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Refusé pour cause de CSG…

Je fais partie de ces retraités du privé qui ont beaucoup travaillé pour ne pas se retrouver dans la gêne une fois rangé des voitures… 47 ans d’activité au compteur, excusez du peu, et un départ en retraite à la limite du burn-out, cinq ans après la date légale !

Depuis 2013, j’essaie de profiter d’une honnête aisance tout en ne restant pas insensible au malheur des autres que j’essaie de soulager dans la mesure (raisonnable) de mes moyens.

C’est ainsi que je me retrouve assailli, le mot n’est pas trop fort, de sollicitations diverses et variées de la part d’organismes a priori respectables dont la vocation paraît être de soulager la misère du monde à défaut de celle, à mes yeux pourtant prioritaire, de nos concitoyens.

C’est  notamment à partir de la rentrée scolaire de septembre que les courriers ad hoc me parviennent en rafale, certains se répétant à quelques semaines d’intervalle, histoire de me rappeler à un devoir que je pourrais avoir feint d’ignorer, tout en brandissant l’attrait d’une déduction fiscale qui ne s’applique qu’aux 2/3 des sommes versées.

Or si la ponction fiscale fait partie d’une obsession bien française que je partage avec beaucoup de mes concitoyens, j’essaie néanmoins de rester lucide et j’observe que ma retraite n’a pas augmenté d’un centime jusqu’au 1° octobre 2017 (+0,8 % pour la retraite de base versée par la CNAV seulement) tandis que tous les tarifs publics continuaient allègrement de grimper ainsi que le montant de mon loyer car des déménagements professionnels constants m’ont empêché à tout jamais de devenir propriétaire.

Par ailleurs, je sais, car tout finit par se savoir, que mes dons ne vont pas toujours là où j’aimerais qu’ils aillent et qu’ils profitent plus souvent qu’à leur tour à la populace immigrée (que des gouvernements de collabos ou de traîtres laissent envahir le sol de notre patrie) plutôt qu’à des familles bien françaises dans le besoin.

C’est la raison pour laquelle après avoir résisté de manière symbolique à l’envahisseur en offrant systématiquement des conserves de porc aux collectes alimentaires dont j’ai ensuite appris qu’elles nourrissaient surtout les collecteurs, j’ai décidé de répondre de manière symbolique aux courriers de sollicitation dont je suis le destinataire en quantité véritablement industrielle… Je retourne systématiquement les courriers indésirables avec la mention « REFUSÉ… pour cause d’augmentation de la CSG » car je fais désormais partie de ces heureux retraités dont la pension est supérieure à 1.200 euros par mois que l’État va ponctionner à compter du 1° janvier 2018 de 1,7 % supplémentaire au titre de la CSG sans aucune contrepartie et notamment sans suppression de la taxe d’habitation.

Mesquinerie ? Peut-être, mais surtout un immense ras-le-bol que je n’ai pas trouvé le moyen d’exprimer autrement. Toute ma vie j’ai payé, payé, et encore payé pour les autres, y compris pour ceux que la France accueille avec tous les droits et sans aucun devoir et qui se permettent encore de nous cracher à la figure leur haine et leur volonté de conquête.

TROP, C’EST TROP et même si je n’ai pas l’âme d’un révolutionnaire, je me sens aujourd’hui de plus en plus capable du pire à l’égard de ceux qui trahissent ainsi le peuple français et je m’estime heureux d’avoir trouvé pour l’instant ce genre d’exutoire… Plaise au ciel qu’on en reste là !

Bernard Campan