Relégation, apartheid, discrimination, qu’ils disent…

Publié le 28 janvier 2015 - par
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TCHOislamisteguerreOn se souvient, qu’après les tueries djihadistes à la rédaction de Charlie, à Montrouge et à l’hyper casher de la porte de Vincennes, tous comme un seul, – Premier ministre, Président et la kyrielle des sociologues de la vérité connue avant même le début de l’étude-, nous répèteront et nous feront répéter, sur tous les tons et toutes les longueurs d’ondes, par les médias aux ordres du dogme :  les tueurs étaient des garçonnets si gentils, c’étaient des adolescents si intéressants, si sensibles et pleins de promesses… que c’en serait incompréhensible. Cela resterait un mystère, sauf, sauf si l’on cessait de ne pas se pencher sérieusement sur de graves dysfonctionnements fracturant la société française, constituant, pour partie, une intolérable survivance des désordres coloniaux.

Propulsée par ces débris de l’idéologie tiers-mondiste, ciselée il y a plus d’un demi-siècle par Jean Sol Partre et son pseudo marxisme existentialiste « ne voulant pas désespérer Billancourt » et la fraction de la classe ouvrière qui croyait dur comme fer au caractère socialiste, libre, émancipateur, de l’URSS bureaucratisée et de ses cliques gouvernementales- notre équipe gouvernementale s’est lancée.

On a eu le concentré de réaction quasi légitime, sous la forme la plus agressive qui soit contre la société française qui aurait semé l’apartheid, de l’injustice, de la relégation et récolterait le vent de la violence et des assassinats djihadistes en série.

Pour Al Qaida au Yémen et pour DAESH Etat islamique, organiser des tueries en France, c’est tout bon. Non seulement l’islam y devient une icône, une star, une personne morale intouchable, mais en plus et essentiellement : l’accusé principal des crimes ne sont pas les exécuteurs de journalistes, de policiers et de Juifs, c’est, pointé du doigt et chargée d’opprobre, la nation Française et ses lois.

Qu’est-ce que nous allons obtenir après la prochaine tuerie, doivent se demander les états-majors du salafisme en arme ?

Dimanche passé, nous avons pu tenir tout un après-midi un stand distribuant gratuitement le coran aux passants, place d’Italie… On peut déjà imaginer : le gouvernement, qui sans complexe défilait derrière « je suis Charlie », projette de mettre entre parenthèse la loi de 1905 -pouvant ainsi financer sans complexe mosquées et madrassas aux « couleurs de la France »-, et ensuite de la « toiletter ».

Toiletter la loi de 1905, tout le monde comprend : que cette loi de 1905 toilettée aura autant de rapport avec la loi votée par la SFIO de Jean Jaurès et les radicaux et radicaux socialistes du « p’tit père Combe » que le soviet suprême, sous Staline, avait un rapport quelconque, hormis le nom (soviet) avec le soviet de 1905 à Petrograd et les premiers congrès de soviets librement élus.

Relégation qu’il a dit le Premier ministre, relégation…

On n’a pas oublié, que sous « l’apartheid » français, on a élu un vice-président du Sénat qui est une femme binationale (franco-marocaine devenue deuxième personnage de l’Etat en cas de vacance de la présidence de la République et de vacance de la présidence du Sénat, bien qu’elle soit sujet du commandeur des croyants, monarque chérifien, c’est-à-dire descendant du « prophète de l’islam »). Apartheid, la France, le pays ou Gaston Monnerville, un petit-fils d’esclave, fut le second et actif personnage de l’Etat sous la quatrième république et le début de la cinquième ?…

On n’est quand même pas si frappé par les maladies de la mémoire qu’on ait oublié les autres ministres et secrétaires d’Etat binationaux (franco-algériens et franco-marocains), pour ne parler que de ces figures publiques, sans parler donc de tous ces jeunes gens des deux sexes appartenant à la « diversité franco-maghrébine », selon un pourcentage très certainement pas inférieur à ce que cette population représente au sein de la population de ce pays. Apartheid, qu’ils osent dire et répéter.

Observons ici que pour défendre l’islam, le dédouaner du djihadisme et des crimes des djihadistes, il faut faire à la France le sort que l’on fait à Israël, aux prises depuis sa renaissance avec la guerre djihadiste déclarée par les Frères musulmans. Comme à Israël on fait un mauvais procès, pour justifier le djihad. Il faut expliquer qu’il est une riposte sinon légitime, du moins compréhensible, contre « l’apartheid », contre la discrimination, contre la relégation… Le premier ministre n’a eu qu’à aller chercher, dans ses pas trop lointains souvenirs d’anti sionistes pour trouver l’angle d’accusation dressé à la France, un angle  convenant parfaitement au petit monde du « socialisme » selon Pascal Boniface et Edwy Plenel et aux professionnels associatifs de l’antiracisme à géométrie variable (CRAN, Licra, Mrap…).

Et la relégation spatiale ?

Le sommet de l’accusation grotesque et grossière a été atteint, avec la question du logement. Le premier ministre a-t-il pris connaissance des pourcentages d’attribution de logements HLM selon les populations ?

Si le logement social « relègue », est-ce pour fabriquer des Soweto ou parce que l’on a construit où l’on a pu, sans distinction d’origine aucune (au début) pour les bénéficiaires d’attribution dans les grands ensembles?

C’est donc une grossière et odieuse accusation contre le pays et son peuple, que de parler de relégation spatiale

Au fait, un des frères Kouachi n’habitait-il pas une HLM pas du tout reléguée, une HLM plutôt coquette, dans une rue du centre de Gennevilliers ? Il était relégué, cet assassin sanguinaire ?

Relégués, qu’ils osent dire…

À Lunel, ville de 26000 habitants, dans le quartier Abrivado, une opération policière quasi militaire vient d’être montée. Le lieu de relégation des cinq interpellés, djihadistes, -anciens, futurs djihadistes ou auxiliaires-, ce sont de coquets immeubles de quatre étages, avec de beaux et profonds balcons, entourés de pins maritimes, où l’on relègue nos malheureux aspirants djihadistes.

Relégués, qu’ils disent ??!

Les relégués n’ont pas la langue dans leur poche. Ils ne semblent pas redouter la féroce police de l’apartheid.

C’est avec des pâquerettes et peut-être des loukoums, que la police aurait dû venir bien poliment frapper à la porte, pas avec fusil et masse d’arme, pas en plaquant au sol un homme soupçonné d’être un relai des décapiteurs, des exécutants de crucifixions, des fusilleurs de Yezidis, Kurdes, et autres mauvais musulmans irakiens ou Syriens considérés comme des « apostats »…

Six « jeunes » de Lunel, âgés de 19 à 30 ans, ont péri en Syrie-Irak ces derniers mois. Certains étaient partis, avec femmes et enfants embarqués, dans l’aventure criminelle djihadiste. Deux autres, de 19 et 28 ans, ont aussi trouvé la mort en se rendant auprès des djihadistes.

Notons ici, que l’association des musulmans de Lunel a refusé de condamner les départs pour le djihad. Et l’on continuera de nous vendre, du côté de l’UOIF (mais là c’est dans l’ordre des choses) et des hommes du gouvernement et des médias plénélisés : que l’islam, que les musulmans, sont les vrais victimes des tueries, qu’il faut frapper les Cassandre prétendant continuer à vouloir défendre le contrat social de 1905, un contrat social s’appuyant sur les fondamentaux réalisés dans les rapports entre la société et les religions sous Henry IV avec l’Edit de Nantes, puis avec la grande révolution françaises entre 1792-1812 ; qu’il faut nous auto-dhimmiser, partiellement, pour calmer le fauve djihadiste en l’isolant des « musulmans et même des djihadistes modérés », en nous infligeant, de nous-mêmes, des portions de charia dans notre vie quotidienne.

Pour respecter la liberté des musulmans et ne pas les rejeter vers la peste verte djihadiste, amputons notre propre liberté, bâillonnons-nous…

Pour faire avaler la potion amère, pour faire ingurgiter le poison où infuse la peste verte, intervient la logomachie gouvernementale et journalistique se résumant : en la diffamation de la nation française, en la critique incessante des relations humaines et de l’ordre social bâtis en plus de 1000 ans, assortis du gros bâton des juges pour les impertinents qui pourraient encore se prendre pour le Voltaire écrivant sur Mahomet ou le Molière s’exprimant magistralement sur le fanatisme et la manipulation des honnêtes gens pas les dévots fabriquant cyniques du fanatisme « religieux ».

Alon Gilad

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