Réponse à Ayrault : Hollande est aussi légitime que l’était Hitler, et alors ?

Publié le 14 novembre 2013 - par - 473 vues
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« Mieux vaut un lion féroce devant soi qu’un chien traître derrière » ( proverbe irlandais )

Ce ne sont plus des maladresses mais des aveux car comme l’indiquent les thérapeutes «  notre psychisme est dépendant de sa partie enfouie où affluent nos pulsions et s’enfouissent nos refoulements . Dans les conflits entre conscient et inconscient, nous pouvons percevoir l’origine d’un certain nombre de troubles psychiques. Faire émerger ces conflits permet de les dénouer ».

Ayrault a accusé Christian Jacob, de « remettre en cause la légitimité » de l’élection de François Hollande à l’Élysée : « Vous êtes en train de faire croire qu’il y a une crise institutionnelle. Mais de quoi parlez-vous ? Remettez-vous en cause la légitimité de l’élection présidentielle au suffrage universel ?Est-ce que vous mesurez la portée de vos discours ? Vous remettez en cause l’élection au suffrage universel du président de la République et que je sache, François Hollande est élu pour 5 ans président de la République. Alors, si vous voulez le contester, allez manifester avec ceux qui l’ont fait le 11 novembre sur les Champs Elysées »

C’est trop beau , trop évidemment stupide de balourdise mais alors, selon toute vraisemblance le « refoulement » se défoulerait ?

Ayrault fait référence aux manifestations du 11 novembre sur les Champs alors même que son patron a rappelé à Oyonnax l’importance de la manifestation des étudiants et lycéens parisiens à l’Étoile, le 11 novembre 1940,  payée de plus de 200 arrestations, dont certaines seront maintenues plus d’un mois dans les prisons de la Santé, de Fresnes et du Cherche-Midi.

Or, rappelons, simplement, l’évidence historique : Le 10 mai 1940, début de l’invasion, les allemands occupent Paris, les armées sont en déroute.
Paul Reynaud, président du conseil a démissionné, le président Albert Lebrun nomme à sa place Philippe Pétain qui forme un gouvernement et signe l’armistice. Le 10 juillet, le parlement vote les pleins pouvoir à Pétain.

Légitimité certes et alors ? Tout autant que le gouvernement national-socialiste de 1933… Ce serait faire insulte au premier ministre, professeur et marié à une prof, de penser, une seule seconde, qu’il est ignorant de ces réalités. Et c’est là que la tragédie débute. Car il s’agit bien d’une tragédie que de ne pas se servir des leçons que l’Histoire dispense gracieusement. Ce pouvoir comme tout pouvoir a une légitimité juridique. Néanmoins, aucun homme sensé, aucune femme cultivée ne sauraient affirmer que cette légitimité permet de poursuivre aveuglément une politique de déclin ou de ne pas tenir compte des révoltes qui s’installent et qui préparent la nation à une confrontation majeure. Bien sûr, dans la panique comme Louis XVI, on peut jouer les dictateurs fébriles et brouillons en arrêtant « préventivement » des manifestants et en niant l’inquiétante irruption de contestations radicales qui s’installent dans la durée.

C’est alors la certitude de mener ce pays tout droit vers la guerre civile. Je dis bien la guerre civile car si un gouvernement n’est pas là pour être seulement l’enregistreur des doléances ou le distributeur de câlins aux traumatisés de la crise , il ne doit certainement pas être l’outil aveugle d’une conspiration assassine pour la patrie, décidée ailleurs, par des étrangers, pour le coup sans légitimité aucune et insensibles à la souffrance et au désespoir des travailleurs de ce pays. Mais nous avons déjà connu ça sous Sarkozy et « la droite » tente de reprendre la main, non pas tant, comme elle le laisse penser contre les « socialistes » mais pour continuer à appliquer la stratégie libérale des collabos de Bruxelles tout en faisant baisser la pression par une sempiternelle ritournelle de « paroles verbales » qui nous font penser , non sans rage,  à une propagande imbécile qui clamait « La route du fer est définitivement coupée. » ou « emprunt de la défense nationale : souscrivez, il vaincra ! ».

La droite et la gauche sont arrivées au bout de l’action politique. Leurs commis sont désormais dans le registre de l’incantation et de la manipulation totalitaire. Celui qui est un véritable opposant est « d’ extrême droite » ou soutenu , manipulé, inspiré par « l’ extrême droite ». Nous connaissons l’adage « Tous ceux qui manipulent les mots manipuleront les corps. ». Nous devons donc nous attendre à une réelle répression touchant les patriotes. Les rentiers du système, michetons de la Banque, trouveront une idée, une provocation qu’ils penseront géniale pour écraser la Résistance française. A l’heure présente, ils concentrent leurs attaques contre le Front National mais, au bout du compte, ils visent bien à la criminalisation de celui-ci , c’est à dire de le rendre « justiciable » de la cour d’Assises et plus seulement, de temps à autre, du Tribunal correctionnel et ce que nous devons saisir, c’est la raison profonde de ces intrigues liberticides .

D’aucune manière ils ne pensent que le fascisme menace. Non, bien évidemment si le Front de Gauche était une alternative au chaos mondialiste, Si le Front de Gauche ou tout autre parti luttait contre « Un monde de crainte, de trahison, de tourment. Un monde d’écraseurs et d’écrasés », ce serait la même démarche. Mais le FG embourgeoisé jusqu’à la gueule joue son rôle de pleureuse et de briseur de luttes oubliant toutes les leçons de Lénine qui disait «  le temps n’attend pas car les faits sont têtus ».

Les bonnets rouges en vieille Bretagne, à Paris ou ailleurs ne sont ni sympathiques ni antipathiques, ni de droite ou de gauche, ni jacobins ou girondins … Ils crèvent. Ils crèvent de faim, du chômage, de la perte de leur vie de labeur, du saccage de leur territoire, de l’éradication des valeurs de leur peuple, de la destruction de l’Histoire française et de sa singularité : Liberté, Égalité, Fraternité … dans la Laïcité. Et comment faire autrement ?  Mustafa Kemal non seulement, refusa les capitaux étrangers : « le meilleur moyen de perdre son indépendance, c’est de dépenser l’argent qu’on ne possède pas. » mais il déclara la nécessité d’adopter la laïcité française : «  Mais pourquoi nos femmes s’affublent-elles encore d’un voile pour se masquer le visage, et se détournent-elles à la vue d’un homme ? Cela est-il digne d’un peuple civilisé ? Camarades, nos femmes ne sont-elles pas des êtres humains, doués de raison comme nous ? Qu’elles montrent leur face sans crainte, et que leurs yeux n’aient pas peur de regarder le monde ! Une nation avide de progrès ne saurait ignorer la moitié de son peuple ! Quoique la grande Révolution française, dont nous lisons les pages sanglantes avec admiration et enthousiasme, ait jailli du cœur de la nation française, ses résultats n’en furent pas moins d’une portée universelle.  On a vu d’un bon œil, en plein XXe siècle, qu’on affirme être le siècle du droit et de la justice, que le peuple de Turquie fût soumis à un régime d’oppression et de violence qui avait, à juste titre, soulevé la nation française cent trente ans auparavant. Le peuple de Turquie s’est soulevé pour défendre ses droits méconnus et foulés aux pieds. J’espère que les fils de la France d’aujourd’hui, de cette France révolutionnaire et patriote qui a, par sa dévotion à la défense des droits de l’homme, inspiré à l’humanité pensante ses principes les plus supérieurs, confirmeront par les faits la juste cause de la Turquie. »

Sachons remercier et reconnaître chez les autres nos mérites qu’ils essayent de faire vivre . Nous avons des ruines à relever, des ennemis à combattre, des principes à défendre, des chavirements à éviter, des mérites à préserver et oui, nous , citoyens français, nous ne pourrons être à la hauteur de ces actions héroïques sans allumer le défi dans le regard des rustres qui nous exploitent et nous trahissent. Ils tentent de se travestir en vertueux mais ne trompent plus personne et leur rage les fait se draper dans les oripeaux d’une légitimité souillée. Ils pensent échapper à la destinée des parjures et autres félons mouchards, alors qu’ils dégagent au plus vite, eux qui meurent tard et riches et qu’ils laissent le pouvoir aux malheureux de la terre , ceux qui pour mourir « commencent et s’y prennent vingt ans à l’avance et parfois d’avantage  ... »

Jean-Marc DESANTI

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