-être candidate verte à la présidentielle était là, elle aussi. Elle est montée au pupitre, dans cette salle de grève. De sa voix plus propice à l’intimidation de justiciables qu’au discours élevant la conscience et la détermination de grévistes réunis, elle a voulu tonner, jouant à la révolution, dans cette salle qui a vu défiler tant de combats du mouvement ouvrier. Elle a proposé : (…) que Ben Ali, sa famille, ne puisse partir avec les fonds (…) On doit geler les biens, où qu’ils se trouvent ».
Notre juge évolue vite. Elle est passée directement, de la justice qui prend son temps, qui apprend à bien connaître en mettant en examen et en remettant aussi vite en liberté, à celle de la vindicte, à la justice des discours à l’emporte pièce. Bref, la « justice » que l’on appellera celle des « tribunaux populaires »… Un exemple, une expérience du passé à retenir ?
La révolution tunisienne a un autre effet parisien immédiat. Elle a révolutionnarisé le langage des journalistes et de politiques. Ségolène Royale y est ainsi allée de son couplet. Elle a même élargi ses foudres de madame « propre », rivale de la madame propre verte. Je la cite : (…) la cupidité, la voracité, l’autoritarisme, un pouvoir corrompu, qui a édulcoré ou dissimulé des rapports, (…) Elle demande, au gouvernement, de donner aux tribunaux, à la Justice, de faire toute la lumière sur cette affaire, l’affaire criminelle du siècle.
La révolution tunisienne a transmuté, en terribles passionaria, deux émules toujours aussi passionnées du système bureaucratique bruxellois. Elle nous en a fait des femmes devenant tout à la fois, police d’investigation, juge d’instruction, procureur, tribunal et aussi jurés. Dans l’affaire du médicament qui serait un poison, le « médiator », l’accusation portée à l’encontre de Laurent Fabius avec le sang contaminé est lancée par la duchesse du Poitou au visage du gouvernement et de son chef.
L’exaltation provoquée par la révolution tunisienne crée manifestement une série de vocations de Fouquier Tinville.
Pendant ce temps, à Téhéran, la dictature ne desserre par l’étau qui enserre la classe ouvrière et les peuples d’Iran. Les syndicalistes emprisonnés ne sont toujours pas remis en liberté. Les revendications ouvrières les plus élémentaires, en particulier celles des grévistes du textile, recevoir les salaires impayés depuis onze mois malgré le travail toujours fourni, ne sont pas satisfaites. Jusqu’à quand ? Jusqu’à quand le silence des Royal, Besancenot, Joly et de tous ceux qui posent à la conscience nette et pure… quand il s’agit d’un chef de gouvernement déchu, mais restent étonnamment silencieux face à la tyrannie de trente années subie par toute une population ?
J’insiste sur l’Iran où la classe ouvrière et le peuple ont engagé un combat libérateur après trente années de contre révolution sanguinaire. Leur adversaire est beaucoup plus coriace que le successeur de Bourguiba. Le pendeur- fusilleur de Téhéran rencontre des sympathies, en particulier chez ceux qui applaudissent le courageux peuple tunisien et piétinent verbalement Ben Ali.
Cette claque n’a pas un mot pour cet autre peuple courageux, le peuple iranien. Incohérence ? Un autre enthousiaste de la révolution iranienne est toujours vautré dans les ors du pouvoir, à Caracas. Il a l’oreille de plusieurs des procureurs de Ben Ali. Rappelons à nouveau quelles alliances ce « révolutionnaire » a conclu.
Il y a quelques mois j’écrivais à son sujet :
Le nouveau pacte germano soviétique
Les dépêches des agences de presse tombent.
Un nouveau roman d’amour politique vient de franchir une étape. Ce n’est pas encore les épousailles, mais c’est déjà plus que l’aventure d’une nuit.
C’est ainsi que nous découvrons : que Chavez, l’ex militaire putschiste vénézuélien devenu « socialiste chrétien », aspirant à la présidence à vie, et le candidat führer islamiste iranien, le susnommé Ahmadinejad, ancien chef pistolero dans les rangs des Pasdaran (la garde rapprochée de Khomeiny), ne sont plus seulement de grands amis mais aussi des partenaires dans un domaine économique destiné à changer la face du monde.
Les humoristes pourraient parler d’une histoire d’amour, à la manière de celle de l’oiseau et du poisson. Les gens plus réalistes se demanderont si l’on n’est pas devant une variante tardive du pacte Hitler Staline.
Les deux gouvernements ont en effet créé une interface financière sous la forme d’une banque commune, une « banque de développement » appellent-ils cela. Quel développement ? Pour quels objectifs ? Faire vivre tous les peuples du monde mieux, ou comme vivent ceux croupissant depuis trente ans dans la vaste prison qu’est devenu l’Iran ?
Quel objectif donnent-ils à cette banque, nos deux compères ?
Écoutons-les : « Nous sommes là pour éradiquer les fausses croyances, et tout le système capitaliste »…On est déjà assez loin du « développement ».
La banque n’est donc pas qu’une banque vénézuelo-iranienne hostile au libre marché dominé par les multiples et aléatoires actes d’achats et ventes d’actions ; elle est d’abord un premier maillon économique d’un « front révolutionnaire commun ». C’est une organisation commune de combat.
Question, qu’est-ce que les « fausses croyances » que ce « front révolutionnaire » va s’employer à « éradiquer »?
D’abord, qu’est-ce qu’une fausse croyance ?
Est-ce une croyance religieuse « hérétique » ? Est-ce de l’athéisme public ? Est-ce un point de vue politique, syndical, ou économique « déviant » ?
On sait les liens intimes, militaires et financiers existant entre les Pasdaran iraniens et les milices politico-religieuses Hamas et Hezbollah. On sait aussi, que Hamas ne se définit pas, dans sa charte, comme un parti de l’indépendance nationale palestinienne mais comme une internationale du djihad.
A Gaza, où règne sans partage Hamas, l’éradication des fausses croyances s’est traduite par l’écrasement des gazaoui chrétiens soumis à la charia intégrale, avec notamment l’assassinat du seul libraire arabe palestinien tenant une librairie mettant la Bible et les évangiles à la disposition des habitants de la bande. L’homme avait eu l’audace, inconvenante, de ne pas renoncer au christianisme. En outre, il refusait d’adopter l’islam, malgré l’insistance amicale d’un commando du Hamas. En conséquence de quoi, Hamas a éradiqué celui qui osait faire connaître les livres de la fausse croyance. Il l’a tué en plein jour, dans son magasin, au vu et aux sus de chacun.
J’aimerai connaître le point de vue de nos deux amoureux, l’avis de nos partisans de l’éradication des fausses croyances. Leur silence, et celui de leurs sympathisants, quand cela s’est produit, il y a quelques mois, illustrent sans fard en quoi doit consister « l’éradication des fausses croyances » par les hommes à tout faire de Chavez- Ahmadinejad.
Hamas se définit comme un instrument de conquête armée, prétendant soumettre le monde entier à son fascisme religieux, en commençant par Rome pour finir par l’Amérique du nord et la grande Russie.
Les images du pèlerinage à la Mecque, l’an passé, montrèrent un Hanyeh, chef de la bande de Gaza, marchant bien sagement et poliment à la gauche d’Ahmadinejad, légèrement en retrait, pendant que les pèlerins s’en allaient jeter des pierres sur le « Sheytan », puis quand ils s’en vinrent visiter la mosquée de MHMD. De purs hasards, ces rencontres, si l’on doit en croire l’absence de commentaire de nos « journalistes » et de nos diplomates.
On se souvient que Staline et Hitler se tapèrent fraternellement dans le dos, via Molotov et Ribbentrop. Ils promirent au monde une alliance durable, qui sauverait la paix menacée par les odieux ploutocrates anglo américains manipulés par les Juifs. Staline- Hitler expliquèrent : que les ploutocrates et les Juifs leurs maîtres se déguisaient en démocrates, pour utiliser les démocraties parlementaires dans lesquelles ni un seul homme, ni un seul parti, ni un seul syndicat, ne pouvaient concentrer tous les pouvoirs ou le pouvoir dans son secteur d’action.
Staline avait montré sa bonne volonté envers Hitler. Il avait déclaré « social fascistes » les sociaux démocrates de toutes nuances, il avait fait briser par la violence de commandos de gros bras les réunion sociale-démocrates ou celles des braves bourgeois démocrates hostiles au nazisme, il avait interdit l’unité d’action du prolétariat, il avait livré l’Allemagne au parti nazi. Pour y parvenir, il avait obstinément imposé au KPD, le parti communiste allemand, une ligne politique furieuse refusant et combattant l’unité d’action avec le parti social démocrate ; ce dernier constituait toujours la majorité politique de la classe ouvrière et la majorité du mouvement syndical. Staline avait repris les conséquences pratiques de la théorie de Karl Radek, à savoir : que la base sociale du nazisme étant essentiellement populaire, voire, pour partie, ouvrière, on pouvait l’influencer dans le sens des objectifs de l’URSS. Un front unique d’action pouvait donc être envisagé entre les NSDAP et le KPD. Le KPD mit en œuvre cette ligne politique à Berlin. Il organisa, en commun avec l’organisation berlinoise du NSDAP (1), une grève générale des transports berlinois qui aboutit à la démission du préfet social démocrate Severing ainsi qu’à la chute du gouvernement social démocrate du land de Prusse.
Après la venue d’Hitler au pouvoir, Staline et ses hommes liges à la tête du KPD et du Comintern expliqueront que la dictature hitlérienne ne tiendrait pas, que le KPD était le plus grand parti bolchevik hors d’URSS, qu’il agissait en utilisant les méthodes illégales de luttes et se préparait à prendre le pouvoir. Dans un rapport devant le comité exécutif du Comintern, Wilhelm Pieck, vieux spartakiste rallié à Staline, dénoncera le « capitulard social démocrate Trotski qui écrit que la classe ouvrière et le mouvement ouvrier en Allemagne ont subi une terrible défaite avec la prise du pouvoir par Hitler»…
La voie du pouvoir avait été grande ouverte à Hitler par Staline et les siens. Le « capitulard Trotski » vit immédiatement dans la victoire Hitlérienne l’ouverture du second conflit armé mondial qui, selon lui, serait plus terrible que le premier et signifierait-écrivit-il- « l’anéantissement physique des Juifs» dont les nazis pourraient se saisir.
Le pacte germano soviétique, peu après, va élargir, à la planète, la ligne Radek. Il créera directement les conditions de la guerre qu’il prétendait écarter.
Quand l’accord entre l’URSS et l’Allemagne fut signé, Staline- Chavez accepta parmi les demandes d’Hitler, celles consistant à lui livrer certains cadres communistes dirigeants du KPD, réfugiés en URSS.
En Allemagne, le triomphe nazi ne vaudra pas au KPD de recevoir des sièges ministériels, au contraire. Ce fut pour lui la répression la plus impitoyable, avec l’ouverture des camps de concentration, avec la terreur et l’espionnage général de tous les instants. Le KPD fut décapité et démantelé. Thälmann, son principal dirigeant, Thälmann le loyal exécutant de Staline à la tête du PC allemand, sera lui aussi décapité, à la hache, après presque dix ans d’internement.
En URSS, les résultats de ce mariage d’amour célébré « contre les ploutocrates et les démocraties capitalistes », se traduisirent par le 21 juin 1941. Ce sera le jour noir de l’invasion nazie. La suite est connue : les destructions de villes et d’entreprises, sur un espace aussi grand que toute l’Europe occidentale. Les pertes humaines du « pacte loyal » sont connues elles aussi : vingt millions de militaires et civils, dont plus de un million et demi de Juifs (hommes, vieillards, femmes et enfants) d’abord fusillés en masse et ensevelis parfois encore vivants, dans les vastes fosses de la shoah par balles réalisée, dans les zones de la Pologne orientale et en URSS et les pays baltes récemment annexés à l’URSS occupée, par les forces allemandes aidées de supplétifs locaux.
Chavez affirme, à qui veut l’entendre, qu’il est un vrai socialiste. Hitler aussi se disait un vrai « socialiste », un socialiste « allemand » opposé à la juiverie et à la franc- maçonnerie. Chavez se répand partout en affirmations, selon lesquelles son socialisme est un socialisme authentique, à fondements « chrétiens ». Ce socialisme chrétien est sûrement une déclinaison des doctrines « chrétiennes » du père d’Escotto (2), qui le couve paternellement des yeux. Ici, en France, les groupements issus du trotskisme, les débris du stalinisme et de sa variante chinoise, les uns comme les autres, ont un regard mouillé et ému quand ils écoutent Chavez et le suivent des yeux.
C’est sûrement parce qu’il est authentiquement socialiste et tout autant authentiquement chrétien, que l’ancien militaire putschiste peut tomber dans les bras de l’ancien homme de main des Pasdarans bourreau du mouvement ouvrier de la décennie soixante dix, oppresseur des femmes et pendeur des homosexuels (3), geôlier de syndicalistes animateurs de syndicats reconstruits malgré et contre la terreur et l’intimidation de chaque instant?
« L’anticapitalisme » de la dictature de la police religieuse, c’est, trente ans après, une pauvreté plus grande qu’à l’époque du Shah, pour la classe ouvrière, pour la paysannerie et pour la petite bourgeoisie. C’est, encore et toujours, la surveillance de tous les instants des jeunes filles, des femmes et des jeunes gens, par la police religieuse. Mais le socialisme chrétien du président vénézuélien n’est pas du tout choqué par cette oppression quotidienne destinée à éradiquer les « fausses croyances » et l’impiété.
« L’anticapitalisme » de la dictature des ayatollahs s’est consolidé sur les ossements du mouvement ouvrier en Iran, sur la destruction, à coups de bombardements massifs, du mouvement national des Kurdes d’Iran. L’Iran des ayatollahs est un vaste cimetière, pour toutes les aspirations démocratiques et sociales de la société iranienne.
Rappelons ceci à ceux qui l’ont oublié : La société iranienne ne s’est pas plus dressée contre le régime du Shah, en 1979, pour établir la dictature absolue d’une caste religieuse qui l’opprime depuis, que la société russe et son prolétariat ne s’étaient soulevés en 1905-1917, contre le tsarisme, dans le but de mettre au pouvoir une bureaucratie totalitaire dont il lui faudrait 64 années d’humiliations et de souffrances pour parvenir à se débarrasser.
Les Kurdes d’Iran tués par milliers, fusillés ou bombardés, les syndicats ouvriers d’Iran écrasés ou persécutés, les Fidayîn du peuple emprisonnés ou pendus, les groupements trotskistes d’Iran emprisonnées et disparus ( ?), les Moudjahidin du peuple réprimés et contraints à la lutte armée, les militants du parti Toudeh réprimés et anéantis, tous ces groupements et leurs nombreux militants, emprisonnés, condamnés à la potence et pendus en grand nombre, les quelques milliers de Juifs d’Iran obligés de se renier et à condamner publiquement Israël pour ne pas finir derrière les barreaux ou être amenés à la potence, quelle importance ont-ils pour Chavez, pour ce « socialiste chrétien », comme pour sa petite basse-cour « d’anti impérialistes » pratiquant un socialisme des fous ou des imbéciles (pour reprendre l’expression toujours aussi actuelle d’Engels et Bebel).
Les dépêches de presse ne nous disent pas ce que le « socialisme chrétien » va gagner grâce à la banque commune s’inscrivant dans la perspective de l’éradication des fausses croyances ? Elle ne nous disent pas en quoi la finance islamique de la dite banque commune fera mieux pour les ouvriers et les paysans latino américains que la finance islamique de la Mecque n’a fait pour les centaines de milliers de demi esclaves venus d’Asie en Arabie saoudienne, pour faire fonctionner les organes vitaux de la grande mosquée …
Par contre, gageons que la « révolution » islamique va gagner, à ce mariage, un moyen de mettre en œuvre la charia, au Venezuela et au-delà, au moyen de cette finance « éthique » qui constituera un des deux constituants du capital de cette banque « anticapitaliste ».
Alain RUBIN
(1) NSDAP, parti national socialiste des travailleurs allemands ou Nazi.
(2) le père d’Escotto est ce religieux partisan de la « théologie de la libération », proche des mouvements armés des années quatre vingt au Nicaragua et au Salvador. Ses sympathies ne sont pas blâmables. Ce qui l’est, c’est l’aveuglement de l’homme, qui rappelle celui des compagnons de route de l’URSS stalinienne et son hostilité radicale et partiale envers Israël, se nourrissant de clichés et de mensonges grossiers directement puisés dans les archives de la vieille inquisition, sans cesse à pister les Juifs et à vouloir les « sauver » en les menant jusqu’au bûcher.
(3) Ces derniers sont de vrais chrétiens, qui savent tendre la joue gauche quand on leur frappe la joue gauche. Actifs et relativement nombreux, dans les mouvements pro- Chavez, ils ne font aucune démarche auprès de leur idole pour qu’il intervienne afin que cesse les pendaisons publiques et hebdomadaires de « sodomites » iraniens. Mais peut-être font-ils des « démarches », comme en faisaient les staliniens et les crypto staliniens français, quand Moscou réprimait le mouvement ouvrier et les militants du samizdat ?

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