La Réforme Belkacem : un crime au service de l'islam

belkacem-et-les-enseignantsIl est courant d’entendre des professionnels de l’information, des enseignants, des personnes sensées être instruites, expliquer que « tel évènement s’est produit malgré que toutes les mesures de précaution… ».  Aïe, là mes oreilles sont choquées, brutalisées, et pourtant je ne suis diplômé que de l’E.C.T. (Ecole communale de Tébourba – Tunisie). Aussi vous comprendrez que je me range maintenant dans le groupe des « vieux qu’ont de l’âge »
Cependant, plus j’avance plus je m’aperçois que l’âge n’a rien à voir à l’affaire et que la « connerie » n’attend plus le nombre des années. Sachez que la réforme des collèges a pris pour devise «  Mieux apprendre pour mieux réussir » et pour objectif « Faire réussir tous les élèves ». (source : site éducation.gouv.). Avec tout le respect que j’ai pour l’espèce asinus  j’informe les réformateurs hautement diplômés ayant phosphoré sur ce projet que « ce n’est pas en coupant les oreilles d’un âne qu’on en fait un cheval de course ». Mais qui ne veut pas entendre est sourd et qui ne veut voir est aveugle.
Pour ma part je ne suis ni aveugle ni sourd ; j’ai donc vu et entendu mardi soir 19 mai (jour de grève des enseignants) au 20 heures de TF1, une courte retransmission de l’interview du Premier ministre affirmant que « la majorité des enseignants sont favorables à la réforme… » Aïe, aucun respect de mes oreilles ! Lorsque j’étais gamin, là-bas, il était courant d’entendre dire « c’est parler français comme une vache espagnole ! ». J’ignore l’origine de cette expression mais, moi qui avais encore un peu de considération pour les Premiers ministres ce fut le coup de grâce. J’estime la fonction maintenant « sinistrée ».
La majorité des Français s’accorde pour dire que depuis des années notre système scolaire conduit à l’échec : 150 000 jeunes sortent chaque année abêtis par 10 ans d’application de méthodes pédagogiques hautement pensées. De grands spécialistes scrutant le cerveau des jeunes croient toujours avoir trouvé le traitement contre l’inégalité cérébrale. Je dis à ces intellectuels déconnectés de revenir à la réalité. Je les invite à observer le monde animal (à l’INRA de Tours des ingénieurs ont observé le comportement de moutons dans de multiples situations afin de mieux les comprendre, donc de mieux les traiter en élevage).
Pour ma part, ayant toujours vécu et travaillé avec des animaux je peux affirmer que dans une même fratrie de lévriers des sables en ma possession : l’un est très beau et d’une grande intelligence alors que sa sœur, également très belle, est plutôt du genre « gourdasse ». N’y voyez surtout pas là du sexisme car dans le monde animal les femelles sont généralement plus réactives que les mâles. Tout cela pour dire que si dans une même famille des différences de niveau existent il ne peut en être autrement au sein d’une même tranche d’âge d’élèves. Et donc vouloir la réussite pour tous ne pourra s’obtenir que par le nivellement par le bas. C’est ainsi que le pourcentage de bacheliers augmente années après années, le but étant d’atteindre plus de 95% de réussite mais pour beaucoup d’entre eux c’est la fin du rêve en première année de faculté. L’Education Nationale les a « trompés » au nom d’une idéologie égalitaire. C’est criminel.
Cette institution « obèse et suffisante » reconnait cependant que 25% des élèves de fin de 3ème ne comprennent pas ce qu’ils lisent et ne peuvent écrire un petit texte correctement ; que 20% ne savent pas résoudre un exercice de mathématique de CM2.
Ajoutez leur une deuxième langue vivante en 5e, réduisez les horaires de français, mélangez le latin et le grec ( bases de la langue française) avec des activités pluridisciplinaires (surtout ne pas oublier de bien mixer), préférez l’expression orale plus facile puisque pratiquée dans la rue, supprimez les notes traumatisantes, réduisez l’histoire de France à ses périodes sombres et culpabilisantes, et ne tenez pas compte que chaque enfant est unique et qu’il faut l’aider à se découvrir, à pouvoir exprimer le meilleur de lui-même, c’est absurde. Mais non, il faut mélanger, brasser, désorienter, couper les têtes qui dépassent.
Réformer ainsi, sur des bases non acquises, c’est vouloir construire une maison sur de la vase. Tout le monde sait que c’est de 6 à 12 ans, donc à l’école primaire que les principaux acquis se mettent en place (calcul, écriture, lecture, grammaire et conjugaison, compréhension et rédaction de textes, mémorisation par l’apprentissage de poèmes…). C’est là que se développent, se multiplient et se connectent les neurones ; la créativité est en grande partie assurée dans les cours de récréation par les enfants eux-mêmes.
Mais pourquoi cet acharnement à vouloir détruire le français, l’histoire de France, la France et l’élitisme « qui tirent vers le haut » pour le bien de tous et du pays ?
Nos grands pédagogues, nos ministres de l’éducation récents et de gauche parfois extrême n’auraient-ils pas une idée que je qualifierais de « machiavélique » en voulant installer une « nouvelle philosophie de vie » ? Je m’explique : on réduit jusqu’à la supprimer l’histoire de l’antiquité (surtout gréco-latine) et on met au placard le latin et le grec, on efface ainsi progressivement les bases de notre civilisation, de notre démocratie, de notre langue. La nature ayant horreur du vide et nos idéologues avant-gardistes et destructeurs se chargeront de mettre en place, sur des bases déjà existantes une nouvelle pensée philosophique : « la pensée arabo-musulmane » ! C’est « Daesh » en mode indolore qui pratique là l’effacement de tout ce qui précède l’Islam, appelé époque de l’ignorance ou « Jahiliya ».
Pierre Lejeune

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