Renaud Camus dit la vérité et se défend trop bien, il doit être exécuté

Publié le 8 février 2015 - par - 937 vues
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Renaud-Camus

Un mois après les attentats meurtriers commis par des individus ayant crié « Allah akhbar ! » plébiscités par des millions de personnes à travers le monde, Renaud Camus comparaissait ce 5 février pour incitation à la violence suite à des propos tenus le 18 décembre 2010 lors des Assises sur l’islamisation à Paris et dans lesquels il faisait un lien entre l’immigration de masse, la délinquance, l’esprit de conquête inhérent au dogme islamique dont les racailles des cités seraient les « soldats », et la fin annoncée de notre civilisation française telle que nos ancêtres et nous-mêmes l’avons bâtie et transmise depuis des millénaires.

Le MRAP, réagissant à l’irrésistible appel des piécettes que cela pouvait lui rapporter, avait porté plainte, obtenant, le 10 avril 2014, la condamnation de l’écrivain pour « incitation à la haine raciale », assortie d’une amende de 4 000 euros. La présidente avait ce jour-là parfaitement résumé la situation avec son retentissant « vous avez droit au silence »… Bien évidemment, Renaud Camus a fait appel de ce jugement, appel qui faisait l’objet de cette audience du 5 février.

Face à la Cour de la 7e Chambre, il avait choisi d’être son propre avocat, exprimant vigoureusement le sentiment d’injustice qui l’anime par ces mots « J’ai décidé de faire appel, car j’ai trouvé les motivations du jugement en première instance hallucinantes, stupéfiantes. (…) Les juges ont écrit que j’avais présenté les musulmans comme des voyous. C’est faux ! J’ai seulement évoqué des délinquants, en effet souvent d’origine immigrée, qui seraient le bras armé d’une colonisation, dont la France serait victime. Certains quartiers se sont vidés des indigènes français, qui fuient cette délinquance. Mais cela ne signifie en aucun cas que tous les musulmans sont des voyous. ».

Faisant fi de son explication, les juges ont fait mine – du moins on espère pour eux que ce n’était qu’une posture car tout de même, le propos est on ne peut plus limpide – de ne rien comprendre et de déformer ses paroles. Car si Renaud Camus constate une similaire croyance en Allah chez les auteurs d’agressions les plus ordinaires aujourd’hui, ce que tout un chacun peut d’ailleurs très aisément constater, il n’a jamais dit que tous les musulmans étaient des voyous !

La Présidente, plus empressée de mettre l’encombrante poussière sous le tapis de prière que d’essayer d’entendre ce que l’accusé prenait la peine de lui expliquer, et alors que la balance de la Justice montrait des signes inquiétants de déraillement de serment, insistait lourdement : « si vous ne dites pas que les musulmans sont des voyous, ce que vous dites c’est que les voyous sont des voyous, c’est bien cela ? Il n’est peut-être pas nécessaire de faire une conférence pour expliquer cela… ».

Justifiant son affirmation et désireux de fournir les preuves de sa bonne foi pour argumenter sa défense, Renaud Camus a exposé, feuillets à l’appui, divers articles parus en leur temps sur son site et dans lesquels il avait fermement condamné sans ambiguïté les quelques agressions dont avaient été victimes des musulmans, de même que des profanations de tombes musulmanes qu’il avait jugées scandaleuses, preuves irréfutables que son propos n’a pas pour vocation de faire passer tous les musulmans pour des voyous. Bien entendu la Présidente « avec une expression d’impatience exaspérée » lui a « sèchement » enjoint de ne pas continuer cet embarrassant exposé de ces preuves. L’accusé Camus se défendait sans doute trop bien, il était urgent de le faire taire.

Dans ce prétoire il n’était plus question de rendre la justice en toute impartialité contre l’injustice mais de soumettre les citoyens présents à la loi du licite contre l’illicite, exactement comme en islam. La métamorphose des esprits s’opère gentiment…

« Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté », chantait Béart. Exécutons donc Camus !

Premier qui dit la vérité

 

Me Mairat, l’avocat du MRAP, s’est fait insistant : vous comprenez, il a quand même appelé à voter FN ! Hou, le vilain ! Abusant légèrement de son manque d’arguments et de preuves, il est même allé jusqu’à accuser l’écrivain d’avoir armé les bras des sinistres Coulibaly et Kouachi ! « Je pense même que ce sont les propos discriminatoires comme ceux de Renaud Camus qui créent de l’injustice et font pousser des mauvaises herbes comme les frères Kouachi ou Amedy Coulibaly ». Manifestement, Me Mairat n’est pas Charlie, à moins que, comme Dieudonné, il ne soit Charlie Coulibaly, allez savoir…

Renaud Camus interroge : « Y a-t-il ou non, sur des portions croissantes du territoire national, changement de peuple et, par voie de conséquence inévitable, de civilisation ? Ces changements sont-ils souhaitables ? Ces changements sont-ils souhaités par le peuple indigène ? L’immigration de masse a-t-elle son agrément ? La question ne lui a jamais été posée et tout est fait pour qu’elle ne le soit jamais. »

queue-avortement-vs-queue-maternite

 

L’injure réside t-elle dans l’énoncé d’un fait indéniable et dans le cri d’un peuple à se rebeller et à se défendre contre sa propre disparition, ou bien dans le fait de réduire au silence ses cris de refus en se rendant complice de son propre anéantissement ?

Un Français sur treize est d’origine algérienne, nous explique le journal algérien Réflexion, voilà qui apporte un torrent d’eau au moulin de Renaud Camus, d’autant plus si l’on y ajoute les autres millions venus d’autres horizons. S’il ne s’agit pas de remplacement, qu’est-ce donc ?

Comme on oblige les petits enfants à avaler leur soupe en leur faisant croire qu’elle les fera grandir, on nous oblige à avaler le remplacement en nous faisant croire qu’il n’existe pas. Ou accessoirement qu’il sera bon pour nous. Le remplacement de population ne serait donc pour les élites, les médias et les juges qu’un fantasme né d’esprits égarés, paranoïaques et évidemment racistes. M’sieurs-dames, vous êtes priés de vous taire et de regarder ailleurs, sinon la machine judiciaire inquisitoriale vous broiera jusqu’à ce que vous moutonniez enfin comme on vous dit. Et pour les récalcitrants ce sera la Chambre 101 de 1984.

L’ignorance mène toujours à la servitude, dit-on. Voulons-nous continuer à faire comme si nous ne savions pas ?

Alors que Renaud Camus était à la barre pour ses propos dénonçant les racailles et constatant que celles-ci se trouvaient être, de façon bien sûr fortuite, de confession similaire, se diffusait comme une traînée de poudre sur internet un article sur la démission d’un professeur du lycée Averroès, établissement sous contrat donc dûment agréé par la « République », accusé de blasphème suite à son soutien affiché à Charlie Hebdo. L’homme dénonce le sectarisme pratiqué dans ce lycée par les professeurs de confession musulmane ainsi que l’enseignement d’un l’islam « rigoriste » dans lequel la femme est infériorisée, selon les préceptes du coran. Bien entendu, tout cela n’aurait rien à voir avec l’islam ni avec les violences quotidiennement commises sur les femmes. Non, non… Pur hasard là encore.

Rien à voir non plus avec l’islam ce que me racontait hier une femme que j’ai croisée et qui s’est mise à me raconter, alors que nous parlions de tout autre chose, les agressions et humiliations multiples subies par son fils en internat dans une banlieue chic de Paris par des racailles internes dans le même lycée et issues de Seine-St-Denis. Cela fait des mois que ce gamin subit des violences, se fait maltraiter, cracher dessus et menacer de représailles sur sa famille, de la part de ces « djeuns ». La femme m’expliquait qu’il s’agissait de musulmans et que son fils était devenu leur souffre-douleur, qu’il avait refusé jusqu’à présent d’en parler par crainte des conséquences, espérant qu’ils finiraient par le laisser tranquille. Elle a porté plainte, ajoutant qu’elle envisageait de partir ailleurs, au vert, pour protéger son fils. Voilà à quoi en sont réduits les Français : subir et se taire, se taire, se taire…

Mais cela n’aurait rien à voir avec l’islam, cela ne relèverait pas du racisme envers les Français de souche, cela n’aurait aucun rapport avec le remplacement de population.

Pire, cela est nié et favorisé par un silence criminellement complice. Nos enfants sont offerts en sacrifice à des créatures du diable qui sèment l’effroi dans ce beau pays de France autrefois libre et insouciant.

Quand on est contraint de déménager pour sauver la vie de sa famille, qu’est-ce que c’est, sinon de l’exode forcé ? C’est bien la guerre cela, non ?

Sur son blog, Renaud Camus relate la présence dans le public d’un homme originaire de l’Est de l’Europe qui, à la fin de l’audience, lui a affirmé que le procès auquel il venait d’assister lui rappelait étrangement ceux pratiqués à l’ère stalinienne dans son propre pays. Il témoigne également de l’attitude des magistrats signifiant ostensiblement leur ennui de se trouver là, le manque de respect pour leur fonction, l’un se curant les oreilles et observant avec attention ce qu’il en était sorti comme si les plaidoiries n’étaient finalement que très secondaires dans sa journée de travail et que l’issue était de toute façon déjà écrite avant même le début de l’audience, l’autre ayant reçu la visite inopinée du marchand de sable, un autre encore jugeant M. Camus « très intelligent » et « très subtil » mais retenant ces qualités « entièrement à charge contre moi », explique ce dernier, résumant sa délirante situation ainsi : « si j’incite à la haine et à la violence, je suis coupable d’incitation à la haine et à la violence, bien entendu ; mais si je ne le fais pas je suis coupable aussi, et encore davantage, même, car ma subtilité et mon intelligence me permettent de le faire sans le faire. »

Caroline Alamachère

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