Retour au pays de la lavande, avec Coline Houssays et Marc-Antoine Ponelle

Ma vie professionnelle m’a permis, il y a quelques années, de parcourir le Var dans tous les sens. Mes plus beaux souvenirs sont ceux moissonnés dans l’arrière-pays varois. De la vallée du Gapeau à celle de l’Argens, en passant par les gorges du Verdon et Sillans-la-Cascade, s’offrent des paysages sublimes, bercés par le chant des cigales en été, ornés de couleurs mordorées à l’automne, luminescents en hiver après qu’a soufflé le mistral qui balaye le ciel au point de laisser se montrer au loin les sommets enneigés des Alpes-Maritimes.

Le Haut-Var est parsemé de ces villes et villages de caractère que sont Aups, Flayosc, Seillans, Cotignac, Carcès, Vinon-sur-Verdon, Montauroux, Tourtour, Le Thoronet, Vidauban, Lorgues…

Lorgues ! Cette cité où, au XVIe siècle, s’affrontèrent Razats et Carcistes pendant les guerres de religion comme en témoigne encore la chapelle Saint-Honorat.

C’est précisément à Lorgues que j’avais interviewé Coline HOUSSAYS, cette jeune lionne de la droite nationale qui, l’année dernière, se présentait à l’élection municipale. Élue conseillère municipale, elle se définit comme force d’opposition constructive lors des séances du conseil municipal. Mais elle ne compte pas s’en tenir à ce mandat qu’elle honore de manière assidue tout en poursuivant des études supérieures (elle envisage de soutenir une thèse en doctorat de sciences de gestion).

Coline a été nommée déléguée de la 4e circonscription du Var qui regroupe 28 communes où Lorgues dépend du canton de Vidauban. Et, puisque Marine Le Pen y a totalisé 60 % des voix en 2017, notre jeune lionne s’est décidée à briguer le mandat de conseillère départementale de ce canton.

Comme l’impose la loi, il lui fallait se présenter avec un binôme et deux suppléants. C’est ici que Marc-Antoine PONELLE entre en scène. Âgé de 25 ans, en préparation d’un master 2 en droit des collectivités, se destinant au droit public, ce fils d’avocat bourguignon est tombé dans la politique alors qu’il était lycéen. D’abord actif militant à l’UMP en 2012 pour Nicolas Sarkozy, puis en 2014 pour Nathalie Kosciusko-Morizet, il a été déçu par cette droite qui se renie et marche de concert avec la gauche et les mondialistes.

Séduit par les prises de position du RN, notamment sur la priorité nationale, l’immigration de masse, la sécurité des biens et des personnes, il rejoint ce parti qui le nomme responsable du FNJ en Île-de-France, puis numéro 2 de Génération Nation.

Installé à Lorgues depuis un an, Marc-Antoine succombe au charme du Haut-Var et décide de se rendre utile pour ses compatriotes varois. Il s’engage donc dans cette élection départementale avec une farouche détermination à conquérir le canton de Vidauban.

Épaulés par deux suppléants, l’une adjointe administrative hospitalière, le second agriculteur, Coline et Marc-Antoine ont démarré la campagne électorale avec la foi de ces chevaliers de l’ordre du Temple qui, au XIIIe siècle, sous l’égide de Bertrand et Jourdan de Vidauban, formèrent les commanderies d’Astros et du Ruou.

Lorsque je leur demande quelles seraient leurs priorités s’ils sont élus au conseil départemental, leur réponse est sans hésitation : la proximité !
⦁ « Nous voulons ouvrir une permanence d’élus – qui n’existe pas aujourd’hui – afin que les habitants du canton puissent exprimer leurs attentes et leurs propositions que nous ferons remonter au président du département.
⦁ « Nous avons un projet phare : créer une maison de santé pluridisciplinaire où des médecins spécialistes et des paramédicaux pourront effectuer des vacations régulières, ce qui évitera aux habitants du canton de devoir aller à Toulon, Fréjus ou Draguignan pour consulter un ophtalmologiste, un rhumatologue ou un orthoptiste ».
⦁ « À ce propos, il nous paraît important que le conseil départemental suive et contrôle mieux les établissements de santé varois, en termes de qualité des soins et de gestion budgétaire ».

Évoquant les inondations de l’Argens relatées par les médias en 2015, je mets le doigt sur un sujet sensible. « Cette urbanisation à outrance des trente dernières années est aujourd’hui lourde de conséquences. Savez-vous que, après les inondations de 2010 qui ont dévasté le village de Taradeau, un groupe d’étude a été créé pour proposer des solutions de rénovation et de préservation des lieux ? Là-dessus se sont surajoutées les inondations de 2015. Le groupe d’étude vient seulement de remettre son rapport et les travaux qu’il préconise pourraient débuter en 2022. Vous imaginez que cela fait douze ans que les habitants attendent une solution ! Nous pensons que du bon sens aurait permis de trouver des solutions viables plus rapidement. »

Avec une approche aussi pragmatique des questions locales, il n’y a rien d’étonnant à ce que Coline et Marc-Antoine reçoivent un accueil plus que favorable de la part des habitants du canton. « Nous avons distribué 2 000 tracts en deux heures sur le marché de Vidauban ! » se félicite Marc-Antoine. « On ressent une vraie lassitude à l’égard des élus sortants qui donnent l’impression de s’arranger entre eux pour pérenniser leurs postes. »

« Nous aimons notre région » ajoute Coline, « Nous voulons préserver nos paysages, notre environnement, et que nos villages soient vivants toute l’année et pas seulement l’été. Par exemple, nous avons été choqués de visiter à Lorgues une exposition d’artisans, venus de tout le Var, qui n’a reçu aucun soutien promotionnel de la mairie et, par conséquent, n’a eu que peu de visiteurs. »

Partisans du localisme et des circuits courts, Coline souhaite que les écoliers et collégiens du département bénéficient de la production locale dans les cantines scolaires. Mais, concernant l’école, elle aimerait agir sur les projets d’entretien des établissements, l’extension de complexes sportifs, et surtout sur le sujet de sécurité, notamment le harcèlement scolaire. Sur ce point, elle imagine de mettre en place un triptyque associant enseignants, parents et élèves.

On se souvient que les Vidaubanais ont toujours su faire valoir leurs convictions. Ils l’ont démontré lors du coup d’État du 2 décembre 1851, en constituant une armée républicaine de 6 000 hommes pour s’opposer à Louis-Napoléon Bonaparte.

S’ils se mobilisent comme leurs aïeux, sans aller à une telle extrémité, les électeurs du canton de Vidauban auront l’opportunité le 20 juin prochain d’élire Coline HOUSSAYS et Marc-Antoine PONELLE qui leur permettront de faire entrer leurs communes dans le XXIe siècle, tout en préservant leur art de vivre, l’avenir de leurs enfants et la beauté que la nature offre à cette enchanteresse région du Haut-Var.

J.Y. Léandri

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4 Commentaires

  1. Oui les compétences santé sont aux ARS et ses antennes départementales et à l’Assurance maladie, rajouter le Département, qui a les personnes âgées et les personnes handicapées ça suffit. De tout se mêle de rien ne se démêle. En santé le Var serait plus-tôt sur doté…mais bon !.
    Ah la Lavande peut-être un peu plus au nord. Oui le Var est beau, la Région PACA est belle. La France est belle !

    • Les compétences de l’ex-DDASS ont été transférées aux conseills départementaux (DDASS : direction des affaires SANITAIRES et sociales). L’ARS (agence REGIONALE de santé)ne se mêle pas des installations et vacations des médecins dans les communes, et c’est encore heureux ! D’ailleurs, supprimer cette pompe à fric qui a démontré son inutilité pendant la crise serait une bonne initiative.

  2. Un bien bel article qui met en valeur notre patrimoine, notre histoire mais aussi la qualité des personnes qui veulent les défendre… Rendez-vous les 20 et 27 juin pour le résultat…

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