Rencontre avec Éric Zemmour : c’est vraiment un mec bien

Publié le 7 octobre 2018 - par - 6 commentaires - 25 145 vues
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Voilà un peu plus d’un an qu’Éric Zemmour et moi entretenons des échanges de courriels (mails pour les lecteurs un peu trop américanisés). Bien sûr, les textes que je lui adresse sont courts. On n’importune pas une telle personnalité ô combien utile à la France, mais on arrive tout de même à échanger et à partager des idées.

La semaine dernière, j’étais à Paris dans le but de préparer la promotion de mon nouvel essai qui sortira fin novembre/début décembre « L’Allemagne, califat en chef de l’Europe d’ici peu ». Éric Zemmour, à qui j’en ai remis un exemplaire, n’a pas un instant hésité à me recevoir au siège social du Figaro. Il est arrivé une bonne demi-heure en retard et il n’a pu, à plusieurs reprises au cours de notre entretien, s’empêcher de me demander de l’excuser, ce qui prouve, chers protagonistes de la bien-pensance toujours prêts à l’agresser, sa délicatesse. Il revenait juste de Genève où il avait fait la promotion de son nouvel essai « Destin français ». Cet essai, j’en ai commencé la lecture et je suis prêt à lui consacrer un article que je proposerai à Riposte Laïque si elle veut, bien sûr, l’accepter.

Quand je lui ai rappelé qu’il m’arrivait d’être contributeur à Riposte Laïque, il m’a immédiatement répondu : « Ah ! Riposte Laïque, c’est mes copains. Comme moi, les autres ne les épargnent pas, les pauvres. Pierre Cassen est vraiment très bien ».

Le jour même où il m’a reçu paraissait dans Le Figaro, à la page « Idées », un article sur le livre de Régis Debray « L’Angle mort » dont il était l’auteur et qu’il avait intitulé « Voyage au bout de la mort », se souvenant sans doute du livre de Céline « Voyage au bout de la nuit » qu’il aurait sans doute eu le plaisir de reprendre à son compte pour montrer que certains à gauche – pas tous, les plus honnêtes et les plus réfléchis –, comme le guérillero révolutionnaire et intellectuel, commencent à ouvrir les yeux sur la réalité du monde et sur l’avenir peu glorieux qui nous attend. D’ailleurs, Éric Zemmour reprend cette phrase ô combien fondamentale de Régis Debray : « Nous avons la morale pour nous. Il n’est pas exclu que le moral soit de l’autre côté ». Mais il déplore – et c’est là où il faut appréhender dans toute sa dimension l’enfermement pathologique de la gauche qui ne veut pas admettre qu’elle s’est perdue dans l’erreur, qu’elle a, un moment, bifurqué dans la terreur : « Régis Debray est un homme du temps où la Révolution française et l’industrialisation du Second Empire étaient la raison d’être, de vivre, de lutter. Ce temps-là est révolu. L’esprit de Debray le sait, mais le cœur de Régis ne veut pas l’admettre. L’archaïque a changé d’époque. Régis Debray le voit, le comprend, mais se refuse à l’assumer. Il ne franchira pas le Rubicon ».

Un homme qui interpelle sur la réalité, sur les dangers extrêmes qui, de toute évidence, demain – mais c’est déjà commencé ! – seront notre lot quotidien, est un humaniste car il nous avertit et s’il nous avertit, c’est que, pour lui, les êtres humains sont au centre premier de ses préoccupations. Il a l’intuition, mieux, la certitude que le monde dévie et dévie vers le mal. Et c’est plus à tous les bornés de gauche, tous ces ingénus qui ont l’esprit lié comme les prisonniers ont les mains liées qu’il s’adresse. Il n’a, contrairement à ce qu’on entend régulièrement, aucune haine, aucune méchanceté. Il ne veut que servir son pays, cette France qui circule dans ses veines. La preuve, c’est comme il me dit : « Régis Debray et moi qui sommes aux extrémités de l’échiquier politique, on s’est toujours respectés, on s’estime même ! ».

Alors, au lieu que les portes de la bien-pensance ne se ferment chaque jour un peu plus à la lucidité d’Éric Zemmour parce que, derrière, il y a la foule des petits trouillards qui paniquent parce qu’ils voient bien que leur pré carré se rétrécit chaque jour, elles feraient bien, au contraire, de s’ouvrir en grand. Car des gens bien comme Éric Zemmour, on les compte aujourd’hui sur les doigts d’une main. La France, en effet, est très cyclothymique en ce domaine.

Éric Zemmour, l’homme hyper-occupé, poussera la délicatesse jusqu’à m’accompagner dans la rue inondée du soleil automnal. Il est des soleils qui se marient bien !

Philippe Arnon

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Notifiez de
General lyautey

Tu a raison ,en Algérie jusqu au décret Crémieux ils avaient des prénoms arabes et professer leur amour de l’algerie et leur haine de la France .Mais rapidement les gains de la nouvelle nationalité a fait pencher leur cœurs,demain Zemmour fils le donnera a sont tour au plus offrant . Pauvre France avec des “patriotes”comme vous .

Lionel

Dommage pour vous, avant 1830, il n’y avait pas d’entite Politique algérienne. « Ils » ne pouvaient donc « professer leur amour de l’Algerie ».
D’ailleurs qui sont ces « Ils » ?

Yohann le debattant

Zemmour un résistant laissé moi rire ,Zemmour pas très français comme nom ,il sont toujours du côté des plus fort chez les Zemmour .D’abord en Espagne ,ensuite Algérie ,maintenant France .Et dans chaque pays il déclare leur amour sans faille avant de se ranger du côté des plus fort quand le vent tourne.

rosiane tortarolo

j’en veut PLEIN des zemmour

Markorix

Oui… et hier soir encore, j’ai pu constater – dans ma sphère privée – que la gauche est dans un carcan maléfique et qu’elle devient extrêmement violente contre tout ce qui bouge dans un autre sens que celui qu’elle trace. Des relations, des familles entières, risquent de se casser en mille morceaux à cause de cette guerre des idées qui ne se respectent plus. Au secours, au secours ! Ça devient ingérable, c’est grave.

Astérix

Il ne reste plus qu’à te suicider