Reportage : manif des GJ, France Télévisions transformée en Fort Chabrol !

Publié le 30 décembre 2018 - par - 32 commentaires - 3 012 vues
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Samedi 29 décembre 2019, Paris… encore en Gilets jaunes, dont j’apprendrai plus tard qu’ils n’étaient que 800 dans la capitale. Telle ne fut pas mon impression sur place. Peut-être ai-je trop lu Corneille :
« Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port » (Le Cid).

D’abord, il y a eu Les Halles, où les force de l’ordre se déployaient gentiment, conviviales même, tandis que quelques Gilets jaunes y convergeaient. Là je rencontre un groupe qui me dit que le point de ralliement c’est le siège de BFMTV, l’officieuse chaîne de télévision d’État. Je pars avec eux mais, subodorant quelque entourloupe, nous descendons un peu avant la station de métro Balard pour ne pas être contrôlés trop énergiquement, voire arrêtés purement et simplement. Dehors, ça arrive de partout : des Gilets jaunes qui se ramassent à la pelle et ne sont pas prêts de tomber comme des feuilles mortes !

Sauf que sur place, les voies d’accès à BFMTV sont verrouillées par un dispositif de sécurité qui rendrait jaloux le locataire de la Maison Blanche en personne. Ça proteste tranquillement, non sans rappeler des vérités dérangeantes, du genre : « journalistes collabos ! » Sur le dos de certains se déploient des slogans revendicatifs, voire plus intimes comme celui-ci : « Pour toi, ma fille. » Rien que de très pacifique, sans extrémisme d’aucune sorte. Des célébrités jaunes sont là, elles aussi. Je note par ailleurs un fait qui me frappe en pleine face : il y a pas mal de gueules cassées par des métiers durs, qui méritent mieux que de se faire cogner par les nervis du pouvoir. Et beaucoup de femmes, de tous les âges. Elles sont courageuses nos belles et joyeuses révoltées, souriantes et chantantes.

Parallèlement, des esprits s’échauffent, empêchés de circuler comme ils l’entendent. Pour toute réponse : lacrymogènes et Flashball. Ce qui n’engage pas à l’apaisement, convenons-en.

Soudain, un porte-parole des Gilets jaunes lance : « La manifestation a été acceptée par la préfecture ! » Nous voici donc en ordre de marche, direction le siège de France Télévisions. Dans les locaux, on aperçoit des journalistes et employés qui paraissent, depuis leur hauteur, contempler un troupeau de gnous. L’un d’eux fait un bras d’honneur… À qui ? Je l’ignore. Chacun jugera de la drôlerie du geste ou du mépris.

Un petit merdeux à l’allure macroniste, qui s’apprêtait à passer le pont du Garigliano pour rejoindre le 16e arrondissement, invective un Gilet jaune, nettement plus costaud que lui au passage. Je vois le jaune devenir rouge tandis que le merdeux en question le menace. Un CRS s’interpose. Le gars me dit qu’il travaille à l’APHP, qu’il est venu manifester parce qu’il a du mal à joindre les deux bouts et qu’il n’est pas là pour se faire agresser par un « bourge ». On sympathise.

Puis, sans prévenir, l’étau se resserre et nous nous retrouvons parqués sur le parvis de France Télévisions, sans aucune possibilité de sortir, sans explication non plus. Une cycliste a juste le temps d’éviter l’avancée d’un car de gendarmerie, qui se préoccupe autant d’elle que sa première carie. Au début, les uns et les autres demeurent calmes, sous l’œil attentif et non moins bienveillant de jeunes filles et garçons portant des tee-shirts blancs sur lesquels sont écrits ces mots : « Secours citoyen. » Ils aident bénévolement les blessés ou ceux qui vont mal, comme cette dame qui pleure devant les gendarmes et policiers qui l’empêchent de sortir. Je lui dis que parmi eux s’est tout de même trouvé un Arnaud Beltrame, il faut s’en souvenir.

Fort logiquement la tension monte et, passé un certain temps, le barrage est forcé, une femme tombe, blessée. Plus tard, un gendarme que j’interroge me jure que ce sont les manifestants qui ont fait le coup ; je me lâche : « Mais vous vous rendez compte qu’en nous enfermant comme ça, le moindre mouvement de foule pouvait être fatal ? Arrêtez donc de défendre des gens qui se moquent de vous et à cause de qui certains de vos collègues se suicident. » Le gendarme, un jeune homme, me regarde ; il ne dit rien mais je sais que ses yeux sont d’accord avec moi.

À partir de ce moment, c’est une longue et énergique procession dans les rues du 15e arrondissement, où tous mes souvenirs de jeunesse ressurgissent. Tandis que je filme ladite et abondante procession, je me marre avec un Gilet jaune et lui dis pour me moquer des chiffres officiels : « Là, ils sont une centaine, journalistes compris ! »

Ce sont aussi des obstacles qui sont balancés dans les rues, des sapins enflammés, des cris de guerre et puis… tandis que je m’arrête pour prendre une photo, à côté de mon ancien collège, une troupe de CRS me fonce dessus, masse fantomatique sortant d’un nuage de lacrymogènes. Résigné, je sens que je vais m’en prendre plein la tête. Eh bien non ! Ils m’évitent en poussant eux aussi des cris de guerre. Je les suis. C’est impressionnant, effrayant même, de les voir avancer en frappant leur bouclier comme des hordes barbares.

Soulagement pour le pouvoir, les médias sont sains et saufs ! Mieux vaut en rire. Sur le pont de Passy, que tous les amoureux de Paris connaissent, ça se bagarre. J’y cours et suis arrêté par un autre cordon. Là, un membre des forces de l’ordre, qui a l’âge d’être mon fils, s’énerve tout en crachant par terre : « Vous faites de la merde ! » lance-t-il à une femme qui pourrait, elle, être sa grand-mère.

On nous libère enfin et je rejoins l’esplanade du Trocadéro où m’attend un florilège d’entorses à la liberté pourtant écrite sur les frontons de moult bâtiments publics : étau autour des manifestants et coups, arrestations arbitraires, insultes, attaques avec des chiens, dont certains complètement effrayés et tirés comme de vulgaires sacs-poubelle. Je demande à un CRS : « Les chiens, c’est vraiment utile ? Pauvres bêtes. » Comme j’ai envie de rentrer chez moi, je ne relève pas le « c’est ça, casse-toi, connard ! » Sans doute un sarkozyste !

Pour finir, je me retrouve sur les Champs-Élysées où, sporadiquement, des lacrymogènes sont tirés, pour sécuriser le périmètre et flanquer à l’occasion une trouille bleue aux touristes. Un passant est injurié par un policier de la BAC sans aucune raison et soudain… un agneau de cité provoque ouvertement un policier qui, de son côté, le repousse sans trop de vigueur et s’en tient là. Pour moins que ça, j’ai vu, au Trocadéro, des Gilets jaunes embarqués. Deux poids, deux mesures, avez-vous dit ?!

Et je rentre, plus écœuré que jamais, parce que tout ce cirque aurait pu être évité si on avait laissé les Gilets jaunes dire leur fait aux médias qui se couchent devant l’actuel pouvoir en place, quoi qu’ils prétendent le contraire. Ces Gilets jaunes n’auraient rien cassé, ils venaient juste protester. Mais il apparaît que c’est encore trop. Prochaine étape : on leur tire dessus à balles réelles ? J’ai bien vu des Famas dans le dos de certains gendarmes. Tout est donc possible…

Charles Demassieux

(Photos et vidéos : Charles Demassieux, pour Riposte laïque)


 

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Notifiez de
Rosa Ire

Cette répression contre les GJ est « remarquable » : Parcage, gazage et flashball contre des gens pacifiques qui déplaisent au pouvoir et à Macron…
Comme de telles méthodes n’ont encore jamais été utilisées jusqu’à présent pour les révoltes des cités, les black blocks et autres racailles destructrices, faut-il en conclure que ces derniers ne déplaisent pas, ou bien encore, plaisent davantage au pouvoir ?????

le Franc

« médias qui se couchent devant le pouvoir » ? -je pense plutôt qu’ils ne se « couchent » pas mais qu’ils en sont le mode d’expression le plus fidélisé possible…..comme plus royaliste que le roi, plus macroniste que macron, que macron et medias c’est pile et face de la même pièce, visant à la répression maximale anti Souchienne plutôt qu’en un arrangement super bien tourné de fin d’année.

BERNARD

Gilets jaunes : voile médiatique sur les violences policières

https://www.acrimed.org/Gilets-jaunes-voile-mediatique-sur-les-violences

DUFAITREZ

Voilà une Manif ciblée intelligente. Un adversaire désigné, les Médias !
Relais de toutes les infamies. Valets surpayés, nourris à la soupe du Gvt !

BERNARD

Je vous mets ici quelques extraits « choisis » de la charte du journaliste que vous trouverez sur le site snj : Je vous laisse conclure par vous-même !

Le journalisme consiste à rechercher, vérifier, situer dans son contexte, hiérarchiser, mettre en forme, commenter et publier une information de qualité ; il ne peut se confondre avec la communication

Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles, mêmes anonymes ;

Respecte la dignité des personnes et la présomption d’innocence ;

Exerce la plus grande vigilance avant de diffuser des informations d’où qu’elles viennent

Défend la liberté d’expression, d’opinion, de l’information, du commentaire et de la critique

Ne touche pas d’argent dans un service public, une institution ou une entreprise privée (oui on rêve!)

JCML

Je serais « du bras d’honneur » je raserais les murs…

Anne-Marie G

Une chose est sûre : si les GJ n’étaient que « pacifistes » comme d’autres mouvements avant eux – celui des infirmières ou des policiers en colère – ils pourraient être certains qu’ils manifesteraient pour rien. S’ils veulent toutefois une efficacité, soit ils sont « un peu » violents, comme leurs compatriotes des banlieues, mais sans compter comme eux sur la compréhension et la compassion de la presse subventionnée et privilégiée, soit ils choisissent la désobéissance civile de façon concertée sur le modèle de Gandhi. Mais à mon avis, ce type de combat n’est pas approprié dans un contexte où le temps joue contre les autochtones et après la signature du Pacte des migrations et le tsunami migratoire qu’il va libérer. Sans une prise de conscience rapide, leur mouvement risque de tourner court.

BERNARD

Qu’on donne aux GJ autant que les banlieues ont obtenu du fait de leur violence (plusieurs centaines de milliards) ou alors suivons la méthode et l’exemple de la diversité visible, car à l’évidence, il n’y a que ça que comprend le gvt !

logique

doivent être moins hilares ce matin en découvrant leurs bobines sur internet. un dossier qui servira lors de la grande purge !

Marcus

Il était temps que les gens commencent doucement à comprendre que les médias de masse nous mentent. Moi je le sais depuis plus de 30 ans pour l’avoir constaté de mes propres yeux.
Le journalise d’aujourd’hui n’est pas un informateur honnête. C’est un militant de gauche. Son but n’est pas d’informer les gens, mais de leur dire quoi penser, qui voter, qui aimer, qui détester, quoi manger, quoi acheter, quoi lire, etc…
Le fournisseur officiel de tous ces militants est l’AFP. Les gens de l’AFP sont de gauche ou d’extrême gauche. Ce n’est pas moi qui le dit. Ils l’ont dit eux-mêmes récemment. Alors ceci explique cela….

ven 85

A F P, agence francaise de propagande

hagdik

Bien résumé Marcus !

patphil

n’appelez plus gendarme ces crs
des gars qui sont payés pour jouer à la belote dans leurs camions et qui ne se régalent à taper sur la tête des manifestant le samedi! boulot exténuant, n’est-ce pas!
qu’on se souvienne que les crs ont été créés par un ministre communiste à la libération!

duglimbule

pour remplacer la milice de petain !

BobbyFR94

Si les FLICS se mettent à tirer à balles réelles, le pays s’embrasera !!

Et les NAZISLAMISTES se mettront aussi de la « partie » !!

Vous pouvez être sûr de ça !!!

Le sang rougira les fleuves, nous aurons, dans un premier temps, plusieurs millions de morts, mais ensuite…

iri

Pour l’instant les fellaghas n’ont pas levé le petit doigt ! Et je doute qu’ils le lèvent.

COIC

Trop dangereux pour eux. Ils viennent lorsqu’ils sont à 10 contre 1.

Sniper 338

10 contre 1 ? ….sa c etais dans les annes 70 ..
En 2018 c est plutot a 50 contre un …
et encore il faut que ce 1 pese pas plus de 60 kilos tout habiller

FORCE / HONNEUR !

Sniper 338

Je pense que le ( flics ) sonts consciens que s ils cometes l irreparable ils ne seronts jamais plus en securiter tout ceux qui porterons leurs uniforme ou detiendrons sur eux une carte de police seronts a juste titre pris pour des cibles prioritaire
ils ne seronts vue que pour se qu ils sonts devenue a savoir une milice mercenaires du mondialisme ..
.l ambiance general tourneras en mode sniper !
qu ils ne se fasse pas d illusions nos martyres seronts venger aux centuple !

FORCE / HONNEUR !

Victoire de Tourtour

C’est ce que voyait venir Enoch Powell, dès …avril 1968, effrayé par l’invasion afro-caribéenne qui sévissait déjà en GB.; (re)voir le Discours des fleuves de sang

Antikon

Ces forces de l ordre font penser a la Securitate de Ceausescu. Je n oublierai jamais que sur ordre de vaillant, ils ont cogne sans etat d ame non seulement des infirmieres qui manifestaient mais aussi des pompiers. En cas de conflit avec les mahometans, on peut etre certain qu ils se rangeront pas de notre cote.

eric delaitre

Je crains bien et l’écris souvent, les mahométans que nous n’entendons plus guère ces temps ci seront certainement avec les forces de l’ordre, je crains également des hordes de migrants, barres de fer, pierres, couteaux machettes et ça fait du dégât. Se voyant perdu,le GVT ne baissera pas pavillon mais nous fera certainement massacrer, on repensera aux bons vœux de bonne année.

Dupond

Ce n’est que le hors d’oeuvre et le mec qui fait un bras d’honneur pourrait le regretter un jour !!! …..De toute façon pour quelqu’un qui se dit etre un informateur integre ce n’est pas tres élogieux

roland culé

La journaliste à la fenêtre avec le mec qui fait un bras d’honneur est Stéphanie Perez de France 2 . elle est bien connue , c’est elle qui avait couvert l’affaire Allégre à Montpellier et qui dénonçait sans preuve l’ancien Maire et Journaliste Dominique Baudis. C ‘est une P..e et une Gr…e Sa…e. qui c’est fait virer de France 3 Montpellier .

Dupond

roland culé
Merci pour l’info !!! grace aux patriotes les saloperies seront reconnues

PANDRE

On voit qu’ils n’ont pas de problème d’argent, ces deux-là. Ils crachent sur la gueule des GJ.

eric delaitre

Oui, ça doit être ça, mais le petit con qui est à côté nous signifie clairement ce qu’il pense, il est possible qu’un jour que nous souhaitons prochain, quelqu’un se rappelle à son bon souvenir, il pourra lever les bras en l’air, ça vaudra mieux. Il n’est pas très malin entre nous, espérons que quelqu’un en interne nous bave son nom !

roland culé

je sais comment il s’appelle: Pierre Nicolas lui aussi un ancien de France 3 Toulouse qui c’est fait virer et qui a été repris par France 2 grâce aux syndicats

Dominique

Merci pour cette info sur cette soi disant journaliste, cette femme devient synonyme de collabo journaliste

reuri

Bravo et merci 👍.
Finalement on aurait plus vite fait de faire une liste de vrai journaliste (je n’en connais pas).

roland culé

pas stéphanie mais nathalie perez

DURADUPIF

A l’entrée de la Mairie de Toulouse un buste de Dominique Baudis. Le mal fait à cet homme est inimaginable. Paix à sa famille et à ses descendants.