Réponse au francophobe Askolovitch, pour qui Jeanne d’Arc n’a jamais existé

Publié le 13 mai 2015 - par - 2 960 vues
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Ri7askolovitch-fourestQuelques temps après que l’ineffable Jamel Debbouze nous eut informé que l’Islam est en France depuis trois mille ans, au moment où François Hollande nous révèle que notre belle patrie, berceau de la salsa, du mambo, du cha-cha-cha, du blue-grass et de la mazurka, est très logiquement un pays caribéen et sud-américain, voici le très dispensable Claude Askolovitch et sa certitude du jour : Jeanne d’Arc n’a jamais existé (à partir de 32’50).

https://www.youtube.com/watch?v=1NN9tRS0HvI

Pourtant, s’il est un personnage médiéval doté d’une bibliographie hors-pair, c’est bien celui-là. Témoignages de contemporains, minutes de procès, déclarations d’icelle, tout équivaut, chose extraordinaire pour l’époque, à une instruction d’aujourd’hui. Mais de cela, Claude Askolovitch se fout Charleseptement. Claude Askolovitch n’aime pas Jeanne d’Arc, comme il déteste le pays qu’elle libère, la religion qu’elle appelle à son secours, le peuple qui se soulèvera dans son ombre encore fumante.

Claude Askolovitch hait la France comme il hait le citoyen libre que je suis. Et la France, bonne fille, lui offre, malgré mes avertissements et avec sans doute l’argent de l’étranger, la résonance dont son idiotie très inutile à mon avis a besoin pour corrompre. La France est pour Claude Askolovitch un scénario demeuré depuis deux millénaires dans les tiroirs d’une production occupée ailleurs. Rien. Poubellisable. Chimère.

Ainsi, mon aïeul Colonel dans la Garde Impériale, quittant Napoléon à Waterloo vingt ans après avoir croisé, jeune engagé, Bonaparte à Toulon, n’est-il qu’une fiction sortie du cerveau fantasque d’un Guitry pour Cinémascope. Donc, mes deux grands-pères rescapés de Verdun ne sont-ils, ayant rempli un devoir jugé très superfétatoire par leurs fossoyeurs attablés Place de Clichy et reluquant les jolis culs passant à hauteur de leurs fantasmes, que des touristes zombies imprudemment aventurés sur un terrain fleuri au mimosa par de vrais acteurs de la vraie Histoire.

Ainsi mon père, médecin remobilisé par les Alliés en 42, canardé par l’aviation italienne sur une route de Tunisie, ne fut-il qu’un comparse du scénario écrit par Debbouze, costumé par Roger-Petit et mis en scène par le clone d’Askolovitch. Point d’orgue de cette virtualité française odieusement érigée en prétention à la mémoire, fiction que ma propre existence égarée, au moment où il le fallait, dans des endroits sanglants du monde où je n’avais aucune chance de rencontrer les contempteurs des personnages dont il vient d’être question, tant ces savonnettes aux fumets de compost printanier éviteront jusqu’à leur dernière heure de se risquer loin de leurs charentaises, claviers, studios d’enregistrement et autres tribunes d’où l’on admoneste le pauvre peuple pour des salaires multipliant le sien par dix, vingt, cinquante, cent ou mille. Insane comédie. Fumure pour champs de cannabis urbains.

Je regarde Claude Askolovitch s’exprimant aux heures de grande écoute. Chacun de ses mots, chacune de ses phrases, la moindre de ses mimiques, n’est qu’effort de violence variable pour extirper d’un corps étique la pensée trop longtemps retenue. De cette physiologie pour compresseur de viande halal sous cellophane émerge un constat clinique : Claude Askolovitch parle comme on défèque, dans la douleur, au déboulé de trop longues constipations.

En ce cas, la Faculté est formelle : on se referme comme on peut le fondement, on tire la chasse et « à vous les égouts de Paris ». Bonne route, camarade. À ce qui se dit, on peut encore, par endroits, y flotter.

Alain Dubos

PS : afin de clore, pour ce qui me concerne, un débat mouvant, est « de souche » toute personne, quelle que soit son origine, sa couleur, sa croyance, qui se lève à un moment donné pour dire « la France est ma seule patrie ».  

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