René Marchand, je vous trouve sévère et injuste avec Jacques Myard

Cher Monsieur,
Je respecte beaucoup l’éminent spécialiste es-islam que vous êtes, et ai apprécié votre « cours » sur l’islam dans votre récente tribune, mais pourquoi reprocher à Jacques Myard de ne considérer l’islam « que comme une religion » et dire qu’il a « tout-faux »?
J’ai relu attentivement son dernier entretien avec Pierre Cassen, tournant autour de la réception-ramadan du maire de Paris. Il traitait de ce problème pour la société française que représente le ramadan et de l’illégalité de cette réception à la Mairie. C’était factuel et direct, comme le sont Pierre Cassen et Jacques Myard, et ne prêtait pas à exposé général sur l’islam.
En relisant d’autres propos de Jacques Myard, je n’ai pas l’impression qu’il restreigne son point de vue sur l’islam au seul aspect religieux. Par exemple, lors de la séance du 11/05/2010 à Assemblée Nationale, lors du débat sur l’interdiction du voile intégral : « le voile intégral est l’expression même d’une politique dangereuse, qui porte en elle tous les ingrédients d’un affrontement inéluctable », ou lors de la séance n°12 de la mission parlementaire sur le voile intégral, lorsqu’il tient tête de fort belle façon à Tariq Ramadan. Revoyez la vidéo sur le site de l’AN, le compte-rendu est édulcoré et ne rend pas compte de la tension qui régnait alors. Jacques Myard ne se laisse pas avoir par la taqiyya, dont le sieur Ramadan est le plus dangereux spécialiste.
Jacques Myard a l’avantage de parler en langage de M. Tout-le-monde. Ses propos et ses raisonnements ne sont pas à l’entendre ceux d’un intellectuels, mais c’est efficace. Il est capable aussi de brillants exposés plus élaborés, et il n’y a que les bobos islamo-gauchistes pour croire que l’adjectif « populiste » qui est accolé à sa tendance au sein de l’UMP est péjoratif.
Riposte Laïque a besoin de tous ses amis pour continuer à rassembler des Français convaincus de la menace que représente d’islam. Point n’est besoin de polémiquer entre amis.
Bien Cordialement ,
Agnès Lequime

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