Réponse aux inquisiteurs du Mrap qui me menacent d'un procès : je persiste et je signe !

Un communiqué du Mrap, tombé juste après nos Assises sur l’Islamisation, nous apprend que le Mrap étudierait la possibilité de poursuites pénales contre ma personne et celle de l’écrivain Renaud
Camus.
Assises anti-islam : le MRAP avait raison de demander leur interdiction…
Si je réagis assez tard à leur divin et sacré communiqué, c’est pour plusieurs raisons. La première est hygiénique : leur communiqué ne m’a jamais empêché de dormir (et pourtant j’ai quelques problèmes d’insomnie, typiques des intellectuels).
La seconde est morale : il ne faut s’attendre de ma part à aucune excuse devant qui que ce soit ; la résistance patriotique française est faite par des gens qui n’éprouvent ni regrets ni remords ni repentance pour ce qu’ils font et disent, qui sont fiers, qui ont l’orgueil légitime de ce qu’ils font et disent, et j’informe Mouloud Aounit que la résistance contemporaine – dans sa totalité – est faite par des gens bâtis sur ce modèle. Il aura fort à faire pour avoir nos peaux, d’autant plus que nos
idées ont définitivement gagné la bataille de l’opinion.
La troisième raison est festive: je suis parti en vacances dans le Midi en famille, j’ai réveillonné à qui mieux mieux pour entretenir et dépasser mes 88 kilos (encore trop chétifs à mon goût), je n’avais pas d’ordinateur sur mon lieu de vacances, j’ai siphonné du rouge et mangé du porc à enveux-tu-en-voilà, j’ai pratiqué entre les deux réveillons de lourds travaux de maçonnerie qui prennent du temps et de la force, et je n’aime point gâcher les fêtes par le travail intellectuel, dont je
sais m’abstraire de temps en temps.
Par ailleurs, quelques commentaires internet ont vu en moi une émanation du complot judéomachin-chose (1). D’autres, plus banalement, me présentent comme un fasciste ou un néo-nazi, lié à
des intervenants qui seraient eux-mêmes antisémites (2). J’informe ces désinformateurs zélés que je suis un gaulois banal, un 100 % « souchien » (sous-chien ?), issu d’une famille de la classe moyenne, mi-soixante-huitarde mi-catholico-négligente, et que la seule éducation religieuse que j’ai reçue fut d’assister à quelques messes, à Noël, pour des mariages et parfois pour des enterrements.
Je précise à l’intention de la vraie extrême-droite (qui a vilipendé nos Assises au moins autant que l’extrême-gauche) – vraie extrême-droite dont les deux caractéristiques sont l’antisémitisme et la violence contre le mouvement ouvrier – que je ne suis ni antisémite ni violent contre le mouvement ouvrier. On me reproche d’avoir donné une conférence chez M. Serge Ayoub, or je ne sache pas que Serge Ayoub fût un idéologue judéophobe ou anti-ouvriériste.
Sinon, j’ai beaucoup de sympathie pour le discours de Marine Le Pen, qui me paraît mille fois plus gaullo-communiste que toutes les billevesées sordides des pseudo-gaullistes, pseudo-communistes
et pseudo-marxistes de France et de Navarre. Mes amis me reprochent parfois d’avoir voté Ségolène Royal aux dernières élections ; c’est la seule erreur que je me reconnaisse. Mais, en ce moment, j’incline beaucoup au vote national-populaire incarnée par Marine le Pen, et, sauf
glissement idéologique de Mlle Le Pen vers un discours moins social, ma voix lui est assez fortement acquise. Au pire, ce serait l’abstention. Mais la gauche d’aujourd’hui, jamais ! La gauche d’aujourd’hui, c’est l’antithèse absolue du marxisme.
D’aucuns, enfin, me reprochent ce pseudonyme de Philarcheïn que j’ai adopté, non par lâcheté (et ma main dans la gueule !?), mais par souci de neutralité professionnelle. Philarcheïn, contrairement à ce qu’affirment les pseudo-savants gauchistes (3), ne signifie pas fondamentalement « amoureux du pouvoir ». L’archè des Grecs, c’est la forme originelle, le commencement, le début, les principes. Philarcheïn, c’est plutôt celui qui cherche un retour aux vrais fondamentaux de la
République, tracés tant dans la République de Platon (même si ce titre est une déformation latine postérieure au texte grec), où la stratégie militaire, la défense de la Cité-État, occupe une très grande place, que dans la magistrale analyse du genevois francophone Jean-Jacques Rousseau, qui place l’intérêt général au dessus de tout, et au-dessus de la religion elle-même (je parle du vrai Rousseau, dont la philosophie est un patriotisme républicain sans concession, et non pas de l’immonde
caricature angélo-pédagogiste qu’en ont fait les idéologues des « sciences » de l’éducation).
Concernant le dossier de la pauvreté de posture et d’imposture : coup social considérable de l’immigration, réduction en dhimmitude des populations non-musulmanes, pénétration de l’islam dans les entreprises, scandale de l’Aide Médicalisée d’État, sans-papiers qui alignent des mois de grève sans vraiment mourir de faim (4), zones rurales désertifiées plus pauvres que les quartiers dits « populaires », dégradations volontaires des territoires pour accentuer l’impression de désolation, collusion entre les racailles et certaines institutions, laxisme judiciaire envers les caïds présentés comme des victimes innocentes et in-nocentes, pénalisation scélérate de la légitime défense, etc.
etc., je ne prends même pas la peine de répondre de ces propos. J’ai dit exactement la même chose que tous les intervenants des Assises, que tous les chercheurs qui ont consacré des heures de travail
à étudier l’immigration, l’islamisation et l’ultra-violence, trois dossiers qui, sans être entièrement superposables, ont des liens évidents, et sur lesquels un journal tel que Riposte Laïque (mais aussi une quantité considérable d’autres sites de réinformation) a publié une énorme littérature scientifique et militante. Je renvoie les inquisiteurs du Mrap aux publications de Bat Ye’Or, d’Anne-Marie Delcambre, de Jean-Paul Gourevitch, de Xavier Raufer, de Carl Pincemin, d’Alain Rubin, et,
bien entendu, de notre adorable présidente Christine Tasin (et pardon à tous les vrais penseurs et militants que j’oublie dans cette énumération).
La seule chose que je précise est que la véritable pauvreté ne doit pas être entendue dans un sens purement matériel ; la pauvreté, c’est aussi celle de l’inégalité scandaleuse de traitement face aux institutions. Des gens comme Marie-Neige Sardin ou René Galinier ont été face à la justice et/ou les forces de l’ordre infiniment plus pauvres que leurs agresseurs. Va-t-on nier cette évidence ?
Pour terminer ce communiqué, je tiens à faire connaître que nous autres aussi, à Résistance Républicaine, en partenariat avec notre avocat, nous envisageons des poursuites pour diffamation et/ou dénonciation calomnieuse et/ou dénonciation de délit imaginaire. Un site du Mrap des Landes, non content de me présenter comme un militant d’extrême-droite déguisé en marxiste, un rougebrun en somme, me reproche d’utiliser mes deux heures de décharge syndicales hebdomadaires
pour « introduire le racisme dans les organisations syndicales » et déplore qu’on puisse me conserver devant des élèves, insinuant que je ferais aussi du racisme dans mon enseignement (5).
À cela, je réponds :
1) Lorsqu’on a une décharge de 2 heures, par définition, c’est deux heures d’enseignement en moins, compensé par quatre heures de syndicalisme ; je n’apprécie guère qu’on m’accuse implicitement d’être payé à rien foutre !
2) Si le commentaire suivi de la République de Platon, de la Lettre à Ménécée d’Épicure, des Méditations Métaphysiques de Descartes, du Contrat Social de Rousseau, si l’exposé de la philosophie pratique de Kant, de la captation de la plus-value selon Marx, de la théorie de l’inconscient chez Freud, ou encore la logique d’Aristote, l’histoire de
l’astronomie, l’épistémologie des sciences formelles ou des sciences de la matière, si tout cela est du racisme, alors c’est moi qui part en procès… en tant qu’accusateur !
3) Le syndicalisme a vocation à défendre les salariés ; or, à moins de démontrer que l’immigration massive (légale et illégale), l’islamisation (et son corrélatif, la dhimmitude), l’ultra-violence (érigée en système
d’occupation des quartiers par la terreur), soient des phénomènes sociaux de nature à améliorer le sort des travailleurs, je ne vois pas en quoi on pourrait reprocher au syndicaliste que je suis de partir
en guerre contre tous ces phénomènes. A noter que les maux sociaux que je décris ci-dessus ne constituent en rien une « race ». A bon entendeur, salut ! Et meilleurs voeux aux philosophes du Mrap.
Jacques Philarcheïn
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(1) http://le-projet-juif.com/?p=2116
Commentaire de Deiter : « Jacques Philarcheïn de Riposte laïque est-il juif ? On trouve ses articles sur des sites communautaires Sur Riposte Laïque ,il reprend mot à mot, notre argumentaire sur le concert organisé par SOS Juiverie/BHL. Exactement l’idée résumée dans mon dernier message sur ce site , avec le même lien vers la pétition. MAIS EN FIN DE COMPTE , IL DÉDOUANE LES JUIFS SURREPRÉSENTÉS CHEZ LES SIGNATAIRES ( comme le site Fdesion où BHL est transformé en algérien ) YANN MOIX (laregledujeu.org ) NE S’EST-IL PAS CONVERTI AU
JUDAÏSME ?! RIPOSTE LAÏQUE EST UNE IMPOSTURE !
(2)
http://www.vieuxsinge.fr/article-les-assises-de-l-islamophobie-comme-si-vous-y-etiez-63517233.html
http://www.visa-isa.org/node/482
(3)
http://www.vieuxsinge.fr/article-assises-de-l-islamophobie-qui-est-jacques-philarchein-63063111.html
(4)
http://christinetasin.over-blog.fr/article-6200-sans-papiers-en-greve-depuis-octobre-48795827.html
(5)
http://www.mrap-landes.org/spip.php?article396
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Citations remarquables :

« L’Europe était retombée dans la barbarie des premiers âges. Les peuples de cette partie du monde aujourd’hui si éclairée vivaient, il y a quelques siècles, dans un état pire que l’ignorance. Je ne sais quel jargon scientifique, encore plus méprisable que l’ignorance, avait usurpé le nom du savoir, et opposait à son retour un obstacle presque invincible. Il fallait une révolution pour ramener les hommes au sens commun ; elle vint enfin du côté d’où on l’aurait le moins attendue. Ce fut le stupide Musulman, ce fut l’éternel fléau des lettres qui les fit renaître parmi nous. La chute du trône de Constantin porta dans l’Italie les débris de l’ancienne Grèce. La France s’enrichit à son tour de
ces précieuses dépouilles. Bientôt les sciences suivirent les lettres ; à l’art d’écrire se joignit l’art de penser ; gradation qui paraît étrange et qui n’est peut-être que trop naturelle ; et l’on commença à sentir le principal avantage du commerce des Muses, celui de rendre les hommes plus sociables en leur inspirant le désir de se plaire les uns aux autres par des ouvrages dignes de leur approbation mutuelle. » Jean-Jacques ROUSSEAU, Discours sur les sciences et les arts (1750), deuxième § de
la première partie (le comble du comble : les musulmans ottomans qui libèrent, malgré eux et sans le savoir, le monde occidental de l’emprise terrifiante de la scholastique catholique, en chassant les savant grecs de Constantinople, avec leurs livres, vers l’Italie).
« Toute société partielle, quand elle est étroite et bien unie, s’aliène de la grande. Tout patriote est dur aux étrangers : ils ne sont qu’hommes, ils ne sont rien à ses yeux. Cet inconvénient est inévitable, mais il est faible. L’essentiel est d’être bon aux gens avec qui l’on vit. Au dehors le
Spartiate était ambitieux, avare, inique ; mais le désintéressement, l’équité, la concorde régnaient dans ses murs. Défiez-vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin dans leurs livres des devoirs
qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares, pour être dispensé d’aimer ses voisins. »
Jean-Jacques ROUSSEAU, Émile ou de l’Éducation (1762), livre premier (une première condamnation des mondialistes).
« Maintenant qu’il n’y a plus et qu’il ne peut plus y avoir de religion nationale exclusive, on doit tolérer toutes celles qui tolèrent les autres, autant que leurs dogmes n’ont rien de contraire aux devoirs du citoyen. Mais quiconque ose dire : Hors de l’Église point de salut, doit être chassé de l’État; à moins que l’État ne soit l’Église, et que le prince ne soit le pontife. Un tel dogme n’est bon que dans un gouvernement théocratique, dans tout autre il est pernicieux. La raison sur laquelle on
dit qu’Henri IV embrassa la religion romaine la devrait faire quitter à tout honnête homme, et surtout à tout prince qui saurait raisonner. »
Jean-Jacques ROUSSEAU, Du contrat Social (1762),
partie IV, fin du chapitre 8 (le texte vise l’universalisme théocratique catholique, encore bien dangereux à l’époque de Rousseau).

« Quand, dans son délire croissant, cet homme, qui se dit le favori du ciel, s’imagine sentir en lui de particuliers effets de la grâce (et va jusqu’à prétendre à l’intimité d’un commerce donné pour mystérieux avec Dieu), la vertu alors le dégoûte et se change pour lui en objet de mépris; aussi n’est-il pas surprenant d’entendre le monde se plaindre de voir que la religion contribue si peu encore de nos jours à l’amélioration des hommes et que la lumière intérieure (la lumière « sous le boisseau ») de ces favoris de la grâce ne se montre pas au dehors sous la forme de bonnes oeuvres, – qu’on est en droit d’attendre de leur part (car les prétentions qu’ils affichent justifient bien cette exigence) à meilleur titre que des autres hommes, doués d’une honnêteté naturelle, et qui, sans finasser (kurz und gut) voient dans 1a religion qu’ils suivent non de quoi remplacer l’intention vertueuse, mais le moyen capable d’en favoriser les progrès. Pourtant le Docteur de l’Évangile nous a donné ces actions extérieures accomplies dans l’expérience comme étant la pierre de touche permettant à chacun de juger les hommes selon leurs fruits et de se connaître lui-même. Or on n’a pas vu, jusqu’ici, que ces hommes, qui se prétendent comblés de faveurs extraordinaires (objets
d’une élection à part), l’emportent tant soit peu sur les hommes qui sont naturellement probes et sur qui l’on peut se fier dans les relations ordinaires, en affaires et dans les cas graves ; il serait plus juste de dire que, pris en bloc, ceux-là soutiendraient difficilement la comparaison avec les derniers ; ce qui prouve bien que la bonne voie n’est pas d’aller de la justification par la grâce (Begnadigung) à la vertu, mais de la vertu à la justification par la grâce. »
Emmanuel KANT, La religion dans les limites de la simple raison (1794), fin du texte (excellent principe : privilégier l’accomplissement civil et terrestre du devoir moral, ne pas trop se croire touché par une grâce
transcendante et chimérique, quel que soit le Dieu dont elle émane)
.
« Le fondement de la critique irréligieuse est celui-ci : L’homme fait la religion, ce n’est pas la religion qui fait l’homme. La religion est en réalité la conscience et le sentiment propre de l’homme qui, ou bien ne s’est pas encore trouvé, ou bien s’est déjà reperdu. Mais l’homme n’est pas un être abstrait, extérieur au monde réel. L’homme, c’est le monde de l’homme, l’État, la société. Cet État, cette société produisent la religion, une conscience erronée du monde, parce qu’ils constituent euxmêmes
un monde faux. La religion est la théorie générale de ce monde, son compendium encyclopédique, sa logique sous une forme populaire, son point d’honneur spiritualiste, son enthousiasme, sa sanction morale, son complément solennel, sa raison générale de consolation et de
justification. C’est la réalisation fantastique de l’essence humaine, parce que l’essence humaine n’a pas de réalité véritable. La lutte contre la religion est donc par ricochet la lutte contre ce monde, dont la religion est l’arôme spirituel. La misère religieuse est, d’une part, l’expression de la misère réelle, et, d’autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l’âme d’un monde sans coeur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans
esprit. C’est l’opium du peuple. »
Karl MARX, Contribution à la critique de la philosophie du droit
de Hegel (1843), 3° et 4° § (sans commentaire !).

« Mais j’ai voulu ressusciter la France et, dans une certaine mesure, je l’ai fait. Quant aux détails, Dieu reconnaîtra les siens. Il expliquera, le pauvre, pourquoi les gauchistes s’appellent gauchistes afin de se distinguer des communistes, et ne s’appellent ainsi que depuis que la gauche n’existe plus. »
André Malraux, Les chênes qu’on abat… (1971), nrf Gallimard, dépôt légal au 1er trimestre 1971, page 175 (le propos rapporté par Malraux est une phrase du Général de Gaulle).

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