Réponse au butor Macron : vive l’Afrique française !

Publié le 21 mars 2017 - par - 531 vues
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Réponse au butor[1] MACRON : Vive la plus grande France et l’Afrique française !

Emmanuel MACRON et toute une génération de promoteurs de la radicalité indépendantiste aujourd’hui engoncés jusqu’au cou dans l’islamo-gauchisme, non seulement ont failli dans la défense des miséreux du tiers monde, mais se fourvoient totalement en continuant contre l’évidence même à charger  le « co-lo-ni-a-lis-me » français de tous les maux qui sévissent aujourd’hui dans le monde.

Cela va changer et commence déjà à changer. L’avenir est aux hommages à rendre en terre africaine à ceux qui ont œuvré et ceux qui œuvrent encore une grande partie de leur vie pour que vivent l’Algérie française, le Cameroun français et la France africaine, bref pour que s’épanouisse la plus grande France, dont votre présent serviteur est un chaud partisan !

Il y a peu, début 2012, m’étant rendu pour la dernière fois au Cameroun, dans une ville qui m’est très chère, entre toutes, Yaoundé, j’ai eu l’heureuse surprise de découvrir une stèle construite au carrefour Warda, en face du bois Sainte Anastasie, en l’honneur d’André FOUDA, homme politique camerounais d’envergure, bâtisseur d’Ongola la belle, autrement dit, premier maire africain de Yaoundé.

Qu’en dit son biographe Serge ENYEGUE qui lui a consacré pour la postérité un ouvrage de référence : « André Fouda, itinéraire politique d’un bâtisseur 1951-1980 », Editions L’Harmattan. N’est-ce pas celui qui déclara : « Ce beau pays quoiqu’il soit, doit vivre et rester français. Vive le Cameroun français ! »

Je n’ai pas manqué de rappeler cette profession de foi à une superbe beauté camerounaise qui réside parmi tant d’autres en Alsace et qui enchante, comme bien de ses sœurs, la vie d’un Alsacien, tombé sous ses charmes ravageurs. Elle m’a simplement répondu : « il a raison ! ».

C’est que même indépendant aujourd’hui et administré par la France seulement pendant une période d’à peine deux générations (1920-1960) le Cameroun s’est prodigieusement francisé non seulement par la langue mais aussi par les us et coutumes, un certain art de vivre (c’est de loin le plus grand consommateur d’Afrique de bouteilles de champagne). J’ajoute que bien des Camerounais et des Camerounaises ont adopté bien des comportements de leurs compatriotes pas toujours seulement de cœur (le nombre de titulaires d’origine camerounaise de la nationalité française a explosé ces dix dernières années).

Les Camerounais se rapprochent beaucoup des Français (dois-je écrire de souche ?) jusque dans leurs travers (roublards, filous, bonimenteurs, voire escrocs comme nombre d’hommes politiques…). L’élève, dit-on, dépasse toujours le maître !

Faisons un tour maintenant en Afrique occidentale, le Sénégal, première terre de pénétration de la le « co-lo-ni-a-li-sa-tion » française en Afrique.

L’on ne manquera pas d’observer que l’un des lieux les plus prestigieux de cet Etat est l’aéroport international Blaise DIAGNE, que l’une des  avenues les plus somptueuses de Dakar se dénomme également Blaise DIAGNE.

Blaise DIAGNE pour ceux qui l’ignorent est un homme politique français, né français le 13 octobre 1872 à Gorée au Sénégal et décédé le 11 mai 1934 à Combo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques). Il est le premier député africain élu à la Chambre des Députés française. En effet, jusqu’à cette date, les précédents députés noirs étaient originaires des colonies françaises des Amériques. Il est également le premier Africain sous-secrétaire d’Etat aux Colonies. Fervent assimilationniste, il doit sa renommée à sa volonté de faire participer pleinement les Africains à la politique française aussi bien devant la mise en place des structures coloniales qu’une fois ces dernières installées. Il a également joué un rôle important en faveur des droits des Africains engagés dans les troupes coloniales. Notons que bien que né avant la Conférence de Berlin, en grandissant à Gorée, une des Quatre Communes qu’il qualifiera plus tard de « Berceau de la France africaine », il a bénéficié de plein droit de la nationalité française.

Venons-en maintenant à la perle de l’Empire français, au fleuron de l’Afrique française, notre très chère province outre-méditerranéenne perdue (qui sait ? peut-être provisoirement !) l’Algérie. Et bien cela n’a pas fait la Une dans la presse française, mais une nouvelle affaire a surgi dans cet éternel débat sur le « co-lo-ni-a-lis-me » français et qui a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux dits algériens.

A en croire plusieurs sites, le 22 février 2017, sous la signature d’Abdou SEMMAR et d’Essaïa WAKLI notamment, un hommage appuyé a été rendu le lundi 20 février 2017sur l’antenne de Canal Algérie à un vigoureux partisan de la France, le bachaga BENGANA. En effet, Feriel FURON, citoyenne française, a été reçue par l’animatrice de l’émission « Bonjour l’Algérie », descendant de cet illustre personnalité de l’Algérie française qui a fait la promotion de l’ouvrage intitulé « Si Abdelaziz BENGANA, dernier roi des Zibans ».

Las, le dénommé BENGANA aurait eu tendance à employer des méthodes quelque peu expéditives en coupant les oreilles de centaines de récalcitrants de l’époque. De quoi déclencher l’hystérie bien des décennies après les présumés faits.

En attendant, Yaziz AIT-MAHIEDDINE, rédacteur en chef de la télévision publique francophone a été suspendu…

Mais dans notre monde en plein bouleversement tout peut changer et il est permis d’imaginer après ce coup d’essai raté que dans quelques années, nous aurons le plaisir d’emprunter l’avenue du bachaga Si Ahmed OULD CADI à Alger de stationner place Maître Ali CHEKKAL à Mascara. Sans le bachaga OULD CADI[2], l’Algérie n’aurait jamais été française. « Le bachaga, grand officier de la Légion d’Honneur, recherchait les relations françaises, il employait des familles européennes dans ses nombreuses propriétés. C’était un auxiliaire puissant pour conduire les indigènes dans la voie du progrès » dixit le journaliste algérien Narcisse FAUCON dans le Livre d’Or de l’Algérie écrit en 1898[3]. C’était loin d’être le seul allié de la France !

N’oublions pas, entre autres, le premier recteur de la mosquée de Paris, SI KADDOUR BENGHEBRIT (mais oui, comme le monde est petit, il s’agit à présent d’un parent de l’actuelle ministre algérienne de l’Education nationale).

BENGHEBRIT, un grand Français, fin lettré, était cadre du Quai d’Orsay ; coqueluche de la société parisienne, il se rendit aussi célèbre en tant que juste durant l’Occupation, seule circonstance présentement pour laquelle son nom, semble-t-il n’est pas voué à l’oubli.

Bon gré, mal gré, de tout cela il faudra bien en débattre les années qui viennent car le passé « algérien » de la France ne saurait se résumer à ce qu’un vulgaire et prétentieux candidat à la Présidentielle voudrait le réduire.

Jean-Michel WEISSGERBER

à l’initiative de l’inauguration de la « Place du sergent-chef Kouider GUERROUDJ et de tous les harkis » à Colmar.

le 15 mars 2017

[1] J’espère que Bernard LUGAN ne m’en voudra pas de faire mien le qualificatif qu’il a employé récemment.

[2] Mais oui, mais bien sûr, c’est l’ancêtre du fringant compagnon d’Aurélie FILIPPETTI, Arnaud MONTEBOURG, patriote « économique » à défaut d’être patriote français tout court !

[3] Cité par l’hebdomadaire RIVAROL du 22 décembre 2016.

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