Réponse à Chems-eddine Hafiz, pour son livre « De quoi Zemmour est devenu le nom »

Publié le 10 janvier 2011 - par
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Monsieur,

Je viens de finir votre livre, cadeau de ma petite sœur à l’occasion de cette fête chrétienne et païenne qu’est Noël et où l’on s’échange des cadeaux en famille et entre amis. Votre livre « De quoi Zemmour est devenu le nom », est assez intéressant de par son contenu ; j’en ai apprécié le style fluide et donc la lecture aisée, mais c’est la seule qualité que j’y ai trouvée.

Á la lecture du quatrième de couverture je m’attendais à un portrait au vitriol, style que j’apprécie même pour les personnalités avec lesquelles je suis généralement en accord, j’ai été déçu. Dès le prologue vous reprochez à Eric Zemmour d’être médiatiquement partout, mais vous ne vous interrogez pas sur les raisons qui font qu’il soit maintenant partout, ce n’est pas arrivé d’un coup, ce succès il l’a construit patiemment en prenant le risque de parler vrai de dire à la télévision et à la radio ce que beaucoup ressentent, de mettre des mots sur le malaise qui traverse la société française et européenne, c’est cette véracité du discours qui a plu aux téléspectateurs et aux auditeurs et a fait sa réussite médiatique.

On a la confirmation dans ce prologue que vous êtes musulman, ce qui est votre droit selon la loi, après tout libre à vous de prendre Mahomet pour modèle, Mahomet dont la biographie d’Ibn Hicham nous apprend qu’il fut en fait un pillard, un assassin, un chef de guerre, un pédophile et un esclavagiste mais qu’il s’est également rendu coupable de génocide. L’on apprend également que vous êtes pratiquant donc que quotidiennement et à plusieurs reprises vous récitez la Fatiha, c’est-à-dire que vous insultez deux milliards de personnes, juives et chrétiennes, le tiers de la population mondiale. Je sais que vous nierez ces insultes, mais sachez que mes amis juifs et chrétiens se sentent profondément insultés par les versets six et sept de la sourate un.

Au chapitre un vous nous parlez de Trappes où E. Zemmour n’avait pas besoin de se rendre, il lui a suffi de visualiser le reportage d’Envoyé Spécial, réalisé en 2004 si mes souvenirs sont bons, que pour se faire une idée de ce qui s’y passe.

Au chapitre deux l’on a droit à un joli laïus contre la discrimination, votre aveuglement vous empêche de prendre conscience que la vie est par essence discriminante et ce dès la naissance, pas uniquement pour des raisons sociales, mais aussi pour des raisons tout simplement génétiques, certains naissent avec une meilleure santé que d’autres, avec de meilleures aptitudes physiques, voire (même si cela reste à démontrer) de meilleures aptitudes intellectuelles. Sous des prétextes de non-discrimination l’enseignement a été complètement sabordé, le bac ne vaut plus rien, refuser la discrimination, à la façon dont vous le faites, c’est nier que certains sont plus rapides, plus forts, plus intelligents, plus créatifs que d’autres ; bref c’est nier la réalité.

Le chapitre trois constitue une autre jolie négation du réel, celle de l’antisémitisme consubstanciel à l’islam, dont la simple lecture du Coran constitue une preuve flagrante au niveau dogmatique, quant au plan factuel il suffit de se rappeler de ce qu’il advint des Juifs des pays musulmans lors de la décolonisation ou plus récemment en Irak, en Égypte, sur la partie occupée de Chypre etc

Au chapitre quatre je me retrouve une fois de plus affligé devant le qualificatif de « triste » accolé aux soupes au cochon, le cochon ne vous en déplaise fait intégralement partie de la culture culinaire française et européenne et même si votre religion tout comme le judaïsme en interdisent la consommation en situation normale aucune des deux n’en empêchent la consommation en cas de besoin impérieux, ce qui est le cas des SDF ; nécessité fait loi. En vous focalisant sur le choix du cochon vous niez là aussi la réalité, réalité économique en l’occurrence, puisque la viande de porc est une des moins chères qui soient, ce qui pour l’organisateur constitue un élément d’importance ; mais que de plus c’est une des plus riches sur le plan diététique, notamment en raison de son grand apport en graisses ce qui en période hivernale est non négligeable.

Au chapitre cinq on a droit à un long discours sur le voile où vous reprochez à E. Zemmour ses positions mais où vous n’apportez aucune réponse, le voile islamique est pour moi un avilissement de la femme, une confirmation de l’infériorité de la femme telle qu’énoncée au verset 34 de la sourate 4. Son interdiction relève donc simplement de l’égalité à la française, celle du triptyque républicain, ce qui nous révèle une contradiction de votre part puisque vous vous prétendez républicain et musulman, il est dommage et dommageable que vous ne voyiez pas cette contradiction.

Le chapitre six est quant à lui risible, il vous échappe totalement que « Petit frère » est un roman et donc qu’à ce titre les dialogues des protagonistes ne peuvent être pris pour l’expression de la pensée de l’auteur, contrairement à ce qu’il pourrait en être pour un essai philosophique.

Au chapitre sept nous apprenons que les employeurs préfèrent éviter d’engager des musulmans, il serait intéressant de s’interroger sur les raisons de ce choix plutôt que de se focaliser uniquement sur le choix en lui-même. Vous nous y donnez aussi une liste de prénoms issus, dites-vous, de l’Ancien Testament, étant de culture chrétienne, j’ai eu beau chercher je n’ai pas trouvé de Jésus dans l’Ancien Testament. Par contre je n’ai guère été surpris de voir figurer, sur les dix prénoms énoncés, neuf prénoms masculins, oubliées Rachel, Sarah, Rebecca, Hannah… Sans compter que la description biblique de Jésus de Nazareth et de sa vie n’ont strictement rien à voir avec ce l’on trouve pour le Issa du Coran.

Le délit de faciès du chapitre huit est abordé avec le même biais, de tout temps les populations immigrées se sont révélées plus criminelles que les populations indigènes (autochtones si vous préférez), c’est un fait social reconnu, mais dans le cas des populations de religion ou de culture musulmane, ce surplus de criminalité est encore exacerbé, ce qui est normal vu l’exemplarité coranique de Mahomet, vous avez raison quand vous dites qu’il ne s’agit pas de génétique, mais vous vous refusez à voir les facteurs culturels. Vous trouvez très bien que la République refuse les statistiques ethniques, à titre personnel je trouve pathétique de se priver d’un outil sous des prétextes idéologiques, c’est à la fois contre-productif et dangereux, puisque cela revient à se mettre des œillères pour ne pas voir la réalité.

En ce qui concerne le chapitre neuf, Monsieur Zemmour n’a rien inventé, il lui a sans doute suffit de lire l’article qu’y avait consacré le quotidien d’Oran (dont on retrouve une trace ici http://www.algerie-dz.com/article10916.html ) il y a quelques années ou encore de superposer la carte de prévalence de la consanguinité dans le monde ( www.consang.net/index.php/Global_prevalence ) avec celle de la répartition des populations musulmanes. Le temps de parole à la radio et à la télévision étant limités cela contraint à parfois utiliser des raccourcis sémantiques, certes parfois regrettables, mais cela ne change rien au fond de l’élément abordé.

C’est dans le chapitre dix que l’on trouve la plus belle perle de votre ouvrage : « Pour une raison que l’on ignore le monde islamique a peu à peu décliné depuis les XIIIe et XIVe siècles. Loin des splendeurs de Bagdad et de la Perse, il peine à sortir de la pauvreté, sur laquelle fleurit le radicalisme ». Quiconque n’a ne fut-ce que quelques notions d’histoire en général et d’histoire du monde islamique en particulier peut pourtant faire deux constats assez simples. Le premier c’est que les portes de l’ijtihad ont été définitivement fermées au XIIe siècle ce qui a enfermé l’islam sur lui-même. Le second c’est que l’islam n’a jamais brillé que dans (je dis bien dans et non pas par) la conquête et la destruction d’autres civilisations, l’arrêt des conquêtes islamique a donc conduit à l’atrition culturelle, philosophique et intellectuelle du monde musulman. Alors que le monde non-musulman trouvait en lui-même et hors de lui-même ces nourritures, le monde musulman ne pouvait plus en trouver en dehors de lui et s’interdisait d’en trouver en lui (interdiction de la musique, de l’art figuratif, de la science qui contredit le Coran, Coran qui prétend textuellement que la Terre est plate, que l’embryogénèse commence par le squelette, que le soleil tourne autour de la Terre etc). Il y a bien entendu d’autres raisons mais ces deux-là constituent un bon point de départ pour une explication. Qui n’est pas ignorée de tous contrairement à ce que laisse supposer votre emploi du pronom « on ».

Dans ce même chapitre vous commettez un bel acte de takiya (le mensonge permis au musulman pour protéger ou propager sa foi) : « Le djihad c’est d’abord le combat que mène le fidèle contre lui-même pour accéder à la sainteté » ; quid de la centaine d’appels à tuer les non musulmans dans le Coran, sans parler de la proportion hallucinante de hadith qui se réfèrent explicitement au combat par les armes, Monsieur Hafiz, il serait temps que vous appreniez que la takiya ne marche pas avec ceux qui ont lu le Coran (plus particulièrement quand ils l’ont fait en tenant compte des règles d’abrogation), la sira, le tafsir et les hadith.

Dans le chapitre onze vous accusez E. Zemmour de jeter du sel sur les plaies du passés, pas un mot critique contre le réalisateur d’un film qui se veut historique, mais ne constitue qu’une manipulation. Vous critiquez ses citations de De Gaulle, vous les présentez comme anachroniques, alors que justement la situation dans les banlieues françaises ne fait qu’en montrer toute la pertinence, de même que ce que dirent Bossuet, Flaubert, Chateaubriand, Foucauld, Montesquieu, Malraux, Pascal, Churchill, de Paepe, Russell, Wafa Sultan, Taslima Nasreen, Ayyan Hirsi Ali et des dizaines d’autres personnalités éminentes. Une fois encore on peut donc constater votre manque d’objectivité analytique.

Je n’ai pas grand-chose à dire de votre chapitre douze, si ce n’est que vos larmes de crocodiles ne m’émeuvent pas.

Vous concluez dans votre épilogue sur la beauté de l’école de la république, mais omettez de dire que cette école, qui malgré ses défauts, apportait beaucoup, que cette école n’existe plus en raison justement de l’idéologie absurde du multiculturalisme.

Je tiens également à dire que pour ma part je me fiche de la déclaration de 1789 à laquelle vous faites si souvent référence, je ne suis pas Français (même s’il suffirait que je me présente dans la première mairie de France pour le devenir) je ne vis pas en France ; aussi c’est plutôt à la déclaration de 1948 que je me réfère et celle-ci précise bien dans son article 30 que les droits qu’elle donne ne peuvent être utilisés pour la détruire or la religion islamique est en opposition avec les 29 autres articles qui la constituent, là encore le Coran est une preuve à charge plus que suffisante, mais l’on peut aussi se pencher sur la caricature qu’en ont fait les musulmans dans la Déclaration du Caire de 1991.

Ma conclusion ; j’avais espéré un portrait au vitriol, certes j’avais été averti rapidement que ce ne serait pas le cas puisque vous l’affirmez vous-même, et en effet ce à quoi nous avons droit dans votre texte c’est à une plume trempée dans les relents gastriques de votre indigestion de la réalité. Réalité énoncée et dénoncée, parfois, rarement, maladroitement je vous l’accorde, par Eric Zemmour.

Enfin je me console, ma soeur m’a aussi offert le dernier album « Le chat » de Geluck, je suis certain d’y trouver une pensée plus profonde que dans votre livre.

Et pour en finir, j’espère réellement que justice sera rendue à Eric Zemmour dans le procès qui lui est injustement intenté par les tenants de la pensée inique, dont vous êtes un fier représentant.

François Lallemand

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