Remplacer une élite qui a failli

Publié le 7 octobre 2018 - par - 2 commentaires - 1 068 vues
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Devant le spectacle quotidien de la faillite de nos élites, la question se pose de leur remplacement.
Quoi qu’on puisse penser du communisme ou du maoïsme, ces deux mouvements révolutionnaires avaient parfaitement compris, et cela explique en partie leur succès, l’importance de remplacer une élite par une autre et pour ce faire, de former des cadres et de s’assurer que ces derniers possèdent un bagage intellectuel et des outils conceptuels communs.

Sur le plan académique, l’université et les grandes écoles françaises sont devenues, à de rares exceptions, non pas des temples du savoir mais des cimetières de l’intelligence. L’excellence française se maintient encore dans les sciences dites « dures » relativement épargnées par l’idéologie mais les sciences humaines ont été, de leur côté, ravagées par le post-modernisme avec les résultats que l’on sait. Or, c’est justement ce domaine qui influence la politique, la gestion publique et les relations internationales.

Les patriotes et la nouvelle élite qui devra, à terme, remplacer l’ancienne, n’ont donc d’autre choix que de se former en autodidactes. Il s’agit là d’une question aussi importante que pratique car ce sont les outils que nous utilisons pour penser le monde qui nous donnent les moyens d’agir sur lui.
À quoi bon prendre le pouvoir si c’est pour refaire les mêmes erreurs par manque de connaissances et de préparation ?

Ces dix dernières années, les sciences économiques et la gestion ont été bouleversées par les avancées considérables réalisées, notamment, dans le domaine des sciences comportementales. Des applications politiques de ces découvertes ont été mises en place aux USA, en Allemagne ou encore en Scandinavie.

En France, combien d’élus, de dirigeants, voire de lecteurs de Riposte Laïque ont-ils déjà entendu parler de l’économie comportementale, pour ne citer qu’un exemple parmi d’autres ?

Non seulement l’excellence intellectuelle est une tradition française, mais c’est aussi elle qui nous donnera la victoire. Au-delà de ses aspects manifestes, notre lutte est un combat entre ceux qui, convaincus qu’il existe en ce monde des règles, des lois et des hiérarchies, se trouvent du côté du réel et ceux qui, gouvernés par l’hybris, pensent que l’homme peut s’affranchir de tout, y compris de sa biologie et de sa culture.

Je propose donc ici aux patriotes une sélection des ouvrages essentiels à toute personne souhaitant se former dans le domaine des sciences humaines et de la gestion. Les lectures indispensables sont indiquées en gras. À noter, au vu de cette liste, que la pratique courante de l’anglais est aujourd’hui indispensable pour participer à la vie intellectuelle du XXIe siècle. Parler uniquement le français, c’est se condamner à plusieurs années de retard sur les dernières découvertes. Des compétences de base en gestion sont également dans la plupart des cas un pré-requis.

Stanislas Berton

Organisation / Management

Reinventing organizations, Frédéric Laloux (bonne traduction française)

Culture et organisations, Geert Hofstede

Liberté et Cie, Isaac Getz

Never split the difference, Chris Voss (disponible en français en janvier 2019)

Éthologie / biologie

Éloge de la fuite, Henri Laborit

L’agression, une histoire naturelle du mal, Konrad Lorenz

Le gène égoïste, Richard Dawkins

The pleasure of finding things out, Richard Feynmann

Psychologie

Thinking, fast and slow, Daniel Kahneman (traduction française à éviter car catastrophique*)

C’est (vraiment) moi qui décide ? Dan Ariely

Influence et manipulation, Robert Cialdini

Économie

Economix, Dan E Burr et Michael Goodwin

La transition énergétique pour tous, Jean-Marc Jancovici

30 min – L’essentiel Energie/Climat

Effondrement, Jared Diamond

*Que le livre le plus important de ce siècle en économie et en psychologie ne bénéficie même pas d’une traduction française correcte témoigne du naufrage intellectuel de notre pays.

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Notifiez de
Emile ROUX

Pour moi l’élite ce sont les ingénieurs et les militaires pas les bons à rien qui enculent les mouches et sont incapables de dresser un compte d’exploitation, calculer un pont ou mettre une tête au carrée aux merdes marxistes et à leurs importés musulmans

Damien

« Failli »? Oui et non. Certes, pour ce qui est de leur responsabilité dans la destruction de l’Europe et de ses peuples; mais sinon, ben, ils ont ouvré de manière exemplaire à cette… destruction.