Retour raté de Sarkozy, logique, il se fout de notre gueule

sarkozy-alaouiNous savons bien que souvent sondages varient,  n’empêche, les quatre derniers qui révèlent le retour raté de Nicolas Sarkozy – la course de fond à peine démarrée pour gagner les primaires en 2016 qu’il est déjà tout essoufflé – font drôlement plaisir. Un plaisir à la hauteur de la colère qui nous prend à l’écoute ou à la lecture de ses derniers discours.

http://www.francetvinfo.fr/politique/nicolas-sarkozy/quatre-sondages-qui-montrent-que-sarkozy-a-rate-son-retour_732547.html

Concernant, l’immigration :

« L’immigration menace notre façon de vivre« , « Les Français veulent rester en France, que la France ne ressemble pas à un autre pays. Nous voulons bien accueillir les autres, mais nous ne voulons pas changer notre pays. »

Sans blague, rafraîchissons-lui la mémoire :

 

Les entrées légales entre 2007 et 2012 sont de l’ordre de 190.000 par an contre 160.000 entre 1997 et 2002, sous Jospin. Et entre 1999 et 2009, 211.000 visas sont délivrés en moyenne chaque année. Mais retenons l’essentiel : l’immigration ne s’est jamais arrêtée depuis des dizaines d’années, à tel point que Valéry Giscard D’Estaing avouera d’ailleurs l’invasion.

Mais Sarkozy ne manque pas d’air qui plaide pour la « maîtrise des flux migratoires » (ne riez pas !) sinon « nous irons de catastrophe en castatrophe » (là, on se tient les côtes !)

Et nous rendons-nous compte ? L’Aide médicale d’Etat (AME) – qui consiste à donner aux clandestins la gratuité de tous les soins – n’était que de 500 millions d’euros en 2012. Alors, hein, par rapport aux 800 millions en 2013… Mais, au fait, 500 millions d’euros par an, pour des immigrés clandestins, c’est donc normal ?

Concernant la religion, il n’évoque que la religion musulmane ; la catholique, la protestante, la religion juive, le bouddhisme ne posent pas de problème, c’est rassurant.

« La religion doit rester à la maison » « Même menu à la cantine pour tous les enfants », « Pas de port ostentatoire de vêtement religieux dans l’espace public. »

Comme force est de constater que son gouvernement n’ayant pas mis beaucoup d’ardeur à faire appliquer ces impératifs au cours de son quinquennat, est-ce avoir mauvais esprit que se demander si, en vérité, le gouvernement n’y mettrait pas – ou de la mauvaise volonté –   ou y est vraiment empêché. Maintien de la « paix sociale » par lâcheté ou pouvoir accordé, peu à peu, à une certaine communauté ?

En outre, s’il fait allusion au tweet de Nadine Morano après sa rencontre d’un cercueil ambulant à la gare de l’Est, Nicolas Sarkozy ne lui  marquera aucun soutien personnel pour sa démarche auprès de la police. Mieux :  il se contentera de dire que « nous sommes dans un pays qui a ses traditions, il faut les respecter et éviter de choquer. » Il ne condamnera pas personnellement la femme de la gare de l’Est, ni les voilées sur la plage de Wissous, et encore moins l’annulation par le tribunal de Versailles de l’arrêté municipal interdisant pourtant le port de signes religieux sur la plage en question.

On ne l’a pas entendu non plus à propos de la touriste du Golfe portant la burqa à l’opéra. Il ne commentera pas davantage les termes de Esther Benbassa qui trouvait l’attitude du directeur « bien tatillonne ». Enfin, a-t-il commenté la décision de Najat Belkacem, autorisant les mères voilées dans les sorties scolaires ?

Tout cela n’est guère surprenant pour quelqu’un qui ne voyait aucun inconvénient en France à la présence d’un  » islam plus épicé. »

http://www.afrik.com/article12590.html

Dans les domaines précédents, l’ex chef de l’Etat nous a démontré durant son mandat présidentiel à quel point il avait renié toutes ses promesses. Vraies ou fausses, d’ailleurs. Dix ans plus tard, il tente cependant de nous rejouer la même scène. Le pouvoir, c’est comme la drogue, ça rend dépendant.

D’ailleurs,  fort à propos, concernant la lutte contre les trafics de drogue dans les banlieues, Sarkozy a une solution lumineuse : « Quand un trafiquant est pris sur le fait et convaincu de trafic, on doit lui retirer l’appartement où lui et sa famille vivent, organisent leur activité délictuelle et terrorisent l’ensemble de l’immeuble. »

Génial, non ? Mais… l’hiver, durant la trêve hivernale, quand il y a des enfants, des nourrissons ? Et le reste de l’année, ne faudra-t-il pas compter sur les associations droits de l’hommistes ?

On comprend surtout que lorsque, en France, le trafic de drogue atteint 2 milliards d’euros par an, dont 10 à 12 millions par mois rien qu’à Marseille, avec la solution de Sarkozy, les trafiquants et leurs familles ont de beaux jours devant eux.

Et après des affirmations réchauffées et mensongères, des solutions irréalisables en plus d’être débiles, Nicolas s’essaie aux comparaisons :

« La politique, c’est comme le dentifrice. C’est facile à faire sortir mais pour le faire re -rentrer, c’est plus difficile. »

Même en poésie, il n’est pas bon…

Voter Sarkozy ? Non, sans façons : il suffit d’écouter tout ce à quoi on s’attend et qui est tu. Sarkozy, au fond, c’est comme le dentifrice. Quand il n’y en a plus, il n’y en a plus, et celui-là, on n’en veut plus.

Caroline Corbières

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20141022.OBS2772/nicolas-sarkozy-l-immigration-menace-notre-facon-de-vivre.html

http://www.laprovence.com/article/actualites/3091303/le-trafic-genererait-10-a-12-millions-deuros-par-mois.html

http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/04/1344779-debat-qui-a-dit-vrai-sur-l-immigration.html

 

 

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