René Marchand à Rome : résister jusqu’à la Reconquista

Publié le 1 mars 2015 - par - 2 341 vues
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René Marchand était invité par l’association « Una via per Oriana Fallaci », ce samedi, à Rome, en compagnie de Pierre Cassen et Christine Tasin. Nous publierons les interventions de notre fondateur et de la présidente de Résistance républicaine dans les jours qui viennent. Mais nous sommes à même de porter à votre connaissance ce formidable texte de René, naturellement très applaudi par les participants.

renemarchand2Oui, nous sommes en guerre.

L’Islam nous a déclaré la guerre il y a quatorze siècles et le conflit n’a cessé temporairement que lorsque nous avons pu contenir notre agresseur ou que nous l’avons dominé.

Et je veux rappeler que, dans le droit islamique, toute paix définitive est interdite avec les non-musulmans. Ne sont permises que des trêves, le temps pour le parti musulman de manœuvrer ou de se refaire des forces.

Et l’enjeu de cette guerre, tel qu’Allah l’a fixé de toute éternité et confirmé dans son Coran, est sans ambigüité : c’est l’asservissement de nos peuples, puis l’anéantissement de notre civilisation et son remplacement par l’Islam. C’est clair : C’est l’Europe ou l’Islam. Autrement dit : C’est eux ou nous.

Le conflit actuel, celui que nous vivons, se distingue de tous ceux qui l’ont précédé par une caractéristique qui le rend particulièrement dangereux.

Certes, les armes parlent, en plusieurs endroits du monde, et il est à craindre qu’elles parlent de plus en plus et causent de plus en plus de victimes si nous en jugeons par les évènements récents.

Mais aussi, pour la première fois, l’ennemi dispose de plusieurs millions de ses ressortissants à l’intérieur de notre territoire, des millions d’hommes et de femmes qu’il estime mobilisables à tout moment, au milieu desquels agissent chaque jour ses propagandistes, ses taupes, ses commissaires politiques, ses soldats, ce qu’on nomme une cinquième colonne.

Et comment a-t-il réussi cette invasion ? Grâce à la complicité active ou passive de collaborateurs, de collabos, traitres à leur civilisation : les pseudo-élites.

Je ne vais pas retracer ici une histoire que vous connaissez tous. Je voudrais seulement insister sur le fait que les collabos ont fourni à nos ennemis une arme extrêmement puissante, parfaitement adaptée au terrain, dont ils jouent avec une grande habileté, qui leur a permis de remporter déjà de nombreuses victoires. Si nous les laissons la manier comme ils l’ont fait jusqu’ici, je le dis tout net : nous sommes d’ores et déjà vaincus : l’Europe sera musulmane avant la fin de ce siècle.

Cette arme de destruction massive, c’est un mot, un simple mot : Religion.

« L’islam est une religion », disent-ils. Et nous approuvons. Nous ajoutons même : Une religion parmi d’autres. Au demeurant un des trois monothéismes nés au Proche-Orient, une religion sœur de notre christianisme, quasiment une variante d’une même foi.

Ecoutez nos « élites », dans les assemblées parlementaires, dans les médias, dans les églises, les temples et synagogues, dans les loges maçonniques. Tous disent : L’islam est une religion. Et ils s’arrêtent là. C’est-à-dire : L’islam n’est qu’une religion.

Cette phrase est plus dangereuse que toutes les kalachnikovs des racailles, que les ceintures explosives des amateurs de vierges post-mortem, plus dangereuse même que tous les chars de l’Etat islamique, plus dangereuse que tous les dollars de la corruption des Etats pétroliers.

Regardons les choses de près. Qu’est-ce qu’une religion pour un Européen de ce siècle ? C’est une foi qui est du domaine de la sphère privée, plus des rites et pratiques, un culte, qui n’interfère pas dans le domaine politique.

Or, l’islam ne peut être défini à partir de ces critères. L’islam est une foi, certes, mais aussi bien autre chose. Il est aussi un droit. Un droit qui ne fait pas de distinction entre le profane et le sacré, entre le privé et le public, qui prétend régenter les peuples, mais aussi la vie de chaque individu jusqu’au plus intime de ses actes, de la manière de se vêtir jusqu’à son comportement aux toilettes. C’est une idéologie et un système totalitaire, et plus totalitaire que ne le furent jamais les fascismes et communismes qui n’allèrent jamais aussi loin dans le formatage, l’embrigadement et la surveillance des personnes.

Et d’ailleurs, qu’on ne s’y trompe pas : Pour un  musulman, le terme « totalitaire » est valorisant. Toute la vie d’un croyant doit être soumise à Allah, c’est-à-dire précisément aux ordres d’Allah tels qu’ils se sont fait connaître par le Coran, éternel comme Allah, et les faits et dits de son messager, « le beau modèle », consignés dans les hadîth, Coran et hadîth étant les seules sources de la Loi musulmane reconnues dans les 57 pays de l’Organisation de coopération islamique.

Et ce totalitarisme est expansionniste : Allah demande que tous les peuples soient soumis à sa Loi et que toute religion ou civilisation se soumette ou disparaisse. Et le devoir le plus sacré de tout Croyant est d’œuvrer à cette fin.

Et la guerre est un des moyens auxquels le Croyant est tenu d’avoir recours. Et par guerre, il faut entendre aussi bien le combat les armes à la main quand les troupes d’Allah sont en position de force, ou, en attendant, la ruse, le mensonge, la dissimulation, la taqiyya.

L’Islam, c’est ça. Aucun érudit sérieux ne vous dira le contraire. Et pas davantage, un des grands ulémas des 57 pays de l’Organisation de la coopération islamique.

Alors qui prétend que l’islam n’est qu’une religion ?

D’abord les Européens. Par confort,  par lâcheté. Beaucoup pensent que la religion islamique finira par s’affadir, comme la chrétienne, et par disparaître : les églises se vident ; les mosquées finiront par en faire autant. Du côté des religieux, en perte de vitesse, l’islam apporte, pensent-ils, un renfort.

De l’autre côté, les taupes de l’islamisation manient ce concept d’islam-religion avec une habileté et un cynisme qui devraient nous révolter.

Que font-ils ?

Ils nous rappellent nos grands principes de civilisation : la tolérance, l’ouverture aux autres, l’amour du prochain, la liberté de conscience, etc. En conséquence, ils présentent leurs demandes, auxquelles nous acquiesçons stupidement.

Ils demandent des « lieux de culte » et nous leur offrons des mosquées, comme si les mosquées étaient l’équivalent des églises. Et dans ces bastions avancés de leur conquête, ils vont faire de la propagande, embrigader, former, mobiliser des combattants pour leur totalitarisme. Savez-vous quel est le nom de mosquée le plus répandu en France ? Al-Fath : La Conquête.

Les  taupes de l’islamisation demandent des aumôniers dans nos armées, dans nos prisons – le mot « aumônier » n’existe pas en islam – et nous leur donnons des propagandistes, des « commissaires politiques » qui amènent de nouveaux adeptes à l’islam réel, le seul islam conforme aux dogmes, l’islam conforme au Coran, l’islam totalitaire, expansionniste et guerrier.

Et, au nom de la liberté et de l’égalité, que l’islam refuse partout et depuis toujours, nous autorisons les agresseurs à ouvrir des écoles, nous les laissons exhiber leurs costumes, qui sont les drapeaux de leur armée, nous leur ouvrons nos télévisions, nos entreprises…

Et nous leur cédons avec d’autant plus de bonne volonté qu’ils manient le bâton et la carotte.

Le bâton, c’est le risque d’émeutes : en France, l’incendie de voitures est devenu un rite saisonnier pour rappeler aux élus la docilité qui est attendue d’eux.

La carotte, c’est le vote. En France, Hollande n’a été élu à la présidence de la République que grâce au « survote » à plus de 80 % des Musulmans en sa faveur. Aussi s’est-il empressé de faciliter la naturalisation des immigrés musulmans.

Ainsi, masqué derrière le mot « religion », l’islam avance constamment sa conquête.

Donc – priorité absolue – il faut le débusquer de ce statut fallacieux.

En France, c’est simple.

Les relations entre la république et les religions sont définies par une loi, votée en 1905. Cette loi dit en son article premier : La république assure la liberté de conscience.

Or, l’islam refuse la liberté de conscience.

Trois preuves parmi bien d’autres :

  • Un Musulman ne peut quitter l’islam. C’est le crime-péché d’apostasie, punissable de mort ;
  • Un enfant de Musulman sera obligatoirement musulman, et soumis à la même obligation de demeurer musulman ;
  • Une femme musulmane ne peut épouser un non-Musulman.

Donc, la preuve est faite : l’islam ne peut bénéficier du statut et des privilèges d’une religion. Plus de mosquées, plus d’écoles, plus d’exhibitions dans nos rues, plus de viande halal, plus « d’accommodements raisonnables »… Chez nous, notre civilisation, et que les autres l’acceptent, se conforment à ses règles ou qu’ils partent.

Rien n’est plus urgent que de redéfinir juridiquement le totalitarisme islamique et, dans le même temps, il faut dire que ce totalitarisme est notre ennemi. Oui, et le plus clairement, le plus officiellement et le plus vite possible. Et cela pour éviter un conflit catastrophique.

Comparaison : que se serait-il passé en 1930 si les démocraties avaient dit : Le nazisme est notre ennemi ? Les chefs nazis n’auraient pu continuer à embrigader aussi facilement les Allemand modérés. l’Angleterre et les Etats-Unis auraient dû sortir de leur double jeu, Mussolini serait resté l’ennemi de l’Allemagne. Nous aurions évité la deuxième guerre mondiale et ses millions de victimes. Je le répète : Rien ne sera possible si nous persistons à accepter le leurre de l’islam-religion et si nous n’avons pas le courage de dire : L’islam est un totalitarisme qui nous fait la guerre. Il veut notre mort. Il est notre ennemi.

Nous vivons les premières phases d’une guerre mondiale. Le devoir de tous les hommes épris de paix est de mettre au plus vite un terme à sa mécanique infernale, à ce que les stratèges appellent « la montée aux extrêmes ».

Il nous faut résister, pour notre survie et pour notre honneur. Résister jusqu’à la libération, jusqu’à la Reconquista. Et dans cette résistance, nous trouverons la force d’une nouvelle Renaissance de l’Europe.

Et je terminerai par un message d’espoir.

La guerre de l’islam contre l’Europe, nous l’avons gagnée, nous l’avons déjà gagnée, car nous avons remporté la reine des batailles : la bataille de l’opinion. Dans tous nos pays, les peuples refusent l’islam. Ils ont compris le danger mortel qu’il représente. Et quand les notables trahissent les peuples, eux, peuvent se laisser berner un certain temps, mais ils se ressaisissent toujours et ce sont toujours eux qui l’emportent. Nos peuples d’Europe chasseront l’islam de chez nous, de notre maison.

Viva Europa !

Et viva Oriana !

René Marchand

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