République irréprochable : Harlem Desir futur chef du Parti socialiste !

Ainsi donc, après d’obscurs marchandages et magouilles internes comme il est de coutume au Parti socialiste,  Harlem Désir a été « désigné » par Martine Aubry et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault pour être le premier signataire de la motion que ces derniers présentent. Face à son challenger Jean-Christophe Cambadélis, Harlem Désir est largement avantagé, ce qui fera très certainement de lui le futur premier secrétaire du P.S.

Cette actualité a permis aux journaux de rappeler le passé judiciaire des deux protagonistes. Pour Jean-Christophe Cambadélis, on se reportera à sa fiche Wikipédia, chapitre « Affaires et condamnations ». Intéressons-nous plutôt au favori, qui lui aussi a droit à un chapitre « Condamnations » (au pluriel là encore…) dans Wikipédia.

Je cite : « De novembre 1986 à octobre 1987, [Harlem Désir] occupe la présidence de SOS Racisme tout en étant salarié par l’« Association régionale pour la formation et l’éducation des migrants » [Arfem], basée à Lille en tant que « formateur permanent » et il perçoit pour cet emploi fictif, un salaire mensuel net de 8 900 francs. Cela lui vaut d’être condamné, le 17 décembre 1998, à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour recel d’abus de biens sociaux. »

On pourrait considérer qu’il s’agit d’une affaire « privée ». Or dans un article de l’époque de Libération, on découvre que l’Arfem « dépendait largement des subsides du conseil régional socialiste ». Tiens, comme c’est curieux…

C’est donc bien au détriment du contribuable régional, et dans un mélange des genres auquel nous a habitués le P.S. dans le Nord-Pas-de-Calais, qu’Harlem Désir a touché un salaire pour un emploi totalement fictif. Le même article de Libération nous relate d’ailleurs la défense pitoyable de l’inculpé : « Dans le contexte politique difficile pour SOS Racisme, je ne pouvais pas me permettre d’être salarié de mon association. J’ai donc fait savoir que j’étais à la recherche d’un emploi qui pouvait me permettre d’être autonome, avec une parfaite liberté d’expression civique et politique. »

Sauf que cet « emploi » était parfaitement fictif, ce salaire ne correspondant à aucune activité réelle, et largement payé par le contribuable, le tout « arrangé » par le P.S. local : « Patrick Declercq, directeur de l’association à l’époque, reconnaît n’avoir jamais rencontré Harlem Désir ni Hayette Boudjema : « J’ai été mis devant le fait accompli. Ce n’est que beaucoup plus tard que j’ai découvert les deux contrats de travail qui avaient été dissimulés dans le bureau du comptable. » »

Toujours au chapitre « Condamnations » d’Harlem Désir, Wikipédia ajoute : « Harlem Désir aurait également bénéficié d’une amnistie de François Mitterrand concernant une dette de 80 000 francs au Trésor public, relative à des amendes de stationnement (décision de justice du 9 mai 1992) alors qu’il était président de SOS Racisme. »

Mais le Trésor public, c’est nous ! Ce sont là encore les contribuables français que le Président socialiste de la République de l’époque aurait lésé en effaçant cette énorme ardoise de son protégé Harlem Désir.

Ces condamnations ne sont donc nullement des affaires « privées », mais des affaires publiques où les Français ont été volés. On est très loin de la « République irréprochable » assénée par François Hollande et… Jean-Marc Ayrault !

Bref, au Parti socialiste, le changement, ce n’est pas maintenant.

Roger Heurtebise

Ecouter ce que disait Julien Dray, parlent de l’enfant gâté Harlem Desir (4’20) :

[youtube rjtfmU8ZmJc]

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=rjtfmU8ZmJc

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