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Réflexions sur les Français de souche

Charred tree stump in the forest

Manifeste d’un Français de souche

Qu’est-ce qu’un Français de souche ? Ce vocable devenu populaire a pour fonction de permettre le distinguo linguistique entre les Français de sang (ou Français autochtones) et les détenteurs de la nationalité française qui ne sont pas français par le sang. Un Français de souche est une personne qui, de par son ascendance, ne peut s’identifier qu’à la France ; il est à la France ce qu’un aborigène australien est à l’Australie. Un Français de souche est d’origine française comme Vladimir Poutine est d’origine russe, ou comme Xi Jinping est d’origine chinoise.

Sans considération pour sa dose de sang celte/romaine/franque, qu’il ne peut de toute façon pas connaître, le Français de souche va naturellement s’identifier à l’histoire du territoire de ce qui est aujourd’hui la France. La guerre des Gaules, la Révolution, les tranchées de la Première Guerre mondiale font naturellement partie de son identité, car le territoire de la France est celui de ses ancêtres, aussi loin que puisse remonter la mémoire des hommes.

« Où voulez-vous en venir ? » me direz-vous. La France a ses autochtones, et alors ?
Et bien on peut observer qu’à la différence de nombreux autres pays, la France se caractérise par un phénomène susceptible d’interpeller : un puissant courant de pensée cherche à persuader les Français autochtones qu’ils n’existent pas. Certains voudraient que les autochtones français ne possèdent pas ce lien, naturel, qui lie un individu à la terre de ses ancêtres. L’un des objectifs de la manœuvre étant bien évidemment de faire passer la pilule de l’immigration de masse sans que le peuple autochtone ne se révolte contre elle.

Qui donc promeut cette ablation du sentiment d’appartenance ethnique chez les autochtones français ? Donnons quelques exemples d’entités au sein desquelles cette volonté de promotion est observée.
Les partis de pouvoir de la classe politique : « il n’y a pas de Français de souche » déclarait Éric Besson, alors ministre de Nicolas Sarkozy.

https://youtu.be/2g9JXi_KG-o

La Justice : lorsque Houria Bouteldja est assigné en justice pour « chef d’injure publique envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » suite au discours suivant :
« et moi, j’ai envie de dire : c’est le reste de la société qu’il faut éduquer, […] c’est le reste de la société occidentale, enfin de ce qu’on appelle, nous, les Souchiens — parce qu’il faut bien leur donner un nom —, les Blancs, à qui il faut inculquer l’histoire de l’esclavage, de la colonisation… »

La Cour de cassation va d’une part parler des « Français « dits » de souche », et va aller jusqu’à déclarer que (https://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000028482182&fastReqId=198999606&fastPos=1) :  « la catégorisation des « Souchiens », en la rapprochant d’une entité ethnique ou raciale dite « les Blancs », qu’il est d’usage de nommer en ethnologie les « Caucasiens » sans choquer quiconque, tend à confirmer la motivation ethnologique et non animalière reprochée à la prévenue ; qu’enfin, il est constant que le néologisme « souchien » est d’usage courant dans la classe politique ; que les pièces vidéo versées au dossier confirment que des politiciens de toutes tendances l’emploient sans que cela ne suscite l’émotion de ceux qui seraient censés se sentir concernés ou offensés par ce terme » ; qu’en conséquence, la cour, constatant que rien à la procédure ne permet d’affirmer que le terme devait être entendu en deux mots « sous-chiens », ne faisant pas siens les motifs développés par le tribunal ».

Ainsi le terme « souchien » ne serait pas un terme péjoratif à rapprocher de « sous-chiens » et de plus il serait « d’usage courant dans la classe politique » (!). On fait tellement peu de cas des Souchiens que même lorsqu’ils sont victimes d’injures raciales, nos plus hautes juridictions trouvent des justifications pour dédouaner les auteurs.

La presse : « « souchiens » n’est pas une injure anti-Blancs » titre par exemple le Huffington Post (https://www.huffingtonpost.fr/2012/01/25/souchiens-houria-bouteldja_n_1230353.html).
« Le Français de souche n’existe pas » titre le point (https://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/le-francais-de-souche-n-existe-pas-23-08-2012-1498404_445.php)

La société civile : le droit aux Français autochtones de se considérer comme tels va non seulement être nié par une partie de la société civile qui n’est elle-même pas autochtone, mais aussi par une partie des Français autochtones eux-mêmes ; j’en ai moi-même fait l’expérience plus d’une fois…

Toute ma vie il me fut répété que la colonisation était un symbole de mal, et que les Français n’avaient rien à faire en Algérie, au Sénégal ou au Vietnam, car les Algériens, Sénégalais avaient le droit d’avoir leur pays (étrangement, il est dans ce contexte sous-entendu Français, Algériens, Sénégalais, Vietnamiens de souche, et cela ne dérange personne). Soit, je suis d’accord avec cela. Mais je suis aussi logique : dans ce cas, les Français de souche ont le droit, eux aussi, d’avoir un pays. Ils ont le droit d’avoir un territoire où ils se sentent chez eux et peuvent développer librement leur culture. La France n’est la France que parce que sa population autochtone est ce qu’elle est. Faites venir en masse des populations d’autres pays, et la France deviendra un autre pays. Exemple que personne ne pourra nier : il n’y avait pas d’attentats islamistes en France avant l’arrivée massive de population musulmane ; ce type d’attentat fait désormais partie de notre quotidien.

« Ethnomasochisme » est le mot qui vient à l’esprit pour désigner le rapport de certains autochtones français à leurs origines, et le mot « ethnocide » est celui qui tend à désigner leur situation. Quelle solution pour ceux qui veulent survivre, sauvegarder leur identité et la léguer à leur descendance ? J’ai personnellement proposé une réforme du code de la nationalité dans l’article suivant :

https://ripostelaique.com/pour-une-reforme-du-code-de-la-nationalite.html

Joseph Bremond

Appendice
Quelques réponses à remarques souvent entendues :
« La France n’est elle-même ethniquement homogène entre Basques, Bretons, Picards, etc. »
Les Basques, Bretons, Picards sont des autochtones du territoire qui est aujourd’hui celui de la France. Tous ceux dont les terres ancestrales se trouvent dans ce pays sont aujourd’hui dans le même bateau.
« Une personne dont l’un des deux parents est un Français de souche et pas l’autre est-elle française de souche ? »

Cette personne est à moitié française de souche, comme l’on peut être à moitié aborigène. Étant liée à la France de manière millénaire par sa moitié française, elle appartient pour moi au peuple français.

« Mon grand-père italien était parfaitement intégré et avait tout d’un Français de souche. »

Un des mythes associés à celui de l’inexistence des autochtones français est celui selon lequel il serait possible de fabriquer des Français. Ce mythe a nourri l’éducation donnée aux autochtones des anciennes colonies (à qui l’on enseignait que leurs ancêtres étaient les Gaulois) et le résultat fut un échec retentissant qui se solda par les demandes d’indépendance (parfois ponctuées de guerres aussi stupides qu’inutiles) des pays concernées, qui rejetèrent ainsi leur l’idée de devenir français. L’erreur cruciale faite par nos dirigeants, erreur qui peut-être condamna la France, a été de continuer à croire en ce mythe et à reproduire la politique coloniale sur le sol national : la situation actuelle, dont par exemple les attentats islamistes, en marque là aussi l’échec. Le lien psychologique qui lie une personne à la terre de ses ancêtres ne se fabrique pas, c’est ainsi. On pourra arguer que les populations d’autres pays européens peuvent se fondre plus facilement dans la population française. Mon expérience m’indique que l’immigration européenne n’est pas plus souhaitable qu’une autre. « Mon grand-père était italien et parfaitement intégré, d’ailleurs j’ai un pote sénégalais… » ai-je déjà entendu.

« Les habitants de l’Outre-mer sont-ils des Français de souche ? »

Les territoires d’outre-mer ne sont pas français par la géographie, et pour la plupart d’entre eux ne le sont pas non plus ni par l’ethnicité de leur population majoritaire, ni par la culture de cette population. Une analyse des résultats du référendum pour l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie de 2018 (http://www.nouvelle-caledonie.gouv.fr/Actualites/Referendum-Retrouvez-ici-les-resultats-definitifs-de-la-consultation-du-4-novembre-2018) montre qu’une majorité écrasante (presque 100 %) des Kanaks qui ont voté ont choisi l’indépendance. Ils ne se considèrent pas comme français (et c’est tout à leur dignité) car ils ne le sont tout simplement pas.