Réflexions sur le judaïsme, la nouvelle église maçonnique et la laïcité à la Française

Publié le 13 août 2012 - par - 1 364 vues
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« J’avoue faire la promotion d’un état d’esprit juif : est-ce une trahison laïque ? »  demande Alain Rubin

Question à examiner.

Tout dépend du sens que l’on donne au mot « laïcité ».

Son sens étymologique, historique, de séparation de ce qui est à César et de ce qui est à Dieu, mais certainement pas de détruire la religion, donc aucune interdiction d’en parler, ne serait-ce que parce que la liberté de s’exprimer est un droit fondamental ;

ou bien le sens que lui ont donné ceux qui, sous ce vocable, poursuivent un but et défendent des intérêts qui ne sont pas forcément ceux qu’ils prétendent, et que croient ceux qui les écoutent. Et dans ce cas, il est malséant de se réclamer d’une religion, mais je vous rassure, seulement si c’est la catholique.

Le premier désigne ce qui a pour but de tolérer –c’est-à-dire de permettre, en subissant – des minorités religieuses dont la présence constitue de facto un élément perturbateur, déstabilisant, comme le démontre l’Histoire. L’Edit de Nantes donnant la liberté de culte aux anciens coreligionnaires du roi Henri IV était un édit de tolérance.  La conséquence fut la rupture de l’unité de l’Etat, qui voulait que la religion des sujets soit celle du monarque, afin d’éviter les contestations en légitimité, qui n’ont pas manqué de se produire, car les Protestants ont constamment protesté.

L’autre a pour but officiel de se soustraire à l’autorité jugée abusive de l’Eglise, et d’avoir la liberté de croire ou de ne pas croire en Dieu.

Ce que l’Eglise reconnaissait, si l’on veut honnêtement examiner les faits.

Témoin Les Pensées de Pascal, qui proposent à l’athée de faire le « pari » que Dieu existe, et que c’est celui de l’Evangile. Si ce Dieu n’existe pas, le sort de l’homme est trop effroyable. Il fait donc reposer la foi sur un acte rationnel, un raisonnement par l’absurde.

Ce type de raisonnement se trouve déjà dans les épîtres de St Paul. Corinthiens « 1.22 Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse: 1.23 nous, nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens »

Pendant près de 2000 ans, une majorité de gens en Europe ont eu cette foi, et ils ont bâti l’Occident. C’est parce qu’ils y ont cru, que l’islam a été contenu, dans un espace géographique qui s’est limité à une période, aux seules Italie etFrance, et encore. La Sicile a été occupée deux siècles, et le Massif des Maures 70 ans…

Or qu’est-ce que l’Occident, sinon cet espace de liberté unique au monde ?

Peut-on imaginer qu’il ait été généré ailleurs, avec une autre idéologie ? Même un petit pays censé contenir la quintessence de l’intelligence humaine, mais qui ne survit que grâce au poids de l’Occident, a été fondé par des Socialistes Révolutionnaires formés en Occident, et non en terre d’islam, où leurs coreligionnaires ont été dhimmis pendant près de 14 siècles. Ils en gardent de profondes traces, par une sorte de syndrome de Stockholm avant la lettre.

Qu’est-ce que l’Occident, sinon un domaine dans lequel, en raison de la phrase évangélique « il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni homme, ni femme, ni maître ni esclave » (St Paul aux Galates), on estime légitime de ne pas mépriser l’étranger, de ne pas rabaisser la femme, de libérer l’esclave, et même tous les esclaves ?

(Je parle des principes ; mais c’est comme pour la loi ou le code de la route, il y a des contrevenants, et ne concerne pas l’étranger hostile).

Les bolcheviks l’ont dit, la Révolution française était une révolution « bourgeoise » : en effet, sous des discours auxquels certains révolutionnaires croyaient sans doute sincèrement, s’avançaient en fait les affairistes et les financiers. Avec la loi Le Chapelier, les travailleurs ont été privés de toute défense pendant 100 ans…

Et les protestations sont venues … de l’Eglise.

Au lieu de s’agiter de manière hystérique, comme certains contributeurs minoritaires de Riposte laïque, en hurlant que la laïcité veut qu’on détruise LES religions, on ferait mieux de constater qu’objectivement la « laïcité » présentée comme séparation « des » Eglises et de l’Etat, qui, on l’a déjà dit, est DANS l’Evangile (« rendez à César… ») a toujours eu pour but de détruire UNE Eglise, l’église catholique.

Et si honnêtement, on se demande pourquoi, on verra qu’elle est le seul vrai obstacle à l’exploitation de l’homme par l’homme, au mondialisme, à la domination du financier etc.

Thorez, avec la politique de « la main tendue » aux chrétiens, savait qu’il pouvait jouer sur leurs valeurs, en leur faisant croire que celles du communisme sont les mêmes., et ensuite, lorsqu’on a vu que la lutte des classes conçue comme l’extermination des classes de non-prolétaires, se traduisent dans les faits par l’assassinat de masse –ancêtre des camps d’extermination- et le goulag, on a continué à les « enfumer » par des discours sur l’incapacité des Russes et leur héritage tsariste, et ils l’ont cru.

Et, comme il faut bien mettre quelque chose à la place de ce qui structurait la société, on a instauré « l’Eglise » athée,  communiste, ce qu’on voudra, fondée sur le commisérationnisme, le misérabilisme, la geignardise, l’égalitarisme fanatique, l’ « indignez-vous » permanent.

Il suffit de lire le Dialogue aux enfers de Machiavel et de Montesquieu

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu

pour comprendre à quel point le développement de cette mentalité permet de manipuler les masses.

Et par quel moyen jouer sur cette corde sensible ?

Et c’est là qu’on voit comment on joue une minorité contre la majorité, avec son consentement, « à l’insu de son plein gré », la minorité manipulante étant elle-même manipulée, tout autant « à l’insu de son plein gré », par un discours de victimisation qui mériterait une révision.

Donc, l’inversion des valeurs a commencé lorsqu’on a calomnieusement réduit l’Eglise catholique à l’Inquisition,  présentée comme un organe d’oppression barbare et généralisée, alors que les procès en Inquisition, -qui signifie « recherche » en latin, interdisaient le lynchage, et non seulement ne concernent qu’un nombre de cas réduit selon des historiens qui ont étudié les archives, comme Didier Le Fur

Didier Le Fur, L’inquisition. Enquête historique, France, XIIe-XVe siècle, Tallandier

mais donnaient aux prévenus un avocat, définissaient des procédures à respecter, ont posé les bases des procès de la justice actuelle.

Mais on voit bien comment des lois peuvent être tournées par des gens qui en utilisent la lettre pour en détruire l’esprit : Pierre Cassen, Pascal Hilout, Jacques Philarchein, Eric Zemmour et tant d’autres en savent quelque chose.

Aujourd’hui, beaucoup prétendent que la « laïcité », c’est le rejet des religions, à commencer par le christianisme, et se mettent à fulminer furieusement dès qu’on y fait allusion.

Ils prétendent ne pas avoir de religion, mais en vérité, ils en ont une, dont l’objectif est de détruire le seul christianisme, et pas les autres religions, qui font l’objet d’un véritable culte, et qui sont utilisées comme des instruments de destruction du christianisme, par leurs critiques, parfois bi-millénaires, et la prétendue « persécution » dont elles seraient l’objet de la part des chrétiens, ces « racistes ». Il serait bon de considérer QUI constitue des communautés fermées et exclusives… Et à qui profite l’existence dans la société de ces communautés qui rivalisent pour dominer, et le font par des moyens insidieux qui ne sont ni ceux prônés par l’Evangile « la Vérité vous rendra libres » (St Jean 8, 32) ni ceux de la démocratie. La transparence n’est pas favorable à la démagogie, mais le démagogue ne cesse de se prétendre transparent en se payant la tête de l’électeur gogo-gogol…

Pour avoir une vision claire et globale de la situation, ou faire « l’analyse concrète de la situation concrète », il serait bon d’avoir une vision d’ensemble sur une longue période historique, et de mettre à plat l’ensemble des principes et des actes des forces en présence.

Mais le projet de « faire table rase » permet de tout jeter et facilite le dénigrement.

 

****

Au sens étymologique, la « laïcité » est donc issue de la phrase de l’Evangile « rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».

Elle pose, fait unique dans l’ensemble des religions du monde, une séparation entre la sphère religieuse et la sphère politique.

Cette séparation veut distinguer deux domaines, mais ne définit pas la ligne séparative.

Or, on tend à admettre que « tout est politique ». Quelle est donc la place de Dieu ?

Depuis bien trois siècles, la place dévolue à Dieu enFrance, et en Occident, entendons le Dieu du christianisme, car il n’en est pas de même pour les autres, s’est réduite comme peau de chagrin, sous les efforts d’abord, des Francs-maçons, qui, après avoir été bâtisseurs de cathédrales, sont devenus, après avoir ouvert les portes de leurs loges à des non catholiques, puis à des non-chrétiens, les pires adversaires du christianisme et de son représentant temporel, l’Eglise catholique.

Un peu comme les armées désoeuvrées qui, la guerre finie, poursuivent leurs randonnées vandales.

Ensuite, en plus d’autres oppositions, divers athéismes se sont joints à l’entreprise de dénigrement et de destruction, presque tous issus du marxisme, qui a culminé en Russie avec la Révolution bolchevique, mais aussi dans l’Allemagne nazie, anticapitaliste, dont le chef disait qu’il fallait détruire le christianisme, dont la figure principale était un juif.

En 1905, la loi dite « de séparation des Eglises et de l’Etat » exproprie les communautés chrétiennes de leurs propriétés, au mépris des « Droits de l’Homme », qui sont la Liberté (ne riez pas), la Propriété (eh oui),  la Sûreté, et la Résistance à l’oppression. Tous droits allégrement violés sous des prétextes divers.  (Notons que les accapareurs qui ont acheté à vil prix les propriétés vendues n’ont jamais vu leur « droit de propriété » remis en question.)

Près de Voiron, les 39 Pères chartreux qui font vivre diverses œuvres caritatives avec les bénéfice de leur liqueur, désarmés et presque tous âgés, sont expulsés avec le renfort de 2000 hommes de troupe. C’est insupportable, des gens qui travaillent gratuitement, c’est un mauvais exemple…

En 14-18, les religieux qui ont été expulsés sont appelés pour servir au front. Ils viennent. Ceux qui ne sont pas tués sont à nouveau expulsés, et ils n’ont pas droit aux pensions d’anciens combattants…

La laïcité à la française, dont l’origine est à chercher aussi dans l’Edit de Nantes, voulait d’abord permettre la cohabitation de fois religieuses différentes, en rompant avec la pratique d’unité « cujus regio, ejus religio ».  Henri IV voulait que ses anciens coreligionnaires puissent pratiquer leur foi sans être inquiétés. Mais l’équilibre est toujours fragile, et souvent remis en question. Contesté de manière inquiétante, Louis XIV révoque l’Edit de Nantes, après avoir fait aussi condamner les jansénistes, dont les idées très prisées par la noblesse de robe, proposaient une vision très rigide de la société.

En vérité, la loi de 1905 consacre la victoire de l’Eglise maçonnique, dont les membres portent des titres aussi ronflants que ridicules : « Sublime Prince du Royal Secret », ou « Chevalier Kadosh »  et  qui prétend faire le bien de l’Humanité, mais en prenant dans le secret des loges des décisions engageant l’avenir des peuples à leur insu. L’Eglise catholique a toujours condamné les loges, en disant que si on voulait faire le bien, il n’était pas nécessaire de se cacher…

Aujourd’hui, un ancien Grand Maître du Grand Orient, Alain Bauer,  a pu dire que les gens pensaient que c’étaient 22 millions d’électeurs qui prenaient les décisions politiques, alors qu’en vérité, ce sont 150 000 « frères ».

Ceux qui pensent s’être libérés de l’Eglise se sont en vérité sans le savoir, mis au service d’une Eglise occulte…

*****

Pour répondre sur quelques points à Alain Rubin sur son apologie du judaïsme :

«Ses normes formaient une sorte de constitution politique et morale destinée à déterminer comment agir en droit et en équité »

Le judaïsme n’a pas le monopole de cette volonté. Le Code d’Hammourabi et les Codes égyptiens définissaient déjà l’interdiction du vol et le respect d’autrui. Le mort égyptien devait avoir une âme aussi légère que la plume que les juges infernaux posent sur le deuxième plateau de la balance.

Aucune société humaine de peut subsister sans l’élaboration de tels codes. Le problème se pose dans la cohabitation de communautés ayant des codes différents. Quel est celui qui prime ? Comment être le « compagnon » (celui avec qui on partage le pain, la nourriture) de celui qui a des interdits alimentaires délirants, et prétend de ce fait qu’il est pur et l’autre non ?

De plus, le fait d’appartenir à une communauté ne signifie pas que l’on est pur et vierge de tout péché, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire.

Le respect des commandements « tu ne mentiras point », « tu ne voleras point » et quelques autres, est souvent bien élastique ailleurs que chez les catholiques.

Le judaïsme forme « des hommes debout, pas des soumis».

 Oui, l’insoumission, même à  Dieu, est une caractéristique, puisque c’est la signification de « Israël » -qui a lutté avec Dieu- nom donné à Jacob, -ce menteur qui a volé la bénédiction de son père mourant -, après qu’il eut lutté avec l’Ange. Elle est visible dans la manière de prier. La volonté de rivaliser avec Dieu se voit aussi dans la Genèse, puisque Eve accepte de goûter le fruit défendu pour devenir « semblable aux Dieux » (au pluriel dans le texte).

Tout cela témoigne de l’ « hubrys » qu’évoquait Christine Tasin dans un échange antérieur.

Au contraire les chrétiens prient souvent à genoux, -conservation des rituels antiques- pour montrer leur humilité face à Dieu. Ce qui n’en fait pas des soumis pour autant, mais ils acceptent l’ordre des choses.

Mais ils ne s’aplatissent pas sur le sol…

« la circoncision à huit jours, pas à six, pas à sept, pas à neuf, pas à dix jours et plus tard, mais à huit jours, intervient dans des conditions neurologiques particulières, éphémères. »

Libre à vous d’imaginer que pendant quelques heures le nouveau-né ne ressent rien… Sur les vidéos publiées par Riposte laïque http://www.youtube.com/watch?v=I2Tjxn1vBN8&list=UUd2b1sWc4EWYO-828K8x-UQ&index=0&feature=plcp

on peut voir un enfant après la circoncision : il est visiblement dans un état comateux.

Quand je pense au cirque que votre communauté fait au sujet du baptême, les ricanements et autres que j’ai pu entendre…

« On peut ne pas être pro-rabbin mais on ne peut nier qu’ils ont mis au point une sorte de devoir de réfléchir et d’exprimer son point de vue, via la méthode dialectique d’étude du talmud (le pilpoul). »

« C’est cette méthode qui sera mal comprise et brocardée, sous l’expression péjorative d’avoir « l’esprit talmudique », c’est-à-dire d’être un emmerdeur toujours disposé à « couper les cheveux en quatre ». »

Le devoir de réfléchir n’est pas non plus le monopole des juifs. La différence est que les uns se considèrent comme « des seigneurs », comme le confirme le rabbin Steinsaltz dans un article pleine page du journal La Croix publié au moment de la sortie de sa traduction du Talmud en hébreu moderne, et que leur place dans la société est toujours en haut de l’échelle sociale.

Les chrétiens au contraire, envisagent la société dans sa globalité, comme l’exprime le dicton populaire « il faut de tout pour faire un monde ».

C’est ce « tout » qui a été remis en cause depuis que la conception chrétienne n’est plus dominante, depuis plus de trois siècles, contrairement aux apparences.

Ce qui domine, ce sont les forces du très grand capital financier, aujourd’hui mondialiste, et ce ne sont pas des papistes qui le détiennent.

Ces forces se servent de l’indignation permanente, de l’excitation à la haine sociale, en s’appuyant vigoureusement sur les groupes gauchistes « on vous ment, on vous spolie », en promettant des « lendemains qui chantent » pour mieux enfumer le chaland désireux de voir la vie en rose.

Le « pilpoul » est un procédé de réflexion qu’on ne peut appeler « dialectique » que par une extension abusive.

Wikipédia  a donné du mot des étymologies variables : l’ancienne séparait les deux éléments  « pil – poul » signifiant « fève – éléphant » en suggérant que le locuteur devait être capable de démontrer qu’une fève est un éléphant, et inversement.

Selon la nouvelle,  le mot viendrait de « pilpel » « poivre » et signifierait « raisonnement aiguisé » (on se demande pourquoi pas « raisonnement pimenté »…)

La première étymologie, qu’on m’a donnée pendant des décennies, est devenue introuvable. Elle laisse trop penser que le pilpoul servirait à faire prendre des fèves pour des éléphants, et des vessies pour des lanternes.

La nouvelle est plus élégante, mais elle gomme le fait que le pilpoul a été mis au point pour trouver des manières de « résoudre » les contradictions du Talmud, qui ne saurait en contenir.

Il faut donc que cela vienne du lecteur, qui n’a pas suffisamment analysé les innombrables interprétations possibles d’un texte inspiré par le divin.

L’expression populaire désignant le pilpoul, « couper les cheveux en quatre » dit assez son caractère laborieux et atermoyant, voire dilatoire et paralysant.

Alors que la dialectique cherche à trouver une vérité, le pilpoul recherche seulement un moyen de donner une cohésion provisoire, qui peut être remise en cause et retournée l’instant suivant.

Sans doute féconde dans la discussion philosophique, la méthode conduit rapidement à des discutailleries, des tergiversations, qui interdisent l’action, détruisent les structures de l’ordre établi, continuellement contesté.  Je ne suis pas loin de penser que la remise en question actuelle de l’autorité politique, économique etfamiliale ne soit le fruit de ces retournements permanents.

Cette méthode prétend s’inscrire dans la tradition de la pensée occidentale, dont on veut insidieusement nous faire croire qu’elle était indigente et avait besoin de secours, malgré plus de deux millénaires de réalisations concrètes.

« Je disais aussi : qu’on ne saurait parler de supériorité raciale quand 50% des nobélisés sont juifs, mais de supériorité pédagogique en matière d’acquisition de la lecture, de l’écriture, de l’analyse de texte et des outils abstraits du raisonnement qui fonde l’esprit mathématique. »

« C’est un fait, comme c’est un autre fait que le système « religieux » amenant à treize ans à la bar-mitsva, -la majorité religieuse juive-, oblige chaque garçonnet à apprendre à lire dés trois ans, à écrire au même âge et à discourir en public. »

Alors là, tout à fait d’accord.

Le jeune juif est marqué au couteau, et formaté dès la naissance pour appartenir à une classe qui, détenant les clés du langage, détient les clés de la com., et donc le pouvoir si possible.

Les parents de DSK auraient entraîné leurs enfants à « pilpouler » dès le petit déjeuner…

De plus l’obligation d’apprendre  par cœur des textes complexes dès le plus jeune âge, ainsi que l’Histoire des juifs, constitue un entraînement extraordinaire de la mémoire, clé absolue de la réussite scolaire.

Mais j’ai l’outrecuidance de penser que bien des « manuels » n’ont pas l’intelligence moins aiguisée que des virtuoses du débat, qui parlent une heure sans avoir rien dit, comme j’ai pu en entendre, par exemple dans les émissions du dimanche matin à 9 h surFranceculture.

Virtuoses en blablas, mais sans un gramme de bon sens. Car justement, les mots peuvent tout dire, avec des mots, on peut tout faire. Mais les faits sont têtus, le réel est concret.

« J’avoue : je fais en effet la promotion d’un état d’esprit juif. Est-ce vraiment laïque ? »

Pour ma part, vous pouvez promouvoir ce qu’il vous plaît. Le problème est que moi, en tant que catholique, je ne peux pas en faire autant.

« Je défends en effet un mode d’éveil de l’intelligence humaine. C’est lui qui permit au parti Bund, un parti ouvrier, -formé de milliers de Juifs marxistes méthodiquement instruits dans l’étude du « capital » de Marx, (trente mille militants en 1903, pour deux à trois millions de Juifs sous administration russe, vivant sous un régime autoritaire qui laissera s’organiser les pogromes), plus nombreux à eux seuls que tous les autres groupes marxistes unifiés dans le POSDR (le parti des Lénine, Plekhanov, Trotski, Dan, Tséretelli, Martov, Rosa Luxembourg, Staline, Zinoviev…)- c’est lui, cet état d’esprit, qui leur permit de discuter et de recruter souvent dans les yéschivot (sortes d’universités talmudiques), pas pour y trouver des fanatiques, des talibans juifs, mais des hommes de conviction, des militants rigoureux et décidés, des hommes à l’esprit acéré qui constitueront l’armature dévouée et instruite du mouvement ouvrier de Russie et de Pologne, puis celui des États-Unis et d’Argentine (pour ceux qui purent y émigrer).

« Ils défendaient, avec le concept de « tsim-tsoum », le point de vue d’un Dieu qui formant tout et se trouvant partout, se retire, se rétracte sur lui-même pour que l’univers puisse se développer dans le temps et dans l’espace. »

« Mais pour autant, je ne jetterai pas Trotski, Rosa Luxembourg, le Bund, Ringelblum et quelques autres, avec l’eau sale du bain représenté par Staline, Shlomo Sand, « shalom archab », le « front de gauche » et une kyrielle d’organisateurs de faillites bureaucratiques. »

Ca, c’est le plus intéressant.

Si c’était moi qui l’avais dit, on m’aurait traitée de raciste….(rires homériques).

L’idéologie du dément Marx, qui, pour prétendument créer une société juste et égalitaire, a déclaré péremptoirement qu’il fallait supprimer les classes pour n’en garder qu’une seule, a érigé la haine générale en principe politique. Pour y parvenir, il préconise l’extermination sociale des non conformes, appliquée dès leur arrivée au pouvoir par les camarades Lénine, Trotsky et Staline, assistés par les nombreux protagonistes cités ci-dessus.

Cette idée, associée au génocide des Arméniens, a donné des idées et des modèles à un moustachu antijuif parce que anticapitaliste et antichrétien.

Non, la société occidentale dite capitaliste, et auparavant monarchiste, n’était pas parfaite.

Oui, il y avait de grandes inégalités entre les individus, et certains avaient une vie de souffrances.

Mais ces inégalités sont-elles réduites, et même, au vu de l’atroce ratage de la société inspirée par le marxisme, à qui il est impossible d’avoir une autre forme que celle de la société  bolchevique,  sont-elles réductibles ?

Quelle est « l’égalité » entre tel directeur de FMI logé un temps dans un modeste appartement de 600m2 à New York, qui pratique un « droit de cuissage » particulièrement brutal, et le smicard de Sarcelles ? Quelle est la différence entre le premier et le « grand seigneur méchant homme » (Dom Juan) sous l’Ancien Régime ?

Quels ouvriers vivaient mieux, ceux qui subissaient la misère et l’oppression stalinienne, nantie de l’outil de la Tchéka, montée par Trotsky et son bras droit Djerzinsky, devenue Guépeou, NKVD, KGB et j’en passe, ou les ouvriers de Ford ???

Alors, l’ « état d’esprit juif », j’aimerais qu’il s’applique aux juifs qui le veulent, à ceux qui ont l’orgueil de penser qu’ils peuvent « finir le monde » sans voir que « qui veut faire l’ange fait la bête » et que vous me laissiez dans ma gangue antique d’occidentale mal dégrossie.

Hélas, il est trop tard, et grâce à ce bel état d’esprit, l’Europe entière sera dhimmisée.

Nadia Furlan

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