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Reportage exclusif : Paris, place de la Chapelle, une zone africaine de non-droit

Nos internautes connaissent de triste réputation la porte de la Chapelle, le Calais parisien, cul-de-sac de l’immigration clandestine, aux bons soins des associations autoproclamées caritatives et grassement subventionnées. Ils ont aussi entendu parler de la colline dite « du crack », à proximité de l’échangeur conduisant à l’autoroute du Nord.

Mais nous évoquerons ici la place de la Chapelle, située à environ 2 km de là. Louise de Marillac, qui fonda avec saint Vincent de Paul les « Filles de la Charité », y vécut de 1636 à 1641. À l’époque, le village de la Chapelle était encore situé en dehors de Paris. Aujourd’hui, le théâtre des Bouffes du Nord n’est pas très loin et surtout la station de métro La Chapelle, reliée à la Gare du Nord par un couloir très fréquenté dont nous aurons l’occasion de reparler.

La place de la Chapelle est devenue la plaque tournante de nombreux trafics aux mains de bandes parfaitement organisées. Quant aux vendeurs de rue, ils envahissent chaque soir le trottoir des numéros pairs de la rue Marx Dormoy (au fait, pourquoi pas les numéros impairs ? Auraient-ils négocié et avec qui ?). Entre 16 h et 22 h, il est difficile de se frayer un chemin entre les étals de produits neufs présentés sur des cartons de récupération procurés par des commerçants complices, principalement des chaussures de sport mais aussi des chargeurs de batterie, des objets en cuir, des téléphones, des cigarettes de contrebande ou des portables volés.

Des Maghrébins, Afghans, Soudanais, mais également des Roumains se sont approprié cet espace, bravant la présence permanente de plusieurs camions de police à qui, on le devine, des consignes ont été données.

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-le-nouveau-cri-d-alarme-des-habitants-de-chapelle-pajol-03-09-2018-7875048.php

Malgré les alertes suscitées par des articles du Parisien, peu flatteurs sur le quartier, malgré la visite éclair de Valérie Pécresse en mai 2017, en soutien aux femmes agressées dans la rue, la situation ne s’est jamais améliorée, bien au contraire. Comme à Saint-Denis, cœur de ville, comme à Château Rouge, il est recommandé de ne jamais sortir son téléphone portable dans la rue, au risque de se faire tabasser. Les squares, remis en état à grand frais par la mairie, sont squattés par des soi-disant « mineurs » marocains, logés aux frais du contribuable dans des hôtels environnants.

Les vélibs servent de bancs publics, quand ils ne sont pas ostensiblement dépecés « pour s’amuser » !

Pas de doute que, derrière ces provocations quotidiennes, se cache une véritable stratégie de conquête au nez et à la barbe des pouvoirs publics.
Il faut rendre hommage aux nombreuses associations de quartier qui se sont usées, les unes après les autres, pour alerter, revendiquer la restauration de l’État de droit dans le quartier. La dernière en date, l’association SOS La Chapelle, fondée il y a quelques années à l’initiative de commerçants en colère, tire aujourd’hui un constat très amer. Après avoir joué la carte de la coopération avec les autorités locales, elle se sent aujourd’hui complètement démunie. Tout porte à croire que la seule politique consiste à faire accepter par les riverains l’intolérable. Le quartier est devenu un labo grandeur nature où l’on teste la résistance des habitants à l’invasion migratoire. Petit jeu bien dangereux qui pourrait bien mal finir !

Voici le témoignage récent d’un habitant :
« Monsieur le Préfet de Police est passé dans le quartier de la Chapelle pour se rendre compte de la situation, sur terrain, en toute discrétion, le 28 août vers 19 heures. Sa visite a  été précédée par une opération de police d’ampleur et protégée par 10 policiers en civil. Dans ce contexte, la situation qu’il a pu constater était probablement (malheureusement) relativement tranquille.
Alors que tout autre jour, à partir de 16 heures jusque tard dans la nuit, 150, 200, 250 vendeurs à la sauvette, parfois mineurs, prennent le quartier d’assaut.
Arrogants, agressifs, bruyants, armés, certains de leur impunité, ils occupent les pas-de-portes et les porches des immeubles de la rue Marx Dormoy depuis la place de la Chapelle jusqu’à la rue du Département et à la station de métro La Chapelle, vendant contrefaçons de toutes sortes, cigarettes et drogues.

Les regards appuyés portés sur les rares femmes qui traversent la zone sont oppressants. Les vols de téléphones, colliers, marchandises des commerçants, sacs à main, contenus de camionnettes fracturées de nuit complètent au quotidien les revenus de ces délinquants.
Les planques sont partout : poteaux d’éclairage, poubelles, scooters, boutiques complices, regards, bouches d’égouts, voitures, camionnettes.
Les vendeurs, souvent  alcoolisés ou drogués, disposent de guetteurs, affalés sur les scooters et consultant des portables.
Les rixes entre bandes rivales, sortant couteaux, bâtons, machettes… sont régulières avec des blessés graves ; les bagarres se poursuivant jusqu’à l’intérieur des commerces.

Ces scènes violentes se déroulent dans un espace urbain laissé à l’abandon.
Les parkings et les boxes des sous-sols sont squattés et vandalisés. Au 16 de la place de la Chapelle, les gens ont peur de prendre leur voiture.
Lorsqu’une patrouille de police, dont le camion est stationné place de la Chapelle, vient à sortir, les vendeurs avertis par leurs comparses disparaissent pour se réinstaller dans les minutes qui suivent.
Un peu plus haut dans la rue, de la rue du Département à l’église Jeanne d’Arc, une quinzaine de prostituées travaillent.
Le chantier de la rénovation du métro aérien qui fait suite au chantier de renouvellement du réseau de gaz renforce les embouteillages de la rue.
Une cabane de chantier, squattée, a brûlé sous le métro.
Les dés de béton des supports d’éclairage provisoires sont utilisés comme bar ou jeu de bonneteau.
L’éclairage de la place de la Chapelle s’est éteint 3 semaines durant. Et plus tard, celui de la rue Marx Dormoy entre le passage Ruelle et le passage de la Chapelle.
Les déchets sont partout, canettes, cartons, crachats, bouteilles, mégots, cagettes, barquettes, urine… et restent là jusqu’au matin.
Les commerces plongent, chacun préférant s’approvisionner dans d’autres lieux plus sûrs.
Les habitants déménagent, par peur, par manque de diversité des commerces, pour éviter de faire subir à leurs enfants cette situation…
Et il convient d’ajouter que les trafics se déploient à l’intérieur même de la station La Chapelle, et plus particulièrement dans le couloir menant à la gare du Nord, dans une indifférence générale qu’on ne retrouve dans aucun autre pays européen.

La réponse des autorités a été de créer une ZSP (zone de sécurité prioritaire) : une usine à gaz dont on a du mal à comprendre la logique et dont les résultats ne sont guère probants. On a même l’impression d’une contre-productivité qui donne le vertige ! Quant à la mairie socialiste du XVIIe, marquée par l’interminable mandat de Daniel Vaillant, sa politique consiste à cajoler un électorat bobo qui lui a été longtemps favorable, tout en s’assurant de l’appui électoral des communautés immigrées qui peuplent les nombreux logements sociaux du quartier.

Pour la mairie, l’insécurité n’est qu’une question de « sentiment ». Sous-entendu, la situation n’est pas pire ici qu’ailleurs ! Bref, la banalisation de la déglingue. Le tout accompagné de beaux discours sur le « vivre-ensemble » et de projets écolo-bobo comme la future promenade pédestre sous le métro qui a commencé par l’incendie criminel du Civic Lab, le 28 novembre 2016.

La municipalité communiste de Saint-Denis, moins naïve ou moins hypocrite, qualifie clairement les ventes à la sauvette dans le cadre de sa campagne d’information : elle rappelle notamment que la contrebande de cigarettes s’inscrit dans le cadre de puissants trafics internationaux.

L’opinion publique va-t-elle enfin se réveiller ? Pendant longtemps, elle s’est bornée à considérer que la déglingue ne pouvait concerner que les banlieues par définition « défavorisées » et que Paris serait toujours préservé. Ce qui se passe dans le Nord-Est de Paris depuis des années apporte un démenti cinglant et aujourd’hui, malgré les tentatives des médias du système de minimiser les faits, la vérité commence à se faire jour.

Hector Poupon