Répondre oui à l'appel de Forum Femmes Méditerranée de Marseille

Des amis m’ont fait parvenir cet appel, émanant de l’association marseillaise Forum Femmes Méditerranée, s’adressant au Président de la République, Nicolas Sarkozy (1). Ils m’ont invité à le contresigner.
Après l’avoir lu et relu, j’ai décidé de répondre à leur demande et j’invite à le signer.
Pourquoi ? D’abord, je me réjouis, à une époque où nombre d’organisations féministes et laïques sont aux abonnés absents, voire, à l’instar de Caroline Fourest, soutiennent la politique du gouvernement français, qu’une association comme Forum Femmes Méditerranée prenne toutes ses responsabilités.
Ensuite, les choses sont simples et les motifs de l’appel ne suscitent de mon côté aucun doute.
Les signataires dénoncent le coup d’état mondial, ce putsch djihadiste que représentent les exigences adressées par la conférence des états islamiques.
C’est ainsi que la dite conférence et ses relais multiples revendiquent que les relations entre états soient fondées sur une législation interchangeable partant du dogme à inscrire dans les lois ; je cite :
« La religion (est) valeur intrinsèque des êtres humains »,-à l’inverse, suivant ce dogme totalitaire, les athées ne sont pas des êtres humains, « (religion) qui peut aider à promouvoir la dignité et éliminera le racisme ».
La revendication centrale de la conférence islamique, relayée par les débris du stalinisme et ses avatars tropicaux (Castro, Chavez…), mettrait dans tous les codes des lois de tous les pays le dogme de base du fascisme islamique des ayatollah.
Dans ce scénario qui n’a rien de théorique, comme certains « libertaires » l’expliquent, les hommes et les femmes seraient rabaissés au statut d’automate.

Les interdits de Durban2

L’appel marseillais relève ce qui est essentiel, ce qui constitue ces lignes rouges gaillardement franchies sans que la diplomatie française et son défenseur officieux du côté des militants de la laïcité, Caroline Fourest, s’en soient rendus compte.
Prenons une de ces lignes rouges : le refus de venir en aide aux « négro-mauritaniens » toujours confrontés, au quotidien, avec le problème de l’esclavage, dont les traces dans la vie économique guadeloupéenne ont provoqué l’ire du « porte parole » de LKP.
En Mauritanie, il ne s’agit pas de traces supposant l’analyse sociologique pour les mettre en évidence. Il s’agit du statut évident de toute une population autochtone, conquise par l’épée, assujettie au moyen du dogme mahométan, et réduite jusqu’en 1981 au statut de « captif ». En 1981, une loi libérera les esclaves, mais… pour profiter de cette toute nouvelle liberté, il leur faut, depuis 27ans, verser une rente perpétuelle à leurs anciens propriétaires.
On apprend ce matin, quatre avril 2009, qu’un groupe de citoyens négro mauritaniens, a déposé plainte contre un certain Teyab, un dirigeant militaire, responsable d’un massacre de négro mauritaniens en 1990- 1991. Ces négro mauritaniens, regroupés autour de l’AVOM, ont saisi la justice belge pour « crimes contre l’humanité » et tortures. L’AVOM revendique aussi une plus équitable répartition des richesses entre les conquérants négriers djihadistes et les conquis noirs africains victimes du djihad et réduits à l’esclavages depuis la conquête arabe il y a six siècles.
Depuis, conquérants et conquis sont de la même religion. Mais il faudra une loi, puisant dans le patrimoine intellectuel qui produisit le mouvement abolitionniste et la guerre de sécession américaine, pour que la société mauritanienne commence à se poser des questions déjà réglées au Brésil il y a plus d’un siècle, dans les colonies françaises d’outre mer il y a plus d’un siècle et demi et dans les colonies françaises d’Afrique il y a 93 ans.

On voit donc ici, quels effets concret peut avoir la « valeur intrinsèque des êtres humains », la valeur qu’une religion obligatoire a eu en six siècles, une « valeur intrinsèque qui peut promouvoir la dignité et éliminer le racisme », nous explique le nouveau dogme proposé à Durban2.
Nous voyons en Mauritanie, que le dogme que l’ONU devrait imposer partout, si Durban2 suivait son bonhomme de chemin, ne mène pas du tout à la promotion de l’humanité et encore moins à l’élimination du racisme. Bien au contraire.
L’appel de Marseille fait très justement remarquer que la préparation de la farce sinistre de Durban2 relève de « la mascarade », qu’elle est entre les mains du despote « socialiste islamique » Kadhafi assisté du führer iranien Ahmadinejad. C’est comme si la SDN avait confié à Adolphe Hitler et à Benito Mussolini l’organisation d’un ordre mondial juste et pacifique.
Pour nos deux antiracistes et champions de la dignité humaine, ne sont ni racisme, ni atteinte à la dignité humaine :
– L’extermination des pygmées
– L’islamisation forcée des Papous du Timor, massacrés quand ils refusent d’adopter la religion du prophète arabe.
– Les violences contre les Africains chrétiens
– Les répressions et les emprisonnements de Berbères kabyles revenant à la religion de leurs aïeux (le christianisme).
L’appel de Marseille relève avec justesse que Durban2 réduit la traite négrière à sa partie close depuis plus d’un siècle et demi, à savoir la traite transatlantique, et qu’il refuse de discuter de l’actualité de l’esclavage ; Durban2 refuse de voir et évidemment situer géographiquement l’esclavage existant. Il refuse d’en donner l’ampleur et les particularités.
J’évoquais plus haut l’actualité mauritanienne de l’esclavage.
Nous pourrions donner les lignes actuelles de la traite négrière et de celles qui entraînent, vers les vestibules sans lits des palais des nouveaux « ploutocrates » de la rente pétrolière, ou dorment des milliers de malheureux asiatiques privés de tout droit et des moindres manifestations de respect.
Interdit. Interdit !!!
C’est cela Durban2, un puissant verrou que l’on voudrait fixer sur la porte vers la liberté et vers des relations économiques et politiques justes, basées sur le droit et la libre action civique pour montrer ce qui ne va pas et comment y mettre fin.
Pour Ahmadinejad- Kadhafi et pour la cohorte de leurs stipendiés, flanqués des lâches et des aveugles, ceux de la gauche, du centre ou de la droite, qui redoutent le djihad militaire, on invite ou on propose de céder au djihad diplomatique de Durban2, parce qu’il serait de « l’antiracisme ».
C’est ce système hypocrite et mensonger, que l’on veut nous imposer par l’intermédiaire de l’ONU, et que dénonce à juste titre l’appel adressé au Président de la République : Ne participez pas à Durban2 ! Défendons nos libertés chèrement acquises ! La France n’a pas le droit de capituler !
Alain RUBIN
http://www.femmes-med.org/

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