1

Résistance face à la propagande officielle et à la désinformation

Jean-François Revel l’a écrit dès la première page de La connaissance inutile : « La première de toutes les forces qui mènent le monde est le mensonge« . Avec Macron, nous assistons à la propagande et à la désinformation comme système de gouvernement qui, par vocation, ouvre naturellement la voie à tous les mensonges de la macronnerie vulgaire la plus éhontée contre la démocratie elle-même et contre la liberté de l’information confisquée en pratique par les médias dominants pro-Macron.

On comprend que le rôle joué par la propagande et la désinformation est à la main de ceux qui décident des affaires du monde contemporain contre les peuples. Ceux qui agissent ont à leur main des moyens très puissants de propagande pour appuyer leur action contre ceux qui les subissent.

C’est pourquoi les individus, les politiciens et les milliardaires, qui profitent de la désinformation, feront de la propagande l’élément central de la civilisation médiatique aux mains des puissants contre la liberté d’expression et même la liberté d’opinion, pour faire la campagne de Macron en 2022.

La Revue des Deux Mondes : « Le nouvel ordre médiatique, ce sont d’abord la cancel culture et la tyrannie des minorités » manipulées par les mondialistes de la « profitation ». La publicité mensongère est la nouvelle porte d’entrée de la propagande officielle et de la désinformation qui s’imposent aujourd’hui à tous les médias en France dans cette période de forte censure de l’État-Macron.

« Le pluralisme est mort et les médias sont sous l’emprise des radicalités » écrit Jean-François Kahn, chroniqueur de gauche. Il a su imposer sa liberté de gauche, ses vérités de gauche et une vision journalistique de gauche. « Aujourd’hui, il y a trois journaux nationaux et en réalité il y en a deux qui font de l’opinion, Le Monde et Le Figaro. Il n’y a pas un autre pays dans le monde où le pluralisme se réduise à deux journaux« . Alors on rétorque qu’ils ne se vendent plus et que le pluralisme, c’est (non pas) la radio (ni) la télévision, (mais) les réseaux sociaux qui s’opposent à la propagande officielle et à la désinformation. Si les grands quotidiens ne vendent pas plus de 30 000 exemplaires papier, ils ont un site Internet comme Le Monde pour la propagande de gauche imposée à des millions de lecteurs.

Et surtout, les journalistes de propagande, à la télévision, à la radio, dans la presse régionale, les lisent et s’alignent sur eux. Donc, à Paris, ils font tous la propagande et la désinformation !

Aux États-Unis, le Washington Post est aussi important que le New York Times de gauche.

« En France l’information est concentrée à Paris. C’est le même milieu sociologique, c’est la même sensibilité » de gauche et d’extrême gauche, ils lisent les mêmes livres, ils fréquentent les mêmes endroits, ils ont les mêmes idées progressistes de gauche totalement creuses comme pour le mariage gay ou la PMA-GPA du lobby GOF-LGBT. C’est pourquoi la propagande du gauchisme sociétal avarié diffusée par le journal Le Monde et la radio France Inter ne peut plus convaincre personne.

En France, la liberté de la presse est une illusion. Jean-François Kahn : « Paris-Presse était un journal de droite, pro-Algérie française, mais il faisait partie du groupe Hachette, très lié au pouvoir.

« Moi, j’étais pour l’indépendance de l’Algérie et je ne le cachais pas. Lorsque le général de Gaulle octroie l’indépendance à l’Algérie, les journalistes couvrant l’Algérie de tendance Algérie française ont été écartés et il fallait les remplacer. Et on m’a demandé de prendre la relève.

« Toute la fraction la plus à droite du journal est partie, certains pour fonder Minute ».

La Revue des Deux Mondes : Qui a vraiment tué la presse ? La presse a commencé très jeune sa besogne d’autodestruction. Les témoignages ne manquent pas. Balzac : Pour le journaliste, tout ce qui est probable est vrai. Oscar Wilde : La différence entre le journalisme et la littérature ? La littérature n’est pas lue et le journalisme est illisible. Ambrose Bierce : Un bon journaliste ne lit qu’un journal, le sien, et dans ce journal, il ne lit qu’un article, le sien. Alphonse Allais : Si on se mettait à composer les journaux avec de seules véracités, ils tomberaient au format de la feuille de papier à cigarette !

On pourrait consacrer une encyclopédie à l’incurie des journalistes qui, selon Wolinski, « ne disent pas la vérité, même quand ils la disent ». « La presse est mal-aimée pour de bonnes raisons : vaniteuse, subventionnée, paresseuse, moutonnière, arrogante, soumise au pouvoir ou à l’air du temps, selon les cas, elle est en tout cas accueillante pour toutes les âneries qui passent à sa portée« .

C’est pourquoi la propagande du gauchisme sociétal avarié diffuse le mépris croissant pour la philosophie des Lumières, beaucoup trop occidentale pour les prêtres du politiquement correct ! Si ses turpitudes ne suffisent pas à la tuer, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) doit assurer la mise au pas de l’ensemble au nom du Bien et une liberté d’expression enrégimentée au nom de la vertu, soit la grande camisole régulatrice de l’État-Macron afin de pouvoir l’étouffer, comme contre Zemmour.

Macron le petit gay-friendly doit regretter amèrement le pouvoir absolu de Napoléon le Grand, avec le contrôle absolu du pouvoir politique de Napoléon, « n’autorisant en province qu’un titre officiel par département, et à Paris, seulement quatre titres politiques, chacun affecté d’un censeur » officiel.

La propagande de la machine à désinformer devient de plus en plus égalitaire et mensongère, ne cessant de mentir au profit de l’élite au pouvoir qui en sait très peu sur la pandémie contre ceux des gouvernés qui ne sauraient rien. Mais aujourd’hui, ils savent et peuvent savoir beaucoup sur l’incurie de la pandémie du Covid-19. Des médias comme France Soir disposent de connaissances plus fournies et plus exactes sur la pandémie du Covid-19 pour préparer les décisions que Véran ne prendra pas. Alors que le public, de son côté, reçoit en abondance les informations qui le mettent en mesure de juger de l’absurdité des décisions de Véran, le seul au monde à interdire l’ivermectine et l’hydroxychloroquine.

Bel exemple de propagande diversitaire : Black Blanc Beur, la fin d’un mythe ! The conversation de gauche : « La propagande Black Blanc Beur, une mythologie de notre temps ! L’effet 98 a surtout porté sur les imaginaires collectifs. Malgré le racisme toujours ambiant, les consciences ont évolué en matière de rapport à l’altérité en France. À la fin des années quatre-vingt-dix, cette victoire a permis de célébrer l’intégration républicaine, notion très en vogue dans les médias et les politiques publiques. »

« Le Haut Conseil à l’intégration créé en 1989 (et dissout en 2012), alors dirigé par Simone Veil, promeut cette notion. S’imposant comme une véritable mythologie dans le sens où il vient symboliser l’idéal d’une société multiculturelle guide de toute une génération, le slogan Black Blanc Beur devient l’emblème d’une France de gauche plurielle, unie, nourrie de ses multiples composantes rassemblées derrière son meilleur représentant : le fils de travailleurs immigrés algériens Zinedine Zidane ».

Joueurs ou racailles ? On ne peut ignorer le précipice devant lequel le football français s’est dangereusement placé avec l’affaire du bus de Knysna lors de la Coupe du monde de 2010 en Afrique du Sud. La grève des Bleus refusant de sortir de leur bus a profondément marqué les esprits. Elle est apparue comme le terrible aveu d’une incapacité à vivre ensemble au sein du groupe et de l’incapacité de gérer des jeunes à l’image de parvenus mal éduqués. On ne parle alors plus que de racailles, des sauvageons et des joueurs trop gâtés, inconscients, abrutis et sans aucun respect pour le pays !

The conversation : « Avec l’affaire des quotas, la question de la diversité est à mise à mal. Lors d’une réunion technique au sein de la Fédération française de football, captée clandestinement et livrée au site Mediapart, l’idée d’instaurer des quotas au sein de l’équipe de France est discutée afin d’éviter qu’un jour elle ne soit représentée à 100 % par des Noirs et par des Arabes.

The conversation : « Voilà l’enjeu et le débat : onze noirs et arabes peuvent-ils représenter la France ? Et si tel est le cas, l’accusation de racisme totalement absente dans un passé même proche ne tarde pas à surgir. Une preuve que l’intégration n’est plus à la page et que le mythe Black Blanc Beur a fait long feu ! Et une mythologie en remplace une autre avec celle de la fraternité républicaine ». Macron a exploité le filon des soi-disant valeurs républicaines en matière d’accueil des migrants !

La propagande de la machine à désinformer est illustrée par Vincent Duclert, Le Monde de gauche : « Le dossier rwandais a été contaminé par le mensonge, la manipulation et la passion ! » Macron a reçu de l’historien Vincent Duclert, enseignant à Sciences Po, accompagné des membres de la commission Rwanda, le rapport intitulé : La France, le Rwanda et le génocide des Tutsi (1990-1994).

« Vincent Duclert présente les grandes lignes du rapport, notamment les dérives institutionnelles au sommet de l’État. Vous concluez sur de lourdes et accablantes responsabilités de la France dans la crise rwandaise tout en écartant la thèse d’une complicité dans le génocide des Tutsi. La question de la complicité d’un génocide est posée au juge. Nous sommes des historiens et nous n’interrogeons pas la matière historique en termes judiciaires. Mais le monde entier s’interroge sur la complicité française.

D’abord il s’agissait de savoir si la France s’était associée à une entreprise génocidaire. Nous avons considéré que la complicité relevait de ce point central de l’argumentation. Dans les dizaines de milliers d’archives consultées, il n’y a aucun document qui démontre un soutien de la France aux extrémistes hutus dans leur ciblage des Tutsi en tant que race à exterminer. La France ne s’est jamais associée à un tel programme, ni ne l’a voulu dans ses actes et dans ses discours.

La commission Duclert conclut à une faillite militaire et politique de la France de 1990 à 1994. La France n’a pas armé sciemment les milices qui allaient exécuter le génocide. Elle a cru former des soldats rwandais. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu une politique menée au Rwanda entre 1990 et 1993 qui a favorisé objectivement l’engrenage génocidaire tout en s’efforçant de contenir les massacres interethniques, l’expression qui résume la cécité française et l’indigence de l’analyse politique. La politique de la France n’a rien compris aux événements, alors que les outils existaient à l’époque. Une convergence des facteurs d’analyse aurait dû en bonne logique engendrer plus de sagesse politique et de discernement et, par conséquent, une amélioration de la protection des vies humaines.

La falsification de la réalité, la propagande officielle, le mensonge et la désinformation sont les fondements de l’histoire du régime soviétique de sa naissance jusqu’à sa disparition. La falsification de la réalité par l’idéologie révolutionnaire au profit de l’illusion gauchiste est au fondement du phénomène communiste. Le schéma d’interprétation du totalitarisme soviétique en tant que socialisme réel avec le Goulag réel est absolument contradictoire avec l’idéal communiste abstrait qui n’a jamais pris racine dans la réalité sociale. Seul le Goulag réel a pu créer le nouveau type de société soviétique totalitaire.

Thierry Michaud-Nérard