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Réponse à Attali, qui veut toujours plus d’immigration

Il m’a paru utile de  revenir sur un billet de Jacques Attali qui est paru dans l’Express du 27 juin 2018.

Intitulé « Singer l’adversaire n’est pas le vaincre », il s’alarme de l’appropriation des idées qu’il qualifie d’extrémistes de droite par tous les partis politiques démocratiques et républicains.

Sa mise en garde vaut pour l’Europe, pas seulement pour la France.

La conclusion de Maître Jacques mérite le détour et me laisse croire que nous ne vivons pas les mêmes choses ni n’avons accès à la même information.

Ainsi nous assène-t-il  « Au lieu de flatter un peuple désorienté, en lui disant qu’il a raison de se refermer, il faut au contraire expliquer sans relâche que l’ouverture est la condition de la survie de notre niveau de vie, de notre démocratie et de la réussite d’un modèle de développement nouveau, positif, dans l’intérêt des générations futures ».

Sur la doctrine de l’ouverture, « elle est la seule qui pourra nous protéger des épouvantables dictatures qui menacent. Elle est la seule qui pourra sauver plus de deux siècles de construction d’une Europe des Lumières »  pour finir par une phrase que je trouve sensée « La dictature se nourrit toujours des négligences des démocraties ».

Reprenons les quelques points qui, selon Jacadi, devraient être positifs si l’on ouvrait toute grande la cage aux oiseaux.

Sur notre niveau de vie et les générations futures, Petit Jacquou qui, dans d’autres billets, stigmatise le déficit du pays, pratique à son échelle la mémoire sélective.

Il oublie de rappeler que la prise en charges de 25 000 mineurs étrangers isolés en 2017 par les services de l’enfance a coûté entre 1,5 et 2 milliards d’euros à la collectivité pour une richesse apportée nulle.

Le président Macron qui a axé sa campagne sur la baisse des prélèvements obligatoires dans notre pays a déjà perdu son pari et son élection future comme Hollande avait tout perdu en promettant la baisse du chômage.

En effet, les transferts sociaux obèrent plus de 30 % des richesses produites en France, et ces transferts sociaux profitent mécaniquement – nul procès ici, juste un constat comptable – aux nouveaux entrants qui ont une démographie supérieure et sont, en règle générale, employés à des tâches moins rémunératrices que le Français moyen.

L’égoïsme de la classe patronale a pour effet la hausse inéluctable du chômage.

Au lieu d’augmenter les salaires et de favoriser la mobilité par la mise à disposition de  logements, le patronat préfère employer les clandestins non déclarés pour faire du chiffre d’affaires au noir, c’est le cas de le dire.

Germinal n’est pas mort, Maître Jacques a oublié les leçons de notre Histoire, et le siècle des Lumières n’est pas encore venu éclairer la classe patronale : un afflux de nouveaux venus mieux-disants en salaires n’aura d’autre effet que de déséquilibrer davantage le marché du travail qui, avec près de 6 millions de chômeurs ou stagiaires sous-payés, n’a pas besoin de ce nouveau choc.

La sécurité est aussi un élément du niveau de vie. Toutes les grandes villes dont Nantes, Rennes, Paris, Montpellier, Grenoble sont confrontées à une explosion abyssale de vols, agressions et attaques par lesdits mineurs étrangers isolés ou autres allogènes pour lesquels aucune solution judiciaire n’est apportée qui, arrêtés un soir, sont libres de recommencer dès l’aube suivante.

Xavier Raufer, criminologue, dans l’Incorrect de mars 2018, nous livre son analyse du rapport annuel de la délinquance : 90 % des crimes et délits en France sont le fait d’étrangers ou descendants d’étrangers récents français, tant il est vrai que, depuis plus de 20 ans, la nationalité française a été distribuée à tout va. Il conclut à un véritable pillage de la France.

Loin donc d’être la condition de la survie de notre niveau de vie, l’immigration actuelle, totalement incontrôlée, est bien une atteinte aux forces économiques du pays, une atteinte au niveau de vie et à la sécurité de tous les Français par les charges indues qu’elle entraîne pour la collectivité et surtout un fardeau supplémentaire pour les générations futures.

Notre pays est déjà endetté pour plus de 50 ans dans l’hypothèse favorable d’un commencement de remboursement de 50 milliards € par an. Or, dès cette année, l’engagement de Macron sur la réduction du déficit public est caduc en raison d’une trop faible croissance et il va falloir trouver de nouvelles recettes.

Sur nos démocraties, Maître Jacquouille n’a également rien retenu non plus des leçons de l’Histoire sociale et politique des pays musulmans.

Sous couvert de démocratie, il veut laisser envahir notre continent par les fascistes de l’islam et les allogènes qui n’ont aucune envie de s’intégrer mais la volonté de désintégrer l’Occident comme une revanche sur les maux de leurs pays d’origine dont ils nous rendent responsables. Ils ne viennent pas construire, ils viennent détruire.

Monsieur Attali oublie le drame des chrétiens d’Orient, des Arméniens, des Yazidis, des Birmans, qui furent persécutés par les Rohingyas pour le compte du colonisateur anglais, ou des fermiers blancs d’Afrique du Sud actuellement génocidés.

Attali est comme ces germanophiles intellectuels qui auraient bien souhaité laisser la Gestapo envahir la France dans les années 30 afin de mieux préparer l’assimilation en 1940.

Finalement, Jacques a bien plus de Brasillach dans sa plume que d’Éluard ou de René Char, mais ni à Dodone ni à Delphes on n’a su me dire s’il aura une fin à la Brasillach.

Son manque de réflexion à long terme me fait balancer entre l’idiot utile et l’idiot inutile.

Idiot utile signifierait qu’il est manipulé par les imams de la foi, hypothèse plausible qui vaut pour tous ceux qui s’imaginent humanistes alors qu’ils ne sont que les chevaux de Troie des fossoyeurs de nos démocraties.

Idiot inutile lui permettrait de bénéficier des circonstances atténuantes que le droit français accorde généralement à tous les azimutés de la casserole.

Enfin, sur les peuples désorientés, c’est ici, je pense, que Maître Jacques se trompe le plus.

Pour ma part, et cela vaut pour une majorité de personnes rencontrées au bureau, sur les marchés, dans la rue, etc., je n’ai pas l’impression de vivre dans un pays de désorientés.

Beaucoup de ceux avec qui j’échange avec franchise savent exactement ce qu’ils veulent et ne me paraissent aucunement dans le doute.

Baisse des impôts et prélèvements, expulsion des musulmans incompatibles avec la vie française telle qu’ils souhaitent la retrouver, retour au bien-vivre entre nous sans le taux pharamineux de  délinquance et d’égorgements, etc. sont des aspirations si récurrentes qu’elles sont la marque d’une orientation sans faille et non d’une désorientation.

Le seul problème est la capacité du RN à cristalliser dans les urnes le rejet de la caste politique actuelle par l’offre d’un projet économique alternatif viable qui, à lui seul, serait capable de faire basculer toute la France.

J’ai plutôt l’impression que c’est notre ami Jacques qui est pris d’un vertige et qu’il projette son propre désarroi sur les peuples à l’idée d’une possible majorité des partis patriotiques au Parlement européen en 2019.

Or, c’est tout ce qui défrise nos voyageurs sans bagage.

Il y a bagage et bagage, bien sûr, certains lecteurs ont déjà probablement fait le lien avec l’intellect, mais ici j’en restais au bagage de l’Histoire et au petit nécessaire, style baise-en-ville, que l’on véhicule avec soi dans les migrations.

M. Jacques est représentatif de cette caste qui s’est auto-proclamée citoyens du monde, voire du genre humain. C’est la nouvelle modernité : ils sont partout chez eux sur la planète, ce matin ils prennent le kawa sur la 5e avenue à New-York, le lendemain ils sont à Venise à faire le beau sur une barcasse, enfin l’après-demain les voit dîner à Dubaï.

Cette conception idyllique des relations sociales est un peu la terre promise des Hébreux, beaucoup de catéchumènes mais peu d’élus : pour y arriver, il y a avant l’exil à Babylone, la fuite Égypte, la Shoah et autres traversées du désert.

Pour ces voyageurs sans bagage qui, vivant partout, ne sont finalement de nulle part, les preuves au soleil de l’impossible vivre-ensemble ne peuvent pas exister, elles sont jetées en autodafé sur le bûcher d’un bien-vivre ensemble qu’ils poétisent comme les publicités vues à la TV.

C’est la proclamation de l’illusion d’un monde où l’homme est naturellement bon, oubliant les grottes de combats de nos aïeux pour les guerres du feu et l’union nécessaire de Sparte et Athènes contre le Perse.

Entre Jacques et moi, le divorce naît de ce qu’il ne se sent plus citoyen de mon pays mais qu’il veut continuer à me prescrire mon mode de vie.

Il me dit « ouvre ta porte, regarde comme les gens sont bons » alors que j’ai mes voisines qui ne sortent plus de peur de se faire agresser tous les jours par des inconnus. Et elles continuent en me confiant la peur qu’elles ont que ce soit demain « l’inconnu dans la maison ».

Je voudrais bien un jour les emmener en mini-jupe boire un pot en ville sans risques, comme cela se faisait du temps de mes parents, avant le grand envahissement de mœurs et de coutumes que je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout envie d’essayer de comprendre, ayant déjà mes propres jugements sur ma vie et ce qui me convient.

Tu comprends, Jacques ????

Je n’ai nullement l’intention de laisser la France devenir le Liban ou l’ex-Yougoslavie, ne t’entête pas, il te reste le monde entier pour vivre sans moi….

Jean d’Acre