Réponse à un prof anticlérical qui demande que le jour de l’Aïd soit férié pour tous les élèves

Publié le 18 octobre 2013 - par - 2 821 vues
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Le site Rue 89 nous sert sur un plateau l’article particulièrement gratiné d’un professeur d’un lycée technique de Seine-St-Denis dans lequel il se déclare en préambule à la fois athée et anticlérical, mais montre cependant un zèle rare à vouloir accorder un jour de congé légal pour tous afin de fêter comme il se doit… l’Aïd. Il a d’ailleurs lui-même, pour l’occasion, posé un jour de congé pour « raisons religieuses », abandonnant sans complexes à eux-mêmes ses élèves non musulmans… Discrimination inacceptable au sein de l’Education Nationale, dites-vous ? C’est un fait.

Il m’a semblé impérieux de mettre le nez du bonhomme dans ses grossières contradictions, avec cette réponse que j’espère il aura l’occasion de lire :

Monsieur,

Venues du fond des âges puisqu’issues à l’origine des festivités païennes et ne contrevenant donc pas à la laïcité, nos fêtes originelles devenues chrétiennes il y a des centaines d’années étaient acceptées par tous en France. Les athées ne les contestaient pas, les juifs et les bouddhistes non plus. Mais ça, c’était avant. Avant que l’islam n’oblige nos instances à tout balayer, avant qu’il ne cherche à imposer ses propres dates et ses propres règles à tous.

Vous écrivez « en tant qu’enseignant soucieux d’égalité, je ne peux que défendre le fait que ce jour soit férié pour tous », une phrase que vous répétez à plusieurs reprises comme un verset appris par cœur pour vous convaincre que vous êtes en personne le détenteur ultime de l’égalité. Or, tous les élèves, de manière égalitaire justement, ont toujours eu les mêmes jours de congés traditionnels, mais vous constatez bien que la charia (loi islamique) s’instaure peu à peu à l’école, les musulmans bénéficiant d’un jour de congé supplémentaire que n’ont pas les autres élèves. Alors non, ce n’est pas équitable.

Par ailleurs, vous qui réclamez que ce jour précisément soit férié pour tous, puis-je vous demander au nom de quoi il devrait l’être ? A quel titre des enfants ayant d’autres croyances, ou pas de croyances du tout, devraient-ils rendre hommage à Allah ? Pourquoi un élève catholique, juif, agnostique, bouddhiste ou autre devrait-il faire relâche au bénéfice d’une religion qui, non seulement n’est pas la sienne, mais qui en plus lui est hostile ? (« Combattez-les sans répit jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de subversion et que le culte soit rendu uniquement à Allah. S’ils cessent le combat, ne poursuivez les hostilités que contre les injustes récalcitrants » -2 :193).

L’Aïd, cette fête musulmane importée d’Orient au seul bénéfice du capitalisme que vous condamnez – mais tout en vous en rendant complice de fait puisque vous vous prêtez à son jeu pervers – ne concerne par ailleurs  ni la France, ni l’Occident. Il serait donc aberrant que l’école ferme ses portes une journée au nom de cette fête qui nous est étrangère. Et ce serait de plus une grave transgression de la loi.

Bien que vous rappeliez hypocritement la loi de 1905 pour mieux faire avaler votre pilule pro-communautariste, vous appelez ouvertement à bafouer cette loi que vous citez. Le pire c’est que vous ne semblez même pas réaliser à quel point vous tenez des propos incohérents.

La pratique d’un culte c’est à la maison et seulement à la maison. L’espace public est et doit rester neutre afin que chacun y soit, précisément, égal, au même niveau, qu’il croit ou ne croit pas. Alors, quand d’un côté vous agréez ce jour férié et que dans le même temps vous vous auto-persuadez de posséder de beaux sentiments égalitaires, vous bluffez.

« Pourquoi ne pas imaginer aussi des jours fériés pour les personnes qui ne posent pas de jours religieux ? ». Votre proposition est absolument délirante, des congés scolaires existent déjà POUR TOUS. Si vous accordez un jour de congé supplémentaire pour les musulmans, un jour pour les athées, un jour pour les zoroastriens, un pour les scientologues, un pour les hindouistes, etc, vous imaginez le bazar ? Soit vos élèves seront tous en congés tout le temps, soit vous aurez constamment une classe incomplète avec en permanence des élèves absents. Et vous-même, quel jour choisiriez-vous pour faire classe ? Voilà pourquoi notre calendrier scolaire doit rester tel quel, pour la neutralité de notre école et la sérénité de nos enfants.

« J’estime que cela peut entraîner des préjudices ou des conflits qui ne sont pas utiles. (…) Mais pourquoi tu ne fais pas l’aïd ? Tu t’appelles Faiçal et t’es pas musulman ? ». Vous reconnaissez vous-même que la visibilité de la religion à l’école peut être source de conflits et de reproches, voire de délation, même si vous n’osez pas le dire. Y avait-il des conflits de ce type à l’école avant que l’idéologie islamique ne devienne la norme ? Non, bien sûr. L’islam contient en lui les germes du conflit et de la discorde.

Vous prétendez condamner l’asservissement des peuples, des femmes, mais êtes incapable de réaliser que cela vient de l’islam même, n’accusant que le capitalisme qui se joue des religions, trouvant même normal de faire don d’une journée pour célébrer cet Allah qui exige d’eux cet asservissement ainsi que l’égorgement sacrificiel de milliers de moutons en une seule journée.

Malgré vos propos lénifiants destinés seulement à vous offrir une bonne conscience rassurante, vous ne prônez nullement l’égalité mais bien au contraire un favoritisme dangereux envers le dogme le plus visible, comme un otage atteint du syndrome de Stockholm, prenant du coup fait et cause pour l’oppression et l’asservissement. Comment pouvez-vous vous déclarer à la fois athée et anticlérical et demander un congé « pour raisons religieuses » alors que vous êtes payé par l’Etat pour faire cours ? Vous êtes décidément bien conciliant avec ce clergé-là…

Monsieur, ne trouvez-vous pas anormal que l’islam soit aussi présent en France ? Ne vous rendez-vous pas compte de ce que cela augure pour plus tard ? Contribuer vous-même à la pérennisation d’une idéologie homophobe, sexiste, antisémite ne vous pose aucun problème de conscience ? A moins que vous ne soyez à ce point crédule et ignorant de ce qu’est la charia ?

Et le fait que la majorité de vos élèves soient absents le jour de l’Aïd ne vous interpelle pas ?

Absentéisme scolaire pr l'Aïd

Je vous laisse juge de quelques tweets d’élèves sur cette journée du 15 octobre, qui démontrent de manière éclatante à quel point l’islam envahit l’école, et par-delà, la France toute entière :

– « Une amie institutrice m’a dit hier, qu’elle avait 1 élève sur 25 en classe. Aid Mabrouk.. ».

– « Le jour de L’Aïd Pour les babtou comment c’est chape ! Dans certaines classe il sont 8 »

– « N’empêche qu’aujd yavait quasi personne dans ma classe fallait repeter « il fait l’aid » qd lprof faisait l’appel »

– « Ce moment où tu te rends compte qu’il y a quasi que des arabes dans ta classe. . L’aid 15 absents »

– « Fête de l’Aïd El Kebir: 9 présents sur 23 dans la classe d’Armel, 18 sur 25 dans la classe de Solène »

Edifiant non ?

En raison de cet absentéisme massif, les enseignants en sont réduits à rabioter sur le programme, à remplacer un jour de cours par une journée garderie, punissant en quelque sorte les élèves qui ont daigné venir, comme en témoigne ce collégien « On a regarder un film parce qu’il y avait la moitié de la classe à cause de l’aid et des absents ». Vous déclarez vous-même « je pénalisais les élèves absents », et donc afin de ne pas pénaliser les absents musulmans vous avez décidé de porter plutôt préjudice aux présents ayant d’autres convictions en posant un congé précisément ce jour-là… Athée et anticlérical mais furieusement pro islamiste manifestement.

Vous écrivez que l’islam est la deuxième « religion » de France, voire « la première dans certains territoires » reconnaissant donc l’invasion grandissante de l’idéologie islamiste. Je suppose que venant d’un prof comme vous cette déclaration est acceptable mais je parie que si vous étiez chef d’entreprise ces mêmes mots seraient aussitôt qualifiés de nauséabonds. En clair, peu importe l’évident constat, l’important étant la bouche qui le dénonce. La vôtre ayant l’aval des bien-pensants elle peut se permettre de dire que l’islam est partout, les mêmes mots prononcés par une Marine Le Pen provoqueraient aussitôt des grimaces de dégoût de la part de vos collègues et de vous-même…

« Le peuple de France a changé. Et tant mieux, car les cultures se mélangent, se complètent, se confrontent parfois mais finalement, c’est une richesse intellectuelle. Il serait donc temps de prendre en compte cette diversité ». Non monsieur, le peuple n’a pas changé, on l’a contraint à céder une part de son territoire à des nouveaux venus, l’obligeant à déménager de certaines villes, à déserter des zones entières. Car s’il y a une nouvelle population, c’est bien que l’ancienne est en voie de disparition non ? Cela ne vous dérange donc pas de voir déporter des individus au profit d’autres ? C’est cela votre conception de la richesse ? Car cette population diverse ne s’assimile pas, ne se mixe pas, elle se superpose, se substitue, se croise, se confronte, mais jamais ne se mélange. C’est chacun pour soi, chacun son monde. Lorsque vous croisez dans la rue des groupes de gens nés ici et qui parlent arabe, pensez-vous réellement qu’ils sont assimilés et qu’ils sont le peuple de France ?

La tradition chrétienne est la base de la société française, de son fonctionnement, de sa réflexion humaniste qui lui a permis de progresser, de créer des lois justes, c’est pour cela que céder une place à l’islam obscurantiste est dangereux pour nos valeurs. Voir de plus en plus de gens se faire égorger dans les rues ou chez eux, considérez-vous donc cela comme des pratiques enrichissantes ? Ne vous êtes-vous pas demandé comment il se faisait qu’il se pratiquait de plus en plus de ces actes barbares en France et d’où cela nous venait ?

Vous vous rendez tellement servile à honorer et contenter vos petits protégés de Seine-St-Denis que vous en oubliez tout bon sens, tout raisonnement intellectuel, toute raison, tout humanisme finalement.

« Il est temps de se lever contre les injustices sociales, les dictatures coloniales, le capitalisme dévastateur qui sont le terreau des religions ». Vous évoquez le colonialisme mais ici il s’agit de colonisation, c’est encore pire ! La France devient un pays colonisé, et avec votre agrément !

Vous viendrait-il à l’idée si vous étiez immigré en Arabie Saoudite, au Japon ou en Indonésie d’imposer votre culture à votre pays d’accueil ? Certainement pas. Pourtant, dès lors qu’il s’agit de la France, vous trouvez cela légitime. Ce pays-là – et seulement celui-là – serait tenu, selon vous, d’abandonner ses lois, ses usages et ses fondements pour se laisser imposer celles de la minorité immigrée musulmane ?! Vous rendez-vous compte de l’aberration de votre raisonnement ? Si encore ces nouvelles coutumes contribuaient à l’évolution de notre peuple, pourquoi pas, mais une idéologie qui considère qu’un homme vaut deux femmes et qui en est encore à sacrifier des animaux pour une divinité, permettez-moi de douter du gain humanitaire.

A vous croire, nous devrions tout céder aux musulmans (des enfants très gâtés et très très capricieux) pour éviter qu’ils ne se communautarisent davantage. Le problème c’est que ce sont les musulmans eux-mêmes qui se communautarisent volontairement puisqu’ils placent leur dogme avant toute chose, avant la culture française qu’ils conchient pour nombre d’entre eux, avant la loi même, alors que TOUS les autres citoyens se reconnaissent d’abord comme français et privilégient leurs lois et leur constitution. La charia (loi islamique) n’est pas et ne sera jamais compatible avec les lois de la République, c’est méconnaître gravement les fondements de l’islam que de le nier.

Je suis navrée de vous le dire mon pauvre monsieur, mais votre déni des réalités et vos incohérences multiples font clairement de vous un idiot utile de l’islam.

Caroline Alamachère

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