Réponse à Séverine Labat, une chercheuse du CNRS qui se permet d’insulter grossièrement RL

Publié le 13 février 2011 - par - 4 147 vues
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Séverine Labat, chercheure au CNRS et auprès de la très bobocrate EHESS a écrit plusieurs livres sur les islamistes algériens. Madame Labat représente manifestement l’archétype de ce que nous combattons à Riposte Laïque : dans un mail adressé au comité rédactionnel de notre revue, elle écrit, après nous avoir copieusement et joyeusement insultés, qu’elle a envie de se rendre dans les mosquées, par solidarité avec ses frères musulmans. C’est d’ailleurs amusant, lorsqu’on songe que l’école des sociologues gauchistes, l’EHESS, refuse d’aller s’installer dans les quartiers du 93, fortement imprégnés d’islam, et préfère toujours les beaux quartiers parisiens. En tout état de cause, Séverine Labat exige d’être publiée, ce que nous allons faire avec bonheur dans nos colonnes. On trouvera ci-dessous le texte in extenso de son mail, suivi de nos commentaires.

[Début de citation]

—–Message d’origine—–

De : Severine Labat [mailto:labat@ehess.fr]

Envoyé : lundi 7 février 2011 17:15

À : ripostelaique@orange.fr

Objet : Pour ne plus recevoir votre torchon

Vous n’êtes que les nervis d’un néo-fascisme à ciel ouvert, pourvoyeur de divisions au sein d’une communauté nationale dont, ne vous déplaise, les ressortissants – issus de notre ancien Empire, sont des Français de plein droit, ayant par deux fois versé l’impôt du sang malgré le joug colonial qui s’exerçait avec la plus grande des violences contre eux -, représentent un apport et une richesse à la fois humain et culturel. Votre haine de l’islam, vomie dans vos colonnes, n’a rien à envier à la haine du « Juif » colportée par Brasillach dans les colonnes de « Je suis partout ». Combien de juifs auriez-vous dénoncé entre 1940 et 1944 ? Combien d’enfants auriez-vous désigné aux flics français pour figurer sur la liste de la Rafle du Vel d’Hiv ? Vous lire provoque en moi l’envie de me rendre dans une mosquée par solidarité avec mes frères arabes et musulmans. Aussi bien, pour ne plus être polluée par votre littérature nauséabonde, qui devrait, au demeurant, tomber sous le coup de la loi Gayssot, je vous intime l’ordre de me rayer de votre listing sur le champ. Au cas où cette mesure ne prendrait pas effet immédiatement, j’engagerai une procédure pour incitation à la haine raciale à votre encontre. Je serais très honorée que ces quelques lignes soient publiées dans les colonnes de votre torchon pour figurer, à mon tour, parmi les agents de « l’anti-France » dont vous vous délectez de la délation.

Séverine Labat

Chercheur au CNRS

Française « hirsute menaçante »

[Fin de citation]

Nous serions vecteurs de divisions dans la communauté nationale… Or, nous, nous attaquons au système idéologique expansionniste et totalitaire de l’islam. Et ce système idéologique imprègne un grand nombre d’esprits, qui ne font pas forcément partie de la communauté nationale. Parmi ceux qui se réclament, à la lettre, de la brutalité des idées contenues dans le Coran et les hadiths, parmi ceux, ipso facto qui se réclament de la charia, il y a des Français issus de l’immigration, il y a des Français de souche convertis à l’islam, il y a des immigrés, donc non-français, légaux, et il y a des immigrés, donc non-français, illégaux. Et parmi ceux qui collaborent avec la brutalité de l’expansionnisme islamique sans pour autant se réclamer directement de l’islam, il y a… les mêmes catégories de gens. Inversement, parmi les gens qui résistent à la brutalité de l’expansionnisme islamique, il y a également… les mêmes catégories de gens. Ainsi, poser le problème de l’islam, c’est tout autre chose que de chercher à diviser une communauté nationale. Il y a en France, comme partout dans le monde, trois tendances : l’islamisme, la collaboration avec l’islamisme et la résistance à l’islamisme. Cela transcende largement le simple clivage interne à une communauté nationale !

Par la suite, Labat nous ressort cette idée de Français issus de l’ex-Empire qui auraient par deux fois versé l’impôt du sang. Raisonnement gauchiste ultra-classique qui écrase les réalités sociologiques pour promouvoir une idéologie simplificatrice et, au final, surréaliste.

1) Il faut rappeler que les gens issus de l’ex-Empire ne sont pas forcément des Français : il y a, on le répète, les immigrés légaux ou illégaux ; Séverine Labat ne dit pas le contraire, mais en mettant l’accent sur les seuls Français musulmans issus de l’ex-Empire, elle évite aussi de poser le problème d’une certaine immigration, qui, quoiqu’on dise, est vecteur d’islamisation.

2) Les musulmans, français ou pas français, ne sont pas tous issus de l’ex-Empire, par exemple un musulman, bosniaque ou albanais d’origine, n’est pas issu de l’ex-Empire.

3) Les gens issus de l’ex-Empire, français ou pas, musulmans ou pas, n’ont pas versé l’impôt du sang ; cette expression ne peut désigner que des militaires ayant fait la guerre, ou, éventuellement, des victimes collatérales de conflits armés, ou, en poussant l’idée à l’extrême, les victimes, plus généralement, de la colonisation. La colonisation étant désormais une histoire ancienne, les gens qui ont connu cette période, comme soldats, comme victimes ou comme martyrs, ne sont déjà plus, ou alors ce sont de grands vieillards. Seules ces personnes sont concernés par l’impôt du sang, nullement les plus jeunes. La plupart des Français ont dans leur famille un ou plusieurs ancêtres qui ont versé l’impôt du sang en 1914-18 ou en 1939-45 : cela autorise-t-il ces Français à hurler qu’ils saignent ? Si, par exemple, mon grand-père est mort fusillé par les nazis ou par des collabos, cela m’autorise-t-il à crier que j’ai, moi, versé l’impôt du sang ? Non, je n’ai versé aucun impôt.

Par ailleurs, même en poussant à l’absurde le système de Labat, et en lui concédant que tous les musulmans, et les seuls musulmans, auraient versé l’impôt du sang… En quoi cela autoriserait certains musulmans d’aujourd’hui à imposer, par les voies de la takiyya ou de la brutalité, un système tel que la charia ? Inversement, même si on accordait que la colonisation eût été un système brutal et sanguinaire (ce qui est déjà plus que controversé), en quoi cela autoriserait-il certains musulmans d’aujourd’hui à imposer la charia ? En admettant même que la France ait été fort brutale et cruelle avec des musulmans d’Afrique autrefois, en quoi la France d’aujourd’hui devrait tolérer l’imposition d’un système aussi brutal et cruel que la charia musulmane sur son territoire ? C’est un peu comme si on exigeait des Espagnols d’aujourd’hui qu’ils tolérassent en Espagne l’existence de telle ou telle mafia latino-américaine sous prétexte que l’Espagne d’autrefois se montrait fort brutale et cruelle avec des indigènes latino-américain. En poussant ce système à l’absurde, il est clair que les Italiens devraient procéder à un suicide collectif de repentance, sous prétexte que les Romains, autrefois, se montrèrent fort brutaux et fort cruels avec une multitude de gens… Et puis, pourquoi pas, dans le délire, on devrait inviter tous les Turcs d’aujourd’hui à un suicide collectif de repentance sous prétexte que l’Empire Ottoman, musulman du reste, se montra fort brutal et fort cruel avec des tas de gens, y compris, notamment, des non-musulmans réduits en dhimmitude ?

Si on poussait le système de Labat jusque dans ses derniers retranchements, il faudrait éliminer tous les pays musulmans du monde. C’est le comble, pour une défenseuse des musulmans !!!

Le labatisme, une sorte de purisme gauchiste, nous apprend aussi que les gens issus de l’ex-Empire sont une richesse, un apport humain et culturel. Fort bien : cela tend à signifier que, sans cet apport, les Français de souche seraient moins « riches », humainement et culturellement, donc plus affreux, plus sales, plus méchants, plus illettrés, plus violents, plus inhumains… Idem pour les gens issus d’une immigration non-musulmane comme, par exemple, la communauté d’origine chinoise : tous affreux, sales, etc. Inversement, la totalité des gens issus de l’ex-Empire seraient des philosophes, des héros de la vie morale, des parangon de dévouement et d’abnégation, des montagnes de science et de littérature… Soit, soit. C’est la thématique des « chances pour la France ». Eh bien, que Madame Labat étaye son système par des tableaux statistiques et par des enquêtes sociologiques ou socio-génétiques, tout cela rassemblé dans de gros livres. Nous les lirons. S’il existe, par exemple, une infériorité constitutive du Français de souche par rapport aux gens de l’ex-Empire, si le Français de souche est génétiquement programmé pour être moins intelligent, moins vertueux, moins beau que les personnes de l’ex-Empire, soit, soit, nous nous inclinerons devant la vérité scientifique, nous accepterons notre infériorité congénitale de gaulois incapable de culture, mais c’est à Madame Labat d’écrire cette vérité scientifique.

Je passe aussi sur le vieux rapprochement gauchiste entre résistance à l’islam et haine du juif. Grande amatrice de machines à remonter le temps, Labat fait de nous des gens qui aurions dénoncé des juifs. Ce genre de propos, fondés sur une sorte de situation expérimentale totalement impossible à créer, s’apparente à ce que les linguistes nomment des énoncés indécidables : ils sont tout simplement dénués de sens. Et je ne parle même pas de nos positions vigoureusement hostiles, à Riposte Laïque, contre tous ceux qui souhaitent… la mort de l’État d’Israël. Sans compter qu’on est ici dans le registre de l’insulte, de la diffamation, et même de la dénonciation calomnieuse, bref, de tout ce qui peut valoir des poursuites pénales, et cela, alors même que Labat, précisément, nous menace de ces mêmes poursuites.

Je crois qu’il est inutile de commenter le reste du courrier labatiste adressé aux militants que nous sommes. Je terminerai cependant sur quelque chose d’hilarant. Nous savons tous que le labatisme équivaut au règne de la tautologie, du A=A, ce qui est fréquent d’ailleurs chez bon nombre de sociologues. Séverine Labat, c’est la reine de la tautologie, la déesse du jugement analytique. Nous avons dégoté un superbe article où elle nous explique doctement que le terrorisme est un « moyen de communication » (sic) : « Pourquoi être passé de cibles militaires à des cibles civiles? Le terrorisme est un outil de communication. En s’en prenant aux civils, les islamistes s’assurent que l’on parle d’eux. »

Labat est spécialiste de l’islamisme, ne l’oublions pas, et elle est payée pour dénoncer le terrorisme islamique, surtout lorsqu’il advient dans des pays extérieurs comme l’Algérie. Et elle fait bien son boulot, Séverine Labat… Les attentats sont des moyens utilisés par les terroristes pour communiquer un message terroriste ! En donnant la mort, l’islamiste communique un message de mort… Bravo, Labat ! Excellent ! T’as trouvé ça toute seule, ou on t’a aidée ?

Paul-Antoine Desroches

http://www.20minutes.fr/article/200352/Monde-Le-terrorisme-est-un-outil-de-communication.php

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