Retour au salon du Bnai Brith, après trois ans d’absence

Publié le 3 décembre 2013 - par - 4 197 vues
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Nous avions été invités pour la première fois à ce salon par les organisateurs en 2010, pour y présenter nos derniers ouvrages. Christine Tasin dédicaçait « Résistance républicaine », Maurice Vidal « La Colère d’un Français ». Quant à moi, présentant « Les dessous du voile », j’avais eu l’immense honneur d’être placé à côté de Bat Ye’Or, de qui j’avais fait la connaissance, et avec qui, depuis, des liens réguliers et amicaux ont été tissés.

Avec Christine Tasin, nous étions invités à revenir en 2011 pour présenter, entre autres, notre ouvrage « Les Assises internationales sur l’islamisation de nos pays », qui reproduisait les différentes interventions du colloque de Charenton du 18 décembre 2010. C’est alors que deux comparses, Abel Mestre, journaliste du Monde, et Alexis Corbière, bras droit de Jean-Luc Mélenchon, entrèrent en action, et, multipliant articles et courriers d’intimidation, réussirent à effrayer le maire UMP du 16e arrondissement et la direction nationale du Bnai Brith France. Résultat, on nous pria, Christine et moi, ainsi que Louis Chagnon et Yvan Blot, de rester chez nous.

http://ripostelaique.com/abel-mestre-du-monde-a-t-il-contribue-a-leviction-de-rl-du-salon-du-livre-du-bnai-brith-2.html

L’an passé, nous n’étions pas conviés, non plus, et avions fait une croix sur ce salon. Puis, surprise, il y a un mois, un organisateur nous appela et nous demanda si, malgré les malentendus passés, nous étions d’accord pour revenir, en cette année 2013, présenter nos derniers ouvrages. Nous avons bien évidemment accepté, et étions, ce dimanche, avec René Marchand, derrière nos livres, à dédicacer « Reconquista ou Mort de l’Europe » et « Opération Pédalo », que les organisateurs avaient préféré proposer au public, plutôt que le livre « Islamectomie ». Christine Tasin fut même invitée à présenter son dernier livre, « Qu’est-ce qu’elle vous a fait la République », mais il ne sortira de l’imprimerie qu’en milieu de semaine, pas de chance pour elle ! Je tiens à préciser, notamment pour quelques responsables du site « Egalité et Réconciliation », qu’on peut être invité à cette initiative sans être juif ou franc-maçon, et pas davantage un agent d’Israël.

PierresalonbnaibrithLe charme de ce « salon des écrivains engagés » est qu’on y rencontre de nombreuses personnalités jugées mal-pensantes. J’ai ainsi pu discuter amicalement avec Joachim Véliocas, auteur de « Ces maires qui courtisent l’islamisme » et animateur talentueux de l’indispensable site « Islamisation.fr ». J’ai également eu le plaisir de croiser Michèle Tribalat, que j’avais rencontrée pour la première fois il y a dix ans, à l’occasion d’une réunion qui lancera la campagne pour une loi contre les signes religieux, dont le voile, à l’école publique. J’eus l’honneur de revoir Ferhat Mehenni, poète kabyle, à qui j’emprunte régulièrement la phrase : « l’islam, c’est l’islamisme au repos, l’islamisme, c’est l’islam en action ! ». Je lui demandais combien je lui devais pour ces emprunts réguliers. Naturellement, il éclata de rire, et me présenta son dernier ouvrage, dont nous parlerons dans RL quand il nous l’aura fait parvenir. Renaud Camus, toujours fidèle au poste, était également présent, et nous évoquâmes, entre autres, la prochaine manifestation de Résistance républicaine, prévue le dimanche 8 décembre, où il prendra la parole. J’eus également le bonheur de parler avec Ivan Rioufol, et nous parlâmes procès, puisque lui aussi aura droit aux charmes de la 17e chambre correctionnelle de Paris.

camus-rioufolMais ce salon permet surtout de rencontrer, et de discuter, avec des personnes moins connues, mais tout aussi intéressantes. J’eus ainsi le plaisir de revoir une ancienne collègue de travail, que je n’avais pas rencontrée depuis 17 ans. Elle avait découvert que j’animais Riposte Laïque, et m’avait fait savoir, d’abord sa surprise, m’ayant rencontré il y a 20 ans, mais aussi son parfait accord avec notre action. Nos retrouvailles n’en furent que plus émouvantes. Je revis celui qui, à nos débuts, assurait la responsabilité de notre service d’ordre. Je discutais avec un jeune garçon qui était un supporter inconditionnel de notre site. Il me dit qu’il hésitait à rester en France, car les juifs ne s’y sentaient pas bien. Il m’expliqua que sa fiancée, d’origine polonaise, le suppliait de la suivre, et de retourner vivre là-bas, pour fuir l’islamisation du pays. Il me dit qu’il était désespéré par la lâcheté des institutions juives, et notamment du Crif, devant leur incapacité à dire clairement d’où venait l’antisémitisme, en 2013.

Je discutais longuement avec l’ami Henri Greiner, toujours présent aux rendez-vous patriotes. Il me raconta sa douloureuse sortie du Parti communiste, dans les années 1970. Je fis connaissance d’un autre ancien communiste, membre de la CGT, qui, se disant ouvertement islamophobe, parut très intéressé par Riposte Laïque, qu’il ne connaissait pas encore. Il me promit d’être présent le 8 décembre prochain, dans les rues de Paris. Je revis avec plaisir des femmes croisées à de nombreuses reprises lors de ces années militantes, dont l’inimitable artiste Bozenna. J’espérais vraiment croiser une femme exceptionnelle, Josiane Sberro, malheureusement, elle ne put être présente.

J’eus également la joie de croiser Fabien Engelmann, qui venait de réussir une réunion publique à Hayange, où il postule à la mairie, réunissant 250 personnes. Le journal local ayant titré : « Engelmann sort la sulfateuse », je levais les mains, dès que je le vis apparaître, ce qui nous fit bien rire tous les deux.

Un animateur associatif juif me dit qu’il allait m’inviter à faire des conférences dans son association, car, me dit-il sous le ton de la confidence, « j’en ai marre des juifs cons ! » Je lui dis que je préférais que cela soit lui qui le dise plutôt que moi.

Alain Rubin me présenta un de ses anciens camarades de l’OCI, personnage étonnant dont je compris qu’il avait 80 ans, alors qu’il en paraissait facilement vingt de moins. Je m’empaillais généreusement avec une féministe, que j’aurai l’élégance de ne pas citer, amie de Caroline Fourest. Je lui fis remarquer que sur le voile et l’islam, elles étaient lamentables, et que leurs méthodes contre mon amie Anne Zelensky n’étaient pas très glorieuses, voire sordides. Elle me dit, la bouche en cul de poule, que quand on ose fréquenter Freysinger, il ne faut pas s’étonner d’être mis à l’index ! Elle ne fut pas déçue de la réponse. Elle me reprocha de vouloir faire la guerre aux musulmans. Je lui fis remarquer que cela faisait 14 siècles que l’islam nous faisait la guerre, et qu’il fallait être sotte ou aveugle pour ne pas s’en rendre compte, dans la France actuelle. Et comme René Marchand passait par là, il lui en remit une giclée (en tout bien tout honneur, bien sûr…). J’eus également une conversation fort amicale avec Guy Millière et sa sympathique épouse.

Mais le moment le plus émouvant pour moi fut celui où, dans un couloir, je sentis une grosse main me prendre par l’épaule, pour que je me retourne. Ne sachant pas ce qui m’attendait, mais pas trop inquiet, je rentrai, par jeu, la tête dans les épaules. Je vis un homme d’un âge certain, mais avec encore plein de vigueur, me dire, sans me lâcher la main, avec des mots simples, mais très touchants, toute l’admiration qu’il avait pour Riposte Laïque, et le travail de son fondateur, depuis six ans. Il m’embrassa, puis s’éloigna.

Si je devais retenir une chose de ce salon, ce sera ce dernier témoignage, et je tiens encore à remercier ceux qui, parmi les organisateurs, ont su résister aux pressions, y compris celles de dernière minute, et ont su se battre pour que nous soyons présents.

Pierre Cassen

 

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