Rentrée scolaire : rien de nouveau sous le soleil Blanquer

Publié le 9 septembre 2019 - par - 447 vues
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Dans mon dernier livre « L’école du désastre » je faisais le bilan calamiteux des années Hollande en matière d’éducation ; j’abordais en conclusion les orientations proposées par le nouveau ministre de l’Éducation nationale du gouvernement Macron. J’étais très réservée, mais je me devais de laisser du temps au temps ! Quelques annonces semblaient aller dans le bon sens. Mais, après cette troisième année à la tête du Mammouth, on a envie de dire : « circulez, il n’y a rien à voir ! »

Blanquer fait la couverture de l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles ». Ce média, plutôt critique de la politique de Macron, se veut prudent à l’égard d’un bilan qui paraît on ne peut plus mitigé. Beaucoup d’annonces mais peu de réalisations ! Pourtant, de nombreux parents et enseignants avaient misé sur un changement radical après les années calamiteuses de Najat Vallaud-Belkacem.

Peut-on encore changer l’école ? se demande Valeurs actuelles dans un long article : « Le ministre, le mammouth et la petite musique. » Là est la vraie question…

En cette rentrée 2019/2020, il semble que nous n’ayons pas avancé d’un iota sur le sujet. Mais est-ce surprenant ? Non, parce que les problèmes de fond ne sont jamais posés. Car poser les questions de fond reviendrait à changer radicalement de politique : par rapport au lobby des pédagogistes-progressistes, universitaires et syndicaux, et par rapport à la politique du gouvernement concernant l’immigration islamique. Le ministre est prisonnier (ou plutôt complice) de ceux qui l’ont précédé et qui ont laissé un champ de ruines, labouré sans cesse de nouvelles réformes, toutes plus aberrantes les unes que les autres : des mesures destructrices de la transmission des connaissances et celles de l’arrivée massive de populations immigrées arabo-musulmanes, (les deux étant liées), dont la difficulté à s’intégrer est un euphémisme. Beaucoup de nouveaux arrivants ne parlent pas le français et ceux de la dernière génération qui ont la nationalité française vivent, en grande majorité, en marge de la société.

Par ailleurs, aucun bilan sérieux n’a été entrepris pour évaluer l’ampleur des problèmes à résoudre et nommer les causes de ce désastre.

Si des mesurettes ont été prises à l’école primaire, par le nouveau ministre, pour un retour aux fondamentaux : apprentissage de la lecture par la méthode syllabique, incitation à la lecture en distribuant les Fables de La Fontaine, (apprendre les fables de La Fontaine est une bonne initiative si toutefois les élèves savent lire et interpréter un texte difficile et symbolique.) Mais la résistance n’a pas désarmé du côté des pédagogistes. Il aurait fallu les faire plier ou les exclure du système. Comme Jean-Paul Brighelli l’explique dans Valeurs Actuelles du 29 août, « Blanquer n’a pas osé prendre les mesures drastiques qui s’imposaient à leur encontre. » Et cela est d’autant plus dommageable que les jeunes enseignants ont été formés par eux.

Faire un état des lieux

Des livres nombreux ont été écrits, depuis plusieurs décennies, par des professionnels de l’enseignement qui sonnaient l’alarme ; ils auraient pu aider à en finir, une fois pour toutes, avec l’idéologie déconstructiviste, toujours active à l’Université et dans les actuels INSPE pour remettre le bon sens au cœur du système éducatif. C’est par là qu’il eût fallu commencer avant la réforme du bac, réforme qui fait la part belle au contrôle continu. Il fallait travailler en amont, c’est-à-dire à l’école primaire et au collège. Les réformes annoncées par le nouveau ministre s’avèrent donc être peu consistantes eu égard aux problèmes énormes qui ne sont pas résolus.

Le retour de l’uniforme est toujours dans les cartons et la suppression des portables est gérée de façon aléatoire par les chefs d’établissement. Par ailleurs J.-M. Blanquer soutient le numérique à l’école dès le primaire ce qui est un non-sens. La technologie n’a rien à faire dans le primaire car elle ne permet pas aux jeunes élèves de développer toutes leurs facultés d’apprentissage du cerveau et de la main.

Le problème de l’assiduité et de la violence

Toujours dans Valeurs actuelles, une enseignante explique : « Aujourd’hui ce n’est un secret pour personne, les professeurs font plus de la gestion de groupes que des cours. Mon attention est davantage préoccupée par le comportement des élèves que par leurs « performances scolaires ». On la croit aisément quand on sait que dans de nombreux établissements, la violence couve à chaque instant, prête à éclater, et que l’enseignant est toujours aussi démuni ; il doit faire avec. Là encore, aucune réforme ne sera possible si le problème de l’autorité n’est pas réglé de façon drastique. Or le ministre n’a pas eu le courage, par exemple, de supprimer les allocations familiales aux familles dont les enfants posent des problèmes (qui ne relèvent même plus de la discipline, mais sont des actes délictueux). Sans un retour à la loi, la pédagogie est inutile. Nous ne sommes pas sortis de l’utopie totalitaire qui fait semblant de croire que, quoi qu’il arrive, l’enfant ou l’adolescent trouvera forcément la voie du progrès. Il suffit pour cela d’essayer de le comprendre… On voit chaque jour le bienfait de cette utopie !

L’hebdomadaire titre : « violence, communautarisme : des maux sans solution. »
Existe-t-il des problèmes sans solution ? L’État serait-il impuissant ou a-t-il choisi de laisser faire ?
Le rôle d’un gouvernement n’est-il pas justement de trouver des solutions ? Pourquoi la violence gangrène-t-elle les établissements scolaires ? On pourrait ajouter, pourquoi ce problème gangrène-t-il la société tout entière ? Prendre ce problème à bras-le-corps obligerait l’Institution à reconnaître et à nommer l’origine de cette violence. C’est ce que le gouvernement se refuse à faire et cela dans tous les domaines. Ce serait remettre en cause sa politique d’immigration si chère au Président Macron ! On tourne en rond par mensonge et par omission. Donc il n’y aura pas de vraie réforme de l’enseignement tant que la question de l’immigration ne sera pas posée et réglée, c’est-à-dire tant que le gouvernement ne sera pas maître chez lui. Tant qu’on ne reviendra pas à la souveraineté de notre Nation, à ce qui est bon pour elle, avec les moyens qu’elle doit se donner pour reconstruire ce qui a été détruit. Nous n’en prenons pas le chemin puisque nous restons sous l’emprise de Bruxelles.

Il y a peu, Jean-Michel Blanquer, (sans doute dans un moment d’égarement) reconnaissait : « Le fondamentalisme islamique dans certains territoires, a fait que certaines petites filles vont à l’école le plus tard possible. » Ce qui est étonnant c’est qu’il soit étonné ! Ce timide constat n’aurait de sens que si la volonté d’intervenir était affichée. N’est-ce pas une manœuvre pour faire croire qu’on va s’occuper de ce problème ?
Dans la lettre de Valeurs actuelles du 2 septembre, on peut lire : « Pour le ministre de l’Éducation, la politique migratoire du gouvernement n’est pas naïve, comme l’a dénoncé Marine Le Pen. »

Celle-ci avait en effet déclaré : « La naïveté et le laxisme de notre politique migratoire menacent gravement la sécurité des Français. » C’est en ces termes que Marine le Pen a réagi à l’attaque au couteau d’un migrant afghan, à Villeurbanne, qui a fait un mort : un jeune homme de dix-neuf ans et huit blessés, samedi 31 août. Invité du grand jury RTL-Le Figaro- LEI, le lendemain, Jean-Michel Blanquer est monté au créneau pour défendre ses collègues. Pour le ministre de l’Éducation, l’attaque perpétrée par un migrant afghan « nous renvoie effectivement à la question politique migratoire » Mais, « elle n’est en aucun cas naïve » car « le gouvernement est très attentif à ces enjeux », précise-t-il. Le gouvernement n’est certainement pas angélique sur la question migratoire, » fait-il valoir. « Je pense qu’à chaque fois que se produit un fait de cette nature, la première attitude à avoir est une attitude de calme, de respect et aussi d’attente de ce que vont dire les autorités de police et de justice », insiste-t-il. « Il est évident que c’est un Afghan qui a commis ce crime et donc il est évident que dans notre politique migratoire nous devons être attentifs », convient-il, avant de relativiser : « maintenant, il y a beaucoup de problèmes psychologiques aussi dans ce genre d’attentat ». Un terme qu’il se garderait d’ailleurs bien de « commenter, puisque c’est arrivé hier. »
Dans le style, je noie le poisson, on ne fait pas mieux ! Mais le ministre a raison sur un point : la politique d’immigration n’est pas naïve : elle est voulue et assumée !

Si l’on se livre à une analyse de texte, on a de quoi s’interroger :
Le fait que l’agresseur soit afghan nous renvoie effectivement à la politique migratoire du gouvernement. Ce n’est pas un scoop ! 90 % des crimes commis sur le territoire français et européen sont commis par des musulmans.
Nous sommes effectivement ravis de constater que le gouvernement n’est pas « angélique » sur la question migratoire. Cela crève les yeux ! Et bien sûr, nous n’avons pas à nous inquiéter des crimes commis chaque jour.
S’il était angélique, nous aurions du souci à nous faire ! Mais comme ce n’est pas le cas, nous pouvons dormir sur nos deux oreilles comme des anges…

Chaque fois que se produit un fait de cette nature, (il aurait pu ajouter criminelle), mais c’eût été se substituer à l’enquête et à la justice et aller un peu trop vite en besogne. Restons zen ! Et attendons les résultats de l’enquête ! On sait d’avance que cet homme qui bénéficiait du droit d’asile, qui était déjà connu des services de police, qui avait plusieurs cartes d’identité, bénéficiera de toute la clémence dont fait preuve notre justice injuste.

Par ailleurs nous devons remercier le ministre Blanquer d’avoir osé dire que le tueur était afghan. C’est un courage qui mérite d’être souligné ! Espérons qu’il fera des émules, parmi le personnel politique et les journalistes, et que pour chaque crime commis on connaîtra le patronyme de l’assassin et sa nationalité !
« Il faut être attentif », conseille le ministre, ne pas s’emballer, voir venir, donne du temps au temps : la sagesse même ! « Rester calme, avoir du respect (pour qui ? Pour le criminel ?) Surtout ne prendre aucune mesure judiciaire trop expéditive. Monsieur Blanquer est la prudence incarnée. Prenons l’exemple de Sarah Halimi, battue à mort et défenestrée aux cris de Allahu akbar. Le pauvre assassin se refait une santé mentale en hôpital psychiatrique, à nos frais. La justice a pris son temps, comme les policiers qui attendaient en bas de l’immeuble, de recevoir l’ordre d’intervenir. L’ordre n’est jamais arrivé ! Ne sommes-nous pas dans l’ère du principe de précaution ?

En même temps, trois membres de Génération identitaire, dont le crime est d’avoir dénoncé l’entrée massive de migrants sur notre sol, sont jugés et condamnés à six mois de prison ferme pour leurs propos et leur action de protestation pacifique. Comme le dit justement maître Goldnadel, nous vivons dans un monde orwellien !

« Maintenant, il y a beaucoup de problèmes psychologiques aussi dans ce genre d’attentat ». Un terme qu’il se garderait d’ailleurs bien de « commenter, puisque c’est arrivé hier. » Je veux bien le croire car, assassiner de pauvres gens au nom d’Allah n’est pas un signe de santé mentale ; c’est celui d’une régression primitive et barbare, comme l’expliquait Shmuel Trigano dans un article du Figaro de juillet 2016 :
« Il faut comprendre cette logique d’un autre âge, profondément régressive sur le plan de l’histoire humaine (la régression de la religion au sacrifice humain !), pour comprendre le motif de tous ces massacres. Cette explication n’est pas un commentaire de ma part. Elle découle de sources coraniques et elle est confirmée par l’imam Qaradawi, qui siège au Qatar, pays ami de la France, et qui est le chef du Conseil de la Fatwa pour l’Europe, le mentor sur le plan de la charia des Frères musulmans (et donc de leurs émules français) ».

Pauvres terroristes ! Du reste c’est sans doute pour cette raison qu’ils viennent en France : pour se faire soigner les nerfs !
Quant aux victimes, celles qui perdent la vie, au coin d’une rue, alors qu’elles vaquaient tranquillement à leurs occupations, sans rien demander à personne, elles ne méritent même pas d’être nommées, elles sont les victimes d’un « fait divers » pas un mot de compassion ou de révolte. C’est pour elles la double peine : d’abord elles n’ont pas bénéficié de l’obligation régalienne de l’État de protéger ses citoyens. Cet État est donc complice du criminel ! Et le comble, elles font partie de la masse anonyme des sacrifiés au nom de l’islam. Elles sont livrées en pâture à un texte : le Coran qui ne connaît pas le commandement « tu ne tueras point ».

À quoi bon disserter sur les « réformes » du ministre Blanquer ? Nous avons compris qu’il s’agit simplement de faire tourner la boutique ! Le dédoublement des classes de CP et CE1 est pour les zones d’éducation prioritaires ; pendant ce temps on ferme des écoles rurales. Ne s’agit-il pas de donner plus à ceux qui ont moins, à savoir les enfants de l’immigration ? L’Éducation nationale suit à la lettre les recommandations de l’Isesco et du « Dialogue entre les peuples et les cultures dans l’espace euro-méditerranéen ». Dans ce texte d’une quarantaine de pages – qu’il faut lire absolument- nous avons le programme intégral de ce que l’Europe des Sages a concocté pour donner toute sa place à l’islam dans nos société occidentales, y compris, bien sûr, comment éduquer les élèves… Voici juste un petit extrait de ce texte pour mettre l’eau à la bouche du lecteur toujours friand de mieux connaître les joies insoupçonnées du vivre-ensemble :
« Il s’agit d’associer les sociétés civiles aux solutions visant à mettre fin aux discriminations dont souffrent encore trop souvent les citoyens européens d’origine immigrée et à la situation persistante d’injustice, de violences et d’insécurité au Moyen-Orient, à mettre en œuvre des programmes d’éducation conçus pour substituer la connaissance et la compréhension mutuelles aux perceptions négatives réciproques, etc. »

On comprend donc que la rupture avec le passé est nécessaire car nous devons nous tourner vers l’avenir tel qu’il a été pensé par les Sages. Il faut savoir que nous ne sommes plus seuls ; nous marchons main dans la main avec les pays de la Méditerranée qui ont tant à nous apporter !

Évelyne Tschirhart

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