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Résumé de l’idéologie du syndicat de la Magistrature : la victime, c’est le coupable, et vice versa…

A MADAME FRANCOISE MARTRES, PRESIDENTE DU SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE

Madame,

Citoyen m’intéressant de longue date à la défense du droit des enfants et des femmes, je vous communique quelques unes de mes réflexions.

L’événement du « mur des cons » a suscité dans les milieux judiciaires, politiques et journalistiques ainsi que dans l’opinion publique de nombreux commentaires qui ne sont pas en faveur de la crédibilité du syndicat de la magistrature.

Il vous a semblé logique de tenter de justifier cette pratique d’affichage en voulant faire croire à une blague de braves petits juges à l’esprit potache qui se détendent lors de la pause-café.

Personnellement(et je ne suis pas le seul), je ne crois pas un mot de cette explication. On n’affiche pas le visage de deux pères d’enfants sauvagement assassinés pour rire. Le Syndicat de la magistrature affiche la photo de ces deux pères pour la simple et bonne raison qu’ils militent pour une juste répression proportionnée à la gravité des faits et qu’ils s’opposent en tout au programme de démolition progressif et systématique du système pénal qui est somme toute le vieux rêve du syndicat de la magistrature dont les écrits sont sans ambiguïté.

En effet, les défenseurs des femmes et des enfants ont analysé de nombreux écrits convergents qui ne peuvent que révolter les citoyens informés. En voici quelques exemples.

– En 1974, le magistrat Oswald Baudot dans sa célèbre harangue conseille à de jeunes magistrats de mépriser la recherche de la vérité judiciaire, de ne pas être répressif et de prendre le parti du voleur plutôt que celui de la police.

Ce scandale a été passé sous silence et le grand public a ignoré cette profession de foi très particulière.

– En 2002, un journaliste courageux et intègre(espèce rare) a dans un ouvrage incisif brossé un tableau pitoyable de la gauche judiciaire et de ses sympathisants politiques. Il s’agit du livre « Sécurité la gauche contre le peuple » d’Hervé Algalarrondo.

Ouvrage propre à révolter tous ceux qui se battent pour le droit des enfants, des femmes et des citoyens en général.

– En 1978, le syndicat de la magistrature fait paraître un ouvrage aux auteurs anonymes intitulé « des juges croquent la justice » dans cet ouvrage on trouve une formule très particulière pour des magistrats : justice + police + contrôle social + informatique = danger pour les libertés.

– En 1991, deux anciens magistrats (Yves Lemoine et Frédéric Nguyen) du syndicat de la Magistrature dans un ouvrage intitulé » le livre noir du syndicat de la magistrature » nous parle de l’existence au sein de ce syndicat « d’un groupe sans foi ni loi. »

– En 1991 également le magistrat Didier Gallot radicalement opposé aux thèses du syndicat de la magistrature brosse son portrait dans un livre intitulé « les fossoyeurs de la justice ». Son analyse va dans le même sens que le livre précité.

Récemment deux autres livres, celui de Laurent Obertone (La France Orange mécanique) et celui de Xavier Bebin (quand la justice crée l’insécurité) dressent un bilan très noir de l’abandon des victimes et des très faibles réponses pénales et souvent de leur inexistence

De toute cette avalanche de témoignages précis et concordants on ne peut que déduire que toute la partie de la population la plus informée ne croit plus du tout à l’efficacité du syndicat de la magistrature.

Vider les prisons au moment où la violence explose, où la criminalité individuelle ou en réseau exerce sa dictature paraît surréaliste.

Toutes les études prouvent que, contrairement à ce que dit le syndicat de la magistrature et son délégué sociologue permanent, Laurent Mucchielli, nous ne vivons pas sous la dictature d’une prétendue « idéologie victimaire » mais bel et bien sous la dictature d’un laxisme patent.

Même les défenseurs des victimes de gauche le disent puisqu’on estime à 2% les réponses pénales face au phénomène du viol.

Les écrits de la féministe Muriel Salmona taillent en pièces vos analyses et il est conseillé de lire son remarquable texte : « la victime c’est la coupable » pour comprendre que la confiance dans notre justice est aujourd’hui à l’agonie.

Je vous joins deux éditos d’un humaniste qui lui aussi n’avait aucune confiance dans votre syndicat. Bernard Valadon (décédé en 2006) s’est opposé aux réseaux pédocriminels sur le net pendant 11 ans tout en étant régulièrement menacé. Son site était référencé chez des milliers de professionnels. Cet humaniste traitait votre syndicat de « piteux syndicat » à la suite de votre ouvrage ‘le sexe et ses juges »(Syllepse 2006).

Accuser d’extrémistes de droite » ou de « populistes pénaux » tous ceux qui dénoncent les incroyables mais pourtant réels dénis de justice ne trompent plus personne puisque même des citoyens de gauche le disent.

Ce bref aperçu est destiné à vous montrer que les citoyens sont de plus en plus nombreux à ne plus accepter ces démissions scandaleuses.

Veuillez agréer Madame, l’expression de mes sincères salutations.

Hervé Jean