Notre réponse à l’article putassier de Pauline Verduzier, apprentie journaliste

Publié le 3 juillet 2015 - par
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PaulineVerduzier2Nous avons pris l’habitude de répondre à toutes les sollicitations médiatiques, sachant que, depuis trois ans, 90 % des demandes nous viennent de journalistes étrangers. En général, nous ne nous privons pas de commenter ces articles, que cela soit pour nous féliciter du professionnalisme et de l’honnêteté de l’auteur, ou, au contraire, pour expliquer à nos lecteurs les sales méthodes de certains professionnels de l’information. Ainsi, nous n’avions pas épargné Marie Lemonnier, du Nouvel Observateur, dans cette réponse intitulée : « Commentaires sur un article crapuleux du Nouvel Observateur contre Riposte Laïque ».

http://ripostelaique.com/Commentaires-sur-un-article.html

Nous avions, lors de cette réponse, rendu publique la lettre que nous avions fait parvenir à l’auteur de l’article. Et depuis, entre elle et nous, ce n’est pas une grande histoire d’amour, disons-le clairement.

Cette fois, nous avons été sollicités, au mois de février, par une élève journaliste de Sciences Po, Pauline Verduzier, qui nous expliquait que, pour son concours de fin d’année, elle nous avait choisis pour faire un reportage sur nous deux. Nous avons donné notre accord, essayant d’avoir le moins d’a priori possible contre les écoles de journalisme, et contre Sciences-Po.

Nous avons donc rencontré la jeune femme (23 ans) autour d’une table, et avons répondu en toute liberté à ses questions, magnétophone branché. Nous avons eu la même impression, celle d’avoir affaire à une petite bobo socialement protégée, faisant des efforts pour cacher au mieux l’hostilité que nos propos provoquaient en elle. Elle est plutôt jolie, comme Marie Lemonnier d’ailleurs, mais de ces beautés « Poupée Barbie », sans charme, sans chaleur, sans humour, sans étincelles dans les yeux. Des espèces de beauté désincarnées, qui plaisent tant sur les plateaux de télévision ou aux chefs journalistes qui détiennent le pouvoir dans les rédactions ou dans leur service.

Nous ne nous attendions donc pas à un article élogieux, et avions même prévenu son auteur que, s’il dépassait la ligne rouge qui peut séparer un article hostile, mais correct sur le fond, d’un article putassier, elle ne serait pas déçue par la réponse.

http://www.lejdd.fr/Politique/Pierre-Cassen-et-Christine-Tasin-de-la-gauche-a-la-haine-de-l-islam-739326

L’article est parue le jeudi 25 juin, juste la veille de la première décapitation islamiste. Les choix du jury sont des plus symboliques. Le vainqueur rend hommage à un aumônier musulman de l’armée française, tandis que Pauline Verduzier obtient la deuxième place dans un article uniquement à charge contre deux personnes venues de la gauche, fers de lance de la lutte contre l’islamisation de notre pays. Autrement dit, hommage à un soldat de l’islam, et feu à volonté contre deux patriotes laïques. On ignore qui fait partie de ce jury de Sciences Po, mais on ne serait pas étonné que notre grande amie Caroline Fourest, qui sévit à Sciences Po (ah ! le copinage…) en fasse partie.

L’article commence par un premier coup bas. Elle évoque le « sourire gêné » du serveur, dont on apprend par la suite qu’il serait musulman. Elle termine d’ailleurs l’article par cette « révélation », et lui fait dire que nous serions venus dans cette brasserie parisienne avec des skins-heads, rien de moins. Il y a deux saloperies, dans ce court passage. Le premier nous fait passer pour des personnes n’ayant aucun respect pour ce serveur de type maghrébin. Or, nous avons des relations empreintes d’une très grande courtoisie avec ce salarié, qui connaît notre combat, et nous respecte. On devine les questions perverses qui ont dû lui être posées, et la sélection effectuée dans les réponses qu’il a pu faire, pour arriver à lui faire dire ce mensonge grossier, sur des skins qui nous accompagneraient. Nous ne jouerons pas les hypocrites, nous côtoyons de temps en temps, pour des raisons de sécurité, quelques représentants de cette mouvance, mais les personnes qui connaissent le profil moyen des adhérents de Résistance républicaine ou des lecteurs de Riposte Laïque savent qu’ils sont fort éloignés du profil de Serge Ayoub ou de ses amis.

Naturellement, dans ce genre d’articles, les mots ne sont jamais innocents. Ainsi, l’apprentie journaliste affirme que nous « étions convertis aux mêmes croyances » avant de nous connaître. Parler de « conversion » et de « croyance », c’est opérer, de manière volontaire, un amalgame entre les convertis à l’islam et la nature de notre combat. Un journaliste moins malveillant aurait parlé de « similitude d’opinion », ou de « complicité politique ».

Autre liberté prise avec la vérité, « l’homme connaissait sa future compagne au travers d’articles anti-islam publiés sur son blog ». C’est tout simplement faux, à l’époque, Christine n’était pas autant engagée dans le combat contre l’islamisation de la France, mais elle défendait des principes républicains, militant encore à gauche, et ce sont ces principes, liés à une excellente plume, qui ont convaincu Pierre de la solliciter.

Pauline Verduzier se permet de solliciter une interview de Raphaël Liogier, cet espèce de sociologue qui affirme que l’islamisation de la France est un phantasme. Pourquoi pas. Mais il aurait été bien d’abord que les lecteurs sachent qu’il a témoigné à charge contre Pierre Cassen et Pascal Hilout, lors d’un procès intenté par des associations dites antiracistes, et qu’il avait avoué n’avoir jamais lu les textes incriminés. De même, on s’étonne, dans un métier qui s’honore d’impartialité, de ne pas voir une interview plutôt sympathique, à côté de celle d’un personnage qui qualifie de « racisme culturel » le fait de défendre son identité et sa culture, quand on est Français. Par exemple, un apostat de l’islam comme Pascal Hilout, né Mohamed, contributeur historique de Riposte Laïque, aurait pu, dans un article équilibré et honnête, expliquer pourquoi il était l’ami des animateurs Pierre et Christine, et les raisons pour lesquelles il soutenait leur combat contre l’islam. Mais un apostat de l’islam défendant d’horribles « islamophobes », cela aurait sans doute fait désordre, autant laisser la parole au seul Liogier…

Autre traitement révélateur de l’information, la journaliste évoque l’apéro saucisson pinard de la Goutte d’Or, et signale qu’il a été interdit… oubliant de préciser qu’il s’est déroulé place de l’Etoile, le 18 Juin 2010. Puis, autre preuve du peu de professionnalisme de cette jeune personne, elle qualifie l’initiative qui a suivi, le 18 décembre 2010 du terme « Assises sur l’Islamisation de l’Europe », alors que la véritable dénomination était « Assises internationales contre l’islamisation de nos pays », pour la bonne raison que des représentant d’Afrique du Nord et des Etats-Unis y avaient pris la parole.

Il nous est attribué une expression, sans aucun commentaire, selon laquelle « le voile serait aussi grave que l’excision ». Il n’est pas dans nos habitudes d’employer de telles expressions, à l’emporte-pièce, d’autant plus qu’on peut toujours retirer son voile un jour, alors que l’excision est définitive. Que ces deux symboles soient tous deux révélateurs du sort fait aux femmes dans nombre de pays musulmans africains est une chose, qu’il puisse être écrit que nous les renverrions dos-à-dos n’a pour seul but que de nous faire passer pour des extrémistes incapables d’apporter la moindre nuance à leurs propos.

La petite « saloperie » sur la contestation du nombre de visiteurs est là encore dans l’esprit de l’article. Nous n’avons pas l’habitude, contrairement à beaucoup de sites, de tricher sur notre nombre de visites. Si nous annonçons 20.000, c’est le bon chiffre. Et il baisse quand nous changeons d’hébergeur, ce qui fut fait à l’occasion de l’interview, pour des raisons de sécurité. Mais un petit coup supplémentaire faisant passer Pierre pour un gonfleur de chiffres ne peut pas faire de mal.

Ensuite, et heureusement pour nous, nous ne travaillons pas tous les jours entre 12 heures et 15 heures par jour, comme l’affirme l’étudiante de Sciences Po. Nous ne sommes pas des personnes désocialisées et totalement monomaniaques, nous avons des amis, des familles, des passions, même si parfois l’engagement qui est le nôtre prend beaucoup de place.

Mais le pire « coup de pute » de cet article concerne le passage sur nos activités professionnelles passées. « J’ai un tempérament guerrier, admet Pierre Cassen ». Comme si, dans une période où on a émasculé nombre d’hommes en leur martelant que la guerre, ce n’était pas bien, cette affirmation était un aveu honteux. Or, non seulement dans le syndicalisme hier, mais dans nos activités ce jour, Pierre a toujours été fier de son tempérament guerrier, qui n’est rien d’autre que la volonté de se battre pour défendre l’intérêt des salariés, hier, et les valeurs de la France, aujourd’hui. Au lieu du verbe « admettre », c’est le terme « revendique » qui aurait été beaucoup plus positif.

Mais c’est le passage sur Christine qui est véritablement dégueulasse. Ceux qui la connaissent savent qu’elle était un professeur adulée de ses élèves, et respectée par sa hiérarchie et ses collègues, pour son très grand professionnalisme, et sa capacité, hélas de plus en plus rare, d’intéresser, voire de passionner, des classes entières. La présenter comme une « fanatique » à qui on aurait « conseillé » de quitter l’Education nationale, sans autre précision, fait partie de ce registre crapuleux que savent utiliser des journalistes sans scrupule (Pauline Verduzier apprend vite) pour discréditer par tous les moyens une personne qui ne partage pas leur vision du monde.

Naturellement, un petit passage sur les procès qui nous sont intentés ne peut pas faire de mal, même si ces procès se situent dans la volonté de remettre en cause le droit à toute critique de l’islam. Lier les noms de Pierre Cassen et Christine Tasin à « condamnation », « incitation à la haine » parfois « raciale » fait partie de la stratégie des journaleux idéologues pour nous faire passer pour des extrémistes infréquentables.

Un passage est révélateur de l’esprit de l’article. « Ils se disent de gauche, mais ils véhiculent des idées d’extrême droite ». Intéressant, mais le lecteur ne saura jamais quelles sont ces idées. Mais le coup de « l’extrême droite », repris systématiquement par nombre de journaleux, se veut un marqueur infâmant, qu’ils ne se sentent même pas l’obligation de justifier, pour mieux nous discréditer. Dans ce contexte, on ne pouvait pas passer à côté du nom de Marine Le Pen, bien évidemment, en l’assimilant à notre mouvance, pour mieux la discréditer.

Ce sera donc Marie Perret, de la rédaction de Respublica (que Pierre dirigea de 2003 à 2007), professeur de philosophie, par ailleurs franc-maçonne, qui sera sollicitée. En bonne élève du laïquement correct, elle expliquera que, comme Marine Le Pen, nous instrumentalisons la laïcité pour en faire une arme contre les musulmans. Autrement dit, dans une logique très chrétienne, où n’existe que le bien et le mal, nous aurions basculé dans le camp des méchants, parce que nous affirmons que l’islam n’est pas une religion, ne peut être comparé au catholicisme ou au judaïsme, et est incompatible avec les valeurs de la République (ce que pensent 74 % de Français). Impossible, pour cette philosophe laïque qui soutient le port du voile à l’université, d’ouvrir le moindre débat sur l’islam sans être immédiatement classé à l’extrême droite et qualifié de raciste. Staline est mort, le mur de Berlin est tombé, mais le manichéisme qui a marqué dramatiquement cette période est enraciné chez nombre de prétendus intellectuels, incapables de la moindre remise en cause, préférant le déni de réalité aux douloureuses remises en question. C’est toujours ce qui a séparé les idéologues et les esprits libres.

L’ultime coup de pied de l’âne consiste donc à instrumentaliser le serveur musulman. Dans sa présentation, la bougresse se dit « passionnée par les sujets « discrimination/égalité hommes-femmes ».

On présume que, si cette petite bourgeoise veut réussir la carrière que sa bien-pensance lui promet, elle saura stigmatiser, dans ce domaine, les affreux réactionnaires comme Eric Zemmour, et surtout ne pas évoquer le statut de la femme dans l’islam. C’est tellement plus porteur de vouloir se farcir Pierre Cassen et Christine Tasin, pour se faire un nom…

Nous allons donc suivre avec intérêt la prometteuse carrière de ce bébé Fourest déguisée en journaliste, et ne manquerons pas d’informer nos lecteurs à chacune de ses prouesses journalistiques.

Pierre Cassen et Christine Tasin

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