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Réfugiés : comparons avec les Alsaciens-Mosellans en 1940…

Tous les médias de la bien-pensance nous abreuvent de termes erronés pour qualifier des individus qui s’introduisent illégalement en France. Ils les nomment migrants, personnes en détresse (alors qu’ils se mettent volontairement en péril et qu’ils payent même pour cela), malheureux fuyant la guerre, réfugiés, etc., alors qu’ils devraient les citer simplement comme clandestins. Alors parlons de réfugiés et faisons un petit comparatif.

Il y a maintenant 80 ans, les 2 et 3 septembre 1940, 374 000 Alsaciens et 227 000 Mosellans quittèrent, sur ordre du gouvernement, leurs villes et villages, leur habitation, leur travail, leur bétail, car à cette époque la ruralité était encore vivace. C’est ainsi qu’en deux jours, 495 communes bordant la frontière entre le Luxembourg et la Suisse furent vidées de leurs habitants pour qu’ils ne soient pris entre deux feux au cours de la bataille où allaient, prévisionnellement, se confronter Français et Allemands.

Presque toutes ces personnes furent évacuées avec leurs 30 kg de bagages vers les départements du Sud-Ouest, le plus souvent en wagons à bestiaux sans doute pas plus confortables que les navires dits sauveteurs qui ne sont en réalité que des pourvoyeurs de l’immigration clandestine.

C’était pertinent. Pour les éloigner du front, ces réfugiés des frontières de l’Est étaient mis à l’abri dans leur propre pays, dans des contrées peu susceptibles de connaître la guerre puisque éloignées des potentiels champs de bataille.

Quand, en 1942, les Allemands investirent toute la France  – ils n’en avaient occupé que la moitié, jusque-là -, aucun Alsacien-Mosellan ne partit pour trouver refuge dans un pays lointain. D’ailleurs, qu’est-ce qu’ils seraient allés faire en Irak, en Afghanistan ou en Éthiopie ? Les seuls qui migrèrent soit en Angleterre ou dans nos colonies s’engagèrent dans les armées de libération et revinrent, de ce fait, au pays, du moins ceux qui survécurent aux combats.

Pas comme nos « réfugiés » actuels qui auraient bien pu migrer dans leur propre pays, dans une zone encore tenue par les forces loyalistes. Car s’il y a bien des secteurs géographiques où sévissent les combats, il est rare que l’intégralité d’un pays soit à feu et à sang. Et combien sont-ils à s’en retourner et s’engager dans leurs forces armées pour éliminer leurs agresseurs terroristes ? Pensez-vous, ils préfèrent risquer leur vie dans la traversée pour l’Europe où il fait si bon vivre et où l’argent tombe tout seul. D’ailleurs, aucun d’entre eux n’envisage de retourner au pays où beaucoup de choses sont à reconstruire et où on aurait besoin de leur apport d’hommes bien nourris et bien reposés.

Vous pourriez me rétorquer que les réfugiés alsaciens-mosellans sont retournés en bloc (quelques rares sont restés sur place) dans leurs villes et villages occupés et administrés par l’ennemi. Admettons que les nazis, tout fanatiques qu’ils étaient, n’étaient quand même pas si inutilement pervers que les djihadistes et qu’ils n’assassinaient qu’à travers certaines règles qui leur étaient propres : tribunaux militaires à verdict unique, travail forcé jusqu’à épuisement dans les camps de la mort, enrôlement de force dans les armées allemandes avec 24 000 tués sur le front russe et 16 000 décédés en captivité soviétique, etc. Mais même sous leur domination, il suffisait de ne pas faire de politique, de ne pas s’opposer au régime et de fermer sa gueule. De la sorte, on arrivait à survivre dans son propre pays, sous la botte d’un dictateur étranger et de collabos bien de chez nous.

Et un jour, vint la Libération, la délivrance. Nos réfugiés alsaciens-mosellans la savourèrent CHEZ EUX, drapeaux tricolores aux fenêtres.

Les réfugiés actuels la découvriront CHEZ NOUS, puis ils fêteront ça dignement avec l’argent versé par la Caf tout en brandissant des drapeaux de leur pays chéri qu’ils ont volontairement déserté pour ensuite réintégrer leur HLM que la généreuse France leur a attribué de façon privilégiée. C’est là toute la différence.

Jean-Louis Burtscher